emblème TEMPLIER|Les  Templiers ont adopté ce symbole dès leur fondation en 1128 au concile de Troyes. Cette croix est également le symbole des croisés ou des croisades. Histoire des Templiers emblème TEMPLIER|Les  Templiers ont adopté ce symbole dès leur fondation en 1128 au concile de Troyes. Cette croix est également le symbole des croisés ou des croisades.

      Ordre Militaire et Religieux des Templiers

   De la création de l'Ordre en 1118 à nos jours


Le 23/11/2017

Tout d'abord nous remercions les 181 000 personnes de tous les pays du monde qui ont visité notre site depuis sa création le 01/08/2015. Ce succès nous encourage à perpétuer l'idéal Templier . Encore un grand merci à toutes et tous.

Le 10 Mai 2018 nous célébrerons à Saint Omer les 900 ans de la naissance des Templiers . Si vous désirez assister à cette Cérémonie privée contactez nous.


Origines de la création de l'Ordre

Pour comprendre le mécanisme qui généra la création des Templiers , il convient de faire un bref rappel à une date qui fut incontestablement un tournant de Moins d'un siècle après la mort de Mahomet ,
les guerriers musulmans ont envahi l'Espagne en 711 , ils y resteront des siècles , jusqu'en 1492 (suite à la Reconquista). Donc , en 717 , ils franchissent les Pyrénées et investissent le Languedoc , à ce moment , la chrétienté n'a jamais été aussi menacée. Le duc d'Aquitaine , Eudes , parvient à freiner la poussée islamique près de Toulouse en 721. Le duc Eudes pour la circonstance s'est allié avec le gouverneur berbère de Septimanie "Munuza Uthman Abu Naissa" , de religion musulmane mais en révolte contre ses coreligionnaires. Le gouverneur d'Espagne , Abd al-Rahman , organise alors une expédition punitive contre les Aquitains. Pris de panique , Eudes lance un appel désespéré à son voisin Charles Martel qui contrôle tout le Nord de la Loire. Celui-ci accepte de venir en aide à Eudes et fait avancer son armée venue de toutes les provinces du royaume FRANC. En 732 la bataille s'engage près de Poitiers contre les troupes d'Abd al Rahman , les forces en présence sont colossales . Charles Martel a équipé chacun de ses soldats d'une épée , d'un haubert ainsi que d'une longue lance. Après sept jours durant lesquels les troupes se livrent seulement quelques escarmouches , les guerriers musulmans lassés par cette attente , se décident à attaquer , mais ils se heurtent aux défenses franques. Abd al-Rahman est tué au cours de cette offensive , et les guerriers musulmans rescapés s'enfuient au cours de la nuit. Ce sont 375 000 guerriers musulmans qui auraient péri à en croire les chroniqueurs de l'époque , ce chiffre invérifiable est contesté par certains historiens de nos jours . Cette grande victoire Franque marqua profondément tous les esprits de cette époque , et , permit à la France de ne pas subir le même sort que celui de l'Espagne . Fort de ce succès , Charles Martel investit l'Aquitaine et chasse les chefs musulmans qui y sont installés. Le chef FRANC apparaît alors comme le sauveur de la chrétienté , et le maître incontesté du royaume FRANC. Les razzias musulmanes seront néanmoins légion dans le sud de la France jusqu'en l'an 1000 , après cette date , il n'y aura plus beaucoup d'incursions musulmanes en FRANCE.

quelques sources :
Jules Michelet - histoire de France des origines à la mort de Louis XI , entre 1833 et 1844 .
Ernest Lavisse - manuel pour le cours moyen , 1ère et 2ème année en 1913 .
Victor Duruy - abrégé de l’histoire du Moyen Age pour le cours de seconde en 1857 .
Charles Seignobos - manuel pour la classe de 5ème en 1904 .
Arthur Huby - manuel pour la classe de 4ème en 1925 .
Jules Isaac - Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en 1925 .
Léon Brossolette et Marianne Ozouf , père et sœur du héros de la Résistance - petit manuel pour le cours élémentaire , 1ère année , livre d’Histoire de France 1935.
Philippe Nemo - manuel d’histoire pour les CE2-CM1-CM2 en 2012.
l'histoire de France .

Rappel historique au sujet des nombreux pélerinages Chrétiens.

S'il est admis par tous les historiens que la première croisade débuta en 1096 , ces mêmes historiens s'accordent pour reconnaitre une multitude de pélerinages protégés par des gens en armes de l'an 550 à 1071 . La Terre Sainte est depuis le VIIe siècle aux mains des Musulmans , disciples du prophète Mahomet. Ces derniers avaient jusque là toléré les pèlerins , en abusant toutefois de la situation car ils exigeaient l'acquittement d'un tribut. Charlemagne obtiendra le droit pour les chrétiens d'aller en pèlerinage à Jérusalem. La situation s'aggrave lorsque les Fatimides (dynastie musulmane qui règne en Afrique du Nord, en Egypte puis au Proche-Orient) prennent la ville sainte en 996. Puis , avec l'arivée des Turcs le Saint Sépulcre est détruit par ces memes turcs musulmans en 1078 cette situation nouvelle bouleverse un équilibre précaire : la destruction du symbole chrétien et les horreurs répétées sont à l'origine de la guerre pour délivrer Jérusalem.
Face à la gravité de la situation en Terre Sainte, région devenue quasiment inaccessible aux pèlerins, le Pape Urbain II réunit un concile à Clermont en 1095 et invite les chevaliers à aller libérer le tombeau du Christ en leur promettant une place au Paradis .C'est aux cris de " Dieu le veut ! " que la foule répond avec enthousiasme à l'appel du Pape.

Pélerinages des Chrétiens à Nazareth Bethléem et Jérusalem

Nazareth
Les pélerins visitaient Nazareth car d’après la tradition catholique , c’est là que l’ange La maison de Marie est une des grottes sur laquelle sera construite plus tard la basilique et que la tradition chrétienne vénère depuis le début comme le lieu où vécut Marie (Luc 2, 39). Jésus y enseigna plusieurs fois durant son ministère : "Jésus vint à Nazareth , où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude il entra dans la synagogue le jour du Shabbat et il se leva pour faire la lecture..." (Luc 4, 16-22) . Gabriel serait apparu à la Vierge.
Jérusalem
était pour les Chrétiens le centre du monde spirituel terrestre. Les pèlerins se recueillaient devant le calvaire , le Saint-Sépulcre , et surtout la 'vraie croix' .
A cette époque dejà le mont du Temple , lieu maintes fois évoqué dans la Bible est sacré pour les Aujourd’hui lieu de culte musulman , cette esplanade abrite le Dôme de la Roche (avec sa coupole dorée) et la mosquée El Aqsa. C’est là que Mahomet aurait eu son ascension nocturne jusqu’au ciel. Pour les juifs il s’agit de l’emplacement du temple de Salomon puis d’Hérode abritant le Saint des Saints. Ce temple est de nombreuses fois évoqué dans la Bible : pour la construction et la dédicace du Temple (1er livre des Rois) , les tribulations de Jérémie (livre de Jérémie chapitre 19) , l’idolâtrie au Temple (livre d’Ezéchiel)... C’est le lieu sacré par excellence pour les juifs. Pour les chrétiens , les évangiles y relatent de nombreux épisodes de la vie du Christ : présentation de Jésus (Lc 2, 22) , Jésus enseignant au Temple (Jn 7,8) , les vendeurs du Temple (Mt 21,12-17) , la femme adultère (Jn 8, 2-21) les apôtres au Temple (Ac 3,1-4). trois religions monothéistes.
A l’est de Jérusalem se trouve le mont des Oliviers qui fait face à l’esplanade du Temple. Selon la tradition juive , C’est ce chemin qu’emprunta Jésus pour les rameaux , réalisant ainsi la prophétie. Le mont des Oliviers est aussi un lieu essentiel de la vie du Christ et de nombreux événements relatés dans les évangiles. A proximité se trouve la grotte du Pater où l’on évoque le souvenir des derniers enseignements de Jésus à ses disciples (Lc 21, 5-35) et notamment du "Notre Père". Mitoyen à la grotte la zone du Dominus Flevit (littéralement « le Seigneur a pleuré ») , sanctuaire franciscain dédié au souvenir des larmes versées par le Christ sur la Ville Sainte. Plus haut , le jardin des Oliviers , lieu de l’agonie du Christ et de son arrestation (Jn 18, 1-11). Un sanctuaire a été bâti sur le « rocher de l’Agonie » où Jésus a prié le soir du Jeudi Saint. le Messie arrivera au mont des Oliviers pour rentrer dans Jérusalem.
Bethléem
La basilique de la Nativité , construite au IVème siècle par l’empereur Constantin puis agrandie au VIème siècle par Justinien , « Elle mit au monde un fils , son premier né. Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche , parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la maison où logeaient les voyageurs » (Luc 2, 7). On y accède par une porte de dimension réduite , dite « porte de l’humilité » , qui avait pour but d’empêcher les cavaliers de rentrer dans la basilique avec leur monture. Un étroit escalier mène à la grotte de la Nativité où une étoile en argent indique le lieu de la naissance du Christ. s’élève sur la grotte où la Vierge Marie mit Jésus au monde.

Croisades Chétiennes et Templiers.

La conquête de la Palestine par les Arabes Fatimides en 637-638 n'affecta guère les pèlerinages vers les lieux saints Qui habitait à Jérusalem de 638 à 1099 ?
En 633 ou 634, le moine Sophronios, originaire de Damas, élu patriarche orthodoxe de Jérusalem, s'inquiète des incursions Arabes dans la région, à population essentiellement Chrétienne.
Jérusalem est conquise par les Arabes en 638 après un siège de quelques mois. Les Musulmans y érigent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la Mosquée Al-Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints , ce qui permet le développement des pèlerinages. En 1009, le calife Al-Hakim détruit l'Anastasis , l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin. Plusieurs chefs musulmans s'affrontent tour à tour pour conquérir Jérusalem.
Les Turcs Seldjoukides contrôlent la ville à partir de 1078.
Les Seldjoukides refusant pendant les deux décennies suivantes, contrairement à leurs prédécesseurs, le passage des pèlerins Chrétiens ,la première croisade est lancée en 1095. Le siège d'Antioche commence en novembre 1097 , avec du matériel apporté par une flotte génoise. Mais l’hiver rend le ravitaillement difficile et la famine s'installe dans le camp des chrétiens. Un chroniqueur évoque la présence de pratiques anthropophages au cours du siège d'Antioche. Ainsi, après la conquête de la Palestine, Raoul de Caen, chroniqueur de la première croisade écrivait : « À Ma'arat , les nôtres firent cuire les païens adultes dans des marmites et embrochèrent les enfants pour les manger rôtis ». Malgré les victoires remportées sur les armées de Damas (décembre), puis d’Alep (février 1098) , le moral des assiégeants est très bas. Les défections sont nombreuses (Pierre l'Ermite , Étienne II de Blois , et le chef du contingent byzantin soupçonné d’intriguer avec les Turcs). Bohémond parvient à se faire promettre la ville au détriment de l’empereur byzantin s’il y entrait le premier. Durant l’été , tandis qu’une épidémie sévit à Antioche et emporte le légat Adhémar de Monteil , les croisés se répandent dans les régions voisines , s’emparent au sud de Lattaquié et de Ma`arrat , ou consolident leurs positions en Cilicie. Les tergiversations du conseil des barons au sujet d’Antioche et du commandement irritent le reste de l’armée , qui détruit les fortifications de Maarrat , conquise par Saint-Gilles pour le forcer au départ. Après la prise d'Antioche , lassé de la querelle interminable qui oppose Bohémond de Tarente et Raymond de Saint-Gilles , Godefroy se retire temporairement chez son frère Baudouin à Édesse , d'où il rejoint les croisés lorsqu'ils reprennent enfin la route pour Jérusalem. L’armée croisée prend la route de Jérusalem (13 janvier 1099) , remontant la vallée de l’Oronte , sans être inquiétée par les émirs arabes de la région. Rejoignant la côte , elle s’empare de Tortose et de Maraclée. Sous la pression de ses soldats, Raymond de Toulouse doit abandonner le siège d’Arqa dont il comptait faire le centre de ses futures possessions. Suivant la côte jusqu’à Jaffa , les croisés entrent à Bethléem le 6 juin et mettent le siège devant Jérusalem le lendemain. La ville , fortifiée et entourée de ravins , sauf au nord , attend des secours d’Égypte. Les assiégeants manquent d’eau , de bois et d’armes et ne sont pas assez nombreux pour l’investir. Une expédition en Samarie et l’arrivée d’une flotte génoise à Jaffa fournissent le matériel nécessaire à la construction de machines de siège. Une série de jeûnes purificateurs et une procession autour de la ville rendent son sens de pèlerinage à la croisade. Après un assaut difficile de deux jours , la ville est prise le 15 juillet. Les Juifs qui avaient participé à la défense de la ville se réfugient dans la synagogue qui est incendiée. La ville devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem. Les Musulmans et les Juifs sont chassés de Jérusalem pour des décennies .
( Jérusalem , alors habitée en majorité par les Juifs et les Chrétiens )
car les Fatimides imposaient simplement une redevance aux pèlerins. Les dangers à braver en chemin faisaient partie de la spiritualité du pèlerinage. Parmi les fidèles se répandait même l'idée que le pèlerinage lavait les péchés. Avec la fin de la piraterie dans la seconde moitié du Xème siècle , le flux des pèlerins s'amplifia. En 1009 , le calife fatimide du Caire, al-Hakim , fit détruire le Saint-Sépulcre. Son successeur permit à l'Empire byzantin de le rebâtir , et les pèlerinages furent à nouveau autorisés. À l'approche du millénaire de la mort du Qui était Jésus Christ ?
S'il est communément admis que Jésus est un Juif galiléen dont la famille est originaire de Nazareth, le lieu et la date de sa naissance ne sont pas connus avec certitude et ne le seront probablement jamais, car les récits des Évangiles de l'enfance relèvent surtout de théologoumènes de la part des auteurs bibliques qui ont plus une visée doctrinale qu'un souci historique. Concernant la localité qui a vu naître Jésus, les historiens hésitent entre le berceau familial de Nazareth , où il passera toute sa jeunesse, le village de Capharnaüm qui apparaît dans les évangiles comme le centre de sa mission, voire la bourgade de Chorazeïn, à laquelle Jésus semble particulièrement attachée. Les récits de Luc et Matthieu situant chacun la naissance de Jésus à Bethléem en Judée font pencher les exégètes pour une rédaction plutôt théologique que factuelle , Bethléem étant la ville du roi David de la lignée duquel le Messie attendu par les juifs doit descendre , selon la prophétie de Michée . Ces deux récits de la Nativité ne résistent pas à l'examen critique et sont du reste inconciliables. L'année de sa naissance n'est pas non plus connue précisément. Les dates retenues peuvent osciller entre 9 et 2 av. J.-C. Les évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode Ier le Grand dont le long règne s'achève en 4 avant notre ère. Il est paradoxal que Jésus de Nazareth puisse être né « avant Jésus-Christ » : l'origine de l'ère commune est en effet censée être la naissance du Christ. Mais ce « début » de l'ère chrétienne (l'Anno Domini) , qui ne s'est imposé progressivement en Europe qu'à partir du XIéme siècle , a été fixé d'après les travaux du moine Denys le Petit réalisés au VIème siècle, que l'on sait à présent être erronés et, si le calendrier historique a été précisé depuis , son origine conventionnelle n'a pas été modifié. La naissance de Jésus (la Nativité) est traditionnellement fêtée le 25 décembre, à Noël, mais cette date est entièrement conventionnelle , et n'a rien d'un « anniversaire ». Elle aurait été fixée dans l'Occident latin au IVème siècle , peut-être en 354 , pour coïncider avec la fête romaine du Sol Invictus, célébrée à cette date à l'instar de la naissance du dieu Mithra , né selon la légende un 25 décembre le choix de cette fête permettait une assimilation de la venue du Christ — « Soleil de justice » — à la remontée du soleil après le solstice d'hiver. Avant cette date , la Nativité était fêtée le 6 janvier et l'est encore par l’Église arménienne apostolique, alors que l’Église catholique romaine y fête aujourd’hui l’Épiphanie ou « Théophanie », le baptême de Jésus dans le Jourdain , évènement que les plus anciennes Églises pré-romaines utilisaient comme acte de « naissance » du Christ. Les Pères de l'Église ne se sont pas opposés à ce syncrétisme à propos de la Nativité , considérant que ce choix calendaire ne pouvait donner lieu à des hérésies théologiques et qu'il confirmait la venue du Messie annoncé comme l'« astre levant » et comme le « soleil de justice » par le prophète Malachie. Noël s'est ainsi substituée aux célébrations de la fête païenne d'autant plus aisément que , les références bibliques aidant , s'est développée pour qualifier métaphoriquement le Christ nouveau-né toute une symbolique du « vrai soleil » , du « nouveau soleil » resplendissant sur le monde.
Christ
(1033) , le flot des pèlerins augmenta encore. De nombreux monastères furent construits dans la ville. Les plus riches pèlerins étaient parfois dépouillés par les bédouins , et certains groupes de pèlerins s'organisèrent en véritables troupes armées. En 1045 , l'abbé Richard emmenait avec lui sept cents compagnons qui ne purent arriver que jusqu'à Chypre. Les Turcs Seldjoukides prirent Jérusalem aux Arabes Abassides en 1071 et , contrairement à eux, interdirent totalement aux pèlerins chrétiens l'accès à la ville sainte avec , à la clé des massacres de pèlerins . L'historien Jacques Heers mentionne un pèlerinage d'une troupe importante , conduite en 1064 par Siegfried, archevêque de Mayence , attaquée et presque entièrement décimée à Ramallah par des Bédouins le 25 mars 1065. Cependant , Robert Mantran, un autre historien , mentionne que des pèlerinages, dont six entre les années 1085 et 1092, se sont déroulés sans que les sources mentionnent des difficultés particulières. Les persécutions des pèlerins furent l'œuvre de troupes de pillards ou le résultat de manœuvres politico-religieuses délibérées.

Sécuriser les chemins de Pélerinages à Jérusalem

L'histoire des Templiers coincide donc avec la première croisade en terre Sainte , pour y restaurer l'accès aux lieux de pèlerinages Chrétiens , autorisés par les Arabes Abbassides , mais qu'interdirent les Turcs Seldjoucides en 1071 quand ils prirent Jérusalem aux Arabes. Elle débuta en 1095 , répondant aussi à une demande de l'empereur de Byzance inquiet de l'attitude des Turcs.
Après la C'est le 15 août 1096 selon les instructions du pape , que les Croisés se mirent en route pour la Terre sainte,
sous la direction du légat pontifical Adhémar de Monteil. Ce voyage à Jérusalem ne se différencie à vrai dire des précédents pèlerinages en armes vers la Terre Sainte que par le grand nombre des participants : plus de 150 000 au départ (sans doute 15 000 à l'arrivée au terme d'un éprouvant voyage de trois ans). Après d'extrêmes difficultés , les quatre armées de croisés , ou ce qu'il en reste , atteignent la Syrie et les marches de la Palestine. Leur progression est facilitée par les rivalités dans le camp ennemi. Une partie des Musulmans fait allégeance au calife de Bagdad. Ceux-là occupent la Palestine et Jérusalem avec des troupes turques. Mais pendant que ces troupes combattent les Croisés à Antioche , en Syrie, les Musulmans fatimides d'Égypte profitent de la situation pour attaquer la Palestine. C'est ainsi que le 26 août 1098 , les Égyptiens enlèvent aux Turcs la ville de Jérusalem... avec les encouragements des Francs.
L'armée de Raimon de Saint-Gilles arrive la première sans encombre à Bethléem où elle est accueillie par les Chrétiens en liesse. Enfin, le 7 juin 1099, les Croisés aperçoivent les dômes de la Ville Sainte. Il faut se préparer à un siège difficile dans la chaleur de l'été. Heureusement, une escadre génoise amène à Jaffa du matériel de siège et du ravitaillement. L'attaque commence le 14 juillet mais la garnison égyptienne riposte en incendiant les tours roulantes des croisés avec du feu grégeois , un combustible très puissant et méconnu des Croisés. Le matin du vendredi 15 juillet , Godefroi et son jeune frère Eustache de Boulogne arrivent à s'approcher des murailles à bord d'une tour recouverte de peaux de bêtes fraîchement écorchées et ainsi protégées du feu. Bientôt des échelles surgies de partout s'adossent aux murailles.
Les défenseurs de la citadelle ont la vie sauve grâce à Raimon de Saint-Gilles qui leur accorde un sauf-conduit jusqu'à la côte. Mais il n'en va pas de même des habitants qui se sont réfugiés dans les mosquées de l'esplanade du Temple. Ceux-là sont massacrés malgré les ordres de Tancrède, le neveu de Bohémond de Tarente. La tuerie a pour effet de pousser à la résistance les villes de la côte qui étaient sur le point de se rendre. Elle n'a cependant rien d'exceptionnel pour l'époque. Les Turcs ont par exemple massacré un plus grand nombre de gens lorsqu'ils s'en sont pris à la croisade populaire en 1096 (12000 tués, dans la seule journée du 10 août 1096). Les Égyptiens eux-mêmes n'ont pas fait de quartier quand ils ont repris Jérusalem aux Turcs le 26 août 1098. Mais le fait qu'il s'agisse d'un massacre de Musulmans et de Juifs par des Chrétiens et qu'il se produise dans la Ville Sainte va donner lieu à des exagérations chez les chroniqueurs Arabes comme chez les Francs.
Contrairement aux attentes , la Ville Sainte revient à Godefroy de Bouillon et non à Raimon IV. Par humilité , le seigneur lorrain refuse le titre de roi et choisit celui d'« avoué du Saint-Sépulcre » (l'avoué est dans le droit médiéval un laïc qui dirige les propriétés d'un évêque et se bat en son nom quand cela est nécessaire). En homme pieux, il ne veut pas d'une couronne d'or là où le Christ en avait une d'épines. Le 12 août 1099 , Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant une armée égyptienne très supérieure en nombre à Ashkelon (ou Ascalon). De cette ville , les Croisés ramèneront en Occident... l'échalote (du latin ascolonia cepa , qui signifie oignon d'Ascalon). Mais le nouvel avoué du Saint-Sépulcre n'arrive pas à s'emparer de la ville d'Ashkelon en raison de l'opposition sournoise de Raimon de Saint-Gilles , qui lui garde rancune de lui avoir volé le titre de roi. Bientôt , les grands seigneurs repartent , qui vers l'Europe , qui vers sa principauté de Syrie ou du Liban. Godefroy de Bouillon se retrouve à peu près seul avec ses troupes dans une Palestine encore insoumise et entourée d'ennemis.
Notons que le pape Urbain II est mort quelques jours après la prise de Jérusalem sans avoir eu la satisfaction d'apprendre le succès de son appel.
conquête de Jérusalem en 1099 ,
certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem , avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.
En 1113 Il n'y a pas un Ordre mais des ordres hospitaliers trouvant leurs origines dans des groupes de personnes pieuses qui, poussées par un idéal religieux , s’associairent dans le but de rendre un service particulier dans l’Église, souvent un service aux plus faibles ou personnes en danger (malades , voyageurs , pèlerins). Ils virent le jour au monastère bénédictin de Sainte-Marie-Latine , fondé à Jérusalem au milieu du XIème siècle par des marchands amalfitains. Le supérieur , Frère Gérard , crée vers 1080, à côté du monastère, une nouvelle « hostellerie » (ou hospice) et une église dédiées dans un premier temps à saint Jean l'Aumônier , c'est l'origine de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , premier ordre hospitalier. Dans le but de défendre les pèlerins chrétiens en Terre sainte (un service d'Église devenu pressant) , la plupart des ordres hospitaliers se militarisèrent à l'image des templiers et devinrent aussi des ordres militaires.
Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sont fondés à Jérusalem par un groupe dirigé par Frère Gérard (appelé par erreur de traduction Gérard Tenque). Leur hôpital saint Jean l'Aumônier, au service des pèlerins malades, est ouvert en 1080. C'est le premier ordre à être reconnu comme hospitalier par le pape Pascal II en 1113. L'Ordre est alors organisé en trois fonctions , les frères clercs, les frères laïcs et les frères convers qui tous doivent les soins aux malades. Leur participation aux batailles d'Ascalon (1154) et de Saint-Jean-d'Acre (1151) contre les Sarrasins est décisive. À l'image des templiers , se militarise pour devenir un ordre militaire qui comprend trois catégories : frères chapelains , frères chevaliers et frères servants. Cette organisation en trois classes sans subdivision restera toujours celle des hospitaliers , nom finalement donné aux membres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Au fil de leur histoire mouvementée , les chevaliers hospitaliers deviennent successivement chevaliers de Chypre puis chevaliers de Rhodes et enfin chevaliers de Malte. Même si l’aspect militaire prit le dessus lors de leur occupation de l'île de Malte , l’Ordre garda toujours une dimension hospitalière. Leur hôpital de La Valette , à Malte , était au xviiie siècle un des meilleurs d’Europe. L'Ordre connut une longue éclipse après son expulsion de Malte par le général Bonaparte sur la route de sa campagne d’Égypte. L'éclatement de l'Ordre est à l'origine de plusieurs ordres actuels à caractère humanitaire comme l'ordre souverain de Malte ou l'ordre protestant de Saint-Jean ou à caractère honorifique comme le très vénérable ordre de Saint-Jean.
Les hospitaliers de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem
Les lazaristes (chanoines hospitaliers de Saint-Lazare) sont fondés vers 1140 , en Terre sainte par des lépreux au service des lépreux. L’ordre se militarise sous le nom de Ordre de Saint-Lazare et doit quitter la Terre sainte après la chute de Saint-Jean-d’Acre. Il se transforme en France en Ordre de Saint-Lazare. Au xve siècle l’ordre périclite rapidement et est incorporé aux différents autres ordres hospitaliers suivant les pays d'implantation.
Les hospitaliers de Sainte-Marie-des-Teutoniques de l'ordre teutonique
Les hospitaliers de sainte Marie des Teutons à Jérusalem (Ordre teutonique) serait nés d'un hôpital en terre Sainte pour les chevaliers germaniques. À un siècle de distance les Hospitaliers de sainte Marie des Teutons à Jérusalem (ordre Teutonique) suivent la même évolution que les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1190, les villes de Lübeck et de Brême construisent à Saint-Jean-d'Acre un hôpital pour leurs pèlerins. Dès 1191 , les religieux sont reconnus comme hospitaliers par Clément III (suivant la règle de Saint-Jean de Jérusalem). Déjà en 1198 , ils se battent contre les Turcs aux côtés des hospitaliers de Saint-Jean et des templiers. Après la chute de Saint-Jean-d'Acre , ils s'établissement à Mariembourg (1309). En 1525 le grand maître , Albert de Brandebourg passe à la Réforme et y entraîne l’Ordre. Les dernières commanderies ou maisons sont supprimées par Napoléon.
Les chanoines hospitaliers de Saint-Antoine
Les antonins (chanoines hospitaliers de Saint-Antoine) sont fondés en France aux environs de 1095, mais sont devenus « ordre de chanoines réguliers » seulement en 1298. Dissous en 1777 , ils sont réunis à l'ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
L'ordre hospitalier du Saint-Esprit
Les chevaliers et chanoines de l'Hospitaliers du Saint-Esprit ont été fondés en 1180 à Montpellier par Guy de Montpellier. Ils adoptent les constitutions des hospitaliers de Saint-Jean et furent formellement reconnus en 1198 par le pape Innocent III qui leur confie l’hôpital du Saint-Esprit à Rome. Nombre d’hôpitaux à travers l’Europe s’affilièrent à l’Ordre, car cela leur donnait certains privilèges religieux avec la protection du pape et des évêques. Dès 1291 il existe 99 institutions dans cinq pays. Au XVème siècle , c'est plus d’un millier d’hôpitaux , dont 400 en France. Pour certains ce n’était plus devenu qu’un « patronage ». L’Ordre est décimé par la Réforme. Certains hôpitaux survécurent jusqu’au XIXème siècle. La branche masculine de l'ordre fut supprimée par Pie IX en 1854 mais la branche féminine existe toujours. Elle a fusionné en 2003 avec les Filles du Saint-Esprit.
Les Croisiers
Aux XIIème et XIIIème siècles, quatre ordres religieux ayant quelques activités hospitalières empruntent leur nom aux croisades sans y avoir été associées , ni même avoir été fondés en Terre Sainte. Ce sont les Croisiers :
Les Croisiers italiens sont fondés en 1169 et supprimés en 1656.
Les Croisiers belges, les chanoines réguliers de la Sainte-Croix (OSC), fondés à Huy en 1211, sont actifs aux Pays-Bas, en Belgique, en France, Angleterre, Allemagne. Déclin et quasi disparition à la révolution française , l'Ordre reprend vie au XIXe siècle deux communautés subsistent aux Pays-Bas (ils sont encore plus ou moins 500 aujourd’hui).
Les Croisiers de Bohème (dits à l’« étoile rouge ») fondés en 1237 en Bohème , ils sont actifs en Europe centrale.
Les Croisiers polonais (dits au « cœur rouge ») fondés à Cracovie en 1250 , ils œuvrent en Pologne jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
L’ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu
L’ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu (OHSJD) est fondé à Grenade en 1537(après les croisades) pour le soin des pauvres et des malades (avec une attention particulière aux malades mentaux) par saint Jean de Dieu (1495-1550). Érigé officiellement en congrégation religieuse le 1er janvier 1572 , par le pape Pie V. Ses membres , aujourd'hui au nombre de 1 500 , sont appelés fréquemment Frères de Saint-Jean-de-Dieu , ou Frères hospitaliers.
l’Ordre des Hospitaliers
voit le jour . Sa mission est d’assurer aux pèlerins Chrétiens hébergements et soins.
Quelques années plus tard , 9 chevaliers principalement originaires du Nord de la France dont leurs chefs ,
Aucun document officiel n'a été retrouvé concernant la naissance de Hugues de Payns , et , de nos jours 3 thèses s'affrontent concernant sa naissance .
Certains (les plus nombreux) le prétendent originaire de Troyes en Champagne .
D’autres prétendent qu'il vient d'Ardèche. Il existe une hypothèse ardéchoise mentionnée , entre autres , par Michel des Chaliards , avec Hugues de Payens , né en 1070 au château de Mahun , en Vivarais. Cette hypothèse se retrouve dans la Revue du Vivarais, tome LXXXVI no 2 d'avril-juin 1982 , qui cite en page 125 , une référence à Hugues de Pagan , 'originaire du Vivarais , d'un château proche de Vérines , prieuré dépendant de celui de Macheville' , selon le Père Odo de Gissey , Histoire de N.D du Puy , 1644. La liaison est faite avec le château de Mahun , commune de St-Symphorien-de-Mahun. Mention est faite de Aymon Ier , qui serait le grand-père de Hugues de Pagan. Différentes références à des armoiries sont ensuite données. (article de F.Malartre). Ainsi: Anno millesimo centesimo trigesimo , Hugo de Paganis , vivariensi , primo militiae Templi magistro ..., de Polycarpe de La Rivière : Carpentras, Bibl. municip., ms 515 , p. 679.
Il existe une autre hypothèse car , ce qui est étonnant c'est que le frère de Geoffroy de Saint Omer était surnommé Hugues le Païen , et , comme ils sont partis ensemble à Jérusalem il se peut fort bien que Hugues de Payns et Hugues le Païen ne soient qu'une seule et meme personne ! En un mot , il se peut donc qu'il soit issu de la famille des Châtelains de Saint Omer , et frère de Geoffroy .
Guillaume de Tyr qui fut le premier chroniqueur digne de foi , rapporte la création de l'ordre du temple à l'année 1118 dans son livre XII , chapitre VII.Il cite les fondateurs de l'Ordre du Temple : Hugues des Païens et Geoffroy de Saint-Omer . « Dans la même année , quelques nobles chevaliers, hommes dévoués à Dieu et animés de sentiments religieux se consacrèrent au service du Christ, et firent profession, entre les mains du patriarche, de vivre à jamais , ainsi que les chanoines réguliers , dans la chasteté , l'obéissance et la pauvreté. Les premiers et les plus distingués d'entre eux furent deux hommes vénérables , Hugues des Païens et Geoffroy de Saint-Omer.

Comme ils n'avaient ni église , ni résidence fixe , le roi leur concéda , pour un certain temps , un logement dans le palais qui est situé auprès du temple du Seigneur , du côté du midi... Lorsqu'ils firent leur première profession , il leur fut enjoint , par le seigneur patriarche et par les autres évêques , de travailler de toutes leurs forces et pour la rémission de leurs péchés , à protéger les routes et les chemins et de s'appliquer à défendre les pèlerins contre les attaques ou les embûches des voleurs et des maraudeurs. » Telle fut l'origine des chevaliers du Temple qui eurent pour premier maître Hugues des Païens , encore rapporté par Guillaume de Tyr lui-même , dans son chapitre vingt-sixième , livre XIII. C'est à ce même Hugues , prieur de la milice sainte , qu'est adressée la seconde lettre de Hugues , prévôt de la Grande-Chartreuse , et a qui Saint Bernard a dédié le livre suivant : il ne faut pas le confondre avec un autre Hugues qui fut comte de Champagne avant de se faire Templier , comme on le voit par la lettre trente et unième de Saint Bernard qui est adressée à ce dernier. Hugues des Païens, premier grand maître de la milice sainte, eut pour successeur en 1136, un soldat aussi distingué que brave , aussi noble par ses moeurs que par sa naissance , nommé Robert de Bourgogne, originaire d'Aquitaine , comme on peut le voir dans Guillaume de Tyr , livre XV , chapitre VI , qui parle encore de lui au commencement du livre XVII. Il paraît que ce fut Evrard qui succéda à Robert Pierre le Vénérable lui écrivit une lettre qui est la vingt-sixième du livre VI. Les historiens ne s'accordent pas sur la date où Saint Bernard écrivit cet opuscule. Il est certain pourtant qu'il le composa dans un temps où l'Ordre des Templiers était déjà puissant, comme le prouvent ces paroles : « Pendant que ces choses se passent à Jérusalem , l'univers entier sort de sa léthargie les îles écoutent , les peuples les plus lointains prêtent l'oreille , l'Orient et l'Occident bouillonnent , la gloire des nations déborde comme un torrent , on dirait un fleuve au cours impétueux qui réjouit la cité de Dieu. Mais ce qu'il y a de plus consolant et de plus avantageux , c'est que la plupart de ceux qu'on voit , de tous les pays, accourir chez les Templiers , étaient autrefois des scélérats , etc. » Or , avant le concile de Troyes , en 1127 , les Chevaliers du Temple n'étaient encore qu'au nombre de neuf. Il n'est donc pas probable qu'il ait été écrit avant l'année 1132 mais il est certain qu'on en doit placer la date avant 1136 , époque où Robert succéda à Hugues des Païens en qualité de grand maître.
Hugues de Payns ,

et
Geoffroy est né en 1075 ou 1076 à saint Omer il est le fils de Guillaume 1er de Saint Omer. Parti de ses Flandres natales avec ses trois frères Guillaume , Hugues et Gérard , pour la première croisade , il retrouve sur place ses amis , les fils de Godefroy de Bouillon et Baudouin , futur Roi de Jérusalem. Geoffroy fonde en 1118 avec Hugues et sept autres chevaliers l’Ordre du Temple. Dix ans plus tard , en 1128 , il obtient du concile de Troyes , donc de Saint Bernard , un règlement et des statuts pour ses braves compagnons , la sécurité des voyageurs , l’effroi des brigands , et jette en Europe les bases de la prodigieuse puissance de cette milice héroïque. En 1127 , geoffroy et plusieurs de ses compagnons fondent dans les faubourgs d’Ypres une commanderie , sur le territoire d’Upstal. On retrouve encore sa trace la même année à Rome , près du Pape Honorius III , chez lequel il était venu chercher du secours pour une nouvelle croisade. En 1129 ou 1130 , Hugues de Payns se rend à la cour d’Angleterre où il est reçu de façon « étonnante » , mais on comprend pourquoi , sachant que les deux hommes étaient initiés dans le même Ordre d’Amus , par le roi Henri 1er , qui octroie à l’Ordre des biens énormes (on signale dans les sources anglaises , « de grands trésors d’or et d’argent »). A son retour sur le continent , Hugues emmène à sa suite chevaliers anglais et flamands avant de rassembler les preux français et de rejoindre Marseille. Pendant ce temps , geoffroy a su convaincre sa famille de l’aider pour obtenir la donation des redevances des Flandres de la part du comte Guillaume Cliton avec l’assentiment des barons normands et flamands.
Geoffroy fut nommé duc de Thèbes , et c’est dans cette contrée lointaine qu’il termina sa vie aventureuse.
De Geoffroy , il ne reste presque rien , hormis une loge maçonnique à l’Orient de Bruxelles , une autre à Renescure et une autre encore à Saint Omer , ainsi qu’un grade maçonnique "Chevalier Kadosh".
Geoffroy de Saint Omer ,

fondent la milice des "Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon" , afin d’assurer la sécurité des pèlerins . Cette milice prendra le nom quelques années plus tard "d'Ordre du Temple" .
Histoire des Templiers.
Lorsque l'Ordre de l'Hôpital , reconnu en 1113 , fut chargé de s'occuper des pèlerins venant d'Occident , l’idée naquit de créer une milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici) qui ne s'occuperait que de la protection de la communauté de chanoines du Saint-Sépulcre et des pèlerins sur les chemins de Terre Sainte , alors en proie aux brigands locaux.
Ainsi, les chanoines s'occuperaient des affaires liturgiques , l'ordre de l'Hôpital des fonctions charitables et la milice du Christ de la fonction purement militaire de protection des pèlerins. Cette répartition ternaire des tâches reproduisait l'organisation de la société médiévale , qui était composée de prêtres et moines (oratores , littéralement ceux qui prient) , de guerriers (bellatores) et de paysans (laboratores).
Une institution similaire constituée de chevaliers , appelés chevaliers de Saint-Pierre (milites sancti Petri) , fut créée en Occident pour protéger les biens des abbayes et des églises. Ces chevaliers étaient des laïcs , mais ils profitaient des bienfaits des prières.
Par extension , les hommes chargés d'assurer la protection des biens du Saint-Sépulcre , ainsi que de la communauté des chanoines étaient appelés milites sancti Sepulcri (chevaliers du Saint-Sépulcre). Il est fort probable qu'Hugues de Payns intégra cette institution dès 1115. Tous les hommes chargés de la protection du Saint-Sépulcre logeaient à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem situé tout près. L'Ordre du Temple , qui se nommait à cette époque militia Christi , prit naissance avec l'ambiguïté que cette communauté monastique réunit dès le départ les oratores et les bellatores. Cette milice naquit en 1118 mais c'est le 23 janvier 1120 , lors du concile de Naplouse que fut reconnue officiellement , sous l'impulsion d'Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer , la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (en latin : pauperes commilitones Christi Templique Solomonici) , qui avait pour mission de sécuriser le voyage des pèlerins affluant d'Occident , depuis la reconquête de Jérusalem et de défendre les États latins d'Orient.

Dans un premier temps , Payns et Saint-Omer se concentrèrent sur le défilé d'Athlit , un endroit particulièrement dangereux sur la route empruntée par les pèlerins. Par la suite , l'une des plus grandes places fortes templières en Terre Sainte fut construite à cet endroit « le château Pèlerin ».

Le nouvel ordre ainsi créé ne pouvait survivre qu'avec l'appui de personnes influentes.
Hugues de Payns réussit à convaincre le roi de Jérusalem Baudouin II de l'utilité d'une telle milice , chose assez aisée au vu de l'insécurité régnant dans la région à cette époque.
Les chevaliers prononcèrent les trois vœux de pauvreté , chasteté et obéissance. Ils reçurent du patriarche Gormond de Picquigny la mission de garder voies et chemins contre les brigands , pour le salut des pèlerins « ut vias et itinera , ad salutem peregrinorum contra latrones » , pour la rémission de leurs péchés.
Le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem , à l'emplacement du Temple de Salomon, qui donna par la suite le nom de Templiers ou de chevaliers du Temple. Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer ne furent pas les seuls chevaliers à avoir fait partie de la milice avant que celle-ci ne devienne l'ordre du Temple.
L’Ordre religieux militaire des Templiers
voit ainsi le jour officiellement en 1118 , avec la bénédiction du Pape.
Ces deux ordres batiront en 2 siècles , et dans tout l'Occident un important réseau de commanderies ( plus de 9000 en 1312), comme celles du Larzac ,
La Couvertoirade XIIIème siècle.
Commanderie Templière puis hospitalière La Couvertoirade
- La Couvertoirade
Saint Jean d'Alcas XIIIème siècle.
Commanderie Templière puis hospitalière Saint Jean d'Alcas
- Saint Jean d'Alcas
La Cavalerie XIIIème siècle.
Commanderie Templière puis hospitalière La Cavalerie
- La Cavalerie
Sainte-Eulalie de Cernon XIIIème siècle.
Commanderie Templière puis hospitalière Sainte-Eulalie de Cernon
- Sainte-Eulalie de Cernon
Viala du Pas de Jaux XIIIème siècle.
Commanderie Templière puis hospitalière Viala du Pas de Jaux
- Viala du Pas de Jaux

et quelques autres .....
Commanderie d'Arville entre Le Mans et Orléans
Commanderie Templière arville la qualité des bâtiments existants en font la commanderie la mieux conservée de France
- Commanderie d'Arville
Commanderie de la Romagne
Commanderie de Templiers fondée avant 1144
- Commanderie de la Romagne
Commanderie de avalleur
avalleur
- Commanderie de avalleur
Commanderie de cambon-albi
cambon-albi
- Commanderie de cambon-albi
Commanderie de coulommiers
coulommiers
- Commanderie de coulommiers
Commanderie de Grande_Vevre
Grande Vevre
- Commanderie de Grande_Vevre
Commanderie de greoux
greoux
- Commanderie de greoux
Commanderie de launac
launac
- Commanderie de launac
Commanderie de lavaufranche
lavaufranche
- Commanderie de lavaufranche
Commanderie de montfort
montfort
- Commanderie de montfort
Commanderie de pouilly_en_auxois
pouilly_en_auxois
- Commanderie de pouilly_en_auxois
Commanderie de richerenches
richerenches
- Commanderie de richerenches
Commanderie de Saint_Hippolyte
Saint_Hippolyte
- Commanderie de Saint_Hippolyte
Commanderie de saint_pere
saint_pere
- Commanderie de saint_pere
Commanderie de Temple-sur-Lot
Temple sur Lot
- Commanderie de Temple-sur-Lot
Commanderie de villedieu
villedieu
- Commanderie de villedieu
Commanderie de Villemoison
Villemoison
- Commanderie de Villemoison

Expansion de l'Ordre du Temple

L'Ordre bénéficie de soutiens multiples et variés

Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels considérables et de toutes sortes d’appuis comme par exemple celui de : Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux,
né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux , est un moine français , réformateur de la vie religieuse. Directeur de conscience et important promoteur de l'ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux) , il recherche par amour du Christ la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie , d'une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux , pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté et pour élaborer une idéologie militante que son ordre et toute l'église catholique mettront en œuvre. C'est aussi un conservateur , qui réagit contre les mutations et les excès de son époque (la « renaissance du XIIe siècle ») , marquée par une profonde transformation de l'économie , de la société et du pouvoir politique. Il joue un rôle dans la transposition de la croisade en guerre sainte contre les cathares. Mort en 1153 , il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux.
Déclaré docteur de l'Église en 1830 par Pie VIII. saint-bernard-de-clairvaux initiateur de l'ordre du temple
Saint-Bernard
qui édicte sa règle, et celui du cardinal d'Ostie à partir de 1117 ,
Honorius II (né Lamberto Scannabecchi), Pape du 21 décembre 1124 au 13 février 1130. Après cinq ans et deux mois de pontificat , il sera inhumé dans la basilique Saint-Jean du Latran. Comme légat du pape , il a participé activement au Concordat de Worms (1122). C'est pendant son pontificat que furent approuvés les Prémontrés , et l'Ordre du Temple en 1129 lors du concile de Troyes. Lamberto est né dans une famille simple dans le hameau de Fiagnano dans le village de Casalfiumanese près d'Imola. Au XIIème siècle , une telle carrière n'est pas impossible et démontre des qualités hors normes. Ses études le recommandent au pape Pascal II qui l'appelle à ses côtés à Rome. Lamberto est l'un des cardinaux qui ont accompagné Gélase II dans son exil de 1118—1119. Ayant fait la démonstration de son opposition au droit de l'Empereur à choisir les évêques de son empire (voir la querelle des Investitures) , Lamberto devenait un choix naturel pour être envoyé comme légat auprès d'Henri V (empereur germanique) en 1119 avec l'autorité pour obtenir un accord sur le droit d'investiture. Cette opposition s'est soldée avec la signature du Concordat de Worms, le « Pactum Calixtinum » (dont on peut dire qu'il est aussi Pactum Lamberti) le 23 septembre 1122.
Pape Honorius II Le nom d'Honorius II avait aussi été porté au siècle précédent (1061-64) par l'antipape Honorius II (Pierre Cadalus), mais celui-ci n'a jamais été reconnu comme pape légitime.
Pape Honorius II
, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise.
Respectant les vœux de pauvreté , chasteté et obéissance , l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles , mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle , après la perte de la Terre Sainte , et leur retour au bercail

Reconversion des Templiers battus par les Musulmans

Banquiers , peut-être pas mais Trésoriers , oui ,
A plusieurs moments , le Trésor royal est au Temple de Paris (situé un peu au sud de l'actuelle place de la République) et ce sont des templiers qui le gèrent , d'ailleurs fort bien. le « trésor » qui était au Temple a été séquestré par Philippe le Bel au moment de la suppression de l'ordre. On sait ce qu'il est devenu puisque le roi l'a ensuite remis à l'Hôpital après déduction des frais de garde qui semblent avoir été équitablement mesurés , les représentants du pape y ayant particulièrement veillé. Cela dit , le gros de la fortune de l'ordre n'était pas constitué par son encaisse. Si son chiffre d'affaires était considérable , si ses biens fonciers étaient importants , quoique moindres que ceux des bénédictins de Cluny , son encaisse n'était pas d'une grande ampleur.
Étaient-ils des affairistes ?
Ils ne l'étaient pas parce qu'ils pratiquaient de la banque simple : des paiements, des transferts, des prêts , des mouvements qui n'étaient en rien comparables à ceux qu'effectuent dans la même France du début du XIVe siècle les grands hommes d'affaires de Sienne et de Florence. Biche et Mouche , les frères Albizzo et Musciatto Guidi dei Franzisi , les deux génies de la finance de Philippe le Bel , étaient , eux , de véritables brasseurs d'affaires. Pas les templiers : ils n'investissaient pas , ils ne se lançaient pas dans un négoce à vaste échelle , ils ne faisaient pas , si l'on peut dire , de capitalisme actif. Or , c est du grand négoce qu'est née la grande banque , à l'image des compagnies toscanes que l'on voyait conclure des contrats à cette époque sur les foires de Champagne ou sur la place de Paris. Les templiers ne tenaient pas non plus auprès du roi le rôle de conseillers monétaires , qui était celui des changeurs , des vrais techniciens de la monnaie.
chateau Templier de Gisors
les Templiers sont extrêmement riches.
A Paris , à Londres et dans les commanderies , ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Pendant que les Cathares sont pourchassés impitoyablement dans tout le grand Sud de la France , La puissance financière des Templiers.
Très rapidement les Templiers se sont enrichis , à l’image de leur bourse qui a prit de l’ampleur avec le temps. Leur notoriété prit le même chemin. Très vite ils se sont retrouvés à prêter de l’argent aux rois , et même au pape en personne ! Ajouté à cela , les biens immatériels et matériels récupérés sur les dettes non-payées sur les paysans ayant perdu la vie en pèlerinage. Plus le fait que chaque Templier souhaitant rejoindre l’ordre se devait de lui faire un don (la très grande majorité des Templiers étaient issus de la basse et de la moyenne noblesse) , et vous comprenez quelle a pu être la puissance des Templiers sur son temps. A propos des banquiers du moyen âge , n’oublions pas que les Templiers ne furent pas les seuls dans ce domaine d’activité , puisque les banquiers florentins et vénitiens exerçaient déjà avant les Templiers, à la différence que ces derniers n’exerçaient que dans leur ville et rarement au-delà , avec une seule et unique monnaie. Les Templiers, eux, ont repris cette idée pour l’appliquer à plus grande échelle à une grande partie de l’Europe , soit au monde méditerranéen de l’époque médiévale , en inventant au passage le fameux billet de banque ! Ce papier était remis au pèlerin , au départ de Paris (par exemple) sur lequel était indiqué que ledit pèlerin a déposé une somme X au Temple de Paris , et que par conséquent ce billet de banque autorise ce même pèlerin a récupérer la somme X une fois arrivé au Temple de Jérusalem. Ne serait-ce que par leur système financier , les Templiers étaient véritablement un pont entre l’orient et l’occident. Les Templiers importèrent d’Orient énormément de techniques aussi bien bancaires , commerciales , ou encore architecturales. Le système bancaire mis en place par les Templiers était fait pour transférer des fonds de l’Occident à l’Orient , non l’inverse. C’est probablement à cet effet qu’a servi l’importante flotte navale dont disposaient les Templiers, et non à un but militaire . Tout ceci explique en quoi la perte de la terre sainte , via la perte de Saint-Jean d’Acre en 1291 , fut un coût terrible pour les Chevaliers de l’Ordre du Temple et l’Église. Chevaliers de l'Ordre du Temple
les Templiers sont devenus les banquiers du royaume.
La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance , leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles au cours des siècles. En Mai 1291 les Templiers sont définitivement défaits lors du siège de Saint Jean d'Acre , le grand maitre Guillaume de Beaujeu y laisse sa vie. Face aux 60 000 cavaliers et aux 160 000 fantassins musulmans les Templiers subiront une déroute qui marquera la fin des croisades et la perte des états latins. Les Templiers qui ne sont pas exterminés se replient en Europe et à Chypre , et c'est à Chypre qu'ils élisent leur nouveau grand maitre Jacques de Molay. En 1306 le roi Philippe le Bel est agressé par le peuple de Paris lors de l'une de ses sorties , et il ne doit son salut que parce qu'il se réfugie au Temple de Paris . Loin d'être reconnaissant envers les Templiers qui l'avaient sauvé d'un lynchage par le peuple , cette humiliation décuple sa haine à l'encontre des Templiers , dans un premier temps il demandera aux Templiers un pret de 300 000 florins d'or pour remédier au déficit chronique du royaume. Hugues de Pairaud accorde ce pret à fonds perdus sans en référer au grand maitre . Jacques de Molay ne s'appercevra de cette trahison d'Hugues de Pairaud que pendant la préparation de la nouvelle croisade en épluchant les comptes de l'Ordre. Il démet de ses fonctions le trésorier Jacques de la Tour et l'expulse du Temple . A l'annonce de cette nouvelle le roi est furieux , et le trésorier Jacque de la Tour s'en remet à l'arbitrage du Pape. Convoqué par le Pape Jacques de Molay a la surprise de voir Jacques de la Tour aux cotés du Pape , et durant cette entrevue le Pape lui signifiera qu'il ne comprend pas son refus de fusionner le Temple avec l'Hopital , il lui fera part également des graves rumeurs qui courrent sur l'Ordre du Temple , et enfin lui ordonnera de réintégrer le trésorier du Temple à son poste . Jacques de Molay est abasourdi , anéanti par cette entrevue , quand il quitte le Pape il pressent que l'Ordre est menacé et il organise de suite la mise en lieux surs des archives et du Trésor de l'Ordre du Temple . En Octobre 1306 12 charettes quittent le Temple à la faveur d'une journée très pluvieuse , ce convoi se divise et l'un se dirige vers La Rochelle puis les bateaux partent vers le Portugal . L'autre se dirige vers Boulogne et les bateaux partent vers l'Angleterre. A cette date , Jacques de Molay arrete ses préparatifs pour une nouvelle croisade (notamment les accords secrets avec les Mongols) . Jacques de Molay et les cadres du Temple consacreront dès lors leur temps à préparer leur défense pour contrer les attaques ignobles des hommes du roi Philippe le Bel et d'une partie du Clergé . Jacques de Molay ne prendra toutefois pas la mesure de la gravité des faits qui sont reprochés aux Templiers , et croira jusqu'a la fin que le Pape protégera l'Ordre de la cupidité du roi de France.


Décadence de l'Ordre du Temple

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies . D'autre part leur puissance généra une grande peur tant du côté de la couronne de France que du clergé .

Machination hourdie par le clergé avec la bénédiction du Roi

Ce dernier s'appliquera donc à forger au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers , représentés comme des hommes arrogants et avares.
De son côté, Qui était vraiment ce roi ?
Le désaccord entre la monarchie et la papauté éclata sur une question d'argent , car Philippe n'acceptait pas que les revenus de l'Eglise de France aillent grossir le trésor du pape en Italie. En 1296 , Philippe impose une taxe au clergé. Le pape riposte et menace le roi de France d'excommunication. En 1302 , Philippe réunit pour la première fois l'assemblée des Trois Etats (ancêtre des états généraux), il réclame alors la déposition du pape par un concile. Le conflit atteignit son point culminant en 1303, Guillaume de Nogaret arrêtant le pape Boniface VIII. Après la mort du pape Benoît XI , Philippe le Bel fit élire l'archevêque de Bordeaux , Bertrand de Got , qui devint pape en 1305 sous le nom de Clément V et qui s'installa à Avignon en 1308. Ses successeurs y resteront jusqu'en 1376. De cette manière , le roi parvint à placer l'Eglise sous la dépendance de la couronne de France et à détacher l'influence papale sur les rois chrétiens.
L'épisode d'Anagni !
En 1303 , Philippe le Bel décide alors , sur conseil de Guillaume de Nogaret , de faire arrêter le Pape. Ce dernier se rend dans la petite ville d'Anagni où le Pape séjournait , il somme alors le pontife de le suivre à Lyon. Boniface VIII se serait défendu ainsi : "Voici ma tête ! Moi , légitime vicaire du Christ , je souffrirai d'être condamné , déposé et même martyrisé pour la liberté de l'Église" en traitant Guillaume de Nogaret de "fils de Cathare". Une légende probablement fausse prétend que Nogaret aurait même giflé le pape. Les assaillants sont cependant contraints de quitter la ville au bout de deux jours. Mais profondément humilié , Boniface , déjà âgé de 60 ans mourut un mois plus tard.
Les difficultés financières du roi !
A mesure que les années passaient , les besoins financiers de Philippe le Bel s'accroissaient. Se procurer des ressources nouvelles devenait pour lui une obsession . Ce n'était pas si simple à la vérité , car le roi était loin de faire ce qu'il voulait. La petite noblesse provinciale et les bourgeoisies urbaines acceptaient mal que les agents royaux vinssent empiéter sur leurs droits. On ne pouvait dans ces conditions tabler sur des revenus réguliers et les emprunts ne parvenaient pas toujours à combler le déficit qui se creusait au fil du temps. Il eut donc souvent recours à des moyens expéditifs , la dévaluation de la monnaie par exemple. Celle qui fut décidée en 1306 eut pour conséquence directe le triplement des loyers parisiens. Furieux , le peuple de Paris se souleva. Le roi dut se réfugier dans la tour du Temple , et le Conseil , réuni en urgence, décida « que les loyers continueraient d'être payés à leur ancien prix. » Le souverain en était quitte pour trouver de l'argent ailleurs. Il s'en prit donc aux juifs d'abord , en les extorquant d'une manière extravagante . Mais comme sa cupidité était sans bornes il décida de s'en prendre ensuite aux Templiers .
La contestation de l'ordre !
Après la huitième croisade et la mort de Saint Louis, les positions Franques en Terre Sainte passent définitivement aux mains des Musulmans, en dépit de la résistance héroïque des Templiers au cours du siège de Saint-Jean d'Acre en 1291. Très vite , l'Ordre perd de vue la reconquête des Lieux Saints et la plupart des moines soldats se sont reconvertis en banquiers. Il faut dire que les nombreuses donations ont rendu l'Ordre très riche. Le Temple gére les biens de l'Eglise et des rois d'Occident , et , l'opinion commence à s'interroger sur la légitimité de cet Ordre. L'humilité et la pauvreté ont fait place à l'arrogance . Philippe le Bel , en conflit avec la papauté et en quête de fonds , est frustré de voir sur son royaume ces chevaliers exempts d'impôts et dépendants uniquement du Pape. Depuis longtemps déjà , on parle d'une fusion du Temple avec l'ordre concurrent des Hospitaliers , afin d'obtenir une force suffisante pour lancer une nouvelle croisade. Mais le Grand Maître Jacques de Molay s'y oppose.
Le procès des Templiers !
A l'aube du 13 octobre 1307, à la demande de Philippe le Bel, Guillaume de Nogaret conduit une véritable rafle policière. Les sénéchaux et les baillis arrêtent les 140 Templiers de Paris. Ils sont remis aux inquisiteurs dominicains , qui les font avouer sous la torture, des crimes tels que la sodomie ou la profanation de la croix. Le roi , a atteint son but. Le pape y voit une offense à son pouvoir , mais on lui présente bientôt plusieurs chevaliers qui lui font la description des crimes commis par le Temple. Pour les défenseurs de l'Ordre , il est évident que ces aveux ont été arrachés sous la torture. Clément V usera de toute ses prérogatives pour sauver l'Ordre et ses dignitaires , il rédigera de sa main en 1308 le Parchemin de Chinon qui dédouanne les dignitaires Templiers , mais seul face à Philippe le Bel , et usé , il finira par abandonner les Templiers.
En 1312 , Clément V ordonne la suppression de l'ordre. Les biens des templiers sont transférés aux Hospitaliers , et le roi Philippe parvient à y gagner une part non négligeable. Après sept ans d'emprisonnement , le Grand Maître Jacques de Molay et Geoffroy de Charnais sont condamnés au bûcher au terme d'un procès inique. La légende veut qu'à l'instant de succomber sous les flammes , Jacques de Molay lance une malédiction au pape et au roi , les invitant à le rejoindre dans la mort dans l'année. La malédiction allait s'avérer , Clément V meurt un mois plus tard , Philippe le Bel et Guillaume de Nogaret décéderont dans l'année.
Philippe le Bel
, roi de France , veut faire d'une pierre deux coups : apurer ses dettes vis à vis de l’Ordre ,et s'en approprier les richesses .

Rien n'arretera plus le Roi : extermination des Templiers

En 1305 , les rumeurs s’amplifient et l’on accuse cet ordre militaire de faits très graves : hérésie,idolâtrie et même,sodomie. L'idée de détruire l'Ordre du Temple occupe l'esprit du roi Philippe IV le Bel depuis longtemps,
mais ce dernier manque d'inspiration. C'est Guillaume de Nogaret qui réglera ce problème avec l'aide d'un ancien Templier renégat : Esquieu de Floyran. Selon la thèse officielle, Esquieu de Floyran , prieur de Montfaucon , était emprisonné pour meurtre et partageait sa cellule avec un templier condamné à mort qui se confessa à lui , lui avouant le reniement du Christ, les pratiques obscènes des rites d'entrée dans l'ordre et la sodomie. Esquieu de Floyran n’ayant pas réussi à vendre ses rumeurs à Jacques II d'Aragon , y parvient en 1305 auprès du roi de France. Guillaume de Nogaret paye par la suite Esquieu de Floyran afin de diffuser au sein de la population les idées de « reniement du Christ et crachat sur la croix , relations charnelles entre frères , baisers obscènes exercés par les chevaliers du Temple ». Jacques de Molay, au courant de ces rumeurs, demande une enquête pontificale à Clément V. Ce dernier la lui accorde le 24 août 1307. Philippe le Bel, pressé , n'attend pas les résultats de l'enquête et prépare l'arrestation à l’abbaye Notre-Dame-La-Royale , près de Pontoise. Par le mandement du 14 septembre 1307 , les sénéchaux et baillis , reçoivent ordre de procéder à la saisie de tous les biens mobiliers et immobiliers des templiers ainsi qu'à leur arrestation massive en France au cours d'une même journée , le vendredi 13 octobre 1307. L'ordre est également donné de ne rien divulguer de cette opération avant le jour prévu. L'ordre d'arrestation précise les charges qui pèsent contre l'ordre. Le roi y écrit ne pas y avoir cru dans un premier temps , mais que la profusion des témoignages l'obligeait à enquêter : « Une chose amère , lamentable , assurément horrible à penser , terrible à entendre , un crime détestable , un forfait exécrable , un acte abominable , une infamie détestable , une chose tout à fait inhumaine , bien plus , étrangère à toute humanité , a , grâce au rapport de plusieurs personnes dignes de foi , retenti à nos oreilles. Les frères de l'ordre de la chevalerie du Temple, cachant le loup sous l'apparence de l'agneau et , sous l'habit de l'ordre , insultant misérablement la religion de notre foi , ils s'obligent , par le vœu de leur profession et sans crainte d'offenser la loi humaine, à se livrer l'un à l'autre , sans refuser , dès qu'ils en seront requis. Attendu que la vérité ne peut être pleinement découverte autrement, qu'un soupçon véhément s'est étendu à tous, nous avons décidé que tous les membres dudit ordre de notre royaume seraient arrêtés, sans exception aucune, retenus prisonniers et réservés au jugement de l'Église , et que tous leurs biens , meubles et immeubles seraient saisis , mis sous notre main et fidèlement conservés. »
Il faut ajouter également que cette arrestation est prise en violation du droit canonique, car les templiers n'ont pour seule autorité que le pape. Le pape est donc entièrement tenu à l'écart de la décision d'arrêter les templiers , ce qui constitue une violation de ses prérogatives , contre lesquelles d'ailleurs la royauté française mène une importante lutte depuis le début du règne de Philippe le Bel. Ceci n'empêchera pas le roi de France par la suite de prétendre avoir eu l'accord du pape au préalable , ce que Clément V niera ensuite dans une lettre de protestation écrite au roi à la fin octobre. La veille de l'arrestation , le 12 octobre 1307 , Jacques de Molay assiste, à une place d'honneur , aux funérailles de Catherine de Courtenay , épouse de Charles de Valois , le propre frère du roi. S'il a été mis au courant du projet , il n'en a rien montré , car il estime sans doute que la fuite n'arrangerait pas les problèmes de l'ordre , surtout au moment où lui-même avait réclamé une enquête auprès du pape. C'est ainsi qu'aucune mesure n'est prise par l'ordre pour éviter l'arrestation. Les admissions dans l'ordre n'ont d'ailleurs pas cessé au cours du mois précédent. Au matin du 13 octobre 1307 , Guillaume de Nogaret et des hommes d'armes pénètrent dans l'enceinte du Temple de Paris où réside le maître de l'ordre Jacques de Molay. À la vue de l'ordonnance royale qui justifie cette rafle , les Templiers se laissent emmener sans aucune résistance. Un scénario identique se déroule au même moment dans toute la France. La plupart des templiers présents dans les commanderies sont arrêtés. Ils n'opposent aucune résistance. Quelques-uns réussissent à s'échapper avant ou pendant les arrestations. Les prisonniers sont enfermés pour la plupart à Paris , Caen , Rouen et au château de Gisors. Tous leurs biens sont inventoriés et confiés à la garde du Trésor royal. Le nombre des personnes arrêtées est difficile à préciser , car les documents ne les recensent pas avec précision. Les procès-verbaux des interrogatoires de la fin octobre indiquent 138 membres de l'ordre arrêtés à Paris , ainsi que 94 en province. La commission pontificale de 1310-1311 interrogea quelque 231 templiers , et on en compte 546 détenus dans une trentaine de lieux en 1310.
Le vendredi 13 octobre 1307
eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés.
Cette opération fut La plus extraordinaire « OPERATION DE POLICE » de tous les temps. Le procès durera près de sept ans et , un à un dans toute la France , sous les tortures prodiguées par par le cupide et zélé Guillaume ou Guilhem de Nogaret
Né vers 1260 à Saint-Félix de Caraman et mort le 11 avril 1313 à Paris. Juriste français , originaire du Languedoc , qui devint conseiller du roi de France Philippe IV le Bel , son garde du Sceau , Nogaret fut à partir de 1306 le véritable maître d'œuvre de la politique royale. L'attentat d'Anagni contre le pape Boniface VIII , le procès des Templiers et bien d'autres affaires ont fait de Nogaret une figure noire de l'historiographie.
La famille Nogaret tenait une petite propriété ancestrale à Nogaret , près de Saint-Félix-de-Caraman (aujourd'hui Saint-Félix-Lauragais) , d'où elle tirait son nom. Le grand-père de Guillaume de Nogaret aurait été Raymond de Nogaret , un Toulousain cathare condamné pour hérésie. On sait peu de choses sur la jeunesse de Guillaume de Nogaret , si ce n'est qu'il étudia le droit à l'université de Montpellier, et qu'il y devint professeur de droit romain en 1287. Dans ces années , la carrière de Guillaume est alors celle de nombreux hommes de loi du Midi : elle se partage entre l'enseignement du droit , à Montpellier , et des activités de conseil juridique en faveur de divers « clients » , tels l'évêque de Maguelonne , le roi de Majorque et le roi de France. Il s'entremit ainsi lors de l'achat par le roi de la part qu'avait dans la seigneurie de Montpellier l'évêque de Maguelonne. En 1293 , Nogaret entre au service du roi de France Philippe IV le Bel et devient juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire-Nîmes pendant deux ans, fonction à responsabilité , qui est plus que celle d'un juge au sens strict, dans l'une des sénéchaussées les plus importantes du royaume.
Engagé au service du roi à Paris à la fin de 1295 , Nogaret agit jusque vers 1301-1302 en tant qu'enquêteur en Champagne et dans les provinces orientales du royaume. Il s'agrège dans le même temps à certaines institutions , le Parlement , où il siège à partir de 1298 , et le Conseil du roi où sa présence est attestée dès 1300. Nogaret fait , durant ces années , ses preuves : il effectue principalement des tâches de caractère administratif , dans lesquelles il agit en exécutant et n'a pas l'initiative. Ses responsabilités s'accroissent à partir du tournant du siècle. En effet , il est désormais personnellement chargé de la conduite , d'un bout à l'autre, d'affaires d'importance (projet de pariage avec le roi de Majorque sur la ville de Montpellier , négociations relatives à l'acquisition par le roi de la justice de Figeac , rédaction d'une charte de franchises pour cette ville..). C'est de cette époque également que date sa participation aux affaires religieuses , en coulisses tout d'abord lors des troubles religieux du Languedoc et du procès de l'évêque de Pamiers, Bernard Saisset, accusé d'hérésie afin de contrer la décision du pape Boniface VIII de créer ce nouvel évêché. Le conflit éclate au grand jour quand , en mars 1303 , il fait connaître par un célèbre discours les « crimes » de Boniface VIII. Le nom de Guillaume de Nogaret sera principalement lié à la querelle de Philippe le Bel avec ce pape. En 1300 , il fut envoyé en ambassade auprès du pape , dont il a laissé un compte-rendu pittoresque et hautement coloré.
Boniface VIII et l'attentat d'Anagni (1303)
Le 12 mars , lors d'une assemblée solennelle tenue au Louvre en présence de Philippe le Bel, Guillaume de Nogaret prononça un discours au cours duquel il lança des accusations d'hérésie contre Boniface VIII qui avait menacé le roi de déposition , et réclama la convocation d'un concile général pour examiner son cas. Le roi réserva sa réponse. Aussitôt après, Nogaret partit pour l'Italie et entra en contact avec des membres de la famille Colonna, ennemie de celle de Boniface VIII. En juin suivant , à Paris , le légiste Guillaume de Plaisians (qui fit désormais figure de second de Nogaret) accusa de nouveau Boniface VIII d'hérésie devant le roi , lequel , cette fois-ci , accepta de lancer des poursuites. Boniface VIII s'apprêtait , en réponse , à promulguer une sentence d'excommunication contre le roi lorsque Nogaret et Sciarra Colonna , le 7 septembre, arrivèrent à Anagni , dans le Latium , où le pape résidait. Avec leur petite armée , Nogaret et Colonna entrèrent par surprise dans la ville. Le palais pontifical fut pris d'assaut et le pape fait prisonnier. On ne sait pas comment il fut traité pendant les quelques heures où il fut détenu (la « gifle » infligée à Boniface VIII par Sciarra Colonna avec son gantelet de métal serait une légende inventée par un chroniqueur tardif). L'objectif de Nogaret était probablement de le ramener en France pour le faire comparaître devant un concile général , convoqué à l'initiative du roi de France , et qui aurait fait déposer le pape. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Le 9 septembre 1303 , un soulèvement de la population obligea Nogaret et ses alliés à prendre la fuite et à libérer Boniface VIII. La mort de celui-ci à Rome un mois plus tard, le 11 octobre , sauva toutefois la mission de Nogaret. L'élection du timide Benoît XI marque le début du triomphe de la France sur la papauté , bien que celui-ci commença par citer à comparaître Nogaret devant la Curie , le 7 juin 1304 , en le qualifiant , dans la bulle Flagitiosum scelus , de l'un des « fils de perdition , premiers nés de Satan et enfants du mal ». Excommunié aux côtés de Sciarra Colonna , il est ainsi exclut de l'absolution générale accordée le 12 mai 1304. À son retour , lorsqu'il rendit compte au roi de sa mission , Guillaume de Nogaret fut chaleureusement remercié par l'attribution de terres en Bas Languedoc à Marsillargues , Calvisson , Congénies dont une cloche du XVIIIe , la « cloche Nogaret » perpétue le nom de son illustre famille , et Aujargues notamment. Il reçut également une grosse somme d'argent. L'influence française trouva son aboutissement avec l'élection, deux ans plus tard, pour succéder à Benoît XI, de l'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got , désormais Clément V , qui installa la papauté en Avignon. Huit ans après l'attentat d'Agnini , soit le 27 avril 1311 , Guillaume de Nogaret obtint ainsi de Clément V l'absolution pour tous les protagonistes du conflit avec Boniface VIII et la levée de son excommunication (bulle Rex gloriae). Il devait en échange , à titre de repentance , s'engager à partir pour la prochaine croisade , et se rendre dans un certain nombre de lieux de pèlerinage en France et en Espagne , mais il ne le fit jamais.
Guillaume de Nogaret ,
les Templiers finissent par avouer sous la torture les crimes qu'on leur impute.


Avant de poursuivre le récit de cette tragique histoire , et pour ceux qui ne sont pas encore familiarisés avec les Templiers , je reprendrai quelques citations du dernier ouvrage d'Alain DEMURGER ( spécialiste de l'histoire Médiévale ).

Le 13 Octobre 1307 les Templiers sont arrétés et interrogés par les agents Royaux et les Inquisiteurs . Nous disposons des procès verbaux pour les villes de Paris Caen Cahors Carcassonne Nimes.Le Pape n'a à aucun moment été informé de l'action menée par les représentants du Roi. Il proteste et réagit en ordonnant le 22 Novembre 1307 l'arrestation des Templiers en Occident et à Chypre.Il espére ainsi reprendre la main ! Dès lors après une dure confrontation avec Philippe IV le Bel il obtient l'autorisation d'interroger 72 Templiers (Procès Verbaux conservés au Vatican).Il fait ensuite accepter 2 procédures :
l'une contre les personnes , l'autre contre l'Ordre .
La première sera menée par les commissions épiscopales et les inquisiteurs dans les diocèces
La seconde sera menée dans les états par des commissions pontificales nommées par le Pape .
Tout ceci aboutira à une première phase de jugement dans le cadre de conciles provinciaux(archevéchés) pour les personnes et dans celui d'un concile oeucuménique pour l'ordre. Nous disposons dans les archives Françaises des enquétes diocésaines de Clermont (juin 1309) , Nimes (aout 1310-1311) , Elne en Roussillon (qui fait alors partie du royaume de Majorque) , une autre incomplète (pas de dates pas de lieux) concerne vraisemblablement le Dauphiné et la Provence (régions non encore intégrées au royaume de France). Hors de France les deux procédures ont été menées parallélement à partir de 1310 et nous disposons des comptes rendus d'interrogatoires pour Chypre l'Angleterre l'Italie les royaumes Ibériques l'Allemagne.
Pour ce qui est de la fiabilité à accorder à ces dépositions il convient de préciser que :
1 - la torture fut systématiquement employée à l'encontre des templiers .
2 - si les interrogatoires menés par la comission pontificale de paris concernent 224 templiers ils furent plus de 650 à vouloir défendre l'ordre .
Cette résistance des Templiers fut brisée net par le coup de force de l'archeveque de sens (dont dépendait Paris) .Ce dernier réunit un concile provincial le 11 mai 1310 et jugea les Templiers de sa province , le 12 mai 1310 54 Templiers étaient brulés vifs comme relaps. Le 19 mai 1310 44 templiers (sur plus de 650) se desistaient de la défense de l'Ordre.Les dépositions de ces 44 templiers ont été conservées , pas celles des 600 templiers qui continuérent à défendre l'Ordre. Il convient donc pour se faire une idée sur "la culpabilité des Templiers" d'avoir toujours à l'esprit la façon dont furent menés ces interrogatoires .
Source : La persécution des Templiers -pages 14:15-(Alain Demurger)


Enfin , je ne résiste pas à l'envie de vous brosser le portrait d'un anonyme qui contribua (comme beaucoup d'autres) à détruire l'Ordre du Temple . Je vous invite donc à lire l'histoire du triste sire "GUILLAUME DE HANGEST" racontée par notre ami
UN PERSONNAGE PEU HONORABLE : GUILLAUME DE HANGEST
Nous avons relaté dans la Revue de Moret et de sa Région , l’histoire du trésor templier , qui fut récupéré à Moret , en 1307 , par Guillaume de Hangest , « bailly de Sens ». Le bailli a des pouvoirs étendus en matière militaire , financière et judiciaire. Il centralise les taxes et les redevances perçues par les prévôts , il préside le tribunal du bailliage. Un bailliage est une circonscription administrative , subdivisée en prévôtés et châtellenies. Les Hangest, originaires de Picardie, étaient seigneurs de Pont Saint-Pierre , ils portaient d’argent à la croix de gueule chargée de cinq coquilles d’or. C’est d’un village proche d’Amiens qu’ils tirent leur nom. On pourrait dire de Guillaume de Hangest qu’il réussit , dans l’entourage de Philippe IV le bel , et que , comme c’est souvent le cas , il fit partie de ceux qui gravitent autour des pouvoirs et s’élèvent par un manque flagrant de scrupules et de dignité. En 1269 , on le trouve comme bailli du Vermandois. Il devient ensuite prévôt de Paris , de 1292 à 1295. Vers 1300 , il occupe la charge importante de trésorier du royaume. A cette époque , il entretient d’étroites relations avec la commanderie du Temple de Paris , à qui le trésor royal est souvent confié. En 1305 , c’est lui qui lance une enquête contre l’évêque Guichard de Troyes , accusé de proximité avec une sorcière et d’avoir provoqué la mort de la reine Jeanne de Navarre , au moyen d’une figurine de cire à son image , baptisée et plantée d’épingles. Dans cette affaire , le bailli se servira d’un accusateur faux témoin , un scélérat florentin du nom de Noffo Dei. Guichard, incarcéré en 1308 ne sortira de la prison du Louvre qu’en 1313 , on lui attribua le siège du Diakaar , en Bosnie , qu’il n’occupa jamais .Sa mort survint en 1317. Serviteur zélé du roi , Guillaume de Hangest se trouve en 1306 , mêlé à des opérations douteuses liées à l’expulsion et à la spoliation des juifs. Après l’arrestation des Templiers , le 13 octobre 1307, c’est en qualité de bailli de Sens, qu’il intervient dans la châtellenie de Moret, pour récupérer le précieux coffret que les Templiers Hugues de Payraud et Pierre Gaude tentent de dissimuler à l’avidité royale .Nous savons que, dans le procès fait à l’ordre, Guillaume de Hangest et un autre personnage peu recommandable, Esquieu de Floyrans, se servirent à nouveau du faux témoin, Noffo Dei , déjà impliqué dans l’affaire « Guichard de Troyes » , en présentant celui-ci comme un Templier apostat. On se souviendra aussi que le 11 Mai 1310 , cinquante quatre Templiers du diocèse de Sens criant à tous leur innocence , furent envoyés au bûcher dressé près de la porte Saint-Antoine, à Paris , suite aux manœuvres du nouvel archevêque de Sens , Philippe de Marigny , infâme créature de Philippe le bel. Guillaume de Hangest était bailli de ce diocèse , on peut s’interroger sur la collusion qu’il y eut entre le bailli et l’archevêque pour l’accomplissement de ce crime. Sept siècles après sa disparition , l’Histoire rattrape le bailli , et le livre à votre jugement. Comme quoi un méfait n’est jamais perdu. L’Histoire en rattrapera sûrement d’autres.

Claude-Clément Perrot
Claude-Clément Perrot Président du Centre de recherche et de documentation médiévales et archéologiques de Saint-Mammès .


Principaux accusateurs des Templiers

NOGARET Guillaume de Nogaret

Chancelier de France , né vers 1260, à Saint-Félix-de Caraman (Haute Garonne), mort en avril 1313. Docteur et professeur és-lois à l'université de Montpellier (1291) , il fut anobli par Philippe le Bel , à qui il se dévoua corps et âme , et qui le nomma chevalier de son hôtel. Lors de la querelle du roi avec Boniface VIII , ce fut lui qui accompagné de Sciarra-Colonna arrêta le pape à Agnani (1304). Il fut encore dans l'arrestation des juifs du Languedoc (1306) l'instrument du roi , qui le nomma (1307) garde des sceaux puis (1308) chancelier. Guillaume de Nogaret fut professeur de droit romain à l'université de Montpellier puis conseiller juridique de divers seigneurs , et notamment du roi de Majorque. Entré au service de Philippe le Bel vers 1292 , il s'entremit lors de l'achat par le roi de la part qu'avait dans la seigneurie de Montpellier l'évêque de Maguelonne, puis fut juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire (1294), conseiller du roi (1295) et garde du sceau (1307). Il dirigea en fait la politique royale après la mort de Pierre Flote (1302). Le roi l'anoblit par lettres dès 1299. La part la plus importante de son action politique est peut-être l'oeuvre quotidienne pour la défense , la préservation , la définition , voire l'extension des droits du roi à l'intérieur de son propre royaume. C'est le légiste du roi , il s'y montra intransigeant et efficace , mais n'y conquit guère de popularité. On connaît davantage son rôle dans la lutte contre Boniface VIII et dans l'affaire des Templiers. Contre le pape , il infléchit la ligne politique de Flote , qui défendait contre le Saint-Siège le droit du roi à être maître dans son royaume, donc maître de son clergé pour Nogaret, il s'agit surtout de défendre l'Eglise et le royaume contre un pape indigne venu à la curie pour notifier à Boniface VIII un appel devant le futur concile — qui annulait toute sentence que pourrait rendre le pape contre le roi — et placer la personne du pape sous l'autorité de l'appelant , Nogaret se trouva mêlé au tumulte déclenché par une faction romaine (Anagni , 7 sept. 1303) et , par là , compromis avec les fauteurs de violence. Le pape mort , il entretint une lutte de plus en plus vaine contre la mémoire de celui-là il multiplia les écrits pour se justifier , ce qui contribua à associer son nom au souvenir de l'attentat d'Anagni. Il fut implicitement inclus dans l'absolution négociée en 1311. L'affaire du Temple lui avait également servi de moyen de pression sur la papauté. Nogaret fut le premier homme d'Etat français qui fit appel à l'opinion publique , convoqua systématiquement des assemblées , fit répandre des pamphlets et lança des campagnes de pétitions. L'offensive de 1303 contre Boniface est un modèle du genre. Mais Nogaret demeura souvent à l'arrière-plan , faisant parler ses hommes de confiance , parmi lesquels Guillaume de Plaisians. C'est ce dernier qui harangua la foule dans les jardins du palais et qui prit part à l'interrogatoire des Templiers. Nogaret mourut alors que la prépondérance dans la gestion des affaires du royaume était déjà passée au très réaliste Enguerrand de Marigny.
Enguerrand de Marigny Enguerrand de Marigny
Zélé serviteur du roi Philippe le Bel, pendu à Paris le 30 avril 1315.Originaire de Normandie il était savant et rusé , et avait beaucoup d'influence il fut le premier conseiller de Philippe le Bel , ayant autant de pouvoir qu'un maire du Palais. Il fut successivement chambelland , comte de Longueville, châtelain du Louvre, surintendant des finances , grand maître de l'hôtel du roi , chargé de missions en Flandre et en Anglettere , il contribua à la destruction des Templiers. Mais la dépréciation de la monnaie et l'établissement de nouveaux impôts lui atttirérent des haines tenaces , et , à l'avènement de Louis X , l'oncle du nouveau roi , Charles de Valois , qu'il avait offensé , le fit arrêter. Son procès fut rapidement instruit et pour obtenir des révélations , on mit ses serviteurs à la torture de plus , on ne lui permit pas de se défendre. Comme Louis voulait se borner à l'exiler dans l'île de Chypre , on suscita en outre contre Enguerrand une accusation de sorcellerie , et une nouvelle commission le condamna à être pendu , ce qui fut chose faite le lendemain de l'arrêt. Louis et Charles , à l'article de la mort , se repentirent de cette injuste condamnation. Le premier légua 10 000 livres à la veuve et aux enfants d'Enguerrand le second fit transférer le corps de sa victime à l'église collégiale d'Ecouis et fonda un service perpétuel pour le repos de son âme.
Raoul de Presles Raoul de Presles
C'est le principal avocat du roi et tombeur des Templiers par sa déposition au procès , dans la représentation du roi au Parlement. Lors des grandes manifestations politiques du règne de Philippe le Bel , auxquelles ce roi voulut donner un caractère national, la commune de Vailly , le 28 juillet 1303 , accorda son adhésion à l'appel au concile contre Boniface VIII , et en avril 1308 , envoya ses députés aux Etats de Tours , réunis « pour la grant erreur et pour la grant iniquité des Templiers tant orible et amere ». La titulature des actes alors expédiés par Vailly était : « major , jurati totaque communitas communie de Vailliaco » (1303), « li maires et li juré de la commune de Vailly et des appartenances » (1308).
Pierre de Flote Pierre de Flote
Le plus connu des légistes méridionaux — formé à Montpellier — rompu à la politique pendant le règne de Philippe le Bel. Originaire du Dauphiné, Pierre Flote fut d'abord au service du dauphin Humbert Ier. Le roi en fit un conseiller en son parlement , en 1291 , et lui confia de nombreuses missions , particulièrement en Guyenne et en Languedoc. A partir de 1296 , Flote prit en main la politique royale face au pape Boniface VIII , auquel il entendait faire reconnaître le droit du roi à être seul maître dans son royaume , c'est-à-dire le droit de juger et d'imposer tous ses sujets , y compris les clercs. En 1297 , il négocia à Rome la canonisation de Louis IX. Chancelier de France en 1300 , il joua un rôle essentiel et parfois spectaculaire comme conseiller et porte-parole du roi. C'est ainsi qu'il fut envoyé à Rome par trois fois et qu'il tenta vainement de faire du pape un instrument de la politique royale. En 1301 , malgré les prérogatives de l'Inquisition , il dirigea au nom du roi la procédure contre l'évêque de Pamiers , Bernard Saisset, poursuivi pour complot et inculpé d'hérésie. L'année suivante , devant les états généraux réunis à Paris , il mena la lutte contre les prétentions pontificales. Mêlé à toutes les affaires judiciaires et financières du royaume , Flote fut le champion de l'absolutisme royal , il fut aussi le champion de l'indépendance monarchique au sein d'une chrétienté naguère dominée par le pape et l'empereur. Ce juriste fut l'un des premiers à mettre le droit romain de l'Etat au service d'un roi . Chevalier , Flote participa à l'expédition de Flandre et fut tué lors du désastre de Courtrai , le 11 juillet 1302. Guillaume de Nogaret lui succéda.
Gilles Aycelin Gilles Aycelin
Montaigu, (Gilles-Aycelin de), homme politique et prélat, né vers 1252 à Glaine-Montaigu (Puy de Dôme), mort à Paris le 23 juin 1318. Elu archevèque de Narbonne (1287) , il ne fut ordonné prêtre qu'en 1291, devint un des conseillers de Philippe le Bel, signa (juin 1299) la trève conclue à Montreuil entre la France et l'Angleterre , et fut l'un des instruments du Roi dans sa lutte contre la papauté , et dans ses poursuites contre les Templiers. Garde des Sceaux en 1309 , archevèque de Rouen en 1311, il présida plusieurs conciles provinciaux. Un legs fait par lui servit à fonder à Paris le Collège qui de son nom fut appelé Collège de Montaigu. Durant le procès de l'Ordre et des Templiers, il ne s'est pas opposé alors qu'il aurait du le faire à la condamnation au bûcher de 54 Frères du Temple. Il était trop corrompu tout comme l'archevêque de Sens , « Philippe de Marigny ». Il n'avait en tête que l'évêché de Rouen promis par Philippe le Bel pour bons et loyaux services rendu au Roi et à l'état.
Guillaume de Paris Guillaume de Paris
Grand inquisiteur et député dans la Maison du Temple de Paris par l'autorité apostolique, afin d'instruire contre les Templiers. Il déclara , 'ayant été informé par le Roi , le Pape et l'Eglise de faits accablants à l'encontre des Templiers , j'ordonne aux Baillis provinciaux d'arrêter tous les Templiers. Vous leur direz comment le Pape et le Roi ont été informés par plusieurs témoins crédibles de ce que l'Ordre à fait.'
Pour arracher les aveux « qu'ils voulaient entendre » , les inquisiteurs, ont privé les accusés du plus simple confort « que les plus petites gens avaient dans masure », puis ils leurs présentent un questionnaire préparé à l'avance auquel il leur suffit d'acquiescer. En dernier lieu , faute des aveux espérés et répétés , la torture s'applique.
Les moyens de torturer sont à l'époque multiples et variés. Le plus fréquent utilisé pour des bons résultats , est ce que l'on appelle alors la question de l'eau : on place dans la bouche de l'accusé un entonnoir que l'on remplit progressivement d'eau qui provoque l'étouffement. Il y avait aussi à la disposition des inquisiteurs
le chevalet : une charpente de bois triangulaire sur laquelle l'accusé était attaché aux poignets et aux chevilles avec des cordes reliées à un treuil. Quand on actionnait le treuil à l'aide d'une roue à cliquets , les cordes se tendaient et disloquaient les articulations des poignets et des chevilles.
L'estrapade : le supplicié avait les mains liées dans le dos par une longue corde qu'on passait autour d'une poutre en plafond. On hissait l'accusé jusqu'en haut et on le laissait tomber brusquement jusqu'au raz du sol. Pour raffiner ce supplice , on ajoutait des poids suspendus aux pieds et pire encore , pour les accusés qui ne confessaient pas ce que les inquisiteurs voulaient entendre , les poids étaient suspendus aux testicules.
Les Brodequins : ou on brûlait la plante des pieds et autres parties du corps... Le résultat fut radical , les cent trente-huit Templiers parisiens interrogés une première fois , sans aveu furent cent trente-quatre à avouer certaines des fautes mentionnées dans le formulaire après la torture.


Clément V fait une dernière tentative pour sauver les Templiers

Suite aux enquétes menées par les représentants du Pape , un procès verbal fut dressé et remis au Pape en secret , il est connu sous le nom de Fait à Chinon, diocèse de Tours entre le 17 et 20 août 1308.

Il s'agit d'un exemplaire original , constitué d'une seule feuille de grandes dimensions (700x580 mm) , qui était à l'origine accompagnée des trois sceaux des trois légats apostoliques qui formaient la commission spéciale apostolique « ad inquirendum » nommée par Clément V :
Bérenger Frédol cardinal prêtre titulaire de l'Eglise des saints Nereo et
Achille , et neveu du pape Etienne de Susy , cardinal prêtre de Saint Ciriaco in Thermis
Landolfo Brancacci , cardinal diacre de Saint Angelo.
Le document est dans un assez bon état de conservation , malgré la présence de nombreuses taches violacées très visibles du fait d'attaques bactériologiques. L'original était accompagné d'une copie actuellement conservée aux Archives Secrètes Vaticanes sous la dénomination « Archivum Arcis , Armarium D 218. »
Le document contient l'absolution accordée par Clément V au dernier grand maître des templiers , le frère Jacques de Molay , ainsi qu'aux autre chefs de l'ordre après qu'ils aient fait acte de repentance et demandé le pardon de l'Eglise après l'abjuration formelle , obligatoire même pour ceux qui étaient seulement soupçonnés d'activités hérétiques , les membres de l'Etat Major des Templiers sont réintégrés dans la communauté catholique , et de nouveau autorisés à recevoir les sacrements. Le document appartient à la première phase du procès contre les Templiers , quand Clément V était encore convaincu de pouvoir garantir la survie de l'ordre religieux-militaire , et répond à la nécessité apostolique de lever pour les moines-guerriers l'infamie de l'excommunication à laquelle ils s'étaient tout d'abord eux-mêmes condamnés , maintenant qu'ils admettaient avoir renié Jésus-Christ sous la torture de l'Inquisiteur français.
Comme d'autres sources de la même époque le confirment, le pape soutient que des comportements condamnables s'étaient bien introduits parmi les Templiers , et prévoit une réforme radicale de l'ordre, pour le fondre ensuite dans l'autre ordre religio-militaire , celui des Hospitaliers. L'acte de Chinon , vu comme nécessaire à la réforme, est pourtant resté lettre morte.
"Parchemin de Chinon."
Ce parchemin , annoté par le Pape Clément V dédouanne les dignitaires de l'Ordre du Temple et les absous .

Philippe le Bel s'acharne sur les Templiers

Le roi n'en restera pas là et harcélera le Pape pendant plusieurs années afin d'obtenir la dissolution de l'Ordre des Templiers , de guerre lasse et à bout de forces , Clément V abandonnera les Templiers , puis ordonnera la suppression de l'ordre, au concile de Vienne, en 1312. Sous la pression de Philippe le Bel , le pape Clément V émet le 02 mai 1312 la bulle Ad providam 1312.
dissolution de l'ordre des templiers le 02 mai 1312 par le pape Clément V
bulle Ad providam
, ordonnant la suppression de l'Ordre.

Extermination des Templiers

Le 18 mars 1314 , Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple , est conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès , en compagnie de Dernier commandeur de l'Ordre du Temple pour la baillie de Normandie.
a rejoint l'Ordre du Temple vers 1268/70 et a occupé successivement des fonctions importantes en son sein. D'abord en 1271 comme simple compagnon de Mathieu Sauvage alors commandeur de Sidon puis en 1283 , il est peut-être commandeur du Lieu-Dieu du Fresne , puis de la commanderie de Villemoison en 1294 et de celle de Fretay en 1295 avant de retourner en Orient et d'occuper la fonction de drapier en 1304 puis d'être nommé commandeur de la baillie de Normandie en 1307 peu de temps avant l'arrestation des templiers. Il fut livré aux flammes du bûcher sur l'île aux Juifs à Paris le 18 mars 1314 en compagnie de Jacques de Molay.
Geoffroy de Charnay ,
précepteur de Normandie , de Visiteur général de l'Ordre du Temple.
Hugues de Pairaud est d'une famille noble du Forez. C'est par son oncle Humbert de Pairaud qu'il est reçu dans l'Ordre du Temple, à Lyon (1263). Il a été commandeur de Chalon-sur Saône , ou de sa baillie , mais à une date indéterminée. Il fut commandeur de Bonlieu , commandeur d' Epailly en 1280 et 1284. Quatre ans plus tard , il est commandeur de Bures , puis maître de province de l'Ordre du Temple en France en 1296 . Ensuite , il devint Visiteur de France (représentant du maître de l'Ordre du Temple dans la province).
Hugues de Pairaud fut arrêté à Poitiers en compagnie de quinze autres templiers , emprisonné à Loches et finalement amené à Paris. Il fait partie des dignitaires de l'Ordre que le pape Clément V souhaite interroger en personne , mais sa requête ne sera pas satisfaite. Au cours de son interrogatoire en novembre 1307 , il mentionne la présence d'Henri de Dole lors de sa réception à Lyon et l'on sait grâce au témoignage d'un certain Dominique de Dijon que cet Henri était vers 1280 « magister passagii ultramarini ». Le maître du passage outremer , « C'est-à-dire qu'il avait la responsabilité de l'acheminement et du passage vers l'Orient latin des moyens et des hommes nécessaires à l'action du Temple ». Après le relaps de Jacques de Molay et de Geoffroy de Charnay , Hugues de Pairaud est conduit en prison à Montlhéry , où il fut probablement emprisonné jusqu'à sa mort.
Hugues de Payraud ,
visiteur général de l'Ordre , et de Bailli de la province d'Aquitaine.
En 1307, il est arrêté avec de nombreux autres templiers par Philippe le Bel. Le pape se réserve le droit de le juger en personne avec quatre autres dignitaires de l'ordre : Jacques de Molay , Hugues de Pairaud , Geoffroy de Charnay et Rimbaud de Caromb. Pendant son interrogatoire par Guillaume de Nogaret , il donne des détails sur le rituel obscène voire hérétique que le roi de France attribue au Temple. Le 11 mars 1314 , alors que le grand maître de Molay et le Geoffroy de Charnay reviennent sur leurs aveux et sont condamnés au bûcher pour relaps , Geoffroy de Gonneville reste sur sa position et est condamné à la prison à vie.
Geoffroy de Gonneville,
Commandeur d'Aquitaine.La sentence des juges est la prison à vie.
Mais Dernier grand maître des Templiers.
Jacques de Molay , né vers 1245 au château de Rahon (Haute-Saône) , tirait son origine des sires de Longwy et son nom d’un petit village dépendant de cette terre. Vers l’an 1265, il fut admis , encore très jeune, dans l’ordre des Templiers et reçu par Imbert de Peraudo, visiteur de France et de Poitou, dans la chapelle du Temple, à Beaune. A peine arrivé en Palestine, il se distingua contre les infidèles. A la mort de Guillaume de Beaujeu , quoique Molay ne fût pas en Orient , une élection unanime le nomma grand maître. Il se trouva en 1299 à la reprise de Jérusalem par les Chrétiens. Forcé ensuite de se retirer dans l’île d’Arad et de là dans l’île de Chypre, il allait rassembler de nouvelles forces pour venger les revers des armes chrétiennes , lorsque le pape l’appela en France (1305). Arrivé avec 60 chevaliers et un trésor très considérable , il fut reçu avec distinction par Philippe le Bel , qui le choisit pour parrain de l’un des enfants de France. En rappelant le grand maître , la politique , qui préparait la destruction de l’ordre , avait donné pour prétexte le projet de réunir l’ordre du Temple et celui de l’Hôpital. Le plan de cette destruction, concerté par le roi et ses agents, fut caché avec tant d’adresse , que, le 13 octobre 1307, tous les Templiers furent arrêtés à la même heure dans toute la France. L’opération avait été conduite par Guillaume de Nogaret, qui arrêta lui-même les 140 Templiers de Paris , accompagné de gens d’armes. Originaire du Languedoc , il était légiste du roi. La veille de l’arrestation, le grand maître avait porté le poêle à la cérémonie de l’enterrement de la princesse Catherine, héritière de l’empire de Constantinople , épouse du comte de Valois.
A l’instant où furent arrêtés le grand maître et tous les chevaliers qui étaient avec lui dans le palais du Temple à Paris , le roi occupa ce palais et s’empara de leurs possessions et de leurs richesses. En arrêtant les autres chevaliers dans toutes les provinces Françaises , on saisit aussi leurs biens. Des inquisiteurs procédèrent aussitôt contre tous, à des interrogatoires sous la torture.
Jacques de Molay
et Dernier commandeur de l'Ordre du Temple pour la baillie de Normandie.
a rejoint l'Ordre du Temple vers 1268/70 et a occupé successivement des fonctions importantes en son sein. D'abord en 1271 comme simple compagnon de Mathieu Sauvage alors commandeur de Sidon puis en 1283 , il est peut-être commandeur du Lieu-Dieu du Fresne, puis de la commanderie de Villemoison en 1294 et de celle de Fretay en 1295 avant de retourner en Orient et d'occuper la fonction de drapier en 1304 puis d'être nommé commandeur de la baillie de Normandie en 1307 peu de temps avant l'arrestation des templiers. Il fut livré aux flammes du bûcher sur l'île aux Juifs à Paris le 18 mars 1314 en compagnie de Jacques de Molay.
Geoffroy de Charnay
haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés , que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont victimes d'une machination. Les deux hommes sont alors condamnés au bûcher.

Malédiction des Templiers

Le lendemain , 19 mars 1314 , sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs , en face du Palais de la Cité , Jacques de Molay s'écrie : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an , je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !"
La malédiction du grand-maître allait s'avérer :
Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ses trois fils mourront dans les 12 années à venir , sans laisser de descendance mâle , mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.


C’est l’Ordre des Hospitaliers qui , finalement , hérita des biens de l'Ordre du Temple . Partout en France , ils prirent le relais de leurs «cousins Templiers» , et ceci jusqu’à la


De nos jours , dans la mémoire collective , les Templiers occupent toujours une place spéciale , car , le Trésor des Templiers et le secret des Templiers alimentent une littérature abondante , des recherches historiques et archéologiques permanentes en Europe.


Les Templiers sont toujours parmi nous

Ainsi donc , après 2 siècles d'une existence tumultueuse s'achevait tragiquement l'histoire de cet Jacques de Molay dernier grand maitre .
Jacques de Molay dernier grand maitre
Ordre Prestigieux .
Mais , est il possible que le Temple ait survécu à sa destruction ordonnée en 1312 par le Roi de France et le Pape ?
Si oui , de quelle manière cet esprit se manifeste de nos jours , au XXIème siècle ?

La Réalité Historique

Revenons au Vendredi 13 Octobre 1307 , date de l'arrestation de tous les Templiers de France , orchestrée par Guillaume de NOGARET.
Sitôt l'arrestation ordonnée par Philippe le Bel, Fernand de BRENZE qui avait eu vent du projet royal décida du départ immédiat d'une vingtaine de templiers. Ils abordèrent l'Angleterre près de WEYMOUTH d'où ils furent refoulés dès le 23 Octobre 1307 par ordre du roi d'Angleterre gendre de Philippe le BEL. Ils reprirent donc la mer pour accoster en Ecosse , dans la région de KILWINNING , dont ils firent un centre Templier.
Pour résumer le situation , et bien que cette arrestation ait été préparée plusieurs semaines à l'avance dans le plus grand secret , il est inconcevable que les hauts dignitaires de l'Ordre du Temple , n'en furent pas prévenus . Comment ces chevaliers Templiers ont—ils pu se laisser arrêter , sans opposer de défense.
L'Ordre comptait alors plus de mille Commanderies et vingt mille membres en France , une cavalerie , possédait sa propre flotte , il était tout puissant et très bien organisé. Peut—on croire encore que le secret de leur arrestation ne fut pas dévoilé au moins une fois , il est fort probable que ce secret fut rompu et que certains dignitaires Templiers furent averti mais hélas trop tard pour organiser une quelconque résistance. Il y eu donc des arrestations , mais néanmoins beaucoup de chevaliers du Temple réussirent à échapper aux prévôts . Beaucoup se réfugièrent en Lorraine chez les Teutoniques , d'autres en Angleterre , beaucoup se replièrent sur leur forte position portugaise de THOMAR.

La légende

veut aussi que Jacques de MOLAY aurait investi de sa puissance le F. Jean—Marc LARMENIUS , Jacques de MOLAY ne sachant pas écrire , c'est verbalement que des instructions secrètes lui auraient été communiquées quelques heures heures avant l'arrestation. Des dignitaires ont pu se réunir en cercle restreint pour décider de l'avenir de l'Ordre , il est même possible que Jacques de MOLAY ne soit pas le principal personnage , mais recevant des directives données par des autorités supérieures et secrètes. Ces séances secrètes expliqueraient les termes du procès , et , également les filiations possibles nouées au coeur même de la terre Sainte , avec tous ces chevaliers musulmans qui avaient le même idéal.
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Filiation de l'Ordre Templier OSMCS

Généalogie des "De Crequy"

C'est l'une des familles les plus anciennes puisque remontant à l'an 800 ! et directement issue des Mérovingiens.

Et c'est aussi l'une des plus célèbres dans les régions d'Artois , de Picardie et dans d'autres provinces en France. Le nom provient du village Créquy située en Artois. Il serait fastidieux de citer les membres de cette famille illustre tant il est vrai qu'ils furent très nombreux au fil des siècles à servir la France . Les Decrequy plongent leurs racines chez les Mérovingiens dont le dernier roi Childéric III fut déposé en l'an 751 à Saint Omer par Pépin le Bref.

Dominique BOULANGER DECREQUY, né au Maroc, le 2 décembre 1956, marié et divorcé de Marie Thérèse BUR, née le 9 décembre 1952, décédée le 06 aout 2012. Vivant avec Carole Elisabeth REYDY, née le 4 octobre 1954, descendante du Maréchal Lannes, Duc de Montebello.
Jean Lannes, Maréchal de France, Duc de Montebello
Maréchal Lannes, Duc de Montebello,
Dame de Chevalerie, ancien Grand Officier de l’O.S.M.T.H, Grand Officier fondateur de l’O.S.M.C.S. Fait chevalier par le Baron C. RANFAING le 23 juillet 2005 , au 7ème degré par filiation directe de son Altesse Royale le Prince Don François de Bourbon , Duc de Séville , Grand Maître de l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem. Ancien Commandeur , Grand Officier et Chevalier Grand Croix de l’Ordo Supremus Militari Templi Hierosolimitani , Branche de Porto. Fondateur et Grand Prieur élu de l’Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon.
La grand mère de Geoffroy de Saint Omer ( co fondateur de l'Ordre des Chevaliers de Jérusalem qui deviendra quelques années plus tard l'Ordre du Temple ) s'appelait "Mahaut De Crequy" ancètre de Dominique BOULANGER DECREQUY.

Arbre De Crequy Arbre Geoffroy de Saint Omer




Fonctionnement de l'Ordre du Temple OSMCS de nos jours

Rassemblés en Commanderies , nous nous réunissons une fois par mois en "chapitre". Durant le "chapitre" les Chevaliers , Ecuyers & Novices exposent leur travail (Placets) à l'assemblée . Le "chapitre" dure environ 3h et permet aux membres de la Commanderie de resserrer leurs liens et de raviver leur foi . A l'issue de chaque "chapitre" les membres se réunisent pour une agape fraternelle.
Les Commanderies (toutes déclarées en préfecture) sont sous la juridiction d’un Baillage Régional. L'Ordre est dirigé par un Conseil International avec le Grand Prieur de l'Ordre S.E. Dominique BOULANGER DE CREQUY. Dans chaque pays , l’Ordre est dirigé par un collège d’Officiers Nationaux comprenant le Grand Prieur et ses Vice Grands Prieurs , un Maréchal , un Sénéchal , un Chancelier de Justice , un Grand Argentier , Un Grand Secrétaire , un Chancelier Hospitalier.
Chaque Commanderie est dirigée par un Très Noble Commandeur , un collège d’officiers et reçoit des Novices , des Ecuyers et des Chevaliers. En règle générale , les chapitres sont ouverts au public. En principe , les armements et adoubements de Chevaliers sont pratiqués selon les anciens usages et rituels Templier dans des lieux sacrés (chapelles, églises…). Chaque année l'Ordre organise un chapitre international qui regroupe les commanderies de tous les pays présents au sein de l'OSMCS. Vous désirez nous contacter pour assister à un chapitre ou nous poser des questions ? osez ! devenir Templier de nos jours
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Représentations OSMCS dans le monde

Templiers du  Prieuré d'Allemagne Templiers du   Prieuré d'Argentine Templiers du   Prieuré d'Autriche Templiers  du  Prieuré de Belgique Templiers du   Prieuré du  Cameroun Templiers  du  Prieuré du Canada Templiers  du  Prieuré du Chili Templiers du   Prieuré du Congo Templiers  du  Prieuré de Cote d'Ivoire Templiers  du  Prieuré  d'Espagne Templiers  du  Prieuré de Guinée Conacry Templiers  du   Prieuré  d'Haiti Templiers  du  Prieuré  d'Italie Templiers  du  Prieuré du Japon Templiers  du  Prieuré de Madagascar Templiers  du  Prieuré de République Démocratique du Congo Templiers  du  Prieuré de Roumanie Templiers du   Prieuré du Togo Templiers du   Prieuré du Bénin Templiers du   Prieuré du Brésil Templiers du   Prieuré du Sénégal Templiers du   Prieuré d'Angola Templiers du   Prieuré de Suisse




Bulletins d'information de l'Ordre

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Hommage de Benoit XVI aux Templiers

et vous y verrez 3 croix Templières en bas , de plus , la languette basse est noire et blanche (couleur du gonfanon).Ceci n'est pas banal , et il pourrait y avoir une explication : la réhabilitation des Templiers par l'Eglise Catholique.

L'Artois berceau des Templiers

Saint Omer entre Flandre et Artois

A l'époque de la création des Templiers , Saint-Omer est une ville Flamande à la lisière de l'Artois. C'est de cette ville que sont partis en croisade Geoffroy de Saint Omer et ses frères , d'autre part , Boulogne sur mer vit naitre Godefroy de Bouillon . Contrairement à l'idée reçue la création de l'Ordre du Temple procéde de la volonté des hommes natifs de cette région du nord de la France et non des hommes natifs du Midi de la France .
De nos jours en Artois subsistent certaines commanderies , et si l'Artois n'avait pas été le théatre de dévastations liées aux guerres entre 1415 et 1945 il y en aurait encore bien plus . Il subsiste également un plus grand nombre de commanderies templières dans la moitié Sud de la France , car celle ci fut plus épargnée par les destructions massives liées aux guerres de l'an 1400 à la fin de la dernière guerre mondiale. Ces commanderies templières témoignent du savoir faire et de l'obstination d'hommes remarquables qui ont vécu et sont morts pour leur idéal , c'est cet idéal que les Templiers modernes contribuent à faire vivre de nos jours.

Templiers originaires de Saint Omer

Partis lors de la première croisade en Aout 1096 avec Godefroy de Bouillon (né en 1057 à Boulogne sur mer et mort en 1100 à Jérusalem) :
- Geoffroy de Saint Omer qui fonde en 1118 avec Hugues de Payns et sept autres chevaliers l’Ordre du Temple.
- Hugues le paien frère de Geoffroy de Saint Omer qui reçoit en récompense de ses exploits la principauté de Galilée et la Seigneurie de Tibériade.
- Gérard de Saint Omer Templier discret basé à Tripoli.
- Guillaume 1er encore appelé Hoston , leur père qui secondera Robert II dit de Jérusalem , dans ses principales entreprises au Proche Orient.


Quelques années plus tard les rejoindront :
- Gautier de Saint-Omer , châtelain de Saint-Omer qui deviendra seigneur de Tibérias en 1150 .
- Hugues II de Saint-Omer , qui deviendra prince de Galilée .
- Odo de Saint-Omer , qui deviendra connétable de Tripoli, seigneur de Gogulat.
- Raoul de Saint-Omer , qui deviendra sénéchal de Jérusalem , prince de Galilée, seigneur de Sarepta .
- Guillaume IV, Châtelain de Saint-Omer , seigneur qui deviendra seigneur en Palestine.
- Jacques de Saint-Omer qui deviendra seigneur en Palestine .
- Gautier de Saint-Omer qui deviendra seigneur en Palestine au siège de Damiette en 1218 .
- Nicolas II de Saint-Omer , co-seigneur de Thèbes , bail de Morée , en 1294 .
- Jean de Saint-Omer, baron de Passava , maréchal de Morée en 1278 .
- Nicolas III de Saint-Omer , co-seigneur de Thèbes en 1296 .

Histoire de la province d'Artois

L'Artois correspond à peu près au pays de la tribu gauloise des Atrébates, dont la capitale Nemetocenna est devenue Arras.
Dans sa Guerre des Gaules , Jules César apparente les Atrébates aux peuples belges originaires de Germanie qui ont envahi les territoires du Nord de la Gaule entre le IVe et le IIe siècle avant l'ère chrétienne.
Il est probable que c’est au cours d’un de ces mouvements de populations que les Atrébates se sont installés dans la région d’Arras , où ils ont fondé une cité : Nemetocenna. Ils correspondent archéologiquement aux Celtes danubiens. Ils descendent de ces peuples celtes en mouvement au IIIe siècle avant J.C tout en s'étant agrégés au substrat celtique préexistant.
Jules César fait état pour la première fois des Atrébates en nous renseignant sur un contingent de 15 000 guerriers mis à la disposition d’une coalition belge.
En -57, ils participent à l'attaque de Bibrax (identifié à l'oppidum de Saint-Thomas dans l'Aisne) et à la bataille de l'Aisne. La même année , lors de la bataille du Sabis sur la Selle , les Atrébates , associés aux Nerviens et aux Viromanduens affrontent les légions romaines. Ils sont défaits par l’aile gauche de l’armée romaine tenue par les IXe et Xe légions.
Après ce revers , la période qui suit est marquée par la coopération des Atrébates aux projets de Jules César qui trouve un allié efficace en la personne de Commios. Attesté comme roi des Atrébates en 55 avant J.C (César désigne Commios comme roi après la défaite contre les Nerviens et les Viromanduens), il est envoyé par Jules César en Bretagne afin de convaincre les tribus du Sud de se soumettre au peuple romain. Les Romains désignent également Commios comme roi des Morins.
Jules César dispense les Atrébates , pour s’être acquittés au mieux de cette mission , du tribut levé sur les populations conquises et leur restitue leurs lois et leurs institutions.
Mais lors du soulèvement général de -52 , Commios prend fait et cause pour le parti gaulois et fait alliance avec Vercingétorix, ce qui lui vaut d’être victime d’une tentative d’assassinat commanditée par le tribun Titus Labienus , lieutenant de Jules César. À la tête de quatre mille de ses guerriers , Commios se rend à Alésia afin de soutenir Vercingétorix dans sa lutte pour l’indépendance. Cette tentative échoue.
Commios tente une nouvelle révolte en -51 il s'allie , tout comme les Ambiens , les Bellovaques et les Bituriges , au Bellovaque Correus mais les Belges sont une fois encore défaits dans les environs de l'Aisne et de l'Oise. Commios devra se réfugier en Bretagne.
Les Romains intégrèrent cette région dans la province romaine de Belgique -50 .

Au temps de l'empire Romain , l'Artois est une partie de la province romaine de Belgique , puis , cette région fut conquise au Vème siècle par les FRANCS . À l'époque de Charlemagne , lors de la dernière invasion marine due à une période de réchauffement climatique , Saint Omer était un port de la mer du nord avant le XIV ème siècle. Elle reste le dernier marais cultivé de France en 2016.
Flandres de l'an mille
Saint-Omer est un port maritime et le restera jusqu'au XIV ème siècle,
alors que l'actuelle Flandre maritime est encore sous les eaux de la mer du Nord ainsi qu'une partie du Calaisis. Dans la 2e moitié du IXe siècle, Saint-Omer est ravagée par les Vikings du Danemark. L'Artois fut donnée en 863 par Charles le Chauve à Judith sa fille , qui épousa Baudouin Bras de Fer , comte de Flandre. Avec le pagus d'Artois , la ville entra en 932 dans la possession des comtes de Flandre , et au cours des XIIe et XIIIe siècles , l'industrie textile y fut florissante. Au cours de sa période de plus grande prospérité , la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d’institutions communales , peut-être au début des années 1070. Ces institutions prennent la suite d’institutions d’entraide de voisinage , formalisées sous forme de confrérie , qui évolue ensuite en guilde marchande , y sont codifiés , les beuveries mais aussi les conditions d'admission , le rôle des doyens , l'entraide , la charité envers les pauvres , l'entretien des places et des remparts , qui a donné naissance à la commune. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés. Par la suite , elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage. L'Aa est canalisé dès 1165 jusqu'à Gravelines , qui constituera jusqu'à son ensablement l'avant-port de la cité audomaroise. Après avoir été longtemps possédée par les comtes de Flandre , sous la suzeraineté de la France , l'Artois fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180 , et donné en 1237 , avec titre de comté , par Saint Louis à Robert , son frère aîné , le comte d'Artois. Après avoir relevé des ducs de Bourgogne , l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattachée définitivement à la France après la guerre de Trente Ans , le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer (l'Artois réservé) qui ne devinrent Françaises qu'en 1678.

L'unité artésienne, c'est d'abord celle de la Province de l'Ancien Régime. Les limites en sont fixées à travers les épisodes des guerres médiévales particulièrement tumultueuses qui ont vu les terres comprises entre Picardie et Flandre d'une part, Cambrésis et Boulonnais d'autre part osciller de la puissance française , à l'anglaise et à la flamande puis à la bourguignonne. Le faciès de la province est surtout modelé au XVI ème siècle avec l'intégration à l'empire de Charles Quint. François 1er songe à faire la guerre à Charles Quint , il rencontre le roi d'Angleterre Henri VIII pour obtenir son aide (entrevue du Camp du Drap d'Or en juin 1520).En 1521 , tout le pays entre Arras et Doullens est dévasté par les armées de François 1er. En 1526 , le Roi de France renonce à sa souveraineté sur la Flandre et l'Artois : le traité de Madrid établit la suzeraineté de l'empereur sur l'Artois dès cette date l'administration impériale marque son empreinte sur la structure provinciale. L'Artois devient une province des Pays-Bas espagnols.

-Les États d'Artois sont reconnus ils sont composés de représentants du clergé , de la noblesse et des villes ils siègent a Arras et assurent l'administration de la Province.

-Un Conseil d'Artois est créé (1530) il exerce les fonctions de " Cour d'Appel " de toutes les juridictions.

-Un nouveau système fiscal est mis en place (1536).

En 1537 , François 1er envahit à nouveau l'Artois. La conquête fut facile et les villes et châteaux d'Hesdin , de Saint-Pol , de Saint-Venant tombèrent en peu de jours au pouvoir du Roi de France. Ses troupes se répandirent par tout le pays qu'elles ravagèrent. Les habitants des villages ravagés adressèrent à leurs gouvernants des suppliques où ils leur exposaient leur misère et l'impossibilité d'acquitter leur impôt. Henri II , successeur de François 1er continue la guerre contre Charles Quint. En fait il faut attendre 1559 et le Traité du Cateau-Cambrésis pour que cessent les guerres ravageuses
En 1553 Charles Quint ordonne la destruction complète des villes suivantes (liste non exhaustive , car tous les villages situés sur une bande de 15 kms entre ces deux villes distantes de 38 kms qui avaient résisté furent rasés ! )
1553 : Destruction de Thérouanne
1553 : Destruction de Hesdin
Les traités de Cambrai ( 1529 ) , du Cateau-Cambrésis ( 1559 ) et de Vervins ( 1598 ) confirment la domination espagnole en Artois.
Ce n'est qu'en 1645 , que les Français se rendent maîtres de Béthune , Lens , Lillers et Saint-Venant. En 1648, le prince de Condé remporte sur les Espagnols dans les plaines entre Lens et Grenay une victoire qui conduit au traité de Westphalie. En 1649 , Saint-Venant est repris par les Espagnols. En 1657 , Turenne prend Saint-Venant aux Espagnols et porte le dernier coup à leur puissance par la victoire des dunes. L'Artois est finalement rattachée à la France en 1659 (Traité des Pyrénées) sauf l'Artois " réservé " mais la structure administrative , judiciaire et fiscale de la Province est globalement confirmée par Louis XIV et ses successeurs. En 1679 , le traité de Nimègue donne à Louis XIV la possession de la plus grande partie de la Flandre. De 1710 à 1713 , les Anglais parcoururent l'Artois et enlevèrent aux Français Béthune et Saint-Omer. La victoire de Denain , suivie du traité d'Utrecht (1713) donnèrent , définitivement à la France l'Artois et la Flandre Française. Ce traité marque enfin la fixation définitive de la frontière du Nord et le retour à la paix , en Flandre et en Artois , pour près d'un siècle.L'Artois , pays d'États , garde une autonomie relative par rapport aux intendants (L'Artois est rattachée comme le Boulonnais à l'intendance de Picardie jusqu'en 1754 puis à celle de Flandre).

-Un système fiscal original est maintenu la province ne paie pas les impôts royaux (ni taille, ni gabelle, ni aides) les États versent annuellement une somme forfaitaire. Cette somme est récupérée par l'application de la fiscalité héritée de l'époque impériale en particulier le paiement par les tenanciers de la terre de vingtièmes et centièmes. Ceux-ci donnent lieu en 1779 à la mise à jour de nouvelles matrices qui constituent une source exceptionnelle pour la connaissance des structures foncières de la très grande majorité des villages (Archives du Pas-de-Calais, Série C). Globalement , ce système fiscal même Si l'on y inclut quelques impôts indirects (sur les boissons) est moins lourd pour les Artésiens que la fiscalité royale pour la plupart des Français (environ 5 % du produit des récoltes contre plus de 10 % dans la plupart des pays d'élections ). La légèreté relative de la fiscalité artésienne n'empêche pas les ruraux de protester en 1789 dans de nombreux Cahiers de doléances contre la mauvaise gestion des États provinciaux et plus irrégulièrement contre l'exemption dont bénéficient les privilégiés.

-Le maintien de la structure provinciale s'accompagne d'une indiscutable affirmation de l'attachement particulariste des Artésiens, état d'esprit non négligeable dans la perspective des événements révolutionnaires. Dès 1790 , le découpage administratif bafoue le cadre provincial en créant un département du Pas-de-Calais qui ajoute à l'Artois le Boulonnais , le Calaisis et qui a pour préfecture une ville excentrée, Arras.

La domination bourguignonne n’a pas laissé d’institutions étatiques particulières : force de la seigneurie et des institutions féodales. De la période impériale , la province a conservé le Conseil d’Artois qui intervient comme haute cour de Justice et que l’on voit fonctionner très souvent comme une sorte de Cour d’Appel. C’est la monarchie française qui enferme la région dans un système étatique véritable. L’oeuvre d’assimilation de la monarchie française a cependant porté ses fruits car , de “ province réputée étrangère ” , la province était intégrée dans la nation française à la fin de l’Ancien Régime. La vie économique semble reconstituée : la province uniquement agricole s'enrichit du commerce des grains : les villes se rebâtissent , la vie intellectuelle renaît ...


Liste des comtes d'Artois


Plusieurs maisons se sont succédées à la tête du Comté d'Artois. Les dates entre parenthèses sont les dates de naissances et de décès.

Maison capétienne d'Artois:

Robert Ier d'Artois (1216-1250). Il est le fils de Louis VIII (roi de France) et de Blanche de Castille. Frère de Saint Louis , il est tué à Mansourah pendant la septième croisade.
Robert II d'Artois (1250-1302). Il est le fils du comte Robert Ier et de Mathilde de Brabant (1224-1288) , dite Mahaut de Brabant.
Mathilde d'Artois (1268-1329) dite aussi Mahaut d'Artois. Elle est la fille du comte Robert II d'Artois et d'Amicie de Courtenay , héritière ou dame de Conches. Par mariage avec Othon IV de Bourgogne elle devient comtesse de Bourgogne. Elle déboute Robert III (1297-1342) , de ses droits et s'empare du comté d'Artois.


Maison d'Ivrée:

Jeanne II de Bourgogne aussi appelée Jeanne I d'Artois. Elle est la fille de la comtesse Mathilde et d'Othon IV de Bourgogne. Par son mariage avec le futur Philippe V le Long elle devient reine de France.


Capétiens directs:
Jeanne de France (1308 - † 1347). Elle est la fille de Jeanne II de Bourgogne et du roi Philippe V Le Long. En épousant Eudes IV de Bourgogne , elle lui transmet le comté d'Artois.


Maison capétienne de Bourgogne:

Eudes IV de Bourgogne (1295 - † 1349). Il est le fils du duc Robert II de Bourgogne († 1306) et d'Agnès de France († 1325) , fille de Saint Louis. Duc de Bourgogne à la mort de son frère Hugues V de Bourgogne , il devient comte d'Artois en épousant Jeanne de France.
Philippe Ier de Bourgogne dit Philippe de Rouvres. Né en 1346 à Rouvres , il est le petit-fils de Jeanne de France et d'Eudes IV et donc le fils de Philippe de Bourgogne († 1346) et de Jeanne Ire d'Auvergne († 1360). A sa mort en 1361 , ses possessions furent démembrées.

Capétiens directs:

Marguerite de France (1309 - † 1382). Elle est la fille du Fille du roi de France Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II , elle hérite de son petit-neveu Philippe Ier pour les comtés de Bourgogne et d'Artois. Elle épouse le comte Louis Ier de Flandre († 1346).

Maison de Dampierre:

Louis II de Flandre (1330 - † 1383) dit Louis II de Mâle. Il est le fils de Marguerite de France et de Louis Ier de Flandre. Il épouse Marguerite de Brabant , fille du duc Jean III de Brabant. À sa mort en 1383 , sa fille Marguerite III hérite de toutes ses possessions.
Marguerite III de Flandre (1350 - † 1405). Elle est la fille de Louis II de Flandre et de Marguerite de Brabant. En secondes noces , elle épouse le duc Philippe II de Bourgogne , fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.

Maison capétienne de Valois-Bourgogne:

Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi est né à Pontoise en 1342. Il est le fils du roi Jean II le Bon. À la mort de son beau-père Louis II de Flandre, il cohérite avec son épouse Marguerite III de Flandre de toutes ses possessions. Il décéde en 1404.
Jean Ier de Bourgogne (1371 - † 1419) dit Jean sans Peur. Il est le fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite III de Flandre , il épouse Marguerite de Bavière (1363-1423) , fille d'Albert Ier de Bavière, comte de Hainaut.
Philippe III de Bourgogne (né en 1396 à Dijon et mort en 1467) , dit Philippe le Bon. Il est le fils du duc Jean Ier de Bourgogne et de Marguerite de Bavière, il épouse en secondes noces Isabelle de Portugal († 1472).
Charles de Valois-Bourgogne (né à Dijon en 1433 et mort à Nancy en 1477), dit Charles le Téméraire. Il est le fils du duc Philippe III de Bourgogne et d'Isabelle de Portugal , il épouse en secondes noces Isabelle de Bourbon (décédée en 1465) , fille de Charles Ier de Bourbon. En 1477 , il fut tué devant Nancy. Avec lui s'écroula le vaste édifice des ducs de Bourgogne de la maison de Valois.
Marie de Bourgogne (née à Bruxelles en 1457 et décédée en 1482). Elle est la fille du duc Charles le Téméraire et d'Isabelle de Portugal. Elle est duchesse de Brabant , de Limburg , de Luxembourg , et comtesse de Flandre , d'Artois , de Hainaut et comtesse palatin de Bourgogne. Elle épouse le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg (décédé en 1519).

Maison de Habsbourg:

Maximilien Ier de Habsbourg (né en 1459 à Wiener Neustadt , Autriche et décédé en 1519). Il est le fils de Frédéric III du Saint-Empire , il épouse Marie de Bourgogne , fille du duc Charles le Téméraire. À la mort de cette dernière , le comté d'Artois passe à son fils Philippe de Habsbourg.
Philippe de Habsbourg (1478 - † 1506) dit Philippe le Beau. Il est le fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne , il épouse Jeanne Ire de Castille , fille du roi Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.
Charles de Habsbourg (1500 - † 1558) dit Charles Quint. Il est le fils de Philippe de Habsbourg et de Jeanne Ire de Castille , il épouse Isabelle de Portugal (1503-1539) , fille de Manuel Ier de Portugal.
Philippe II d'Espagne (né en 1527 en Valladolid et décédé en 1598). Il est le fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal , il épouse en quatrièmes noces sa nièce Anne d'Autriche , fille de l'empereur Maximilien II du Saint-Empire.
Philippe III d'Espagne (né à Madrid en 1578 et décédé en 1621). Il est le fils de Philippe II d'Espagne et d'Anne d'Autriche , il épouse sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie , sœur de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire.
Philippe IV d'Espagne (né en 1605 à Valladolid et décédé en 1665). Il est le fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche , il épouse Élisabeth de France (1602-1644) , fille aînée roi de France Henri IV.

Maison de France:

Lors de la paix des Pyrénées de 1659 , Philippe IV d'Espagne dut céder l'Artois , le Roussillon , plusieurs villes flamandes et donner sa fille à Louis XIV (le roi de France).
Conquis difficilement entre 1640 et 1658 , l'Artois , moins les châtellenies de Saint-Omer et d'Aire (« Artois réservé ») , revient à la France par le traité des Pyrénées (1659) le traité de Nimègue (1678) donne à la France l'« Artois réservé ». Le titre de comte d'Artois est , en 1757 , donné par Louis XV à son petit-fils Charles Philippe , le futur Charles X , qui en sera le dernier titulaire.


Découvrez Saint Omer et ses environs

15 chemins Templiers à Fauquembergues.                 fauquembergues
On retrouve les traces des Romains à Reclinghem , celles de Charles Quint à Renty… Le canton de Fauquembergues compte aujourd’hui quinze itinéraires de randonnée pédestre . À Avroult , le sentier du Puits des Templiers sillonne des chemins ombragés, le « Val » ou la « Voie sage » , et offre de jolis panoramas sur les villages voisins. Une balade de 12km dont le départ se situe à l’église , juste en face du puits des Templiers… profond de plus de quatre-vingts mètres ! Le hameau de Serny est incontestablement l’un des plus bucoliques du canton. Avec un petit air montagnard qui ne paie pas de mine ! Le sentier des Vieilles pierres - 13km - présente d’ailleurs un dénivelé de 194 mètres. S’élançant de Serny , le randonneur longe la Laquette , frôle le château de Créminil à Estrée-Blanche et le château de Liettres , retrouve des Templiers à Fléchinelle , trempe ses pieds dans l’eau du gué du moulin espagnol à Enquin-les-Mines…

Découvrez la ville de Saint Omer.                                  saint omer
Une croix apparait dans les armoiries de la ville , sur le sceau aux causes (le sceau utilisé pour authentifier les actes et les transactions  à Saint-Omer depuis le Moyen Age). La version la plus ancienne de ce sceau apparait dans un acte de 1209 entre la communauté des échevins et l’abbaye de Saint-Bertin et dont l’empreinte est reprise dans « L’histoire sigillaire de Saint-Omer » paru en 1861. Omer y est représenté en habit d’évêque coiffé de la mitre et portant la crosse. Sur le contre-sceau , apparait la  fameuse croix entourée de l'inscription : [signum sancte crucis] , évoquant la croix du Christ. De nombreux reliquaires de la vraie croix , comme la croix staurothèque de Clairmarais conservée au Musée de l'hôtel Sandelin avait la forme de la croix à double traverse. La présence de reliques de la vraie croix ramenées par les Croisés de Terre Sainte à Saint-Omer  pourraient expliquer le choix de ce motif sur les amoiries de la ville.
En effet , bon nombre de chevaliers issus des familles du Nord de  la France et notamment les chatelains de Saint-Omer prirent une part importante dans les premières croisades. Un des plus célèbres d'entre eux, Geoffroy de Saint-Omer fonda vers 1129 avec Hugues de Payns , l'Ordre des Templiers.

Découvrez les seigneurs oubliés de Saint Omer.        seigneurs de saint omer
La Maison de Saint-Omer fut l'une des plus importantes de l'Artois aux XII° – XIII° siècles. Avant de décliner , ses châtelains firent un temps de l'ombre aux comtes de Boulogne et de Flandres. Sa gloire dépassa de beaucoup les limites trop étriquées de l'Audomarois : sa progéniture, omniprésente dans l'histoire des Croisades , participa à la fondation de l'ordre du Temple et deux de ses ramifications s'enracinèrent dans les Etats Latins d'Orient tant en Galilée qu'en Morée où elles eurent les tous premiers rangs. De noblesse immémoriale , on retrouve les chevaliers de Saint-Omer sur les champs de bataille de France et d'Outre-Mer, des plaines désertiques de Tibériade à Poitiers ou Hastings , rencontrant à ces occasions les plus hauts personnages de leurs temps tels Guillaume "le Conquérant" , Saladin, le "Prince Noir" ou Jean II , roi de France , Robin "des Bois" ou Cromwell. La Maison de Saint-Omer apparaît bien oubliée aujourd'hui ... même dans la ville qui porte son nom. Plus de château , plus de représentant pour porter haut ses couleurs : il semble bien que , le 12 décembre 1617 , quand le héraut "cassa lesdites armes , puis les jeta dans le tombeau de Robert de Saint-Omer seigneur puis 1er comte de Morbecque (Châtellenie de Cassel en Flandres , par Lettres des Archiducs Albert et Isabelle 08/02/1614) , vicomte d’Aire , baron de Robecque , seigneur de Dranoutre , Renescure , La Boure , Souverain-Moulin , Blessy et Saint-Quentin décédé sans postérité pour y demeurer en oubli avec défenses de relever le nom" , la dalle de marbre recouvrit jusqu'au souvenir de cette dynastie.

Découvrez le Patrimoine Architectural Audomarois. richesse monuments historiques audomarois
Omer, nommé évêque de la Morinie en 638 par Dagobert ,convertit le seigneur local Adroald et reçoit en don le domaine de Sithieu (futur Saint-Omer). Sur la butte qui domine le marais, il fait édifier une chapelle en bois dédiée à la Vierge dans laquelle il se fera enterrer à sa mort. Au pied du marais, il installe , avec trois moines venus l’aider dans sa mission de conversion, une abbaye qui prendra le nom de Saint-Bertin. L’abbaye et la chapelle sont liées et forment un grand monastère. Autour de la chapelle est installé le cimetière des moines. Bientôt , la route qui relie les deux sites devient un axe de procession. Vers 820 , l’abbé Fridugise sépare les deux établissements: d’un côté , l’abbaye desservie par 60 moines et de l’autre , il fonde un collégiale desservie par 30 chanoines (prêtres) pour remplacer la chapelle.
En 638 , Omer évêque de la Morinie est aidé dans sa mission, par trois moines : Mommelin, Ebertramne et Bertin. En 651 , Omer baptise Adroald , le riche seigneur local qui fait don de son domaine de Sithieu à la communauté pour implanter le monastère. Après une première tentative aux abords de la commune de Saint-Mommelin , les moines se voient obligés de quitter les lieux pour s’installer au pied de la butte Sithieu , sur le site de l’actuelle abbaye. A la mort de Bertin , de nombreux miracles se produisent sur sa tombe , il est élevé au rang de saint et l’abbaye prend le nom de Saint-Bertin.

Découvrez les fortifications Audomaroises.                fortifications audomaroises
Ce nouveau modèle de château apparaît au 10e siècle avec la société seigneuriale et se diffuse rapidement à travers toute l’Europe. Car son principe est simple et facile à mettre en oeuvre : il est constitué d’une butte en terre ayant la forme d’un cône tronqué entouré d’éléments de défense : fossés , enceinte en terre surmontée d’une palissade , d’une haie d’épines… La plateforme sommitale de la motte , à laquelle on accède par une rampe en bois en partie amovible , porte une tour en bois qui sera parfois remplacée par une tour en pierre. A côté , une basse-cour entourée d’une enceinte accueille le logis du seigneur , des bâtiments agricoles et une chapelle. Cet ensemble permet de tenir le territoire alentour et de se défendre.

Découvrez les églises Audomaroises.                           eglises audomaroises
Le site de l’ancienne cathédrale a fait l’objet de plusieurs fouilles archéologiques depuis la fin du 19ème siècle. Ces campagnes ont surtout permis de mettre au jour les fondations du groupe épiscopal du 7e siècle , un ensemble de cryptes du milieu du 9e siècle et les fondations d’un édifice gothique commencé dans les années 1131-1133. Le choeur se composait d’un sanctuaire entouré d’un déambulatoire desservant des chapelles rayonnantes contiguës , schéma différent du choeur de la collégiale Notre-Dame de Saint-Omer. Selon les estimations des archéologues , le choeur mesurait 31 m de large , 36 m de long (entre le chevet et la limite du transept). Aux 13e et 14e siècles , les travaux se poursuivent par l’érection du transept nord , de la tour sur le bras sud du transept et du jubé , au début du 15e siècle.

Découvrez la charte de Guillaume Cliton.                    charte de commune de guillaume cliton
En 1127, le comte Guillaume Cliton accorde une charte communale à la guilde des bourgeois de Saint-Omer. Ce document est conservé à ce jour à la Bibliothèque d’Agglomération de Saint-Omer.


Quelques Eglises à Saint Omer

L’église Saint-Sépulcre

Cette église est dédiée au tombeau du Christ. Ses origines sont liées à la première croisade vers Jérusalem !
Parmi les illustres enfants de la ville figure Geoffroy ou Godefroy de Saint-Omer. Fils du châtelain de la ville, il part pour la première Croisade en compagnie de son père Guillaume Ier et de son frère Hugues "le Paien" mais aussi Godefroy de Bouillon. Il va fonder en 1118 le 1er ordre militaire religieux. C’est l’ordre du Temple , bien plus connu sous le nom de Templiers ! Ces chevaliers partaient en croisade dans le but de défendre le tombeau du Christ. Il est plus que probable qu’ils soient revenus avec une relique de ce tombeau et qu’elle ait servi à fonder cette église. En France, seules sept églises lui sont dédié. Un des vitraux de l’église (1840) rappelle d’ailleurs la fondation des Templiers.

L’église du collège des Jésuites

Construite de 1615 à 1640 , d’après les plans de Jean Du Blocq , la chapelle de l’ancien collège des Jésuites surgit de la rue du Lycée. Entre la cathédrale et les ruines de l’abbaye se dresse la gigantesque façade de l’ancienne chapelle du collège des Jésuites wallons. Aussi vaste qu’une église , cet édifice porte l’empreinte décorative d’un style italianisant associé à des modes de construction de tradition médiévale. Désaffectée et débarrassée de tout objet mobilier , la chapelle s’offre aujourd’hui comme une sculpture monumentale où le véritable objet du spectacle réside dans la découverte d’un espace architectural. Ses dispositions reflètent la nouvelle liturgie mise en place par la société de Jésus lors de sa création en 1540. Elle comprend une nef large , sans transept , sur laquelle se greffe un chœur peu profond et dépourvu de déambulatoire à chapelles rayonnantes. Ce couloir de circulation , visible à la cathédrale et devenu depuis d’usage courant , est en réalité présent dans l’édifice mais il se trouve séparé du chœur par un mur. Il dessert en effet une série d’oratoires qui étaient exclusivement réservés aux Jésuites pour leurs méditations. Cette paroi constitue le seul cloisonnement souhaité dans l’église par les religieux , tout entier préoccupés d’une proximité plus grande avec les fidèles. Aucune séparation , aucun mobilier , si ce n’est la chaire , ne devait en effet entraver la visibilité. Seul organe de circulation , la nef est encadrée , non pas de bas-côtés comme cela est le cas à la cathédrale , mais d’une série de chapelles destinées à l’origine aux confessionnaux. De massives colonnes d’inspiration antique séparent ces deux espaces. A leur sommet court une frise sculptée composée de scènes bibliques , de symboles ou emblèmes mystiques à la signification savante et quelque peu hermétique. Les cadres sculptés du second niveau ont perdu leurs tableaux qui formaient dans la nef une véritable galerie. L’ensemble de la chapelle bénéficie d’une lumière abondante due à l’ampleur des fenêtres hautes. A l’extérieur deux tours, hautes de 40m , magnifient le sanctuaire tandis que la façade occidentale se pare d’un pignon où s’affirme le style baroque. Importées à Saint-Omer par l’intermédiaire des Jésuites , les dispositions de l’ancienne chapelle contrastent avec les autres églises audomaroises traditionnellement pourvues d’une tour à l’avant de la nef. Cet édifice s’insère dans un quartier qui fut peu à peu gagné par les Jésuites depuis la fin du XVIè siècle. Ceux-ci édifièrent en effet sur le versant sud de l’église une série de bâtiments disposés autour de trois cours et destinés à l’enseignement. Le collège des Jésuites wallons était considéré comme le meilleur établissement d’enseignement secondaire des anciens Pays-Bas français. Le quartier en a conservé les dispositions générales et quelques constructions encore vouées aujourd’hui à l’éducation. Datée de 1659 , l’aile accolée à la chapelle abritait des chambres , notamment celle du portier , et la sacristie d’où l’on pouvait accéder directement dans l’église. Cette aile est occupée actuellement par la bibliothèque. Perpendiculairement à celle-ci se trouve le dernier bâtiment édifié par les Jésuites wallons avant leur expulsion décidée par ordonnance royale en 1763. Il abrite aujourd’hui le lycée Ribot.

La cathédrale gothique Notre-Dame

Ce joyau architectural contribua au rayonnement de la ville de Saint-Omer. Dernier témoin de l’art gothique des provinces du nord , il fut édifié du 12e au 16e siècle. Il surprend par la quantité et la qualité de son mobilier. Au 7e siècle , Omer , premier évêque de Thérouanne, reçoit en don d’Adroald un seigneur local le territoire de Sithieu. Sur le point le plus haut, il fonde une chapelle à l’emplacement d’un temple païen. Avant sa mort , il la confie à Bertin l’abbé du monastère tout proche. Il s’y fait enterrer en 663. Un siècle et demi plus tard , l’abbé Fridugise applique la réforme de l’Empereur carolingien Louis le Pieux. La chapelle devient une collégiale , une église desservie par 30 chanoines (prêtres). Elle s’enrichit et devient un centre intellectuel et artistique. A la fin du 9e siècle , face aux invasions vikings l’enclos est fortifié. Au sud, les comtes de Flandre y fondent un château transformé en motte castrale vers l’an mille. Les chanoines sont à l’origine de la construction de la cathédrale. Au nord , ils construisent leurs bâtiments communs où ils vivent jusqu’à la fin du 12e siècle. Le cloître , accolé à la collégiale dessert les différentes pièces de vie : dortoir , cuisine , bibliothèque, salles… Cet ensemble a été détruit à la Révolution. Mais à partir du 13e siècle , les chanoines se font construire des maisons autour de la cathédrale. L’enclos est alors fermé par cinq portes. Après la prise de la ville par Louis XIV en 1677 , les nouveaux évêques français se font construire un palais à côté du cloître. Avec la destruction de Thérouanne en 1553 , Saint-Omer devient un des trois nouveaux évêchés. La collégiale devient cathédrale en 1559 et jusqu’à la Révolution. Redevenue simple église , elle obtient du pape le titre de basilique en 1879.

Qu'est ce donc qu'un Chapitre !

Etymologie

Le chapitre (en latin : capitulum , diminutif de caput, sens premier : « tête ») est une partie d'un livre qui a donné son nom à la réunion de religieux dans un monastère durant laquelle étaient lus des passages des textes sacrés ainsi que des articles de la règle. L'usage vient de la règle de Saint Benoît qui demandait la lecture fréquente d'un passage de la règle à toute la communauté réunie .
Par extension, la communauté d'un monastère est appelée le chapitre.
La salle spécifiquement bâtie pour recevoir les réunions de chapitre est aussi appelée « salle capitulaire », « salle du chapitre » , ou tout simplement « chapitre ». Chez les Templiers comme dans tous les Ordres Religieux , la tenue d'un Chapitre se déroule à huis clos et il est strictement interdit aux participants de répéter ou de commenter à l'extérieur ce qui s'est dit durant le chapitre. Dans l'Ordre du Temple , il existait deux types de réunion de chapitre : le chapitre général et le chapitre hebdomadaire.

De nos jours les membres des Commanderies Templières OSMCS se réunissent chaque mois en Chapitre et une fois par an en Chapitre International .

Histoire de Citeaux

C'est dans l'histoire de Citeaux qu'on rencontre les premiers documents traitant du chapitre général. Cette nouvelle institution répond d'ailleurs à un besoin qui n'est pas particulier à Cîteaux , la nécessité d'unir les fondations multipliées et de centraliser le gouvernement sans compromettre l'esprit de famille de chaque groupe. D'autre part on ne peut confier à un seul homme le gouvernement d'un trop grand nombre d'abbayes : il a besoin d'être sinon contrôlé , du moins aidé par une assemblée générale qui représente l'autorité suprême et juge en dernier ressort. La Carta Caritatis , approuvée au chapitre général cistercien de 1119, et ratifiée à Saulieu par le pape Calixte II, homologuait l'institution. Dans le droit actuel, le chapitre général détient l’autorité législative suprême dans l'institut religieux selon leurs constitutions propres. Il a surtout pour mission de protéger et développer le charisme et patrimoine de l’institut , et de promouvoir sa rénovation et son adaptation selon ce patrimoine, d’élire le modérateur suprême , de traiter les affaires majeures et d’édicter des règles auxquelles tous doivent obéir. La composition et l’étendue du pouvoir du chapitre sont définies dans les constitutions , le droit propre détermine en outre le règlement de la célébration du chapitre, surtout en ce qui concerne les élections et l’ordre du jour des questions à traiter. Dans la Compagnie de Jésus , les chapitre généraux sont appelés 'Congrégations générales'.

Chapitres Provinciaux

L'institution des chapitres provinciaux est née du besoin de contrôle régulier d'autant plus efficace qu'il est limité et donc régional. Pour diverses raisons , raison de multiplicité d'abbayes, d'éloignement trop grand , les chapitres généraux , malgré la désignation de visiteurs , ne suffirent pas à assurer ce contrôle. Il était donc naturel que le besoin se fît sentir d'une division du travail.

Chapitres Conventuels

À l'origine , la réunion des membres de la communauté dans la salle du chapitre était consacrée à diverses actions et elle se tenait chaque jour , comme on le fait encore dans certains monastères. Toutes les cérémonies du chapitre conventuel se déroulaient successivement, et sans interruption. On ne distinguait pas le chapitre liturgique , le chapitre des coulpes et le chapitre d'affaires , comme on les distingue et les sépare actuellement dans certains ordres religieux.

Chapitre Liturgique

Le chapitre liturgique ou séance capitulaire ou, plus simplement, le chapitre, réunit l'ensemble des moines dans la salle capitulaire. Lors de cette séance, un extrait de la règle est lu et expliqué par l'abbé. Les noms des saints du jour et des moines et convers de l'abbaye dont c'est l'anniversaire de la mort sont aussi cités. L'Ordo qualiter, qui régit les monastères après les réformes de Benoît d'Aniane et de Cluny fixe le déroulement de ce chapitre à la fin du viiie siècle. La cérémonie commençait par la lecture du martyrologe , précédée de l'indication du jour de la lune et de la date du mois. Puis on annonçait les fêtes du lendemain. On chantait le verset qui commence par ces mots : Pretiosa in conspectu Domini. L'invocation du secours divin pour les œuvres de la journée marquait la fin du silence nocturne. Puis , lecture de la règle avec commentaire par le président de la séance ou par un autre moine désigné.

Chapitre des Coulpes

Le chapitre des coulpes est une séance capitulaire lors de laquelle les moines avouent les fautes dont ils se sont rendus coupables et demandent pénitence. Les coutumiers des abbayes cisterciennes indiquent le cérémonial du chapitre des coulpes. Si les formules diffèrent , la procédure ne varie pas : accusation et proclamation. Avant de s'accuser , le moine coupable se prosterne puis sur l'ordre du prieur il se relève et énumère ses coulpes, c'est-à-dire les fautes extérieures de désobéissance à la règle. Il se prosterne de nouveau puis se relève. A Cluny le cérémonial de l'accusation est plus sévère . Les coulpes que l'on accuse , sont partout à peu près les mêmes : arriver en retard à l'office ou au réfectoire , se tromper dans la psalmodie ou la récitation des antiennes et des leçons , être négligent dans le travail ou au cours des différentes occupations matérielles.

Chapitre d'Affaires

À l'origine, le chapitre conventuel d'affaires était constitué par tous les moines profès du monastère : les capitulants formaient un tout distinct de la personne de l'abbé. On nommait séparément l'abbé et son chapitre. Dans les procès-verbaux de ces assemblées , on rencontre cette expression : « l'abbé et la communauté. » L'abbé et le chapitre avaient chacun un sceau spécial. De nos jours, le chapitre est le conseil du supérieur religieux dans son gouvernement. Ce n'est pas un organe de gouvernement collégial , puisque le supérieur gouverne et prend les décisions finales. Cependant , dans les cas où le droit - propre ou universel - le prescrit expressément , la validité de ces décisions peut dépendre du vote délibératif ou consultatif émis par le chapitre. C'est par exemple le cas pour l'admission d'un novice à la profession temporaire.


Chapitre International de VIVIERS 2017

L'OSMCS a tenu son Chapitre International annuel à la Maison Diocésaine Charles de Foucauld , Grand séminaire de Viviers Ardèche les 27 , 28 & 29/10/2017.
Rétrospective :

Vendredi 27 Octobre 2017 de 15h00 à 19h00 accueil des délégations étrangéres et Françaises .
Vendredi 27 Octobre 2017 de 20h00 à 22h30 Veillée d’Armes , pour les Chevaliers et postulants à l’adoubement .
La Veillée d’Armes fut suivie d’une agape fraternelle .

Samedi 28 Octobre 2017 Chapitre International.
   01 09h30 précises : Ouverture rituelle du chapitre
   02 Réception des Dignitaires de l'Ordre et invités
   03 Réception des profanes
   04 Cérémonie d’Armement – Adoubement des nouveaux Chevaliers
   05 Nominations de Grands Officiers
   06 Remise des ordres de mission
   07 Messages des Dignitaires de l’Ordre
   08 Mot de clôture du Grand Prieur de l’Ordre
   09 Fermeture rituelle du chapitre
Le chapitre fut suivi d’une agape fraternelle .

Samedi 28 Octobre 2017 de 17h00 à 20h00 Travaux de liaison des délégations , réunion du Grand Conseil.
Les travaux furent suivis d’une agape fraternelle .

Dimanche 29 Octobre 2017 de 09h00 à 12h00 . Travaux de clôture , placet du Vice Grand Prieur , placet du Grand Prieur , placet du Sénéchal .
Interventions des dignitaires internationaux .
Discours de clôture du Grand Prieur de l'OSMCS.


Vidéo 2017 légère 14 MB



Vidéo 2016 très lourde 254 MB


Vidéo 2015 légère 29 MB


Prochain Chapitre des Chevaliers d'Artois

Travaux dirigés par le T†N†C ND
Le : date communiquée aux Chevaliers et invités
Ordre du jour du chapitre :
I Ouverture rituelle du chapitre
II Réception des Dignitaires de l'Ordre et des Invités
III Lecture du compte rendu du chapitre précédent par le F† Secrétaire
IV Travaux
V Fermeture rituelle du chapitre
Le chapitre sera suivi d’une agape fraternelle .

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Les autres Chapitres

Commanderie des Chevaliers de Saint Jean

Commanderie des Chevaliers d'Argens

Commanderie Saint Pierre de Rhèdes

Commanderie des Chevaliers de l'Arche

Commanderie Saint Bernard

Commanderie Saint Benoit

Commanderie Robert de Craon

Commanderie Baudouin de Beaujeu

Commanderie Balian Ibelin

Commanderie hugues de champagne

Commanderie du Saint Graal

Commanderie Sainte Roseline

Commanderie Saint Théophile

Commanderie Notre Dame des Apotres







Retour sur deux siècles d'existance Templière

Organisation et hiérarchie de l'Ordre du Temple

L'organisation, le fonctionnement et la structure de l'Ordre sont fixés dans la Règle initiale et dans les Retraits , articles ajoutés au fil de l'eau , dont beaucoup sont l'œuvre de Bertrand de Blanchefort.

Divisions territoriales

l'Ordre du Temple était divisé en provinces dont le nombre a varié au fil des ans. Les historiens reconnaissent 21 provinces dans l'Ordre à savoir :
France , Poitou , Auvergne , Provence , Bourgogne , Portugal , Castille , Aragon , Valence , Sicile plus les Pouilles , Rome , Toscane plus Lombardie , Angleterre , Allemagne , Hongrie, Pologne plus Tchéquie , Jérusalem , Tripoli , Antioche , Chypre , Petite Arménie.

Structure hiérarchique

Le Maître :
Le rôle du maître et son pouvoir sont restreints. Il est la figure de proue de l'Ordre, mais il ne peut rien faire seul. Il a un rôle de représentation et se contente de signer les documents qui lui sont soumis par le chapitre général. C'est au cours des chapitres que le maître et les membres décident de tout ce qui concerne l'Ordre. Toute décision doit être approuvée par l'ensemble du conseil. Il est élu par un conseil, composé de douze frères (8 chevaliers et 4 sergents) et d'un frère chapelain. Les membres de ce conseil sont désignés par l'ensemble des dignitaires et des commandeurs de Terre Sainte à la mort du précédent maître.
Le Sénéchal :
Deuxième personnage de l'Ordre , c'est l'homme de l'ombre , sa fonction est de le remplacer lorsque celui-ci s'absente.
Le Maréchal du Couvent du Temple :
C'est le chef militaire de l'Ordre. En campagne, même le maître de l'Ordre doit se plier aux décisions du Maréchal du Couvent. Il est aussi responsable de la garde du gonfanon baussant. Il veille aussi à ce que les frères de l'Ordre aient leur matériel de combat en état.
Le Commandeur de la Terre de Jérusalem :
Quatrième en ordre d'importance dans l'Ordre , c'est le trésorier. C'est lui qui gère tout l'argent des commanderies d'Europe et qui s'occupe des fournitures.
Le Commandeur de Jérusalem :
Il est aussi le frère hospitalier de l'Ordre. Il s'occupe des malades et des blessés , et en campagne , c'est à lui que revient la charge de faire garder la Vraie Croix.
Les Commandeurs des Terres de Tripoli et d'Antioche :
Ils sont les représentants du maître dans ces provinces. Ils ont les mêmes droits que ce dernier , lorsque celui-ci n'est pas présent physiquement dans leur province. Tout comme le maître , ils sont secondés par des chevaliers , comme le maréchal de la Terre d'Antioche par exemple...
Les Commandeurs des autres Provinces :
Ils ont le même statut que les frères précédents , mais comme leurs provinces ne sont pas en "Guerre" , ils n'ont pas de maréchaux pour les seconder.
Le Frère Drapier :
Il est le responsable de la logistique vestimentaire des frères de l'Ordre. Il doit fournir vêtements , pièces de literie, chaussures ,... à tous les frères de l'Ordre. C'est aussi lui qui prend les habits séculiers d'un nouveau frère et qui prépare la robe et le manteau pour la cérémonie de prise d'habit.
Les Frères Chevaliers Commandeurs des Maisons :
Ils étaient simplement responsables de leur maison, c'est-à-dire, commanderie , forteresse , casal,.... Ils devaient rendre compte en tout au Commandeur de la Terre ou de la Province.
Le Commandeur des Chevaliers :
Il y a plusieurs commandeurs des chevaliers. Ils sont en fait des lieutenants du Maréchal du Couvent. L'un d'entre eux, placé sous le commandement direct du Commandeur de la Cité de Jérusalem, commande aux chevaliers laïcs qui servent à terme dans l'Ordre.
Le Turcoplier :
Il commandait aux turcoples (troupes indigènes), habitants de Terre Sainte qui s'engageaient dans l'Ordre et qui servaient le plus souvent comme cavalerie légère et d'éclaireurs. Le Turcoplier commandait également les frères sergents lorsqu'on était en campagne.
Le Sous-Maréchal :
Il est sous le commandement du maréchal du Couvent. C'est lui qui garde le Gonfanon plié jusqu'au début de la bataille. A ce moment , c'est le Maréchal qui s'en empare et qui le brandit. En dehors des campagnes , il commande aux Frères de Métier. C'est aussi lui qui doit fournir en matériel les frères de l'Ordre.
Le Gonfanonier :
Il commande aux écuyers. En campagne , il garde un gonfanon de réserve roulé autour de sa lance.
Le Commandeur de la Voûte d'Acre :
C'est un trésorier spécial qui administre tous les biens de l'Ordre qui sont débarqués des bateaux à leur arrivée dans le port d'Acre.


Se peut il que l'Ordre du Temple ait perduré ?

Pendant deux siècles ces moines soldats se sont acquittés tant bien que mal de leur tache (en sécurisant les routes des pélerins et en veillant sur les états latins et la Terre Sainte). En 1291 battus par les musulmans ils durent abandonner le Proche Orient sans avoir démérité.
Leur ennemi était devenu définitivement plus fort qu'eux.
De retour en Europe ils eurent des destinées différentes suivant leurs pays d'origine , en France le Roi Philippe IV aidé du Pape Clément V (qui ne pouvait pas faire grand chose pour sauver les Templiers) les spolia de leurs biens et les extermina. Notons que Clément V était redevable au roi Philippe IV car c'est par la volotonté de celui ci qu'il était devenu Pape. Clément V essaya d'arreter les procédures lancées par le Roi Philippe IV à l'encontre des Templiers mais il était tenu par le Roi . L'obstination de Philippe IV le Bel finit par avoir le dessus sur la résistance du Pape Clément V . Après des années de résistance Clément V abandonna les Templiers à leur triste sort . Néanmoins certains Templiers Français purent s'échapper dans d'autres pays ou ils y furent bien accueillis. Il convient de noter que seule la France s'acharna sur les Templiers car ces derniers étaient devenus très riches et représentaient un danger pour le Roi et accessoirement pour l'Eglise. Les Templiers sans avoir démérité avaient failli à leur mission initiale à savoir :
Sécuriser les chemins de Pélerinages au Proche Orient et défendre les Etats Latins , désormais sans but ils devaient disparaitre , et , c'est ce que le dernier Garnd Maitre Jacques de Molay n'a pas compris .
Certains Templiers trouvérent refuge au Portugal , en Italie en Ecosse en Angleterre en Aragon au Danemark en Suéde au Royaume de Naples . La légende veut également que les Templiers prirent la mer à la Rochelle avec leur trésor pour les Amériques ! Les survivants continuérent l'oeuvre des Templiers en cultivant l'art du secret après les persécutions dont ils avaient été victimes en France.Nul doute qu'ils furent (entre autre) à l'origine de la création de la Franc Maçonnerie en Ecosse.

Les Templiers sont parmi nous de nos jours.

Templier au combat

Ci dessous quelques ouvrages de l'historien "Alain Demurger" traitant de l'histoire des TEMPLIERS






Origine des Templiers

Avant d'aborder ce sujet , il convient de rappeler qu'une légende persistante attribue la paternité de l'Ordre du Temple à l'Ordre d'Amus .
Certains "Romanciers Historiens" ont affirmé sans apporter de preuves que Godefroy de Bouillon , faisait partie d’une société secrète appelée Quel était donc cet Ordre d'Amus ?
L'Ordre d'Amus fut inspiré des Chevaliers Kadosh (Ordre des Solitaires) . Cet Ordre lui meme d'inspiration Essénienne Gnostique et Johannique (au sens de Saint Jean et pas encore de Jeanne d'Arc) .
l’Ordre d’Amus.
Il faut savoir qu’il existait à Thèbes une société secrète appelée l’Ordre du Kadosh , ou Ordre des Solitaires (Ordre des Purs, des Parfaits). Le comte de Toulouse , Raymond de Saint Gilles , en ayant été informé et désirant en savoir plus , aurait envoyé en 1104 un de ses sujets , Arnaud , à Thèbes , pour être initié dans cet Ordre. De retour à Toulouse , après avoir été initié aux trois degrés de l’Ordre du Kadosh , il aurait fondé , avec l’autorisation de son maître Kadosh , l’Ordre d’Amus , qui très vite aurait eut des ramifications partout en Europe. Parmi les initiés à cet Ordre ,il y aurait eu Godefroy de Bouillon , le comte de Toulouse , le comte de Champagne , le roi Henri 1er d’Angleterre , et les neuf fondateurs du Temple. En 1104 , bien avant la fondation de l’Ordre du Temple , le comte Hugues de Champagne qui devint sans doute le Grand Maître occulte du Temple , rencontra à Byzance , accompagné d’Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint-Omer, le Maître des Frères d’Orient, dont le patronyme était Melchissédek , le nom même du roi de Salem , (le « roi de Justice » , dont parle la Bible) et qui avait succédé à Michel Psellos (Michel Psellos , fondateur de l'Ordre des Frères d’Orient , était initié aux doctrines hermétiques , néo-pythagoriciennes et néo-platoniciennes) en 1078. Une des hypothéses , s'appuyant sur cette découverte , est que L'ordre du Temple est né en Terre sainte , en 1119.
Après la première croisade, à l'initiative de 9 chevaliers qui voulaient protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem. Il a été officialisé par le concile de Troyes , neuf ans plus tard , à l'initiative de saint Bernard de Clairvaux. Il tire son nom du temple de Salomon , à Jérusalem , où il a installé son siège à ses débuts (c'est aujourd'hui la mosquée al-Aqsa). Ses membres, les Templiers, aussi appelés Chevaliers du Temple ou Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, sont des moines issus de la chevalerie , donc de la noblesse , qui vivent selon la règle bénédictine tout en mettant leur épée au service de l'Église . Avec leurs homologues de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean , ils constituent l'essentiel de l'armée permanente dans les États Francs de Palestine. La devise des Templiers exprime la double identité des moines-chevaliers : Memento finis : Pense à ta fin , en chrétien... et Pense à ton but en soldat. Ses forteresses à l'architecture puissante et efficace , comme Mont-Thabor , ont marqué durablement le paysage de la Palestine. Ses commanderies destinées au recrutement des nouveaux chevaliers et à l'hébergement des invalides , ont couvert l'Europe. À Cressac , au sud d'Angoulême , nous pouvons encore voir la chapelle de la commanderie du Dognon et ses émouvantes peintures murales qui racontent la croisade. Le prestige des moines-soldats au manteau blanc frappé d'une croix rouge a été immense pendant les deux siècles qu'ont duré les croisades... malgré la trahison ignominieuse du grand maître Gérard de Ridefort à la bataille de Hattîn , en 1187. Après l'échec de la 8ème croisade , l'ordre , dont la raison d'être était la défense des Etats Latins et de la Terre Sainte, fut considéré comme une menace par le pouvoir à cause de sa trop grande importance en France . Il fut donc décapité par le roi Philippe le Bel . Quelques Templiers survivants trouvèrent refuge en Ecosse en Angleterre en Espagne en Italie au Portugal , ou ils se firent oublier du pouvoir Français . L'imaginaire cependant s'empara de leur destinée , et , très vite les Templiers furent apperçus en Amérique , au Canada , au Danemark etc..
l’Ordre du Temple
ne fut pas « créé » dans le but de protéger les chemins de Jérusalem , mais qu’il aurait été délibérément mis en place par une structure secrète orientale , et que nos neuf chevaliers ne furent en fait que des « prête-noms » pour « occidentaliser » , ou « christianiser » cette structure.
Voila résumée la thèse (jamais prouvée) qui affirme que l'Ordre d'Amus fut le précurseur de l'Ordre du Temple , chacun appréciera cette réécriture de l'histoire !

Plus sérieusement , l’origine des Aux 11ème et 12ème siècles , le renouveau du monachisme chrétien permit la fondation de nombreux ordres religieux avec notamment les convers qui privilégiaient le travail manuel , et la rénovation de la vie canoniale qui adopta la Règle de Saint Augustin , les chanoines (ordre de Saint-Lazare de Jérusalem) ou des moines (ordre de Saint-Jean de Jérusalem) s'engageant dans des activités hospitalières ou dans la vie paroissiale. C'est dans ce contexte religieux que l'Église catholique incita les chevaliers du 12ème siècle à devenir des Milites Christi , autrement dit des « Chevaliers du Christ » pour combattre les infidèles en Terre sainte. Le pape Urbain II prêcha la première croisade le 27 novembre 1095, dixième jour du concile de Clermont. La motivation du pape à voir une telle expédition militaire prendre forme venait du fait que les pèlerins chrétiens en route vers Jérusalem étaient régulièrement victimes d'exactions voire d'assassinats. Le pape demanda donc aux peuples Chrétiens d'Occident de prendre les armes afin de venir en aide aux Chrétiens d'Orient. Cette croisade eut alors comme cri de ralliement « Dieu le veut ! » et tous ceux qui prirent part à la croisade furent marqués par le signe de la croix, devenant ainsi les croisés (terme qui n'apparaît qu'au concile de Latran IV en 1215). Cette croisade aboutit le 15 juillet 1099 à la prise de Jérusalem par les troupes chrétiennes de Godefroy de Bouillon.
Hugues de Payns (aux origines controversées et qui pourrait fort bien n'etre que hugues le paien frère de Geoffroy de Saint Omer) , futur co-fondateur et premier maître de l'ordre du Temple, vint en Terre sainte acoompagné de Godefroy de Saint Omer et d'une cohorte de chevaliers Français . Ils en revinrent en 1107 , puis y repartirent en 1114 , se mettant alors sous la protection et l'autorité des chanoines du Saint-Sépulcre, pour défendre les possessions de ces chanoines et pour protéger le tombeau du Christ. Hugues de Payns , Geoffroy de Saint Omer et 7 autres chevaliers fondérent alors l'Ordre des Templiers.

C'est le 23 janvier 1120 , lors du concile de Naplouse que naquit officiellement , sous l'impulsion d'Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (en latin : pauperes commilitones Christi Templique Salomonici) , qui avait pour mission de sécuriser le voyage des pèlerins affluant d'Occident depuis la reconquête de Jérusalem et de défendre les États latins d'Orient. Dans un premier temps, Payns et Saint-Omer se concentrèrent sur le défilé d'Athlit , un endroit particulièrement dangereux sur la route empruntée par les pèlerins par la suite , l'une des plus grandes places fortes templières en Terre Sainte fut construite à cet endroit : le château Pèlerin. Le nouvel ordre ainsi créé ne pouvait survivre qu'avec l'appui de personnes influentes. Hugues de Payns réussit à convaincre le roi de Jérusalem Baudouin II de l'utilité d'une telle milice , chose assez aisée au vu de l'insécurité régnant dans la région à cette époque. Les chevaliers prononcèrent les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Ils reçurent du patriarche Gormond de Picquigny la mission de « garder voies et chemins contre les brigands , pour le salut des pèlerins » (« ut vias et itinera , ad salutem peregrinorum contra latrones ») pour la rémission de leurs péchés , mission considérée comme un quatrième vœu habituel pour les ordres religieux militaires. En 1108 le roi Baudouin II leur octroya son palais de Jérusalem (la Mosquée al-Aqsa batie sur les ruines du « Temple de Salomon ») . C'est dans ce batiment qu'ils installèrent leurs quartiers qui donna par la suite le nom de Templiers ou de chevaliers du Temple.
liste de ces chevaliers , précurseurs ou « fondateurs » de l'ordre.

- Hugues de Payns , fondateur de l’ordre et premier Grand Maître.
Aucun document officiel n'a été retrouvé concernant la naissance de Hugues de Payns , et , de nos jours 3 thèses s'affrontent concernant sa naissance .
Certains le prétendent originaire de Troyes en Champagne .
D’autres prétendent qu'il vient de l’Ardèche .
Ce qui est étonnant c'est que le frère de Geoffroy de Saint Omer était surnommé Hugues le Païen , et comme ils sont partis ensemble à Jérusalem il se peut fort bien que hugues de Payns et hugues le Païen ne soient qu'une seule et meme personne ! En un mot Il se peut donc qu'il soit issu de la famille des Châtelains de Saint Omer , frère de Geoffroy .
Les seuls récits fiables sont ceux de Guillaume de Tyr qui , dans son livre XII , chapitre VII , rapporte la création de l'ordre du temple à l'année 1118. « Dans la même année, quelques nobles chevaliers , hommes dévoués à Dieu et animés de sentiments religieux se consacrèrent au service du Christ, et firent profession, entre les mains du patriarche de vivre à jamais, ainsi que les chanoines réguliers , dans la chasteté , l'obéissance et la pauvreté. Les premiers et les plus distingués d'entre eux furent deux hommes vénérables , Hugues des Païens et Geoffroy de Saint-Omer.

Ce qui est étonnant c'est que le frère de geoffroy de saint omer était surnommé hugues le Païen , et comme ils sont partis ensemble à Jérusalem il se peut fort bien que hugues de Payns ne soit que hugues le Païen !

Comme ils n'avaient ni église , ni résidence fixe , le roi leur concéda , pour un certain temps , un logement dans le palais qui est situé auprès du temple du Seigneur , du côté du midi... Lorsqu'ils firent leur première profession , il leur fut enjoint , par le seigneur patriarche et par les autres évêques , de travailler de toutes leurs forces et pour la rémission de leurs péchés , à protéger les routes et les chemins et de s'appliquer à défendre les pèlerins contre les attaques ou les embûches des voleurs et des maraudeurs. » Telle fut l'origine des chevaliers du Temple qui eurent pour premier maître Hugues des Païens , ainsi que le rapporte Guillaume de Tyr lui-même, dans son chapitre vingt-sixième, livre XIII. C'est à ce même Hugues , prieur de la milice sainte , qu'est adressée la seconde lettre de Hugues , prévôt de la Grande-Chartreuse , et que saint Bernard a dédié le livre suivant : il ne faut pas le confondre avec un autre Hugues qui fut comte de Champagne avant de se faire templier, comme on le voit par la lettre trente et unième de saint Bernard qui est adressée à ce dernier. Hugues des Païens , premier grand maître de la milice sainte, eut pour successeur en 1136 , un soldat aussi distingué que brave , aussi noble par ses moeurs que par sa naissance , nommé Robert de Bourgogne , originaire d'Aquitaine , comme on peut le voir dans Guillaume de Tyr , livre XV , chapitre VI , qui parle encore de lui au commencement du livre XVII. Il paraît que ce fut Evrard qui succéda à Robert Pierre le Vénérable lui écrivit une lettre qui est la vingt-sixième du livre VI. On n'est pas d'accord sur l'époque où saint Bernard écrivit cet opuscule. Il est certain pourtant qu'il le composa dans un temps où l'ordre des Templiers était déjà nombreux , comme le prouvent ces paroles : « Pendant que ces choses se passent à Jérusalem , l'univers entier sort de sa léthargie les îles écoutent, les peuples les plus lointains prêtent l'oreille, l'Orient et l'Occident bouillonnent , la gloire des nations déborde comme un torrent, on dirait un fleuve au cours impétueux qui réjouit la cité de Dieu. Mais ce qu'il y a de plus consolant et de plus avantageux , c'est que la plupart de ceux qu'on voit , de tous les pays, accourir chez les Templiers, étaient autrefois des scélérats, etc. » Or, avant le concile de Troyes , en 1127 , les chevaliers du Temple n'étaient encore qu'au nombre de neuf , comme nous le verrons bientôt par le récit de Guillaume de Tyr. Il n'est donc pas probable qu'il ait été écrit avant l'année 1132 mais il est certain qu'on en doit placer la date avant 1136 , époque où Robert succéda à Hugues des Païens en qualité de grand maître.
Les 8 autres protagonistes se présenteront à vous eux memes !

- Geoffroy de Saint-Omer , fondateur de l’ordre , Parti de mes Flandres natales avec mes trois frères Guillaume , Hugues et Gérard , pour la première croisade , je retrouve sur place mes amis , les fils de Godefroy de Bouillon et Baudouin , futur Roi de Jérusalem. Je décide de rester en terre Sainte jusqu’en 1128 ou je crée avec Hugues l’Ordre des Templiers. Je crée , en Flandres , la première commanderie d’occident à Ypres.
- Robert de Craon , je suis le 2ème Maître de l’Ordre et son législateur. Originaire d’Anjou , je n’en suis pas moins apparenté aux grandes familles du nord , par mes arrières grands parents , barons d’Artois , Sires de Créquy. Certains me surnomment Roral.
- André de Montbard , je suis l’oncle maternel de Saint Bernard. J’entre avec lui dans l’Ordre Cistercien et l’aide à fonder Clairvaux , dont il est élu abbé. Sa foi habite en moi , ce qui fait qu’après le concile de Troyes en 1129 , j’entre dans la nouvelle milice du Temple sous la conduite d’Hugues. Je reste en Terre Sainte et deviens le conseiller de la Reine Mélisande. D’abord Sénéchal de l’ordre , j’en deviendrai plus tard le 5ème Maître.
- Archambault de Saint-Amand , Présent à Troyes en 1129 , Flamand d’origine , plus exactement du Hainaut , la Foi me gagne et je m’emploie contre ses ennemis. Certains pensent que je suis le père d’Eudes , 8ème Maître du temple.
- Hugues Rigaud , Originaire du Languedoc , j’assiste au concile de Troyes où se décideront les caractéristiques qui régiront l’Ordre , de retours dans ma Provence natale , j’agirai en tant que visiteur du temple , puis procureur du Temple.
- Payen de Montdidier , originaire de Montdidier en Picardie , je suis nommé au concile de Troyes vers 1130 , Hugues me demande de gérer les biens de toute la région du Nord de la France. Je reste donc sur place en qualité de Précepteur de France.
- Bernard Rolland , Originaire du Marquisat de Provence , participant au concile de Troyes , je suis désigné pour faire connaître l’Ordre du temple dans le sud de la France. Ayant reçu de nombreuses donations , je fonde une des plus grandes commanderies à Richerenches.
- Geoffroy de Bossoit, Homme de Baudoin IV , comte de Hainaut en Belgique actuelle , je laisse mes territoires de Frameries à l’Ordre du Temple et je défends vaillamment avec eux la Terre Sainte. Je participe au concile de Troyes en 1129 .
Templiers
remonte à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ. Malgré la prise de Jérusalem par les croisés le 15 Juillet 1099 , la sécurité des pèlerins n’était toujours pas assurée. Entre les brigands régionaux et certains croisés peu scrupuleux , les pèlerinages prennaient quelque fois des tournures tragiques pour les participants. Jérusalem aux mains des croisés en 1099 , la mosquée Al-Aqsa (construite à l'emplacement du Temple de salomon) ne fut pas détruite et devint l'habitation du roi de Jérusalem Baudouin II à partir de 1104 sous l'appellation de "Palais du temple de Salomon" . En 1108 , Baudoin II , roi de Jérusalem , fit don de son palais aux futurs Templiers . Les futurs Templiers y concentreront leurs activités en fouillant les fondations de ce palais pendant environ 10 années. Une fois cette tache accomplie , en 1118 , Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer vivant sous la Règle des chanoines de saint-Augustin recruteront un grand nombre de Templiers pour assurer la garde du défilé d’Athlit , le chemin d’accès le plus dangereux pour les pèlerins. En quelques années , c'est une véritable armée templière qui quadrillera tout le proche orient , veillant à la sécurité des états Latins d'Orient.

En 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.

En 1118 , Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint Omer , décident de créer une milice de protection des pélerins : l’ordre des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon , qui plus tard prendra le nom d’Ordre du Temple. Si Hugues de Payns est très connu , personne ou presque ne connait Geoffroy de Saint Omer , je vous propose donc de vous faire découvrir en quelques lignes cet illustre Chevalier méconnu :


A Saint-Omer, et plus largement, dans l'Audomarois, tout le monde connaît Il y a une place à son nom , du côté des ruines Saint Bertin .
Qu’a-t-il fait? Quel est son lien avec les templiers ? Nous verrons cela plus loin .
En 1112, le royaume était gouverné par le roi Louis VI le Gros , qui fit reconnaître Baudoin VII , fils de Robert I (Robert le Frison) , comme douzième comte de Flandres. Les châtelains , dont l’origine remonte aux rois francs de la première race , ne furent institués que sous le règne au comté de Flandres d'Arnould III , en 1090. Ils avaient la direction de la milice urbaine et étaient en même temps les gardiens des prisons et les juges suprêmes des crimes qui se commettaient dans le ressort de leur châtellenie. Ils levaient des impôts et prenaient les mesures d’administration locale. C’est Baudoin VII , comte de Flandres , qui fit exécuter tous les travaux hydrauliques qui ont donné sa renommée à Saint Omer, notamment en 1114 quand il rendit l’Aa navigable. Baudoin VII mourut en 1119 ou 1120 des suites d’une blessure reçue lors du siège de la ville d’Eu , en Normandie. Son successeur fut Charles dit le bon , qui appartenait à la maison de Danemark. A cette époque , le châtelain de Saint Omer s’appelait Hoston. Il avait trois fils , Guillaume, qui deviendra châtelain sous le nom de Guillaume 1 , geoffroy et Hugues qui fit partie de l’expédition des Croisés de 1146 et qui séjourna longtemps dans le Soristan. Les trois frères se rangent sous la bannière de Godefroy de Bouillon , et là prend naissance l’histoire des Templiers à Saint Omer. (Hugues était dit le « païen » , ce qui fait que certains auteurs l’assimilent à Hugues de Payns). Nous avons évoqué Saint Bernard , Geoffroy , Hoston , il reste un homme incontournable dans cette aventure Templière :

Suger régent du royaume .
Suger est né en 1082 à Saint Omer , et est mort en 1152 à la cour de Louis VII. Il fut consacré à Dieu dans l’église de Saint Denis. Sa première éducation lui fut donnée dans l’abbaye de Saint Bertin. En 1092 , il avait 10 ans , il est déposé par son père en l’abbaye de Saint Denis , qu’il ne devait plus quitter. Dans cette abbaye , il forma une amitié indissoluble avec le fils unique du Roi de France. Il connut trois rois et quatre papes et des princes étrangers le prirent pour arbitre. Il prépara Philippe I à mourir et présida ses obsèques. Il devint alors conseiller de Louis VI , son ami d’enfance. En 1122 , à 40 ans , Suger est élu abbé du monastère. Après avoir donné lui-même l’exemple dangereux d’une existence trop somptueuse pour un moine , il réforma son abbaye avec un soin scrupuleux. C’est sa rencontre avec Saint Bernard qui fut déterminante. Auparavant , son Eglise était emplie de dorures , de pierres et de bois précieux. C’était un endroit très à la mode où le beau monde aimait à se rencontrer , loin de la ville, mais aussi bien loin de la rigueur indispensable à un lieu sacré. Après sa rencontre avec Saint Bernard , il appliqua avec fermeté la règle de Saint Benoît , ce qui lui valut d'ailleurs quelques problèmes avec certains moines qui avaient vite pris l’habitude de la vie facile et oisive. Mais il tint bon , et l’abbaye retrouva sa vocation première. Avant son départ pour la croisade , en 1147 , Louis VII le nomme régent du royaume. On sait , d’après les courriers échangés , que Suger était très lié avec Saint Bernard. Il fut un ardent adversaire d’Abélard : il força Héloïse à quitter le monastère d’Argenteuil. C’est lui qui décida de la construction de l’abbaye de Clairmarais (prés de Saint Omer).
Suger
il y a une place à son nom , du côté des ruines Saint Bertin à Saint Omer. Qu’a-t-il fait? Quel est son lien avec les templiers ? Nous verrons cela plus loin .
Quant à geoffroy, fils du Seigneur de Saint Omer, fondateur de l’ordre du Temple, rien , pas une place , pas une rue , pas une impasse.
Pas une seule trace dans les documents touristiques de la ville. A croire qu’il ait été maudit, et que cette malédiction dure encore! Et c’est la même chose pour Hoston de Saint Omer, qui fut un grand dignitaire de l’Ordre du Temple.
Ces trois hommes furent liés par un quatrième personnage , peut-être le plus illustre , Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux ,
né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux, est un moine français , réformateur de la vie religieuse. Directeur de conscience et important promoteur de l'ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux) , il recherche par amour du Christ la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve , toute sa vie , d'une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux , pour émouvoir et entraîner les foules , pour allier son ordre avec la papauté et pour élaborer une idéologie militante que son ordre et toute l'église catholique mettront en œuvre. C'est aussi un conservateur, qui réagit contre les mutations et les excès de son époque (la « renaissance du XIIe siècle ») , marquée par une profonde transformation de l'économie , de la société et du pouvoir politique. saint-bernard-de-clairvaux initiateur de l'ordre du temple Il joue un rôle dans la transposition de la croisade en guerre sainte contre les cathares. Mort en 1153 , il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Déclaré docteur de l'Église en 1830 par Pie VIII.
Bernard de Clairvaux
, autrement dit Saint Bernard . Geoffroy et Suger l’ont rencontré , et leur rencontre avec cet homme que certains historiens désignent comme le plus influent de l’occident médiéval a été déterminante pour le reste de leur vie. Guillaume , fils de Hoston, assiste utilement Robert II , dit de Jérusalem , dans ses principales entreprises. Pendant ce temps , ses frères Hugues et Geoffroy contribuent à la prise de Jérusalem , et Hugues dit « païen » reçoit en récompense de ses exploits la principauté de Galilée et la Seigneurie de Tibériade. Geoffroy fonde en 1118 avec Hugues de Payns et sept autres chevaliers l’Ordre du Temple (Templiers). Dix ans plus tard , en 1128 , il obtient du concile de Troyes , donc de Saint Bernard , un règlement et des statuts pour ses braves compagnons , la sécurité des voyageurs , l’effroi des brigands , et jette en Europe les bases de la prodigieuse puissance de cette milice héroïque. En 1127 , geoffroy et plusieurs de ses compagnons fondent dans les faubourgs d’Ypres une commanderie , sur le territoire d’Upstal. On retrouve encore sa trace la même année à Rome , près du Pape Honorius III , chez lequel il était venu chercher du secours pour une nouvelle croisade. En 1129 ou 1130 , Hugues de Payns se rend à la cour d’Angleterre où il est reçu de façon « étonnante » , mais on comprend pourquoi , sachant que les deux hommes étaient initiés dans le même Ordre d’Amus , par le roi Henri 1er , qui octroie à l’Ordre des biens énormes (on signale dans les sources anglaises , « de grands trésors d’or et d’argent »). A son retour sur le continent , Hugues emmène à sa suite chevaliers anglais et flamands avant de rassembler les preux français et de rejoindre Marseille. Pendant ce temps , geoffroy a su convaincre sa famille de l’aider pour obtenir la donation des redevances des Flandres de la part du comte Guillaume Cliton avec l’assentiment des barons normands et flamands.
Geoffroy fut nommé duc de Thèbes , et c’est dans cette contrée lointaine qu’il termina sa vie aventureuse.
De geoffroy, il ne reste presque rien , hormis une loge maçonnique à l’Orient de Bruxelles , une autre à Renescure et une autre encore à Saint Omer , ainsi qu’un grade maçonnique "Chevalier Kadosh".
Hoston de Saint Omer est le fils de Guillaume I , donc neveu de geoffroy , devient un des hauts dignitaires du Temple , et assiste avec plusieurs chevaliers templiers aux funérailles de Suger en 1152. Gautier , son frère , aide Saint Bernard à faire surgir des eaux l’abbaye de Clairmarais (près de Saint Omer).


Refermons la parenthèse et revenons à l'année 1118 .
En 1118 , ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies , comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte. Dès sa création , l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle , et celui du Pape, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté , chasteté et obéissance , l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles , mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle , après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris , à Londres et dans les commanderies , ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France , les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance , leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies , tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ce dernier forge au début du XIVème siècle une image négative des Templiers , représentés comme des hommes arrogants et avares. Voyons maintenant comment s'est déroulée cette machination.





Disparition des Templiers

Déroute des Templiers en 1291 à Saint Jean d'Acre

Profitant des discordes entre les différentes factions de la ville de Tripoli, le sultan mamelouk Qala'ûn avait conquis la ville de Tripoli le 28 avril 1289. Henri II , roi de Chypre et de Jérusalem réussit cependant à négocier en mars 1289 une trêve de dix ans avec Qala'ûn, mais celui-ci meurt le 6 décembre 1290. Son fils Al-Ashraf Khalil entend profiter du moindre prétexte pour reprendre les hostilités. L'ancien royaume de Jérusalem est alors composé des villes de Saint-Jean-d'Acre , Beyrouth , Tyr , Saïda et de la forteresse d'Hatlith . Une croisade de pèlerins non combattants arrive alors à Saint-Jean-d'Acre. Sans aucune expérience militaire , ces pèlerins imaginent que leur bonne volonté suffirait à reprendre Jérusalem. Sans connaissance de la situation politique de la Terre sainte , ils accusent les Latins d'Orient de complaisance à l'égard des musulmans , n'hésitant pas à les qualifier de traîtres à la cause chrétienne. Ils refusent le principe de la trêve. Par sécurité, une interdiction de quitter la ville leur est intimée. Ils passent à l'action dès le 13 mars 1291 , en massacrant des paysans musulmans venus en ville vendre leur production. Ils ne s'arrêtent pas à ce premier massacre. Ils envahissent le bazar et égorgent les marchands supposés musulmans. Atterrés , les consuls de la ville et les grand-maîtres des Ordres militaires préfèrent alors avertir directement le sultan Al-Ashraf , lequel réclame le châtiment des coupables. Seul Guillaume de Beaujeu , grand maître de l'Ordre du Temple plaide pour l'exécution des criminels. Les autres membres du conseil de Saint-Jean-d'Acre sont persuadés que le sultan se contentera d'excuses. De plus , ces derniers ne croient pas à la déclaration de guerre du mamelouk , pensant qu'il s'agit uniquement de menaces. Par conséquent , des ambassadeurs son envoyés chargés de présents pour l'amadouer, mais sont jetés en prison par Al-Ashraf.
Le sultan Al-Ashraf arrive devant Saint-Jean-d'Acre le 5 avril 1291 et entame immédiatement le siège. En plus d'une armée de 220 000 soldats , il dispose de nombreuses machines de siège. La ville abrite 30 000 à 40 000 habitants , dont 16 000 soldats. Le sultan fait placer ses quatre énormes catapultes à des emplacements stratégiques, face aux plus importantes tours de défense de la ville , et des mangonneaux et balistes dans les intervalles. Le 15 avril , Guillaume de Beaujeu tente une sortie à la tête de Templiers. Ils surprennent les avant-postes, mais leurs chevaux trébuchent dans les cordages et les musulmans se ressaisissent. Les Templiers parviennent difficilement à retourner en ville et leur tentative d'incendier une des catapultes a échoué. Ils tentent à nouveau l'opération quelques jours plus tard, sans succès. Le 4 mai, le roi Henri II débarque à Saint-Jean-d'Acre, avec 200 chevaliers , 500 fantassins et des vivres en quantité. Le moral des assiégés remonte et Henri II , en tant que roi de Jérusalem essaye de traiter avec le sultan : celui-ci exige la reddition pure et simple de la ville , et accorde la vie sauve aux habitants. Le 7 mai , Henri repart vers Chypre , en laissant son armée sur place. Le bombardement de la ville par les machines mamelouks s'intensifie , et des esclaves creusent des mines sous les principales tours. Le 15 mai , une partie de la Tour Neuve s'écroule. Guillaume de Beaujeu fait construire une tour en bois (ou chat) pour combler la brèche , mais n'y parvient que de manière incomplète. Une tempête au large empêche l'évacuation des femmes et des enfants par la mer. Les quelques navires déjà partis sont obligés de revenir se réfugier au port. Le vendredi 18 mai 1291 , à l'aube , les Musulmans lancent l'assaut. Ils prennent pied sans difficulté dans la Tour Neuve , puis se divisent en deux groupes pour s'emparer de la zone entre les deux enceintes et bombarder les assiégés de feux grégeois et de flèches. Guillaume de Beaujeu , grand-maître du Temple , et Jean de Villiers, grand-maître de l'Ordre des Hospitaliers , longtemps rivaux et réconciliés à l'heure du danger, défendent le point le plus menacé , la Porte Saint-Antoine. Atteint d'une flèche sous l'aisselle , Guillaume se retire du combat. Des croisés lui crient : "Pour Dieu , sire, ne partez pas , car la ville sera bientôt perdue !" , ce à quoi Guillaume répond « Seigneurs , je ne peux plus , car je suis mort , voyez le coup. » On l'emporte à la Commanderie du Temple où il expire quelques heures plus tard. Jean de Villiers , également grièvement blessé , est transporté sur un navire en direction de Chypre. Les Mamelouks prennent alors la Porte Saint-Antoine et se ruent dans la ville , massacrant les habitants. Certains tentent de fuir avec les navires dont quelques-uns , surchargés, coulent. 10 000 habitants ont pu se réfugier dans la Voûte d'Acre , la citadelle des Templiers , qui tient encore. Cette citadelle donne sur la mer et les rescapés peuvent embarquer pour se réfugier à Chypre. Pendant dix jours , la citadelle résiste aux bombardements incessants , avant de succomber à son tour , le 28 mai.

Conséquences

Cette conquête marque la fin de la présence Franque en Terre sainte. En effet , la bailli de Tyr et sa garnison évacuent peu après cette place-forte , l'une des mieux fortifiées de Terre Sainte aux yeux des chrétiens. Le nouveau grand-maître des Templiers , Thibaud Gaudin, ainsi que les Templiers se sont repliés à Sidon. Sa population est évacuée et Thibaud part pour Chypre , prétendant aller chercher des renforts, mais ne revient pas. Sidon est prise le 14 juillet. Se fiant aux promesses de paix du sultan , les habitants de Beyrouth lui ouvrent les portes le 21 juillet et le système de capitation fut mit en place , et seul les Templiers de la commanderie furent pendus haut et court. Les 3 et 14 aoûts suivants , les places fortes de Tortose et de Château-Pèlerin sont évacuées sans combat. Seules deux cités en Terre sainte restent chrétiennes : l'îlot d'Arouad , au sud de Tortose, est tenu par les Templiers , et la ville de Gibelet , confiée au seigneur, Pierre Embriaco, ami du sultan. Celui-ci la lui avait rendue en 1289 après l'avoir prise au comte de Tripoli. Ces deux ports sont abandonnés en 1302. Cette date 1291 , symbole de la perte des dernières positions latines en Orient , est fréquemment considérée par les historiens comme celle de la fin des croisades médiévales. Les Templiers sont définitivement chassés du proche orient par les Musulmans et se replient dans leurs pays d'origine .

Retour des Templiers en France

Une puissance Templière génante

Dès lors en France les Templiers concentreront leurs activités sur la gestion de leurs biens et patrimoine . Leur richesse étant immense mais la raison d'etre de cet ordre n'existant plus le roi de France et le clergé décidérent de supprimer cet ordre . Les Templiers devenaient genant , pire ils représentaient pour le pouvoir en place une menace à peine voilée .

Extermination des Templiers

Le roi avec l'aide du clergé hourdit une machination visant à exterminer les Templiers pour s'en approprier les biens. En 1305 , apres un long travail de sape , Philippe le Bel roi de France , est pret à passer à l'action pour s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance , mais il veut aussi faire pression sur le pape Clément V dans le but d'obtenir de lui la condamnation de la mémoire de Boniface VIII justifiant par là son action violente perpétrèe à Agnani contre ce pape Boniface VIII .
Les rumeurs s’amplifient fin 1305 et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie.
Philippe le Bel sautera sur l'occasion pour instruire un procès à charge .De l'avis de tous les historiens (Alain Demurger et les autres) si la rumeur contre les Templiers fut bien réelle son contenu était lui entiérement faux.
Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés. L’Ordre est définitivement aboli en 1312. Son dernier grand-maître, Jacques de Molay , est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris le 18 mars 1314. Son appel à la vengeance divine à ce moment-là, puis les morts successives de plusieurs des persécuteurs du Temple , donnèrent lieu à la fameuse légende de la malédiction des Templiers. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui , finalement , hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac , ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers , ceci jusqu’à la Révolution française , en 1789.





Templiers célèbres.

Grands Maitres débuts de maitrises

Frère Hugues de PAYENS en 1118.
Frère Robert de CRAON en 1136.
Frère Evrard des BARRES en 1148.
Frère Bernard de TRAMELAY en 1152.
Frère André de MONTBARD en 1154.
Frère Bertrand de BLANQUEFORT en 1156.
Frère Philippe de NAPLOUSE en 1169.
Frère Eudes de SAINT AMANT en 1170.
Frère Arnault de TORROGE en 1181.
Frère Jehan de TERRIC en 1185.
Frère Gérard de RIDEFORT en 1187.
Frère Robert des SABLES en 1191.
Frère Gilbert d’ ERALS en 1193.
Frère Philippe du PLAISSIS en 1201.
Frère Guillaume de CHARTRES en 1210.
Frère Pierre de MONTAIGU en 1219.
Frère Armand de PERIGORD en 1233.
Frère Richard de BURES en 1245
Frère Guillaume de SONNAC en 1247.
Frère Armand de VICHY en 1250.
Frère Thomas BERARD en 1252.
Frère Guillaume de BEAUJEU en 1273.
Frère Thibaud de GAUDINI en 1291.
Frère Jacques de MOLAY en 1292.

Fondateurs de l'Ordre en 1118

Aussi connu sous les noms de Geoffroi et Godefroy de Saint-Omer , était un chevalier flamand, Gaulois de nation et l'un des membres fondateurs de l’ordre du Temple en 1118. Dans le contexte de la croisade prêchée par le pape Urbain II en 1095, avec le chevalier Hugues de Payns il organisa, en 1119, la milice des pauvres chevaliers du Christ au service des chanoines du Saint-Sépulcre à Jérusalem. En 1129, cette milice fut fondée en ordre monastique et militaire qui prit le nom d'ordre du Temple. Avec Hugues de Payns il fera plusieurs allers et retours entre le royaume de France et Jérusalem afin de trouver des soutiens financiers pour l'Ordre. En 1127, nous retrouvons sa trace à Rome auprès du pape Honorius III pour organiser une nouvelle croisade. En 1130, il repart à Jérusalem avec Hugues de Payns (qui venait de recevoir des sommes d'argent et des biens énormes de la couronne d’Angleterre) après qu'il a convaincu sa famille de donner à l'ordre les redevances des Flandres du comte Guillaume Cliton.
Guillaume 1er ( Hoston de Saint Omer ), assiste utilement Robert II , dit de Jérusalem, dans ses principales entreprises. Pendant ce temps , ses frères Hugues et geoffroy contribuent à la prise de Jérusalem , et Hugues dit « païen » reçoit en récompense de ses exploits la principauté de Galilée et la Seigneurie de Tibériade. Geoffroy fonde en 1118 avec Hugues de Payns et sept autres chevaliers l’Ordre du Temple. Dix ans plus tard , en 1128 , il obtient du concile de Troyes , donc de Saint Bernard , un règlement et des statuts pour ses braves compagnons , la sécurité des voyageurs , l’effroi des brigands , et jette en Europe les bases de la prodigieuse puissance de cette milice héroïque. En 1127 , geoffroy et plusieurs de ses compagnons fondent dans les faubourgs d’Ypres une commanderie , sur le territoire d’Upstal. On retrouve encore sa trace la même année à Rome , près du Pape Honorius III , chez lequel il était venu chercher du secours pour une nouvelle croisade. En 1129 ou 1130 , Hugues de Payns se rend à la cour d’Angleterre où il est reçu de façon « étonnante » par le Roi Henri 1er car selon la rumeur non vérifièe lui et Hugues faisaient parti d'un Ordre secret (AMUS) . Donc le Roi Henri 1er octroie à l’Ordre des biens énormes (on signale dans les sources anglaises , « de grands trésors d’or et d’argent »). A son retour sur le continent , Hugues emmène à sa suite chevaliers anglais et flamands avant de rassembler les preux français et de rejoindre Marseille. Pendant ce temps , geoffroy a su convaincre sa famille de l’aider pour obtenir la donation des redevances des Flandres de la part du comte Guillaume Cliton avec l’assentiment des barons normands et flamands.
Geoffroy fut nommé duc de Thèbes , et c’est dans cette contrée lointaine qu’il termina sa vie aventureuse.
De Geoffroy , il ne reste presque rien , hormis une loge maçonnique à l’Orient de Bruxelles , une autre à Renescure et une autre encore à Saint Omer , ainsi qu’un grade maçonnique "Chevalier Kadosh".
Geoffroy de Saint-Omer

Aucun document officiel n'a été retrouvé concernant la naissance de Hugues de Payns , et , de nos jours 3 thèses s'affrontent concernant sa naissance .
Certains le prétendent originaire de Troyes en Champagne .
D’autres prétendent qu'il vient d'Ardèche. Il existe une hypothèse ardéchoise mentionnée, entre autres, par Michel des Chaliards, avec Hugues de Payens, né en 1070 au château de Mahun, en Vivarais. Cette hypothèse se retrouve dans la Revue du Vivarais, tome LXXXVI no 2 d'avril-juin 1982, qui cite en page 125, une référence à Hugues de Pagan, 'originaire du Vivarais, d'un château proche de Vérines, prieuré dépendant de celui de Macheville', selon le Père Odo de Gissey, Histoire de N.D du Puy, 1644. La liaison est faite avec le château de Mahun, commune de St-Symphorien-de-Mahun. Mention est faite de Aymon Ier, qui serait le grand-père de Hugues de Pagan. Différentes références à des armoiries sont ensuite données. (article de F.Malartre). Ainsi: Anno millesimo centesimo trigesimo, Hugo de Paganis, vivariensi, primo militiae Templi magistro ..., de Polycarpe de La Rivière : Carpentras, Bibl. municip., ms 515, p. 679.
Il existe une autre hypothèse car ,ce qui est étonnant c'est que le frère de Geoffroy de Saint Omer était surnommé Hugues le Païen ,et, comme ils sont partis ensemble à Jérusalem il se peut fort bien que Hugues de Payns et Hugues le Païen ne soient qu'une seule et meme personne ! En un mot , il se peut donc qu'il soit issu de la famille des Châtelains de Saint Omer , frère de Geoffroy .
Guillaume de Tyr qui, dans son livre XII, chapitre VII, rapporte la création de l'ordre du temple à l'année 1118. « Dans la même année, quelques nobles chevaliers, hommes dévoués à Dieu et animés de sentiments religieux se consacrèrent au service du Christ, et firent profession, entre les mains du patriarche, de vivre à jamais, ainsi que les chanoines réguliers, dans la chasteté, l'obéissance et la pauvreté. Les premiers et les plus distingués d'entre eux furent deux hommes vénérables, Hugues des Païens et Geoffroy de Saint-Omer.

Comme ils n'avaient ni église, ni résidence fixe, le roi leur concéda, pour un certain temps, un logement dans le palais qui est situé auprès du temple du Seigneur, du côté du midi... Lorsqu'ils firent leur première profession, il leur fut enjoint, par le seigneur patriarche et par les autres évêques, de travailler de toutes leurs forces et pour la rémission de leurs péchés, à protéger les routes et les chemins et de s'appliquer à défendre les pèlerins contre les attaques ou les embûches des voleurs et des maraudeurs. » Telle fut l'origine des chevaliers du Temple qui eurent pour premier maître Hugues des Païens, ainsi que le rapporte Guillaume de Tyr lui-même, dans son chapitre vingt-sixième, livre XIII. C'est à ce même Hugues, prieur de la milice sainte, qu'est adressée la seconde lettre de Hugues, prévôt de la Grande-Chartreuse, et que saint Bernard a dédié le livre suivant : il ne faut pas le confondre avec un autre Hugues qui fut comte de Champagne avant de se faire templier, comme on le voit par la lettre trente et unième de saint Bernard qui est adressée à ce dernier. Hugues des Païens, premier grand maître de la milice sainte, eut pour successeur en 1136, un soldat aussi distingué que brave, aussi noble par ses moeurs que par sa naissance, nommé Robert de Bourgogne, originaire d'Aquitaine, comme on peut le voir dans Guillaume de Tyr, livre XV, chapitre VI, qui parle encore de lui au commencement du livre XVII. Il paraît que ce fut Evrard qui succéda à Robert Pierre le Vénérable lui écrivit une lettre qui est la vingt-sixième du livre VI. On n'est pas d'accord sur l'époque où saint Bernard écrivit cet opuscule. Il est certain pourtant qu'il le composa dans un temps où l'ordre des Templiers était déjà nombreux, comme le prouvent ces paroles : « Pendant que ces choses se passent à Jérusalem, l'univers entier sort de sa léthargie les îles écoutent, les peuples les plus lointains prêtent l'oreille, l'Orient et l'Occident bouillonnent, la gloire des nations déborde comme un torrent, on dirait un fleuve au cours impétueux qui réjouit la cité de Dieu. Mais ce qu'il y a de plus consolant et de plus avantageux, c'est que la plupart de ceux qu'on voit, de tous les pays, accourir chez les Templiers, étaient autrefois des scélérats, etc. » Or, avant le concile de Troyes, en 1127, les chevaliers du Temple n'étaient encore qu'au nombre de neuf, comme nous le verrons bientôt par le récit de Guillaume de Tyr. Il n'est donc pas probable qu'il ait été écrit avant l'année 1132 mais il est certain qu'on en doit placer la date avant 1136, époque où Robert succéda à Hugues des Païens en qualité de grand maître.
Hugues des Paiens

Né sans doute à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème , d'origine angevine , il est le fils de Renaud de Craon , et le cadet de trois frères. Il s'installe en Aquitaine et est fiancé à la fille d'un seigneur de l'Angoumois. Peut-être à la suite d'une déception amoureuse , il quitte l'Occident en 1125 et part en Terre sainte. Il y devient rapidement templier. Robert n'est pas présent au Concile de Troyes qui était réuni pour légiférer sur l'ordre du Temple. Toutefois, il est de retour en Occident en 1132. À ce moment , il est sénéchal du Temple , ce qui permet d'attester que déjà à l'époque , une hiérarchie était en place. On remarque que le sénéchal était un titre qui fut ensuite réservé au Temple en Orient : on pourrait en déduire qu'alors l'ordre n'était pas assez implanté en Occident pour distinguer les hiérarchies. Or donc, Robert est en Occident en 1132, probablement pour faire connaître l'ordre. Il y retourne en 11362. Il s'impose à la fois par sa valeur militaire , mais aussi par sa piété. Aussi est-il désigné maître , sans doute en juin 1136 , à la mort du fondateur de l'ordre , Hugues de Payns. Il se révèle un brillant organisateur et fait de l'Ordre du Temple un acteur majeur des États Latins d'Orient. Son rôle législatif interne est considérable et le 29 mars 1139 le pape Innocent II , par sa bulle «Omne datum optimum» accorde à l'Ordre un certain nombre de privilèges. Ainsi , les templiers sont exemptés de la dîme , de la juridiction épiscopale (ce qui signifie que l'Ordre possède ses propres ecclésiastiques qui ne relèvent pas des évêques) et sont habilités à porter la croix rouge sur fond blanc. Robert de Craon est moins heureux sur le plan militaire. À peine élu , il bat l'émir d'Alep mais laisse ses chevaliers se livrer aux pillages. L'émir se retourne alors contre eux et les taille en pièces. Robert de Craon autorise les templiers d'Espagne à lancer une expédition importante (près de 70 vaisseaux) contre Lisbonne , mais c'est aussi un échec. En 1140 , les templiers résistent avec héroïsme à une armée de turcs bien plus nombreuse lors de la bataille de Teqoa. Le chroniqueur Guillaume de Tyr le cite comme participant en 1148 à la seconde croisade , notamment au cours du siège de Damas. Il semble que Robert de Coran soit mort le 13 janvier 1149. L'obituaire de Reims en effet signale sa mort le jour des ides de janvier , soit le 13 et son successeur , Évrard des Barres , est déjà en place en avril 1149. Robert de Craon
Originaire d'une famille noble du Limousin mais est arrivé sans doute assez jeune en Palestine car lorsqu'il parvient à la tête des templiers il a déjà derrière lui une carrière militaire bien remplie puisqu'il a occupé la charge de maréchal du royaume et de vicomte de Jérusalem. Il devient templier à une date inconnue et succède à l'éphémère Philippe de Milly à la tête de l'Ordre du Temple vers 1171. Il est réputé pour sa sagacité et son courage mais est décrit ainsi par le chroniqueur (et évêque) Guillaume de Tyr : « Homme méchant , superbe , arrogant , ne respirant que la fureur , sans crainte de Dieu et sans égard pour les hommes... Il mourut de misère , sans emporter les regrets de personne. » À peine élu il s'oppose au roi Amaury Ier de Jérusalem en refusant de livrer à la justice du roi Gantier du Mesnil , un templier coupable du meurtre d'un émissaire du Vieux de la Montagne. L'affrontement entre les deux hommes n'a pas lieu du fait de la mort du roi , remplacé par le jeune et malade Baudouin IV de Jérusalem , puis de celle de Nur ad-Din , l'Atabeg d'Alep , a qui succède Saladin. Archambault de Saint-Amand
André de Montbard nait en 1103 au château de Montbard en Bourgogne. Fils du premier comte de Montbard , Bernard Ier (1040-1103) , et de Humberge de Roucy. Il a cinq frères , dont l'ainé Raynard de Montbard , et une sœur : sainte Alèthe de Montbard (mère de saint Bernard de Clairvaux). En 1120 il semble que ce soit lui, accompagné par Godefroy de Saint-Omer, qui porte une lettre de Baudouin II de Jérusalem pour Bernard de Clairvaux dans laquelle il lui demande de l'aide afin d'obtenir une confirmation apostolique de l'ordre et une règle de vie précise pour ses membres5,6. Engagé dans les croisades en Terre sainte , il devient rapidement sénéchal de l'Ordre , attesté de 1148 à 1151 , et seconde le quatrième maître de l'Ordre Bernard de Tramelay jusqu'au décès de ce dernier. Après la disparition du maître de l'ordre en Palestine durant le siège d'Ascalon de 1153 , il accepte à l'âge de 51 ans , étant le dernier des neuf fondateurs , de devenir le cinquième maître de l'Ordre. Il empêche ainsi l’élection de Guillaume II de Chanaleilles qui , en tant que favori du roi Louis VII de France , aurait permis à ce dernier de contrôler l'Ordre. La date de son élection est incertaine mais intervient sans doute à la fin de 1154 bien que la première mention de sa nouvelle fonction soit datée du 27 mai 1155 dans un acte du roi Baudouin III de Jérusalem. Selon les sources , on trouve deux dates concernant sa mort. Le 17 janvier 1156 d'après le martyrologe de Reims. Le 17 octobre 1156 , selon Laurent Dailliez qui cite l'obituaire de Bonlieu. Après plus de 30 ans de service , il aurait abandonné sa charge de maître à son successeur Bertrand de Blanquefort , puis se serait retiré comme le second maître de l'ordre , Évrard des Barres , à l'abbaye de Clairvaux , fondée par son neveu sur des terres offertes par son frère Raynard de Montbard. André de Montbard
Un premier partage du fief de Puget-Rostang a lieu au début du XIIème siècle. Il est à l’origine de la seigneurie de Rigaud. Les membres de la famille de Rigaud ont des fonctions importantes au sein de l’Ordre du Temple. Hugues de Rigaud est maître du Temple en 1131 et Pons le devient en 1195. Les donations qu’ils font sont sans doute à l’origine de la création de la maison du Temple de Rigaud, mentionnée pour la première fois en 1269. La maison de Rigaud décrite dans l’inventaire du 24 janvier 1308 lors de l'arrestation des Templiers : "était des plus modestes et on l’avait recouverte d’un simple toit de planches". On y distinguait deux pièces au rez-de-chaussée , la cuisine et la chambre et deux pièces au sous-sol , l’étable et le cellier et une cour dite "aula". La cuisine comporte : 1 table , 2 bancs , 1 pétrin , 1 étagère pour les écuelles , 3 chaises , 3 candélabres de bois , 1 paire de chenets , 1 crémaillère , 1 hache , 1 dame-jeanne , 1 broc , 2 petits pots d’airain (de aranno) , 1 poêle , 1 chaudron de cuivre , 1 écuelle en bois, 7 jattes (...) 2 cuillères de bois , 8 petites cuillères , 1 mortier de pierre , 3 pilons de bois... dans la cour : une tonnelle , une corbeille , un banc , un escabeau , une pelle... La chambre comprend : 2 lits , deux paillasses (dont une seule garnie) , trois couvertures , 1 édredon , trois coussins de plume et trois draps. Ces deux pièces n’avaient pas , d’ailleurs , la destination exclusive qu’on serait tenté de leur donner. Elles étaient de véritables greniers à provisions. L'activité de cette maison consiste à recueillir par voie de mutations (donations , legs , ventes, etc...) le plus grand nombre possible de biens meubles et immeubles. L’Ordre possède une part de seigneurie assez importante. Celle-ci comptait 101 tenures et recueillait 93 services. Les Templiers dans les Alpes-Maritimes n’ont pas le moindre rôle militaire , ils n’ont même pas les moyens de se défendre. A Rigaud , l’inventaire mentionne seulement un casque , un bouclier et une baliste (machine de guerre servant à lancer des projectiles , des traits). La fin de la maison de Rigaud et des Templiers est organisée par le Comte de Provence. L’ordre d’arrestation des frères du Temple édicté le 13 janvier 1308 , parvint quelques jours plus tard à l’officier de la cour de Puget-Théniers sous un pli rigoureusement cacheté et accompagné d’une lettre prescrivant à son destinataire de n’en prendre connaissance que le 24 janvier à l’aube. "Rendez-vous immédiatement dans les maisons du temple de votre viguerie , emparez-vous des membres de l’Ordre que vous trouverez, saisissez tous les biens dépendant de ces maisons et confiez-en la gestion , provisoirement , à des personnes sûres." Bertrand "Magnan", baile, Rostand Giraud , juge , Pierre Colombier , sous-clavaire , Hugues Raymond , notaire et quatre sergents de la cour de Puget-Théniers se transportèrent de leur côté à la maison de Rigaud. Ils la trouvèrent livrée à elle-même. Le neveu du templier absent , Guillaume Michel de Rochetis assista , comme témoin , à l’inventaire des biens de cette maison. Les administrateurs provisoires des biens du Temple furent choisis parmi les gens les plus honorables des localités même où se trouvaient ces biens. Ce furent Raymond Brun et Guillaume Constantin. Le domaine ainsi confisqué passa aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem résidant à La Croix , suite au concile de Vienne en 1312. Hugues Rigaud
Payen de Montdidier connu dans certains actes sous le nom de Nivard. Homme d'action de l'Ordre naissant , il exerça dans sa propre province une influence importante. II en fit une terre privilégiée de recrutement. Payen , que quelques biographes prétendent originaire de la Champagne , et d'autres d'Italie , aurait vu le jour à Montdidier. Par un rapprochement singulier , le prédicateur des croisades , Pierre l'Ermite , et Payen , un des neuf fondateurs de l'institution appelée à défendre les conquêtes qui en furent le résultat , seraient nés l'un et l'autre en Picardie. Geoffroy (ou Godefroy) de Saint-Omer , Archambaud de Saint-Amand et Payen de Montdidier relèvent de la mouvance des Princes de Flandres , héros de la première Croisade et premiers rois du Royaume de Jérusalem. Les autres fondateurs, pour la plupart connus uniquement par leur prénom, sont difficiles à situer. Ils sont le plus souvent considérés comme les écuyers des précédents. Des thèses intéressantes les présentent soit comme des moines , soit comme des compagnons bâtisseurs. Payen de Montdidier
Originaire du Marquisat de Provence , participant au concile de Troyes , il est désigné pour faire connaître l’Ordre du temple dans le sud de la France. Ayant reçu de nombreuses donations , il fonde une des plus grandes commanderies à Richerenches. Bernard Rolland
Homme de Baudoin IV , comte de Hainaut en Belgique actuelle , je il laisse ses territoires de Frameries à l’Ordre du Temple et défend vaillamment la Terre Sainte. Participe au concile de Troyes en 1129 . Geoffroy de Bossoit

Liste non exhaustive des TEMPLIERS entre 1118 et 1314

templiers dont le nom commence par la lettre A
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre B
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre C
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre D
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre E
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre F
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre G
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre H
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre I
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre J
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre K
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre L
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre M
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre N
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre O
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre P
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre Q
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre R
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre S
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre T
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre U
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre V
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre W
Ordre du Temple

templiers dont le nom commence par la lettre Y
Ordre du Temple


Liste non exhaustive des TEMPLIERS de Saint Omer

- Hugues le paien frère de Geoffroy de Saint Omer qui reçoit en récompense de ses exploits la principauté de Galilée et la Seigneurie de Tibériade.
- Gérard de Saint Omer Templier discret basé à Tripoli.
- Guillaume 1er encore appelé Hoston , leur père qui secondera Robert II dit de Jérusalem , dans ses principales entreprises au Proche Orient.
Quelques années plus tard les rejoindront :
- Gautier de Saint-Omer , châtelain de Saint-Omer qui deviendra seigneur de Tibérias et Prince de Galilèe en 1148 .
- Hugues II de Saint-Omer , qui deviendra Prince de Galilée de 1187 à 1204.
- Odo de Saint-Omer , qui deviendra connétable de Tripoli , Seigneur de Gogulat.
- Raoul de Saint-Omer , qui deviendra sénéchal de Jérusalem , prince de Galilée , Seigneur de Sarepta .
- Guillaume IV, Châtelain de Saint-Omer , Seigneur qui deviendra seigneur en Palestine.
- Jacques de Saint-Omer qui deviendra Seigneur en Palestine .
- Gautier de Saint-Omer qui deviendra Seigneur en Palestine au siège de Damiette en 1218 .
- Nicolas II de Saint-Omer , co-Seigneur de Thèbes , bail de Morée , en 1294 .
- Jean de Saint-Omer , baron de Passava , Maréchal de Morée en 1278 .
- Nicolas III de Saint-Omer , co-Seigneur de Thèbes en 1296 .



Anniversaire de la création de l'Ordre.

En 2018 nous fêterons les 900 ans de la création de l’Ordre des Templiers.
Aujourd'hui , notre Ordre, Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon , par sa filiation généalogique le rattachant à certains Grands Maitres de l’Ordre du Temple (Geoffroy de Saint-Omer - fondateur , Robert de Craon - 2ème Grand Maitre, Robert de Sablé - 11ème Grand Maitre) organisera une grande cérémonie à cette occasion, en France et dans tous les pays où il est représenté. Dans le but de préparer ces festivités , et afin de faire connaître notre idéal premier , nous souhaitons recueillir des témoignages sur le thème suivant :
« Je crois en la religion de l’Amour »
Anonymes , parents , amis , artistes , politiques , médecins , avocats , agriculteurs , commerçants , retraités , salariés …. De toute confession , de toute nationalité , faites-nous part de vos sentiments , impressions , idées sur ce sujet. Tous ces témoignages recueillis seront compilés en un «Livre pour l’Humanité». Soyez l’écrivain de ce livre ! Les plus beaux témoignages seront lus lors de notre grande cérémonie de 2018. Faisons , tous ensemble , en sorte que ce livre aux milliers de pages devienne une pétition pour l’Amour et la Paix dans le monde ! Une page Facebook® est consacrée aussi à cet événement là également , vous pouvez y écrire votre témoignage. Sur vos écrits , n’oubliez pas d’y inscrire vos noms et prénoms ainsi que votre qualité ou profession puis renvoyez votre fichier à l'adresse mail suivante :
g-o@templiers-chevaliers.com

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