Le moyen age au Proche Orient et en France

Le Haut Moyen Age (500 à 999)

Faits marquants (survolez les dates avec votre souris)

Date

En 633 ou 634 , le moine Sophronios , élu patriarche orthodoxe de Jérusalem , s'inquiète des incursions arabes dans la région , à population essentiellement chrétienne.

Sophronios
patriarche orthodoxe de Jérusalem
0633

Jérusalem est conquise par les Arabes en 637 après un siège de quelques mois. Les musulmans y érigent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691).

Adb_al-Malik_Gold_dinars
Adb_al-Malik_Gold_dinars
0637

Construction de la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple de Salomon , reconstruit au VIème siècle av.J.C et agrandi au Ier siècle av.J.C par Hérode.

mosquée Al-Aqsa
mosquée Al-Aqsa
0715

Accord entre Hâroun ar-Rachîd et Charlemagne concernant la protection des lieux saints. L'amitié entre les cours d'Aix-la-Chapelle et de Bagdad fut facile à maintenir.

Hâroun ar-Rachîd
Hâroun ar-Rachîd
0787

Jérusalem tombe aux mains de Hal-Hakim sixième calife fatimide qui profane et détruit totalement ou partiellement toutes les églises Chrétiennes de Jérusalem.

Al-Hakim_bi-Amr_Allah
Al-Hakim_bi-Amr_Allah
0996





Le Moyen Age Central (1000 à 1350)

Faits marquants (survolez les dates avec votre souris)

Date

Jérusalem tombe aux mains des Turcs Seldjoukides qui interdisent les pélerinages Chrétiens , déclenchant ainsi en Europe la mise en place de la Première croisade.

Drapeau des Seldjoukides
Al-Hakim_bi-Amr_Allah
1078

Lors du concile de Plaisance , les envoyés de l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène demandent l'aide militaire des chrétiens d'Occident pour reconquerir Jérusalem.

Le pape Urbain II
Deux cents évêques ont répondu à la convocation, ainsi que quatre mille autres prélats et trente mille laïcs
1095

Après Antioche , Ascalon , Naplouse , Jérusalem est reprise par les Croisés qui exterminent les Arabes et les Juifs qui se sont alliés aux Arabes.

Jérusalem est reprise par les Croisés en 1099
Jérusalem est reprise par les Croisés
1099

L’ordre militaire et religieux des Templiers est fondé à Jérusalem par Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer afin de protéger les routes empruntées par les pèlerins.

Baudouin II cède une partie de son palais de Jérusalem à Hugues de Payns et Geoffroy de St-Omer.
Baudouin II cède une partie de son palais de Jérusalem à Hugues de Payns et Geoffroy de St-Omer.
1118

Ouverture du concile de Troyes , par le pape Honorius II pour reconnaître officiellement l’Ordre du Temple , et sa règle , rédigée par Bernard de Clairvaux .

Concile de Troyes de l'Église catholique , ouvert le 13 janvier 1129 afin de reconnaitre officiellement l'ordre des Templiers.
Concile de Troyes de l'Église catholique , ouvert le 13 janvier 1129
1129

Le Pape Eugéne III autorise les templiers a porter la croix pattée rouge en 1147 , dès 1139 cette croix est mentionnée dans la bulle pontificale "omne datum optimum".

Le Pape Eugéne III autorise les templiers a porter la croix pattée rouge en 1147.
Le Pape Eugéne III autorise les templiers a porter la croix pattée rouge en 1147
1147

L'indépendance religieuse des Templiers fut reconnue dès 1163 , par une bulle du pape Alexandre III nommée « Omne datum optimum » donnée à Tours le 18 juin.

L'indépendance religieuse des Templiers fut reconnue dès 1163 , par une bulle du pape Alexandre III
Sceaux de Bulle pontificale d'Alexandre III
1163

Imad ad-Din Zengi,hésite à défendre d'Alep et préfère s’entendre avec Saladin.Il lui cède Alep contre plusieurs places fortes, Sinjar, Raqqa, Saruj et Nisibin.

Imad ad-Din Zengi, avare de nature, hésite à rémunérer les défenseurs d'Alep et préfère s’entendre avec Saladin. Il lui cède Alep moyennant la possession de plusieurs places fortes, Sinjar, Raqqa, Saruj et Nisibin, où il se retire le 12 juin 1183 avec ses richesses, sous les huées de la population.
Imad ad-Din Zengi, avare de nature, hésite à rémunérer les défenseurs d'Alep et préfère s’entendre avec Saladin.
1183

Baudouin IV de Jérusalem (1161-1185), dit le Lépreux, fils d'Amaury Ier de Jérusalem issu de sa première union avec Agnès de Courtenay, fut roi de Jérusalem de 1174 à 1185.

Mort de Baudouin IV et couronnement de Baudouin V . Guillaume de Tyr
Mort de Baudouin IV et couronnement de Baudouin V
1185

Après la prise de Jérusalem par Saladin en 1187 , Philippe Auguste est peu motivé par une nouvelle croisade mais La mort d'Henri II en 1189 scelle son départ en Terre Sainte.

Henri II et Philippe Auguste s'allient pour une nouvelle croisade
Henri II et Philippe Auguste s'allient pour une nouvelle croisade
1188

Guy de Lusignan renonce officiellement à la couronne de Jérusalem en échange de Chypre, qu’il achète au roi, et Conrad reçoit la couronne tant convoitée.

les templiers vendent chypre à guy de Lusignan
les templiers vendent chypre à guy de Lusignan
1192

Richard et Saladin conclurent un accord pour Jérusalem en 1192 , la cité resterait musulmane mais serait ouverte aux Chrétiens.Saladin meurt le 3 mars 1193 à Damas.

Saladin meurt le 3 mars 1193 à Damas
Saladin meurt le 3 mars 1193 à Damas
1193

Chartres est la proie d'un incendie le 10 juin 1194 , La réédification de la cathédrale, sous sa forme actuelle, débute immédiatement après cet incendie .

Construction de la cathedrale de chartres débutée en 1194
Construction de la cathedrale de chartres 1194
1194

Le 12 avril 1204, les troupes de la IVe croisade s'emparent de Constantinople, capitale de l'Empire byzantin.La ville est mise à sac ,2.000 Grecs sont massacrés.

Les troupes de la IVe croisade s'emparent de Constantinople en 1204 , richissime capitale de l'Empire byzantin.Le scandale est immense dans toute la chrétienté et de ce jour fatal date la véritable rupture entre la chrétienté orthodoxe d'Orient et la chrétienté catholique d'Occident...
Les troupes de la IVe croisade s'emparent de Constantinople 1204
1204

Damiette, affaiblie par la disette , ne résiste que de moins en moins aux assauts croisés, les mangonneaux entament les remparts et la ville tombe le 5 novembre 1219.

Les croisés prennent Damiette en 1219. La garnison de Damiette, affaiblie par la disette et les épidémies, ne résiste que de moins en moins aux assauts croisés, les mangonneaux des Hospitaliers entament les remparts et la ville est prise le 5 novembre 1219. La lutte fait aussitôt rage entre les factions croisés pour le contrôle de la ville. Le 21 décembre 1219, les Italiens tentent de chasser les Français de la ville. Le 6 janvier 1220, ces derniers prennent leur revanche et chassent les Italiens. Une trêve est acceptée par les rivaux le 2 février 1220, ceux-ci ne s’entendent pas sur le sort de la ville. Les Italiens souhaitent y établir une colonie qui leur permettra d’y faire du commerce, tandis que les Français souhaitent l’échanger contre Jérusalem et les possessions du royaume perdues en 1187.
Les croisés prennent Damiette en 1219.
1219

La 5ème croisade fut un échec cuisant , mettant en évidence les diverses lacunes des Croisés et leur incapacité à tirer des leçons de leurs précédents échecs.

Cette croisade est un échec et n’a permis aucune progression et a même failli tourner à la catastrophe. Elle a mis en évidence le décalage important entre l’esprit de la croisade, qui anime de nombreux européens pour qui il faut tuer du Sarrazin et conquérir de nouveaux territoires, et l’esprit colonial animant les Francs d’Orient, qui sont conscient de leur infériorité numérique et qui doivent prendre en compte les réalités politiques du Proche Orient. La cinquième croisade met également en évidence la volonté de l’Occident (papauté en 1220, puis l’empire germanique une décennie plus tard) de gouverner et prendre en mains les destinées de l’Orient latin sans tenir compte ni des institutions de la Syrie latine ni des réalités politiques. François d'Assise propose l'ordalie au sultan Al-Kamil pour le convaincre de la supériorité de la foi chrétienne.
La 5ème croisade est un fiasco avec la  perte du Caire et de Damiette
1221

La 6ème croisade,est organisée par l'empereur Frédéric II pour reconquérir les territoires du royaume de Jérusalem perdus depuis les victoires de Saladin.

Elle a été un succès pour les croisés, mais ses objectifs sont atteints par la diplomatie d’un empereur excommunié plutôt que par les combats, au grand scandale de la chrétienté. Cette méthode a créé un précédent qui influence les croisades suivantes. L’intervention de Frédéric II a cependant été désastreuse pour les institutions du royaume de Jérusalem qui, se retrouvant sans roi, manque désormais d’un pouvoir central et se retrouve en proie à l’anarchie, les différentes factions (les barons, les ordres de chevalerie, les compagnies maritimes commerciales) ayant chacune sa propre politique sans qu’un souverain puisse arbitrer leurs querelles.
Rétrocession de Jérusalem à Frédéric II par Al-Kamil.

Rétrocession de Jérusalem à Frédéric II par Al-Kamil
1228

La 6ème croisade,est organisée par l'empereur Frédéric II pour reconquérir les territoires du royaume de Jérusalem perdus depuis les victoires de Saladin.

Frédéric II entre le 17 mars 1229 à Jérusalem et s'y couronne lui-même. Le corridor de sécurité négocié par Frédéric II pour les pèlerins est très vite emprunté par les chrétiens désireux de se rendre sur les lieux saints. Le traité révulsa le patriarche de Jérusalem qui en envoya une traduction au pape accompagnée d'un commentaire indigné. La chrétienté n'accepte pas que l'empereur ait négocié avec un musulman. La croisade qu'il avait promis à la papauté ne pouvait avoir d'autre but que la récupération de la totalité des territoires, d'autre forme que l'écrasement militaire du sultan et des musulmans en général. Frédéric II a donc dressé contre lui le pape et les Ordres militaires. Sa victoire est reçue par le peuple chrétien comme « la visite du « sultan d’Italie » à son ami, le sultan d’Égypte ».
Frédéric II et son faucon

Rétrocession de Jérusalem à Frédéric II par Al-Kamil
1229

Une armée se rassemble à Lyon, dirigée par Thibaut roi de Navarre ,Hugues duc de Bourgogne ,Pierre comte de Bretagne, Amaury de Montfort ,Jean comte de Bar ,etc...

Défaite des croisés à Gaza par les troupes égyptiennes (novembre 1239), le Pape excommunie pour la deuxième fois l'empereur Frédéric II.Mort d’Hermann de Salza, grand maître de l’Ordre teutonique .
Défaite des croisés à Gaza le Pape excommunie pour la deuxième fois l'empereur Frédéric II
1239

Les sixièmes et septièmes croisades furent menées par un pouvoir séculier, alors que les croisades précédentes furent appelées croisades pontificales.

La septième croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction du roi Louis IX de France, Saint Louis. Décidée par le roi en 1244, elle quitte le royaume de France en 1248 et aborde l’Égypte en 1249. Vaincue par les maladies, l’armée ne retrouve sa liberté qu’en 1250, et le roi de France passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks. La croisade prend fin en 1254 avec le retour du roi en France après la mort de Blanche de Castille, sa mère qui assurait la régence du royaume pendant son absence.
7 ème croisade saint Louis s'embarque a Aigues mortes pour conquerir l'Egypte
1248

La prise de Damiette de 1249 est un épisode guerrier de la septième croisade qui voit l'armée de Saint Louis prendre la ville de Damiette en Égypte.

Soumis à un tir intensif de la part des archers et arbalétriers francs, les cavaliers et fantassins musulmans s'avancent dans la mer pour tenter de contrer l'invasion. Les croisés, dont Louis IX en personne, sautent à l'eau et parviennent à rejoindre le rivage. La bataille est gagnée sans pertes notables. Plusieurs émirs sont tués. Fakhr al-Din décide d’abandonner la plage et la flotte du sultan doit se replier. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil, laissant Damiette, qui regorge de nombreuses richesses, à la merci des envahisseurs. Le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans la ville, et s’en emparer. Tandis que « le commun peuple s'en prend aux folles femmes », le partage du butin suscite de longues discussions et Louis IX doit statuer. Il prend la décision de garder tous les grains pour assurer le ravitaillement de l'armée mais se heurte aux barons qui invoquent la coutume de n'accorder au roi que le tiers du butin. Saint Louis s'en tiendra à sa décision, malgré les protestations des seigneurs. L’armée attend l’arrivée du reste de la flotte, dispersée par la tempête. Quand elle arrive, il est trop tard pour poursuivre l'invasion: la crue annuelle du Nil oblige les croisés à rester à Damiette pendant 6 mois. De son côté, le sultan fait pendre tous les officiers qui ont échappé au désastre. Sa proposition d’échanger Damiette contre les villes d’Ascalon, de Jérusalem et de Tibériade échoue. Refusant de s'avouer vaincu, il s’emploie à remettre de l'ordre au sein de son armée afin de reprendre le combat et rejeter les croisés à la mer.
Prise de Damiette par les croisés 1249
1249

L'empereur polyglotte Frédéric II fit preuve tout au long de son règne d'ouverture d'esprit et d'avant-gardisme , sa mort séme le cahos dans l'empire germanique.

Il parlait au moins six langues : le latin, le grec, le sicilien, l'arabe, le normand et l'allemand. Il accueillait des savants du monde entier à sa cour, portait un grand intérêt aux mathématiques et aux beaux-arts, se livrait à des expériences scientifiques (parfois sur des êtres vivants) et édifiait des châteaux dont il traçait parfois les plans. De par ses bonnes relations avec le monde musulman, il mena à bien la sixième croisade — la seule croisade pacifique — et fut le second à reconquérir les lieux saints de la chrétienté, après Godefroy de Bouillon.
Le tombeau de Frédéric II dans la cathédrale de Palerme.

Prise de Damiette par les croisés 1249
1250

La bataille de Mansourah est un épisode célèbre de la septième croisade, survenu en Égypte ,Saint Louis y est capturé puis libéré contre rançon.

De janvier a Avril les croisés remportent des victoires laborieuses. Le 5 avril, touchés par une épidémie, privés de ravitaillement par la perte de leur flotte, capturée par les Mamelouks, les croisés font retraite. Le 7 avril, le roi est fait prisonnier. Alors que les Mamelouks réclament le prix fort pour le libérer ainsi que d'autres prisonniers croisés, Louis IX décide de négocier. Début mars, il se dit prêt à accepter la proposition faite en 1249 par le sultan Malik al-Salih Ayyoub de rendre Damiette en échange de Jérusalem. Mais le nouveau sultan al-Mu'adham, qui vient d’arriver en Égypte, refuse. À la mi-mars, les galères égyptiennes détruisent ou capturent les nefs de la flotte franque, coupant toute retraite vers Damiette. Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille. Le 6 mai 1250, Damiette est restituée aux musulmans. Louis IX est libéré contre le retrait de ses troupes du territoire égyptien et du paiement d’un million de dinars de rançon. Fin mai, tous les Francs ont quitté le pays.
Saint Louis guerroyant aux côtés du Comte d'Artois, son frère, et du Baron Malet de Graville, chevalier l'ostel du Roy

Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille
1250

Ad extirpanda est une bulle promulguée par Innocent IV le 15 mai 1252, après l’assassinat de l’inquisiteur Pierre de Vérone, le 6 avril 1252, par une conspiration de cathares.

Cette bulle autorise l’usage de la torture par l’Inquisition, si nécessaire, et définit dans quelles circonstances elle est applicable afin d’obtenir des aveux des hérétiques. La bulle fait valoir que comme les hérétiques sont des « assassins d'âmes mais aussi des voleurs de sacrements divins et de la foi chrétienne… » ils doivent « être forcés, comme le sont les voleurs et les bandits en confessant leurs erreurs et accusant d'autres, bien qu'il ne faut pas négliger les dangers pour la vie ou l'intégrité physique ». Ad extirpanda précise trois critères : la torture ne doit pas entraîner la mort ou menacer l'intégrité physique (« citra membri diminutionem et mortis periculum ») ; la torture ne doit être utilisée qu’une fois ; l’inquisiteur doit juger les éléments de preuve contre l'accusé quasiment certains. La bulle concède à l'État le droit de confisquer une partie de la propriété des hérétiques reconnus coupables par l’Inquisition. En contrepartie, l'État assume la charge de mener à bien la peine. La bulle précise : « Quand ceux jugés coupables d'hérésie ont été donnés à la puissance civile par l'évêque, son représentant ou l'Inquisition, le podestat ou le premier magistrat de la ville doit les prendre en même temps, et doit, dans les cinq jours au plus, exécuter les lois prononcées contre eux ».
Exécution de condamnés à mort au cours d'un autodafé, par Pedro Berruguete (1495)

Ad extirpanda est une bulle promulguée par Innocent IV le 15 mai 1252
1252

Louis IX signe une tréve de 10 ans avec les Mamelouks après sa libération contre rançon et la réorganisation des états Latins.

Louis IX en pèlerinage à Nazareth, Chroniques de Saint-Denis . Louis IX signe une tréve de 10 ans avec les Mamelouks Durant la détention de son époux, la reine Marguerite de Provence exerce le rôle de chef de l'armée et réunit en un temps record les 400 000 besants, constituant le premier versement de la rançon et, le 6 mai 1250, Louis est libéré. Quelque temps après sa libération, en mai 1250, Louis IX commence un pèlerinage en Terre sainte. Il appelle alors ses sujets à le rejoindre mais renvoie ses frères Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France afin qu'ils puissent épauler leur mère, qui exerce la régence. Mais, au printemps 1253, alors qu'il est à Sidon, il apprend la mort de sa mère, survenue le 27 novembre 1252. Après plusieurs jours d'un grand deuil, Louis conclut qu'il doit rentrer et, le 24 ou 25 avril 1254, rembarque d'Acre pour la France. Le 10 juillet, il débarque aux Salins-d'Hyères où il demande à rencontrer le frère Hugues de Digne. Partant de Hyères, le roi se rend ensuite à Aix-en-Provence pour un pèlerinage dédié à Marie Madeleine, puis entre en France par Beaucaire et, après plusieurs arrêts dans différentes villes de France, dépose l'oriflamme et la croix à Saint-Denis. Enfin, il fait son entrée à Paris le 7 septembre 1254, où il est particulièrement bien accueilli par le peuple. La septième croisade est cependant vécue comme un échec total, ce qui suscite un certain scepticisme vis-à-vis de la guerre sainte et une amertume envers le clergé, accusé de ne pas s'être assez impliqué.
Louis IX signe une tréve de 10 ans avec les Mamelouks Louis IX fait prisonnier, Guillaume de Tyr
1252

Victoire à Bagdad de l'armée mongole du chef Houlagou Khan, petit-fils de Gengis Khan. La ville fut prise, mise à sac et brûlée les habitants furent massacrés.

La grande bibliothèque de Bagdad contenant d'innombrables ouvrages historiques traitant de médecine et d'astronomie fut entièrement détruite. Des survivants dirent même que l'encre de tous ses livres assombrit les eaux du Tigre. Les Mongols détruisirent également les mosquées, les palais, les autres bibliothèques ainsi que des édifices d'une grande richesse culturelle. La population tenta d'échapper à l'armée mongole qui les intercepta et les massacra. Environ 90 000 civils auraient été tués. D'autres estimations fixent à des centaines de milliers les victimes civiles. Ian Frazier du New Yorker considère que 200 000 à un million de Bagdadis n'auraient pas survécu au siège. Le calife fut capturé et forcé d'assister aux scènes de massacres et de tortures subies par son peuple. Il mourut piétiné par les chevaux de la cavalerie mongole après avoir été enroulé dans un tapis2, cette thèse confirmant une croyance mongole ancestrale selon laquelle la terre maudirait quiconque ferait couler sur elle du sang royal. Ses fils furent tués, un seul survécut pour être envoyé en Mongolie. Plusieurs récits disent qu'Houlagou déplaça le camp du côté où soufflait le vent car l'odeur des cadavres émanant de la ville devenait insupportable. Le comportement des troupes mongoles fut souvent qualifié de barbare. Il faut noter que la tactique d'Houlagou était directement héritée de son aïeul Gengis Khan, qui voyait dans la violence des destructions un moyen efficace de décourager les velléités de résistance chez tout ennemi potentiel.
L'armée d'Houlagou Khan attaque Bagdad L'armée d'Houlagou Khan attaque Bagdad.
1258

Fin de l'empire Latin d'Orient fondé en avril 1204 sur le territoire de l'Empire byzantin à la suite de la quatrième croisade et de la chute de Constantinople .

Michel VIII Paléologue restaure Byzance le 25 juillet 1261, Constantinople se livre sans combattre à l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue. Un demi-siècle plus tôt, un autre empereur byzantin avait été chassé de la ville par une armée de chevaliers venue d'Occident, à la solde de marchands vénitiens. Ce coup porté à la chrétienté d'Orient avait brisé ce qui restait de l'unité entre l'Orient et l'Occident chrétiens. Avec l'éviction des Latins de Constantinople, les deux moitiés de la chrétienté allaient désormais suivre des chemins radicalement séparés.
L’empire byzantin en 1265 L’empire byzantin en 1265
1261

Prise de Césarée par le sultan Baybars qui mène une offensive contre les croisés à la mort d’Houlagou Khan, après s’être assuré de la neutralité de Byzance.

Début du règne de Abaqa, il-qan d’Iran (fin en 1282). Il vient d'épouser Marie, fille de l’empereur byzantin Michel VIII Paléologue. Il n’abandonne pas la politique amicale à l’égard des chrétiens, malgré sa préférence pour le bouddhisme. Le 27 février 1265 : prise de Césarée par le sultan mamelouk d’Égypte Baybars qui mène une offensive contre les croisés après la mort d’Houlagou Khan, après s’être assuré de la neutralité de Byzance et du sultan de Rum. Il se dirige vers le nord, pénètre sur le territoire du roi arménien Héthoum et détruit une à une toutes les villes, dont la capitale Sis, dont il tue une grande partie de la population (1266), et ramène plus de quarante mille captifs. Le royaume arménien ne s’en relèvera jamais. Dans le meme temps ,le Vizir saljûqide Mu‘in ad-Dîn Suleyman prend Sinope aux Grecs
Bataille d'Evesham. Mort et mutilation de Montfort. Bataille d'Evesham. Mort et mutilation de Montfort.
1265

Les Templiers perdent Jaffa Beaufort Banyas Gastein. Baybars reprend Antioche, dont la population est massacrée ou réduite en esclavage.

Le 7 mars 1268 : le sultan reprend Jaffa aux croisés.
Le 19 mai : Baybars reprend Antioche, dont la population est massacrée ou réduite en esclavage.
Le 27 mai : trêve entre Baybars et les croisés.
Le 29 octobre : la mort du roi de Jérusalem Conradin ranime les querelles dynastiques. Hugues III de Chypre, régent du royaume depuis 1264, voit ses droits à la couronne reconnus par les barons, mais contestés par Marie d'Antioche, qui vend les siens à Charles Ier d'Anjou (1277).
Dès la fin de l’année, des rumeurs circulent selon lesquelles le roi de France se prépare à revenir en Orient à la tête d’une puissante armée.

Rukn al-Din Baibars (1223 1277) Rukn al-Din Baibars (1223 1277)
1268

Hugues III revendique la succession du royaume de Jérusalem, en tant qu’aîné des descendants de la reine de Jérusalem, succession contestée par Marie d’Antioche,plus proche parente du précédent roi.

Hugues II meurt le 5 décembre 1267 et Hugues lui succéda sur le trône sous le nom d’Hugues III. Il décide de reprendre le nom de Lusignan. Peu après, le 29 octobre 1268, c’est son cousin Conradin de Hohenstaufen, le roi de Jérusalem en titre qui meurt. Hugues III revendique la succession du royaume de Jérusalem, en tant qu’aîné des descendants de la reine de Jérusalem, succession contestée par Marie d’Antioche, en tant que plus proche parente du précédent roi. Hugues est choisi par la Haute Cour, reçoit l’hommage de Geoffroy de Sargines, sénéchal du royaume et représentant de Saint-Louis et est sacré roi de Jérusalem le 24 septembre 1269 dans la cathédrale de Tyr. Bien qu’Hugues III soit choisi par l’assemblée des barons du royaume, ce règne ne s’est pas déroulé sans difficulté. À l’intérieur, cela fait trente cinq ans que les barons du royaume se sont passés de roi. La difficulté est accrue par la fait que la noblesse chypriote ne se sent tenue de rejoindre l'ost royal que pour défendre le royaume de Chypre et ne se considère pas comme obligée de suivre le roi dans le royaume de Jérusalem. À l’extérieur, le sultan mamelouk Baybars a commencé la conquête du royaume depuis cinq ans et aucun roi ou noble d’Europe Occidentale ne souhaite partir en croisade, Saint-Louis excepté.
Roi de Chypre Hugues III de Chypre devient roi de Jérusalem
1269

8 ème croisade Louis IX meurt de la peste à Tunis . L'époque des grandes croisades est définitivement close.

Le roi de France, Louis IX (1226-1270), a pris la croix, pour la seconde fois, en 1267. La « huitième » croisade, en 1270, se dirige vers Tunis et non vers l'Orient comme les précédentes. Le roi espère convertir au christianisme l'émir hafside al-Mustansir et, peut-être, faire de l'Ifrīqiyya (Tunisie) une base d'attaque vers l'Égypte mamelouk qui contrôle la Terre sainte. Mais, surtout, Louis IX, qui n'envisage pas son retour en France, accomplit ainsi un dernier pèlerinage expiatoire, même si l'expédition a été sérieusement préparée. Embarquée à Aigues-Mortes, l'armée royale arrive le 17 juillet à La Goulette, mais il apparaît très vite que l'émir n'a aucune intention de se convertir. La dysenterie (ou le typhus, mais non la peste comme on l'écrit souvent) fait des ravages dans les troupes et atteint la famille royale. Louis IX, touché à son tour, meurt, le 25 août 1270 à Carthage. Son fils, Philippe III le Hardi, lui succède et organise le retour du corps de son père et de l'armée en France. L'époque des grandes croisades est définitivement close , l'expédition de Tunis est déjà apparue anachronique à de nombreux contemporains (tel Joinville). Dès 1271, une enquête est lancée par le Saint-Siège en vue de la canonisation de Louis IX qui deviendra Saint Louis en août 1297.
8 ème croisade Louis IX meurt de la peste à Tunis 8 ème croisade Louis IX meurt de la dysenterie à Tunis
1270

Philippe III le Hardi meurt à Perpignan au retour de sa croisade victorieuse contre le roi d' Aragon en représailles de la journée des vêpres siciliennes.

Philippe III, surnommé le Hardi, fut proclamé roi de France en Afrique, après la mort de saint Louis son père, le 25 août 1270. Il remporta une victoire sur les infidèles et après avoir conclu avec le roi de Tunis une trêve de dix ans, il revint en France. Son règne est éternellement mémorable par la journée affreuse des vêpres siciliennes. Philippe le Hardi, pour s’en venger, marche en personne contre le roi d’Aragon, il prend d’assaut et ruine de fond en comble la ville d’Elne, et emporte aussi Gironne. En revenant de cette expédition, il mourut d’une fièvre maligne à Perpignan.
Philippe III le Hardi Philippe III le Hardi meurt à Perpignan au retour de croisade en Aragon couronnement de Philippe III. Philippe III le Hardi meurt à Perpignan au retour de croisade en Aragon
1285

Perte de Saint-Jean-d'Acre en 1291 par Henri II, roi de Chypre et de Jérusalem qui se solda par la prise de la ville et la fin de la présence Franque en Terre sainte.

Henri II, roi de Chypre et de Jérusalem réussit à négocier en mars 1289 une trêve de dix ans avec Qala'ûn, mais celui-ci meurt le 6 décembre 1290. Son fils Al-Ashraf Khalil entend profiter du moindre prétexte pour reprendre les hostilités. L'ancien royaume de Jérusalem est alors composé des villes de Saint-Jean-d'Acre, Beyrouth, Tyr, Saïda et de la forteresse d'Hatlith.
Une croisade de pèlerins non combattants arrive alors à Saint-Jean-d'Acre. Ces pèlerins s'imaginent que leur bonne volonté suffirait à reprendre Jérusalem. Sans connaissance de la situation politique en Terre sainte, ils accusent les Latins d'Orient de complaisance à l'égard des musulmans, n'hésitant pas à les qualifier de traîtres à la cause chrétienne. Ils refusent le principe de la trêve. Par sécurité, une interdiction de quitter la ville leur est intimée. Ils passent à l'action dès le 13 mars 1291, en massacrant des paysans musulmans venus en ville vendre leur production. Ils ne s'arrêtent pas à ce premier massacre. Ils envahissent le bazar et égorgent les marchands supposés musulmans. Atterrés, les consuls de la ville et les grand-maîtres des Ordres militaires préfèrent alors avertir directement le sultan Al-Ashraf, lequel réclame le châtiment des coupables. Seul Guillaume de Beaujeu, grand maître de l'Ordre du Temple plaide pour l'exécution des criminels. Les autres membres du conseil de Saint-Jean-d'Acre sont persuadés que le sultan se contentera d'excuses. Par conséquent, des ambassadeurs son envoyés chargés de présents pour l'amadouer, mais sont jetés en prison par Al-Ashraf. Le sultan Al-Ashraf arrive devant Saint-Jean-d'Acre le 5 avril 1291 et entame immédiatement le siège. En plus d'une armée de 220 000 soldats, il dispose de nombreuses machines de siège. La ville abrite 30 000 à 40 000 habitants, dont 16 000 soldats. Le 4 mai, le roi Henri II débarque à Saint-Jean-d'Acre, avec 200 chevaliers, 500 fantassins et des vivres en quantité. Le courage des assiégés remonte et Henri II, en tant que roi de Jérusalem essaye de traiter avec le sultan : celui-ci exige la reddition pure et simple de la ville, et accorde la vie sauve aux habitants. Le 7 mai, Henri repart vers Chypre, en laissant son armée sur place. 10 000 habitants ont pu se réfugier dans la Voûte d'Acre, la citadelle des Templiers, qui tient encore. Cette citadelle donne sur la mer et les rescapés peuvent embarquer pour se réfugier à Chypre. Pendant dix jours, la citadelle résiste aux bombardements incessants, avant de succomber à son tour, le 28 mai.

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz Matthieu de Clermont pendant le Siège
1291

Le maitre du Temple sur de son bon droit , et confiant dans l'ordre des Templiers , entre en conflit avec Philippe IV et Boniface VIII

Le conflit entre Boniface VIII et Philippe IV le Bel prend un nouveau départ. Philippe le Bel fait arrêter l'évêque de Pamiers, Bernard Saisset, qu'il accuse de trahison. Boniface VIII fulmine alors la Bulle "Ausculta filii" dans laquelle il rappelle au roi qu'il doit se soumettre à l'Eglise en tant que chrétien. Pourquoi Philippe le Bel et ses principaux conseillers (Guillaume de Nogaret et Guillaume de Plaisians, en particulier) firent-ils arrêter et poursuivre les templiers, non seulement à l’encontre des règles du droit canonique, mais aussi à l’insu du pape ClémentV puis, longtemps, contre sa volonté? Pourquoi ces mesures d’exception? Pourquoi la brutalité, les pressions et les manipulations qui caractérisèrent l’affaire de bout en bout (et en font à juste titre, pour la postérité, le procès politique le plus trouble du Moyen Âge)? Comment comprendre l’extrême acharnement du Capétien et de son entourage, pendant plus de six ans, à faire reconnaître l’« hérésie» des «perfides templiers» par les accusés eux-mêmes, par les juges ecclésiastiques, par le pape, par tous les habitants du royaume du France et par le concile universel ?
les flamands battent PhilippeIV les flamands résistent et battent PhilippeIV qui se sent de plus en plus vulnérable .
1301

Quelques Templiers restés sur place perdent l'île de Ruad devant Tortose,dernier bastion Chrétien.La Chrétienté à définitivement perdu la partie au Proche Orient.

La chute de Ruad en 1303 fut l'un des événements culminants des Croisades dans la Méditerranée orientale. Lorsque la garnison de la petite île de Ruad tomba, elle marqua la perte du dernier avant-poste des Croisés sur la côte du Levant. Dix ans auparavant, en 1291, les Croisés avaient perdu leur base de pouvoir principale dans la ville côtière d'Acre, et les Mamelouks musulmans avaient systématiquement détruit tous les ports et forteresses restants des Croisés depuis, forçant les Croisés à relocaliser leur Royaume de Jérusalem qui se résumait à L'île de Chypre. En 1299-1300, les Chypriotes ont tenté de reprendre la ville portuaire syrienne de Tortose, en mettant en place une zone de rassemblement sur Ruad, à deux milles (3 km) au large de la côte de Tortose. Les plans devaient coordonner une offensive entre les forces des Croisés et celles de l'Ilkhanate (Perse mongole). Cependant, bien que les Croisés aient réussi à établir une tête de pont sur l'île, les Mongols ne sont pas arrivés, et les Croisés ont été contraints de rapatrier la majeure partie de leurs forces à Chypre. Les Templiers ont installé une garnison permanente sur l'île en 1300, mais les Mamelouks ont assiégé et capturé Ruad en 1303. Avec la perte de l'île, les Croisés ont perdu leur dernier bastion en Terre Sainte.
Les Templiers perdent le dernier bastion Chrétien devant Tortose Les Templiers perdent le dernier bastion Chrétien devant Tortose
1303

Arrestation sur ordre du roi Philippe IV le Bel de tous les Templiers sur le territoire Français le vendredi 13 octobre 1307 .C'est une première en France , et meme en Europe.

Au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel (le petit-fils de Saint Louis). Cet acte de violence arbitraire met fin à un ordre original de moines-soldats, vieux de près de deux siècles, qui s'est illustré en Terre sainte et s'est acquis puissance et richesse, s'attirant ainsi la jalousie des féodaux et la convoitise des souverains.
arrestation des templiers 1307
1307

Le concile de Vienne convoqué par le pape Clément V à la demande du roi de France Philippe le Bel se réunit en 1311 et 1312 et aboutit à la suppression de l'Ordre.

Le concile de Vienne est pour l'Église catholique romaine le quinzième concile œcuménique. Il fut convoqué par le pape Clément V à la demande du roi de France Philippe le Bel pour discuter de l'avenir de l'Ordre du Temple. Il se réunit entre octobre 1311 et mai 1312 à Vienne et aboutit à la suppression de l'Ordre. Outre la question centrale des Templiers, ll traita également de la querelle des spirituels qui divisait l'ordre franciscain. Il interdit les béguinages, et légiféra sur la présence de l'islam en terre chrétienne. Les propositions de réforme de Guillaume Durand, évêque de Mende, y furent présentées. Par la bulle Vox in excelso du 22 mars 1312, le pape supprime purement et simplement le Temple, bien qu'il ne le condamne pas. La bulle Ad providam du 2 mai décrète que les biens du Temple passeront aux mains des Hospitaliers. Enfin, une troisième bulle, datée du 6 mai, annonce que le pape se chargera du jugement des dignitaires de l'Ordre.
bulle-Ad _providam_Christi_Vicarii Bulle pontificale Ad providam Christi Vicarii du 2 mai 1312 - Clément V
1312

Jacques de Molay, dernier grand maître de l'Ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay, sont brûlés vif dans la nuit du 11 mars 1314 sur l'ile aux juifs à Paris.

Le sort de Jacques de Molay et des derniers dignitaires de l'Ordre est confié au tribunal religieux de Paris. La sentence de cette instance tombera le 11 mars 1314 : le grand maître de l'Ordre et ses proches sont condamnés à l'emprisonnement à vie. Après cette sentence, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay, précepteur de l'Ordre pour la Normandie, clament en effet leur innocence. Tous deux reviennent intégralement sur leurs aveux, qu'ils estiment avoir été extorqués sous la torture et les pressions psychologiques. Pour Philippe le Bel, il est impensable de laisser ce revirement déclencher un nouveau procès, ou pire encore, déboucher sur une libération des deux hommes. Quelques heures à peine après avoir pris la parole devant le tribunal, ils sont déclarés relaps et condamnés au bûcher. Celui-ci est dressé à la pointe nord de l'île de la Cité. Jacques de Molay, dernier grand maître de l'Ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay, sont brûlés vif dans la nuit du 11 mars 1314. Juste avant de périr dans les flammes, Jacques de Molay lancera une malédiction à l'encontre du pape et du roi de France, leur donnant à chacun rendez-vous devant le tribunal de Dieu dans l'année.
Jacques de Molay, dernier grand maître de l'Ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay, sont brûlés vif dans la nuit du 11 mars 1314 sur l'ile aux juifs à Paris
1314

La tradition veut que Jacques de Molay assigna le pape et le roi à comparaître devant la justice de Dieu dans l'année . Le Pape mourut le 20 avril 1314 .

Gisant de Clément V dans la Collégiale d'Uzeste (Gironde) Gisant de Clément V dans la Collégiale d'Uzeste (Gironde) 1314

La tradition veut que Jacques de Molay assigna le pape et le roi à comparaître devant la justice de Dieu dans l'année . Le Roi mourut le 29 novembre 1314.

Philippe le Bel succombera d'un ictus cérébral quelques mois après l'exécution des Templiers Philippe le Bel succombera d'un ictus cérébral quelques mois après l'exécution des Templiers 1314

L'Ordre du Temple aura donc existé pendant 2 siècles au cours des quels il apporta sa pierre à la modernisation de la France .
L'Ordre du Temple qui avait failli à sa mission initiale à savoir : "Protéger les Pélerins et garder les lieux Saints" , fut contraint de revenir sur ses terres en Occident n'ayant de compte à rendre qu'au Pape . Pour ce qui est de la France , l'Ordre du Temple sans mission devenait un danger pour la Royauté et l'Eglise.
Jacques de Molay n'a pas su comprendre cela , il partait du principe que l'Ordre s'était battu sans faiblir en Orient mais qu'il avait été défait par plus fort que lui . Dans ces conditions les Templiers n'avaient rien à se reprocher et Jacques de Molay cru jusqu'à la fin que le Pape mettrait fin aux persécutions dont étaient victimes les Templiers. Jacques de Molay fut un chef de guerre irréprochable aimé et respecté de ses frères , mais un piétre tacticien politique une fois revenu en France .
Philippe IV le Bel quant à lui , respectant sa logique de spoliation , et après avoir dépouillé les Juifs , s'en prit aux Templiers , il fut aidé en cela par l'Eglise . Le Roi et le Pape furent victimes de la malédiction lancée par le grand maitre sur le bucher en 1314 , car ils décédérent la meme année que les Templiers qu'ils avaient fait bruler.....