Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer JavaScript. Voici les instructions pour activer JavaScript dans votre navigateur Web.
        

Templiers - Commanderie Geoffroy de Saint-Omer

         



Retournez sur le plan des sujets traités sur le site    

Les Templiers de l'an 1118 étaient des moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, dans le monde très fermé du Templarisme, des thèses fumeuses ont vu le jour concernant l'histoire des Templiers. Avec le renouveau Templariste des années 1950 ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, etc ... ). En naviguant sur notre site, vous connaitrez mieux les Templiers d'hier et ceux d'aujourd'hui.


Saint-Omer à la lisière de la Flandre et de l'Artois.

A l'époque de la création des Templiers , Saint-Omer est une ville du comté de Flandre, et elle restera Flamande jusqu'en 1212, après 1212 elle est versée au comté d'Artois. C'est de cette ville que sont partis Geoffroy de Saint-Omer et ses frères pour la première Croisade. D'autre part, Boulogne sur mer vit naitre Godefroy (dit de Bouillon) et Baudouin (1er roi Chrétien de Jérusalem). Ainsi, et contrairement à l'idée reçue, la création de l'Ordre du Temple procéde de la volonté des hommes natifs de cette région du nord de la France et non des hommes natifs du Midi de la France. Vous ne savez sans doute pas ce qui poussa Godefroy de Bouillon à organiser la première croisade, alors que les seigneurs Français ne se bousculaient pas pour entreprendre cette mission, pour en connaitre la raison,
lisez la suite en cliquant sur les flèches      

De nos jours en Artois subsistent certaines commanderies, et si l'Artois n'avait pas été le théatre de dévastations liées aux guerres entre 1415 et 1945 il y en aurait encore bien plus. Il subsiste également un plus grand nombre de commanderies templières dans la moitié Sud de la France, car celle ci fut plus épargnée par les destructions massives liées aux guerres de l'an 1400 à la fin de la dernière guerre mondiale. Ces commanderies templières témoignent du savoir faire et de l'obstination d'hommes remarquables qui ont vécu et sont morts pour leur idéal, c'est cet idéal que les Templiers modernes contribuent à faire vivre de nos jours.

Croisés, Templiers originaires de la Flandre médiévale

Partis lors de la première croisade en Aout 1096 :
- Godefroy de Bouillon né en 1057 à Boulogne sur mer et mort en 1100 en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas, il est problabe qu'il ait succombé à la peste.
- Geoffroy de Saint-Omer qui fonde en 1118 l’Ordre du Temple.
- Hugues le païen frère de Geoffroy de Saint-Omer qui a administré un temps la principauté de Galilée et la Seigneurie de Tibériade.
- Gérard de Saint-Omer Templier discret basé à Tripoli.
- Guillaume 1er , leur père qui secondera Robert II dit de Jérusalem, dans ses périgrinations au Proche Orient. Il quittera Jérusalem en Octobre 1099 avec Robert II pour rentrer chez lui.
- Gérard Sire de Créquy Templier basé à Tripoli.
- Toute la chevalerie Flamande, cliquez ici        .

Quelques années plus tard les rejoindront :
- Nicolas de Mailly seigneur de Mailly et Senlis Croisé avec le roi Louis VII en 1147.
- Raoul Sire de Créquy Croisé fait prisonnier en 1147 ( 10 ans de captivité ) à Laodicé (Judée Samarie).
- Roger de Créquy Croisé mort au combat à Laodicé (Judée Samarie) en 1147.
- Geffroi de Créquy Croisé mort au combat à Laodicé (Judée Samarie) en 1147.
- Gautier châtelain de Saint-Omer Croisé qui deviendra seigneur de Tibérias en 1150.
- Colette de Créquy participa à la 3 ème croisade avec Philippe Auguste.
- Hugues II de Saint-Omer, Croisé qui deviendra prince de Galilée.
- Odo de Saint-Omer, Croisé qui deviendra connétable de Tripoli, seigneur de Gogulat.
- Hellin 1er de Wavrin (fils de Roger III) chevalier croisé en 1187 et mort au combat à Acre en 1191 .
- Raoul de Saint-Omer, Croisé qui deviendra sénéchal de Jérusalem, prince de Galilée, seigneur de Sarepta .
- Guillaume IV, Châtelain de Saint-Omer, Croisé qui deviendra seigneur en Judée Samarie.
- Jacques de Saint-Omer Croisé qui deviendra seigneur en Judée Samarie .
- Armand de Créquy Croisé en 1201 mort au combat en terre Sainte en 1204 pendant la 4 ème croisade sous les ordres de Boniface de Montferrat.
- Gautier de Saint-Omer Croisé qui deviendra seigneur en Judée Samarie au siège de Damiette en 1218 .
- Philippe de Créquy Croisé pour la 8 ème croisade.
- Baudouin IV de Créquy Croisé Connétable de Constantinople en 1245.
- Baudouin d'Arras, seigneur d'Arras, de Dainville, de Mareuil .Croisé en 1247/1248 avec Louis IX, marié à Chretienne de Selles Dame de selles, de Bazinghem, de Beugny, et Seninghem.
- Pierre Tristan seigneur de Passy (en Valois) et d’Ostel, Bailli d’Arras, Aire, Saint-Omer et Calais, Croisé avec Louis IX en 1247/1248 .
- Gilles 1er de Mailly Croisé avec Louis IX en 1245 .
- Jean Beauffort «du Ransart» Croisé en 1248.
- Gilles II de Mailly Croisé en 1247 et 1269 .
- Jacques de Mailly Croisé en 1247 chevalier de Saint Jean de Jérusalem, puis Templier .
- Jean de Saint-Omer, baron de Passava, Croisé maréchal de Morée en 1278 .
- Nicolas II de Saint-Omer, Croisé co-seigneur de Thèbes, bail de Morée, en 1294 .
- Nicolas III de Saint-Omer, Croisé co-seigneur de Thèbes en 1296 .


Histoire agitée de la province d'Artois

L'Artois correspond à peu près au pays de la tribu gauloise des Atrébates, dont la capitale Nemetocenna est devenue Arras.
Dans sa Guerre des Gaules, Jules César apparente les Atrébates aux peuples belges originaires de Germanie qui ont envahi les territoires du Nord de la Gaule entre le IV ème et le II ème siècle avant l'ère chrétienne.
Il est probable que c’est au cours d’un de ces mouvements de populations que les Atrébates se sont installés dans la région d’Arras, où ils ont fondé une cité : Nemetocenna. Ils correspondent archéologiquement aux Celtes danubiens. Ils descendent de ces peuples celtes en mouvement au III ème siècle avant J.C tout en s'étant agrégés au substrat celtique préexistant.
Jules César fait état pour la première fois des Atrébates en nous renseignant sur un contingent de 15 000 guerriers mis à la disposition d’une coalition belge.
En 57 avant J.C, ils participent à l'attaque de Bibrax (identifié à l'oppidum de Saint-Thomas dans l'Aisne) et à la bataille de l'Aisne. La même année, lors de la bataille du Sabis sur la Selle, les Atrébates, associés aux Nerviens et aux Viromanduens affrontent les légions romaines. Ils sont défaits par l’aile gauche de l’armée romaine tenue par les IXe et Xe légions.
Après ce revers, la période qui suit est marquée par la coopération des Atrébates aux projets de Jules César qui trouve un allié efficace en la personne de Commios. Attesté comme roi des Atrébates en 55 avant J.C (César désigne Commios comme roi après la défaite contre les Nerviens et les Viromanduens), il est envoyé par Jules César en Bretagne afin de convaincre les tribus du Sud de se soumettre au peuple romain. Les Romains désignent également Commios comme roi des Morins.
Jules César dispense les Atrébates, pour s’être acquittés au mieux de cette mission, du tribut levé sur les populations conquises et leur restitue leurs lois et leurs institutions.
Mais lors du soulèvement général en 52 avant J.C, Commios prend fait et cause pour le parti gaulois et fait alliance avec Vercingétorix, ce qui lui vaut d’être victime d’une tentative d’assassinat commanditée par le tribun Titus Labienus, lieutenant de Jules César. À la tête de quatre mille de ses guerriers, Commios se rend à Alésia afin de soutenir Vercingétorix dans sa lutte pour l’indépendance. Cette tentative échoue.
Commios tente une nouvelle révolte en 51 avant J.C, il s'allie tout comme les Ambiens, les Bellovaques et les Bituriges, au Bellovaque Correus mais les Belges sont une fois encore défaits dans les environs de l'Aisne et de l'Oise. Commios devra se réfugier en Bretagne.
Les Romains intégrèrent cette région dans la province romaine de Belgique en 50 avant J.C.

Au temps de l'empire Romain, l'Artois est une partie de la province romaine de Belgique, puis cette région fut conquise au V ème siècle par les FRANCS. À l'époque de Charlemagne, Saint-Omer était un port de la mer du nord et le restera jusqu'au début du XIV ème siècle.
la Flandre de l'an mille
saint-omer port maritime

Dans la seconde moitiée du IX ème siècle, Saint-Omer sera ravagée deux fois par les Vikings du Danemark qui opéraient toujours par surprise et de nuit. Mais la troisième fois que les Vikings débarquérent de nuit à Sithiu pour s'adonner à leur sport favori ( la razzia ), ils furent très surpris car ils étaient attendus de pied ferme par la population.
Si vous désirez connaitre comment se termina cette bataille mémorable cliquez ici       
L'Artois avait été donnée en 863 par Charles le Chauve à Judith sa fille, lors de son mariage avec Baudouin Bras de Fer, Comte de Flandre. Avec le pagus d'Artois, la ville entra en 932 dans la possession des Comtes de Flandre, et au cours des XII ème et XIII ème siècles, l'industrie textile y fut florissante. Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d’institutions communales au début des années 1070. Ces institutions prennent la suite d’institutions d’entraide de voisinage, formalisées sous forme de confrérie, qui évolue ensuite en guilde marchande, y sont codifiés, les beuveries mais aussi les conditions d'admission, le rôle des doyens, l'entraide, la charité envers les pauvres, l'entretien des places et des remparts, qui a donné naissance à la commune. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés. Par la suite, elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage. L'Aa est canalisé dès 1165 jusqu'à Gravelines, qui constituera l'avant-port de la cité audomaroise. Après avoir été longtemps possédée par les Comtes de Flandre, sous la suzeraineté de la France, l'Artois fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180, et donné en 1237, avec titre de Comté, par Saint Louis à Robert, son frère aîné, le Comte d'Artois. Après avoir relevé des ducs de Bourgogne, l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattachée définitivement à la France après la guerre de Trente Ans, le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer (l'Artois réservé) qui ne devinrent Françaises qu'en 1678.

L'unité artésienne, c'est d'abord celle de la Province de l'Ancien Régime. Les limites en sont fixées à travers les épisodes des guerres médiévales particulièrement tumultueuses qui ont vu les terres comprises entre Picardie et Flandre d'une part, Cambrésis et Boulonnais d'autre part osciller de la puissance française, à l'anglaise et à la flamande puis à la bourguignonne. Le faciès de la province est surtout modelé au XVI ème siècle avec l'intégration à l'empire de Charles Quint. François 1er songe à faire la guerre à Charles Quint, il rencontre le roi d'Angleterre Henri VIII pour obtenir son aide (entrevue du Camp du Drap d'Or en juin 1520). En 1521, tout le pays entre Arras et Doullens est dévasté par les armées de François 1er. En 1526, le Roi de France renonce à sa souveraineté sur la Flandre et l'Artois : le traité de Madrid établit la suzeraineté de l'empereur sur l'Artois dès cette date l'administration impériale marque son empreinte sur la structure provinciale. L'Artois devient une province des Pays-Bas espagnols.

- Les États d'Artois sont reconnus ils sont composés de représentants du clergé, de la noblesse et des villes ils siègent a Arras et assurent l'administration de la Province.

- Un Conseil d'Artois est créé (1530) il exerce les fonctions de "Cour d'Appel" de toutes les juridictions.

- Un nouveau système fiscal est mis en place (1536).

En 1537, François 1er envahit à nouveau l'Artois. La conquête fut facile et les villes et châteaux d'Hesdin, de Saint-Pol, de Saint-Venant tombèrent en peu de jours au pouvoir du Roi de France. Ses troupes se répandirent par tout le pays qu'elles ravagèrent. Les habitants des villages ravagés adressèrent à leurs gouvernants des suppliques où ils leur exposaient leur misère et l'impossibilité d'acquitter leur impôt. Henri II, successeur de François 1er continue la guerre contre Charles Quint. En fait il faut attendre 1559 et le Traité du Cateau-Cambrésis pour que cessent les guerres ravageuses
En 1553 Charles Quint ordonne la destruction complète des villes suivantes (liste non exhaustive, car tous les villages situés sur une bande de 15 kms entre ces deux villes distantes de 38 kms qui avaient résisté furent rasés ! )
1553 : Destruction de Thérouanne
1553 : Destruction de Hesdin
Les traités de Cambrai ( 1529 ), du Cateau-Cambrésis ( 1559 ) et de Vervins ( 1598 ) confirment la domination espagnole en Artois.
Ce n'est qu'en 1645, que les Français se rendent maîtres de Béthune, Lens, Lillers et Saint-Venant. En 1648, le prince de Condé remporte sur les Espagnols dans les plaines entre Lens et Grenay une victoire qui conduit au traité de Westphalie. En 1649, Saint-Venant est repris par les Espagnols. En 1657, Turenne prend Saint-Venant aux Espagnols et porte le dernier coup à leur puissance par la victoire des dunes. L'Artois est finalement rattachée à la France en 1659 (Traité des Pyrénées) sauf l'Artois " réservé " mais la structure administrative, judiciaire et fiscale de la Province est globalement confirmée par Louis XIV et ses successeurs. En 1679, le traité de Nimègue donne à Louis XIV la possession de la plus grande partie de la Flandre. De 1710 à 1713, les Anglais parcoururent l'Artois et enlevèrent aux Français Béthune et Saint-Omer. La victoire de Denain, suivie du traité d'Utrecht (1713) donnèrent, définitivement à la France l'Artois et la Flandre Française. Ce traité marque enfin la fixation définitive de la frontière du Nord et le retour à la paix, en Flandre et en Artois, pour près d'un siècle. L'Artois, pays d'États, garde une autonomie relative par rapport aux intendants (L'Artois est rattachée comme le Boulonnais à l'intendance de Picardie jusqu'en 1754 puis à celle de Flandre).

- Un système fiscal original est maintenu la province ne paie pas les impôts royaux (ni taille, ni gabelle, ni aides) les États versent annuellement une somme forfaitaire. Cette somme est récupérée par l'application de la fiscalité héritée de l'époque impériale en particulier le paiement par les tenanciers de la terre de vingtièmes et centièmes. Ceux-ci donnent lieu en 1779 à la mise à jour de nouvelles matrices qui constituent une source exceptionnelle pour la connaissance des structures foncières de la très grande majorité des villages (Archives du Pas-de-Calais, Série C). Globalement, ce système fiscal même Si l'on y inclut quelques impôts indirects (sur les boissons) est moins lourd pour les Artésiens que la fiscalité royale pour la plupart des Français (environ 5 % du produit des récoltes contre plus de 10 % dans la plupart des pays d'élections ). La légèreté relative de la fiscalité artésienne n'empêche pas les ruraux de protester en 1789 dans de nombreux Cahiers de doléances contre la mauvaise gestion des États provinciaux et plus irrégulièrement contre l'exemption dont bénéficient les privilégiés.

- Le maintien de la structure provinciale s'accompagne d'une indiscutable affirmation de l'attachement particulariste des Artésiens, état d'esprit non négligeable dans la perspective des événements révolutionnaires. Dès 1790, le découpage administratif bafoue le cadre provincial en créant un département du Pas-de-Calais qui ajoute à l'Artois le Boulonnais, le Calaisis et qui a pour préfecture une ville excentrée, Arras.

La domination bourguignonne n’a pas laissé d’institutions étatiques particulières : force de la seigneurie et des institutions féodales. De la période impériale, la province a conservé le Conseil d’Artois qui intervient comme haute cour de Justice et que l’on voit fonctionner très souvent comme une sorte de Cour d’Appel. C’est la monarchie française qui enferme la région dans un système étatique véritable. L’oeuvre d’assimilation de la monarchie française a cependant porté ses fruits car, de “ province réputée étrangère ”, la province était intégrée dans la nation française à la fin de l’Ancien Régime. La vie économique semble reconstituée : la province uniquement agricole s'enrichit du commerce des grains : les villes se rebâtissent, la vie intellectuelle renaît ...

Liste complète des comtes d'Artois


Plusieurs maisons se sont succédées à la tête du Comté d'Artois.
Maison capétienne d'Artois:

Robert Ier d'Artois (1216-1250). Il est le fils de Louis VIII (roi de France) et de Blanche de Castille. Frère de Saint Louis, il est tué à Mansourah pendant la septième croisade.
Robert II d'Artois (1250-1302). Il est le fils du comte Robert Ier et de Mathilde de Brabant (1224-1288), dite Mahaut de Brabant.
Mathilde d'Artois (1268-1329) dite aussi Mahaut d'Artois. Elle est la fille du comte Robert II d'Artois et d'Amicie de Courtenay, héritière ou dame de Conches. Par mariage avec Othon IV de Bourgogne elle devient comtesse de Bourgogne. Elle déboute Robert III (1297-1342), de ses droits et s'empare du comté d'Artois.


Maison d'Ivrée:

Jeanne II de Bourgogne aussi appelée Jeanne I d'Artois. Elle est la fille de la comtesse Mathilde et d'Othon IV de Bourgogne. Par son mariage avec le futur Philippe V le Long elle devient reine de France.


Capétiens directs:
Jeanne de France (1308 - † 1347). Elle est la fille de Jeanne II de Bourgogne et du roi Philippe V Le Long. En épousant Eudes IV de Bourgogne, elle lui transmet le comté d'Artois.


Maison capétienne de Bourgogne:

Eudes IV de Bourgogne (1295 - † 1349). Il est le fils du duc Robert II de Bourgogne († 1306) et d'Agnès de France († 1325), fille de Saint Louis. Duc de Bourgogne à la mort de son frère Hugues V de Bourgogne, il devient comte d'Artois en épousant Jeanne de France.
Philippe Ier de Bourgogne dit Philippe de Rouvres. Né en 1346 à Rouvres, il est le petit-fils de Jeanne de France et d'Eudes IV et donc le fils de Philippe de Bourgogne († 1346) et de Jeanne Ire d'Auvergne († 1360). A sa mort en 1361, ses possessions furent démembrées.

Capétiens directs:

Marguerite de France (1309 - † 1382). Elle est la fille du Fille du roi de France Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II, elle hérite de son petit-neveu Philippe Ier pour les comtés de Bourgogne et d'Artois. Elle épouse le comte Louis Ier de Flandre († 1346).

Maison de Dampierre:

Louis II de Flandre (1330 - † 1383) dit Louis II de Mâle. Il est le fils de Marguerite de France et de Louis Ier de Flandre. Il épouse Marguerite de Brabant, fille du duc Jean III de Brabant. À sa mort en 1383, sa fille Marguerite III hérite de toutes ses possessions.
Marguerite III de Flandre (1350 - † 1405). Elle est la fille de Louis II de Flandre et de Marguerite de Brabant. En secondes noces, elle épouse le duc Philippe II de Bourgogne, fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.

Maison capétienne de Valois-Bourgogne:

Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi est né à Pontoise en 1342. Il est le fils du roi Jean II le Bon. À la mort de son beau-père Louis II de Flandre, il cohérite avec son épouse Marguerite III de Flandre de toutes ses possessions. Il décéde en 1404.
Jean Ier de Bourgogne (1371 - † 1419) dit Jean sans Peur. Il est le fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite III de Flandre, il épouse Marguerite de Bavière (1363-1423), fille d'Albert Ier de Bavière, comte de Hainaut.
Philippe III de Bourgogne (né en 1396 à Dijon et mort en 1467), dit Philippe le Bon. Il est le fils du duc Jean Ier de Bourgogne et de Marguerite de Bavière, il épouse en secondes noces Isabelle de Portugal († 1472).
Charles de Valois-Bourgogne (né à Dijon en 1433 et mort à Nancy en 1477), dit Charles le Téméraire. Il est le fils du duc Philippe III de Bourgogne et d'Isabelle de Portugal, il épouse en secondes noces Isabelle de Bourbon (décédée en 1465), fille de Charles Ier de Bourbon. En 1477, il fut tué devant Nancy. Avec lui s'écroula le vaste édifice des ducs de Bourgogne de la maison de Valois.
Marie de Bourgogne (née à Bruxelles en 1457 et décédée en 1482). Elle est la fille du duc Charles le Téméraire et d'Isabelle de Portugal. Elle est duchesse de Brabant, de Limburg, de Luxembourg, et comtesse de Flandre, d'Artois, de Hainaut et comtesse palatin de Bourgogne. Elle épouse le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg (décédé en 1519).

Maison de Habsbourg:

Maximilien Ier de Habsbourg (né en 1459 à Wiener Neustadt, Autriche et décédé en 1519). Il est le fils de Frédéric III du Saint-Empire, il épouse Marie de Bourgogne, fille du duc Charles le Téméraire. À la mort de cette dernière, le comté d'Artois passe à son fils Philippe de Habsbourg.
Philippe de Habsbourg (1478 - † 1506) dit Philippe le Beau. Il est le fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, il épouse Jeanne Ire de Castille, fille du roi Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.
Charles de Habsbourg (1500 - † 1558) dit Charles Quint. Il est le fils de Philippe de Habsbourg et de Jeanne Ire de Castille, il épouse Isabelle de Portugal (1503-1539), fille de Manuel Ier de Portugal.
Philippe II d'Espagne (né en 1527 en Valladolid et décédé en 1598). Il est le fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, il épouse en quatrièmes noces sa nièce Anne d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II du Saint-Empire.
Philippe III d'Espagne (né à Madrid en 1578 et décédé en 1621). Il est le fils de Philippe II d'Espagne et d'Anne d'Autriche, il épouse sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire.
Philippe IV d'Espagne (né en 1605 à Valladolid et décédé en 1665). Il est le fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, il épouse Élisabeth de France (1602-1644), fille aînée roi de France Henri IV.

Maison de France:

Lors de la paix des Pyrénées de 1659, Philippe IV d'Espagne dut céder l'Artois, le Roussillon, plusieurs villes flamandes et donner sa fille à Louis XIV (le roi de France).
Conquis difficilement entre 1640 et 1658, l'Artois, moins les châtellenies de Saint-Omer et d'Aire (« Artois réservé »), revient à la France par le traité des Pyrénées (1659) le traité de Nimègue (1678) donne à la France l'« Artois réservé ». Le titre de comte d'Artois est, en 1757, donné par Louis XV à son petit-fils Charles Philippe, le futur Charles X, qui en sera le dernier titulaire.




Liste des Comtes d'Artois




retour en haut du site consacré aux Templiers