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Bernard de Clairvaux et les Templiers

         



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L'Ordre du Temple de l'an 1118 était composé de moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, encouragé par Napoléon Bonaparte, le Templarisme fut remis au goût du jour. Malheureusement très vite, des thèses fumeuses apparurent dans ce monde très fermé.
A partir des années 1950 avec le néo-Templarisme ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, Marie-Magdala, les Mérovingiens, etc ).


Saint-Bernard de Clairvaux parrain des Templiers

Quelques dates importantes de sa vie

Saint Bernard naquit en 1091 à Fontaines, près de Dijon, en Bourgogne. Son père, Tescelin Sore, était seigneur de Fontaines, et sa mère Aleth était fille du seigneur de Montbar. Le château de ses pères a été donné aux religieux Feuillants et changé en monastère. Saint Bernard naquit en 1091 à Fontaines, près de Dijon, en Bourgogne. Son père, Tescelin Sore, était seigneur de Fontaines, et sa mère Aleth était fille du seigneur de Montbar. Godefroy de Bouillon Chef charismatique de la première croisade En 1113 conversion de Bernard. Il avait environ vingt-trois ans quand il alla se mettre avec trente autres jeunes gens, ses compagnons, sous la conduite d'Etienne, abbé de Cîteaux. Mi-août 1115, Bernard et ses moines s’installent dans le val d’Absinthe – cette plante y poussait en abondance – à Clairvaux, en Champagne, non loin de Ville-sous-la-Ferté. Cette combe, longue de 1500 mètres et large de 200, était bien irriguée et entourée de collines boisées. Son orientation d’est en ouest lui valait d’être baignée toute la journée de lumière, d’où le nom de Claire-Vallée, ou Clairvaux, qui lui fut donné. Si les conditions de cette implantation demeurent obscures, il faut en retenir le caractère familial et féodal : le principal artisan de la fondation en est le sire de La Ferté, Josbert le Roux, cousin de la mère de Bernard de plus, sept des douze moines qui accompagnaient Bernard sont de proches parents ( quatre frères, son oncle, et deux cousins ). C'est à partir de ce montent-là que l’ordre de Cîteaux commença à se répandre d'une manière extraordinaire. La même année, fondation de l'abbaye de la Ferté, première fille de Cîteaux, au diocèse de Chalons-sur-Saône, sur la Grône, par les seigneurs de Vergy, Savaric et Guillaume son fils, comtes de Châlons-sur-Saône.

En 1117 Bernard ,atteint d'une maladie grave, est confié aux soins d'un médecin de la campagne, que lui procure Guillaume, évêque de Châons-sur-Marne.
En 1123 Adam, abbé de saint Denys, a pour successeur, d'un commun accord de tous les religieux, l'abbé Suger, à qui Bernard écrivit plusieurs fois.
En 1125 Bernard réconcilia les Milanais avec le pape Innocent et Lothaire II, qui fut élu empereur.
En 1128 le jour de la fête de saint Hilaire, concile de Troyes, qu'on place à tort en 1129, comme il ressort des témoignages de Michel, qui en fut le secrétaire. Il fut présidé par Mathieu, évêque d'Albano, légat du Saint siège. On y compta parmi les assistants, Étienne de Cîteaux, Bernard de Clairvaux et d'autres abbés du même ordre. C'est dans ce concile qu'on détermina les couleurs blanches des habits à donner aux Templiers, et la règle qu'ils devaient suivre. Ce n'est que plus tard que le pape Eugène III leur fit placer la croix rouge sur leurs habits.
En 1131, cinquième année du règne de Lothaire II, vingt-deuxième de celui de Louis VI, roi de France, le pape Honorius meurt, le 16 janvier, dans la sixième année de son pontificat. Un schisme très-grave règne dans l'Église de Dieu, Grègroire, élu canoniquement sous le nom d'Innocent II le 17 février, se vit disputer le trône par Pierre, fils de Pierre de Léon, appuyé par la violence de ses amis qui étaient tout-puissants à Rome, et par Roger, roi usurpateur de Sicile. Pendant huit ans, Bernard défendit avec courage la cause d'Innocent. En effet, entre autres choses, dans le concile tenu à ce sujet, cette même année, à Étampes, il fut choisi tout d'une voix, par les pères du concile, comme arbitre du différend, et se déclara pour innocent contre Anaclet. Il amena le roi d'Angleterre Henri à le reconnaître également. La même année, Bernard, avec une humilité admirable, refusa l'évêché de Gênes, devenu vacant l’année précédente par la mort de Sigefroy.
En 1132 départ du pape Innocent de France, pour l'Italie, Bernard l'accompagne. Il réconcilie les Pisans et les Génois. L’évêché de Gênes lui est offert pour la seconde fois, avant que Syrus y soit nommé, et même après la nomination de Syrus qui veut se démettre. II refuse avec la même persévérance et la même humilité qu'auparavant.
En 1134 Concile de Pise. Pendant que Bernard, sur l'ordre du pape Innocent, s'y rendait en traversant la Lombardie, après avoir réconcilié ensemble Lothaire et Conrad, il reçoit des Milanais, excommuniés et privés de la dignité de Métropole, pour avoir, à la suite d'Anselme, leur archevêque, embrassé le parti de Conrad et d'Anaclet, une lettre où ils le prient de les faire rentrer en grâce avec Lothaire et Innocent.
En 1135 Bernard passe par Milan en revenant d'Italie, et revient à Clairvaux, dont on transfère les bâtiments dans un lieu plus commode.
En 1137 Bernard, appelé par le pape Innocent, repasse une troisième fois les Alpes pour retourner en Italie, qui gémissait sous Anaclet, des vexation de Roger de Sicile. Ce prince, vaincu grâce aux prières de Bernard, par le duc Rainoulphe, voyant qu'il ne pouvait l'emporter par la force des armes, eut recours à la force de l'éloquence et confia la défense de la cause d'Anaclet à Pierre de Pise, homme d'un rare talent pour la parole mais le voyant vaincu et ramené du schisme par Bernard, il n'en revint pas lui-même à de meilleurs sentiments.
En 1138 mort malheureuse de l'antipape Anaclet, à qui la fraction de Roger donna pour successeur le cardinal Grégoire, qui prit le nom de Victor et qui se dépouilla des insignes du pontificat entre les mains de Bernard. Le schisme se trouva donc ainsi terminé, grâce au zèle et à la prudence de Bernard, après avoir duré sept ans.
En 1153 Bernard meurt en paix, après avoir rétabli la paix entre les habitants de Metz, le 20 août à neuf heures du matin, dans la soixante-troisième année de son âge, la quarantième de sa profession religieuse, et la trente-huitième de sa prélature.

Synthèse

Saint Bernard est la figure centrale de la chrétienté au XII ème siècle, et, pour beaucoup d'historiens le personnage principal de l’occident médiéval. C'était un adepte du mystère divin et un initiateur du mystère marial. Chevauchant sa mule ou son destrier, il a parcouru l’Europe entière pour arbitrer les conflits qui opposaient les grands de ce monde. Saint Bernard était un guerrier de la Foi. Sa gymnastique spirituelle consistait à torturer son corps, à le combattre sans cesse comme il combattait les esprits malins de ce monde. Il commandait au Pape et aux Princes, c'était l’arbitre suprême de son siècle. L’autre aspect de Saint Bernard est le culte de la dame, figurée par la Vierge.

Saint Bernard est la figure centrale de la chrétienté au XII ème siècle

Saint Bernard était un simple moine, fragile mais puissant dans ses missions évangélique, apostolique et politique. Il parcourut la France et l’Europe à cheval, comme un chevalier. Il sera à l'origine d'une nouvelle architecture austère et grandiose pour construire les sanctuaires romans.

Il voulait promouvoir une sorte de « milice cistercienne » qui aurait été le noyau d’une armée pontificale susceptible d'imposer la paix entre les nations. L’autre vocation de cette chevalerie d’un genre particulier aurait été d’améliorer les conditions de vie des populations qui, de la sorte, auraient été mieux disposées pour s’élever spirituellement, débarrassées des préoccupations de subsistance et des angoisses de la guerre, l’homme pourrait alors porter son regard vers le ciel.
Dès 1130, Bernard règle les conflits qui existent dans la papauté, ralliant le roi de France et l’empereur d’Allemagne à la cause de l’unité de l’Église. Homme de vérité, il s’oppose au théologien Abélard, l’amant d’Héloïse, et obtient sa condamnation au concile de Sens en 1140. Il conseille le pape Eugène III qui lui demande de prêcher la seconde croisade. Sa voix est si forte à Vézelay qu’on l’entend très loin dans les champs. À Noël 1146, il prêche à Spire. Il intervient à Mayence pour empêcher les massacres de juifs par les fanatiques. On le consulte de partout.
Durant ce temps, de nouvelles abbayes cisterciennes s'érigent partout en Europe. Celui qu’on appelle le second fondateur de l’Ordre cistercien meurt en 1153. Il laisse derrière lui plus une communauté de 160 moines à Clairvaux, tandis que la nouvelle famille cistercienne compte près de 350 abbayes. Grand meneur d’âmes, animateur de la vie spirituelle, conseiller des évêques, gloire du XII ème siècle, Bernard est canonisé en 1173 par le pape Alexandre III, puis déclaré docteur de l’Église par Pie VIII en 1830. L’oraison du jour de sa fête, le 20 août, résume bien la place déterminante qu’il occupa dans l’Église et le zèle qui le dévorait : « Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d’amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l’esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière. »

Saint Bernard à Jérusalem

Baudouin 1er de Jérusalem avait confié en 1104 à Geoffroy de Saint-Omer une mission ( secrète ) de fouilles des fondations du temple du roi Salomon et des fondations du palais du roi Salomon . Ces fouilles fructueuses permirent de découvrir des trésors qui ébranlèrent les découvreurs ( peut-être l’Arche d’Alliance dans laquelle devait se trouver consignée la somme des connaissances du sacerdoce égyptien dérobées par Moïse avant l’exode ainsi que les écrits relatant la vie du Christ). En 1117 Bernard de Claivaux (mandaté par le Pape ) et Baudouin 1er demandèrent aux découvreurs le secret absolu sur les trouvailles, il convient de noter que Baudouin 1er avait mis Etienne Harding dans la confidence dès 1108 afin que celui ci traduise les découvertes. Il convient encore signaler qu'une version de la bible dite d’Etienne Harding écrite entre 1111 et 1118 est toujours visible de nos jours à la Bibliothèque municipale de Dijon.

bible 1111 Etienne Harding

bible 1111 Etienne Harding

bible 1111 Etienne Harding

bible 1111 Etienne Harding

bible 1111 Etienne Harding

Saint Bernard achemina en 1117 dans le plus grand secret les trouvailles en Italie, et les remit au Pape Pascal II ( à cette époque la papauté est dans la tourmente puisque Pascal II devra affronter 3 anti-papes pendant son ministère). Baudouin 1er ordonna à Geoffroy en 1117 l'arrêt total des fouilles.

Le 14 Janvier 1128, Saint Bernard réunit le concile à Troyes en accord avec le Pape Honorius II, et offrit aux Templiers la célèbre règle du Temple.

Saint Bernard considèrait que la Vierge était le médium privilégié par lequel transite le message divin, il fut l’instigateur de la deuxième croisade en 1146. L'oncle de Saint Bernard, André de Montbart, fut le cinquième Grand Maître du Temple, de 1153 à 1156.

Saint Bernard rencontra à plusieurs reprises Suger afin que ce dernier accepte l'idée que les monastères se devaient d'abandonner le luxe dans lequel les moines vivaient.

Suger

Suger accepta les remontrances de Saint Bernard et rétablit dans les monastères la règle primitive des couvents cisterciens.




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