Musique en l'honneur de nos glorieux anciens "Roi Arthur"
Musique sublime de la Jérusalem Céléste "Corpus Christi"

 

Liste des Grands maitres du Temple
Définition de la Chrétienté
Symbolisme du sceau Templier
Légende concernant les 9 fondateurs du Temple
Godefroy de Boulogne dit "de Bouillon" homme d'exception !

 

Rappel historique de la conquéte de Jérusalem

Les chevaliers du Saint Sépulcre sont souvent associés a tort aux Templiers , les historiens du XVIII ème siècle sont en grande partie responsables de cet amalgame . L’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem , fut créé peut etre par Godefroy de Bouillon vers l'an 1102 et supprimé par Innocent VIII avec incorporation à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1489. Cet Ordre Mineur fut strictement affecté à la défense des lieux Saints de Jérusalem de l'an 1102 à l'an 1291. Il joua plus un rôle diplomatique que militaire, privilégiant toujours la négociation à l'affrontement militaire. Meme si cet Ordre fut longtemps confondu avec l'Ordre du Temple par les historiens du XVIII ème siècle, nous savons aujourd'hui que ces deux Ordres n'avaient rien à voir entre eux. L'Ordre du Saint Sépulcre doit plus etre considéré comme un Ordre Religieux armé que comme un Ordre Militaire et Religieux. L'Ordre du Saint Sépulcre était un Ordre armé, avant tout pour se défendre des attaques Musulmanes et non pour combattre en terre Sainte comme les Croisés et les Templiers.

Ordre Religieux Avéré.
En 1291, la ville de Saint-Jean-d’Acre, dernière place forte des Templiers au Proche orient, tombe aux mains des musulmans. Cependant les franciscains, qui s’étaient réfugiés à Chypre, où se trouvait le siège de la province d’Orient, s’efforcent d’assurer une présence à Jérusalem et dans les autres secteurs de sanctuaires en Palestine. Le pape Jean XXII permet alors au ministre provincial de Terre sainte d’envoyer chaque année deux de ses frères dans les Lieux saints. Leur présence au Saint-Sépulcre est certifiée durant la période allant de 1322 à 1327. On doit le retour définitif des Frères mineurs en Terre sainte, avec la possession légale de certains lieux saint et le droit d’usage dans d’autres, au roi de Naples, Robert d’Anjou, et à Sanche de Majorque. En 1333, ils font l’acquisition du Cénacle auprès du sultan d’Égypte, grâce à la médiation du franciscain Roger Guérin, et obtiennent le droit d’officier au Saint-Sépulcre. Il est établi, en outre, que les frères mineurs jouiraient de ces droits au nom de la chrétienté. En 1342, le pape Clément VI, par les bulles « Gratias agimus » et « Nuper carissimae », approuve l’entreprise des rois de Naples et fixe les dispositions pour la nouvelle entité. Les religieux destinés à la Terre sainte peuvent désormais provenir de toutes les provinces de l’Ordre et une fois au service de la Terre sainte, se trouvent sous la juridiction du père custode, « Gardien du mont Sion à Jérusalem ». Jusqu'en 1555, elle est située au Monastère du Mont Sion6. En 1336, ils peuvent se rétablir définitivement en Terre sainte. Dès lors, le siège central de la Custodie est établi près du Cénacle, sur le Mont Sion. Les franciscains en sont expulsés par les Turcs en 1551. En 1560, ils acquièrent l'actuel couvent du Saint-Sauveur de Jérusalem où ils transfèrent leur custodie. Cependant, le professeur Sylvia Schein souligne l'influence de l'antisémitisme franciscain à partir de 1333. Selon cette historienne, les frères mineurs développèrent auprès des pèlerins le mythe du peuple juif « assassin du Christ », ce qui contribua à propager l'antisémitisme à travers l'Europe. Cette propagande, « systématique » selon l'analyse de Sylvia Schein, cherchait en particulier à empêcher le retour des Juifs en Terre d'Israël, même si, sur place, les relations entre Juifs, Franciscains et pèlerins étaient cordiales. La présence constante des franciscains en Terre sainte a été déterminante pour le développement de l’Église Catholique, jusqu’à rendre possible la restauration du Patriarcat latin à Jérusalem en 1847. Depuis lors, la Custodie et le Patriarcat latin œuvrent dans un esprit de collaboration à l’accomplissement de leurs mandats respectifs. Monseigneur Guiseppe Valerga, nouveau Patriarche, fut le dernier a être adoubé par le Custode le 16 janvier 1848. L’Ordre est refondé par un bref du Pape Pie IX en janvier 1868 avec l’approbation de nouveaux statuts de l’Ordre.Le Pape Pie IX autorise en 1871 à décerner la croix de l’Ordre à une première dame, Lady Lomax. Le Bref du 3 août 1888 du Pape Léon XIII, autorise que les dames ainsi décorées soient appelées Dames du Saint Sépulcre.

saint sepulcre de jerusalem

Les Chevaliers modernes.

L'ordre du Saint Sépulcre, seul survivant, avec l’ordre de Malte, des grands ordres de chevalerie nés des Croisades, fut établi à Jérusalem en Juillet 1099 par Godefroy de Bouillon. C’était, à l’origine, un collège de chanoines, chargé d’assurer au Saint Sépulcre la continuité de la prière, et la régularité des offices liturgiques. En 1114, le patriarche Arnould de Roches leur impose la vie conventuelle sous la règle de saint Augustin. A cette congrégation de chanoines réguliers s’agrègeront ensuite des frères et des sœurs qui assureront les services matériels ( l’entretien et la garde des bâtiments du Saint Sépulcre, puis l’accueil et l’hébergement des pèlerins, enfin l’exploitation des domaines formant le patrimoine de l’ordre tant en Palestine qu’en Europe ). Il comptera, au XIV ème siècle, environ deux mille maisons ou prieurés. L’ordre, qui comprenait aussi des chanoinesses, acceptait en outre l’affiliation de laïcs vivant dans le monde, vassaux ou tenanciers, a raison du fief ou au champ qu’ils tenaient de l’ordre, à raison aussi de la dévotion qui les faisait se mettre à la disposition de celui-ci pour le service et la défense du Saint Sépulcre, sans cesse menacé par les infidèles. À côté des chanoines réguliers, se forma ainsi bientôt une classe de chevaliers auxquels, à l’occasion de la II ème Croisade, le roi de France Louis VII reconnut en 1147 des privilèges spéciaux, leur donnant libéralement, outre l’ « honneur de chevalerie, permission de jouir de semblables autorités, privilèges, franchises et droits » que les officiers de sa Maison. La fin Etats Latins d'Orient ne mit pas un terme à l’activité des chevaliers du Saint Sépulcre. Ayant renoncé à combattre par l’épée au proche orient, l’ordre, dont plusieurs fois les rois de France assumèrent la grande maîtrise, parvint, par la négociation à s’assurer la garde du Saint Sépulcre et à en garantir le libre accès aux pèlerins, s’employant également à négocier et à financer la remise en liberté de ceux d’entre eux qui avaient été capturés.