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      Devise des Templiers : non nobis domine non nobis      
      sed nomini tuo da gloriam      




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L'Ordre du Temple de l'an 1118 était composé de moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, encouragé par Napoléon Bonaparte et grâce à Fabré-Palaprat, le Templarisme fut remis au goût du jour. Malheureusement très vite, des thèses fumeuses apparurent dans ce monde très fermé.
A partir des années 1950 avec le néo-Templarisme ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, Marie-Magdala, les Mérovingiens, Rose line, Rennes le château etc ).


Pense à ton but en soldat emblème TEMPLIER - Les  Templiers ont adopté ce symbole dès leur fondation en 1128 au concile de Troyes. Cette croix est également le symbole des croisés ou des croisades. Pense à ta fin en chrétien

Non Nobis Domine, Non Nobis, Sed Nomini Tuo Da Gloriam.
Pas pour nous Seigneur, Pas pour nous, mais pour la gloire de ton nom.
Psaume 115 verset 1

La devise des Templiers ❎ exprime la double identité des moines-soldats catholiques :
In finem vobis videtur de Christiana : Pense à ta fin en chrétien
Finis militaris memores : Pense à ton but en soldat.

Ses forteresses à l'architecture puissante et efficace, comme Mont-Thabor, ont jalonné durablement le paysage des états latins. Ses commanderies (plus de 9000 en 1307) destinées au recrutement des nouveaux chevaliers et à l'hébergement des invalides, ont couvert l'Europe. À Cressac, au sud d'Angoulême, nous pouvons encore voir la chapelle de la commanderie du Dognon et ses émouvantes peintures murales qui racontent la première croisade.

chapelle templière de cressac

chapelle templière de cressac

Qu'est-ce qu'une devise ?

De tous temps les hommes ont résumé par une simple phrase ce qu'ils pensaient être au regard des autres. Il en fut ainsi des hommes, des familles, des royaumes, des états, puis des sociétés, des entreprises etc. Ainsi donc un chevalier qui avait pour devise "Artois le silencieux" annonçait la couleur : inutile de traduire tant il est vrai que ces trois mots assemblés sont suffisamment parlant.

Quand les templiers ont-ils adopté leur devise ?

L’un des moments cruciaux de la première croisade fut la bataille pour prendre la Citadelle d’Antioche, ce siège dura du 20 Octobre 1097 au 28 Juin 1098. Bien qu'étant en infériorité numérique, ils conquirent la forteresse, le 02 Juin 1098.
Mais quelques jours plus tard ils furent à leur tour assiégés par les Musulmans revenus en nombre et commandés par Kerbogha.
Les Croisés avaient trouvé des vivres lors de la prise de la ville, mais 8 jours plus tard, il n’y avait plus rien à manger et la famine s’invitait de nouveau chez les croisés (Voir les Gesta Francorum) qui crurent que ces malheurs ne finiraient jamais.
Le moral était à son plus bas niveau, quand le 10 juin, un pèlerin de l'armée provençale, Pierre Barthélemy, certifia avoir eu une apparition concernant la sainte lance. Il indiqua qu’elle se trouvait dans la cathédrale de Saint-Pierre. L'évêque Adhémar du Puy ne fut pas convaincu, mais Raymond de saint Gilles le fut, et, immédiatement des fouilles furent entreprises. La nouvelle de cette vision se répandit parmi les croisés affamés et désespérés. Le même soir, un prêtre provençal, Étienne de Valence, annonça aux barons réunis qu'il avait eu une vision du Christ et de la Vierge demandant aux croisés de se repentir de leurs péchés, puis qu’ils recevraient un signe du ciel avant cinq jours. Étienne, ayant une meilleure réputation que Pierre Barthélemy et ayant juré sur les Saintes Écritures, fut cru par Adhémar. Les croisés laissèrent éclater leur joie lors de l'apparition d'une étoile filante dans la nuit du 13 au 14 juin. Le 15 juin, en fouillant la cathédrale, Pierre Barthélemy trouva un morceau de fer fiché sur une lance cassée, c'était la Sainte Lance ! La nouvelle de la découverte se répandit comme une trainée de poudre dans la ville et la relique fut conduite dans les quartiers de Raymond de saint Gilles. Le gros des troupes ne douta pas de l'authenticité de la relique et il ne se trouva personne pour gâcher cette fête sainte Le 27 Juin, Bohémond fut informé des discordes qui régnaient dans le camp de Kerbogha. Les différents émirs se disputaient entre eux. Les barons, saisirent l’occasion pour demander à l'atabeg de lever le siège, en envoyant une délégation composée Pierre l'Ermite et d'Herluin qui parlait l'arabe. Pour toute réponse Kerbogha exigea une reddition sans condition. Les Francs se préparèrent pour la bataille. Tôt le lendemain matin, l'armée se divisa en six sections : les Français et les Flamands sous le commandement d’Hugues de Vermandois et Robert de Flandres, les Lorrains sous le commandement de Godefroy, les Normands de Normandie sous le commandement de Robert CourteHeuse, les Provençaux dirigés par Adhémar du Puy, les Italiens et les Normands d'Italie formèrent les deux dernières divisions sous les commandements de Tancrède et Bohémond, Raymond demeura à l'intérieur de la ville et se chargea de surveiller la garnison Turque de la citadelle avec 200 hommes. Les troupes sortirent de la ville par le pont fortifié et prirent position dans la plaine en face de la ville. Le moral était au plus haut car la " Sainte Lance ", accompagnait les Croisés ( relaté par le chroniqueur Raymond d'Aguilers ). Kerbogha, en supériorité numérique et très confiant laissa les Francs sortir de la ville et prendre position sansles attaquer. Une fois les croisés déployés pour le combat ils se mirent à chanter, l'atabeg déconcerté hésita devant une telle attitude. Afin de comprendre ce qui se passait dans les rangs des croisés il demanda une trêve, mais les Francs pour toute réponse avancèrent. Kerbogha attaqua l'aile gauche franque qui cheminait le long de l'Oronte. Renaud de Toul et ses troupes chargèrent le centre de l'armée Turque, et, malgré un déluge de flèches les croisés transpercèrent les lignes Turques. Devant ce spectacle inattendu de nombreux Chefs Musulmans mécontents de la stratégie de Kerbogha, désertèrent le champ de bataille. Kerbogha fit incendier les champs devant ses guerriers pour ralentir les Francs et pour raisonner ses chefs, mais la cavalerie lourde Franque traversa les flammes et continua le combat. Les pertes furent très lourdes des deux côtés, après deux heures de combat, ce qui restait de l'armée Turque déserta le champ de bataille. Les croisés poursuivirent les fuyards jusqu'au Pont de fer. Presque tous furent tués et les paysans chrétiens des environs achevèrent les blessés Musulmans. Kerbogha retourna à Mossoul. Enfin, devant un tel désastre La garnison Turque de la citadelle située dans la ville (celle que Godefroy tentait d’affamer) se rendit à Bohémond après la bataille. Le 28 juin, Antioche était Chrétienne. Tous les seigneurs Croisés dépêchèrent des estafettes en Europe pour annoncer la nouvelle et demander des renforts afin de conserver ce qui venait d’être conquis. Les Croisés n’en revenaient pas eux-mêmes d’avoir une fois de plus vaincu un ennemi supérieur en nombre ! La sainte lance fut l’objet de toutes les attentions, et une procession fut organisée dans la ville, les Croisés les plus robustes cheminèrent pieds nus.

Pour remercier Dieu ils récitèrent le Psaume 115 verset 1, "non nobis domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam". Cette victoire qui avait tellement marqué les esprits tenait du miracle, et, c'est pour cette raison que les Templiers choisirent ce Psaume comme devise bien des années plus tard en 1118. Elle peut se résumer ainsi : "Pas pour nous seigneur, pas pour nous , mais pour la gloire de ton nom".

Quand les templiers prononçaient-ils leur devise ?

En chapitre cette devise était prononcée plusieurs fois. Avant chaque bataille cette devise était prononcée trois fois. Lors des armements de chevaliers, lors des cérémonies aux grades de Sergents d'armes ou d'Ecuyers, lors des inhumations des frères cette devise était répétée trois fois.




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