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Templiers - Commanderie Geoffroy de Saint-Omer

         



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Les Templiers de l'an 1118 étaient des moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, dans le monde très fermé du Templarisme, des thèses fumeuses ont vu le jour concernant l'histoire des Templiers. Avec le renouveau Templariste des années 1950 ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, etc ... ). En naviguant sur notre site, vous connaitrez mieux les Templiers d'hier et ceux d'aujourd'hui.


Templiers et Hospitaliers ce que vous ne savez pas

Le Templier n'était pas un Croisé ordinaire, il avait prété serment au Pape de rester moine soldat toute sa vie et de se consacrer à la défense de la Chrétienté. Contrairement au Croisé qui repartait dans son fief après une croisade ( quand il n'était pas mort ! ), le Templier restait sur place au Proche Orient, il ne revenait en Occident ( dans une Commanderie ) que lorsque son âge l'empéchait de combattre. Néanmoins même quand ils étaient vieux ( ce qui n'arrivait que très rarement, car beaucoup mourraient très jeunes aux combats ! ) certains Templiers préféraient rester dans les Etats Latins jusqu'a leur mort.
Les dignitaires de l'Ordre du Temple étaient eux amenés à revenir fréquemment en Occident pour contrôler l'administration des Bailliages et Commanderies, pour récupérer l'argent nécessaire à l'entretient d'une armée en campagne au proche orient, pour rencontrer les Seigneurs et Rois d'Occident afin de les sensibiliser à l'effort de guerre, pour rendre compte au Pape.
Dès 1250 les Seigneurs et Rois d'Occident se firent prier pour envoyer des renforts dans les Etats Latins d'Orient. A cette date ces Seigneurs et Rois d'Occident se désengagérent de cette aventure orientale vouée selon eux à l'échec car trop lointaine. Pour remédier à ce problème, la Papauté et les Royautés avaient la solution : fusionner les Templiers les Hospitaliers et les Teutoniques pour reconstituer une armée digne de la première Croisade ! Saint Louis, Charles II d'anjou Grégoire X, Nicolas IV et Boniface VIII y avaient songé ! Par deux fois la fusion fut abordée : en 1274 au concile de Lyon, en 1291 au concile de Salzbourg. Les écrivains n'étaient pas en reste sur la question, Raymond Lulle , Pierre Dubois esquissérent en 1306 des traités dans ce sens. Mais il ne se passa rien et les trois Ordres restérent hostiles à cette idée de fusion.
Mais revenons à l'an 1250, les Templiers apprirent à se battre à 1 contre 3, puis au fil des décennies à 1 contre 10, enfin en 1291 ils furent submergés par le flot des combattants Musulmans à Saint Jean d'Acre. Cette date marqua le retour des Templiers survivants dans leurs pays respectifs. Partout ils furent accueillis chaleureusement, partout sauf en France. Philippe le Bel qui s'était fait la main sur les Cathares et sur les Juifs, ordonna l'extermination du Temple en 1307 et fit main basse sur ses trésors, les Hospitaliers quant à eux s'appropriérent les commanderies Templières avec l'aval du roi .

Les Hospitaliers seront plus tard qualifiés de fourbes par Maximilien Robespierre, mais c'est Bonaparte qui scellera leur sort .

Les Hospitaliers survécurent aux Templiers grâce à leur faculté d'adaptation, ils perçurent dès 1291 que leur salut passait par une allégeance au roi de France et un reniement de la Papauté. Les hospitaliers seront successivement chevaliers de Chypre, chevaliers de Rhodes et enfin chevaliers de Malte.

Mais à la révolution Française un vent mauvais souffla sur les Hospitaliers. Contrairement aux idées reçues Maximilien Robespierre croyait en Dieu, il était seulement dégouté par le comportement d'un grand nombre d'écclésiastiques . Il avait beaucoup étudié l'histoire et n'aimait pas les Hospitaliers il leur préférait les Templiers, qui étaient à ses yeux des hommes intégres injustement traités par la Royauté et le clergé Français. Augustin le jeune frère de Maximilien était ami avec le jeune lieutenant Bonaparte qu'il contribua à promouvoir Général à la suite du siège victorieux de Toulon contre les Anglais. Les deux hommes s'estimaient beaucoup et Augustin plaida la cause des Templiers auprès de son ami Bonaparte entre 1793 et 1794 quand il était représentant de la Nation en mission pour l'armée ( celle du sud de la France et d'Italie ). Bonaparte retint la leçon concernant la fin tragique des Templiers, et, comme les frères Robespierre considérera les Hospitaliers comme des traitres et des spoliateurs de l'Ordre du Temple. En 1798 Bonaparte se lance dans la campagne d'Egypte, mais le 12 Juin il s'arrete à Malte pour apurer les "comptes de l'histoire". Devant l'imposante armée conduite par Bonaparte, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem lui remettent ( sans combattre ) la ville et les forts de la Valette. Ils renoncent aussi en faveur de la première République Française, aux droits de propriété qu’ils avaient sur cette ville et sur les îles de Malte, de Gozzo et de Cumino. L'Ordre qui s'était placé sous la protection de Paul Ier de Russie après son banissement par Bonaparte, voit une majorité de ses chevaliers s'exiler à Saint-Pétersbourg où ils élisent le tzar comme grand maître en 1798. Mais avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1799 et la mort de Paul Ier en 1801, s'ouvre pour l'Ordre des Hospitaliers une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents. En plus des ordres historiques issus de la scission protestante comme l'Ordre de Saint-Jean, son principal successeur catholique fut l'Ordre Souverain Militaire Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte ( fondé officiellement en 1961 ).

Pour finir, Bonaparte qui avait conservé toute son admiration pour les frères Robespierre, accordera en 1804 une pension à vie à leur soeur (Charlotte) qui vivait cachée et dans le plus grand dénument depuis que ses deux frères avaient été décapités en 1794. Il convient enfin de noter que Bonaparte oeuvrera au renouveau du Templarisme dès 1804, et ses successeurs ( Louis XVIII, Charles X, Louis Philippe ) lui emboiteront le pas .




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