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Templiers - Commanderie Geoffroy de Saint-Omer

         



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Les Templiers de l'an 1118 étaient des moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, dans le monde très fermé du Templarisme, des thèses fumeuses ont vu le jour concernant l'histoire des Templiers. Avec le renouveau Templariste des années 1950 ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, etc ... ). En naviguant sur notre site, vous connaitrez mieux les Templiers d'hier et ceux d'aujourd'hui.


Hugues de Payns un homme énigmatique

Légende concernant ses origines.

A ce jour personne n'est capable de fournir le début d'une preuve concernant sa naissance, certains le disent natif de Bretagne d'autres de l'Ardéche, les plus nombreux enfin le disent natif de Champagne à Payns. Le problème est que personne à ce jour n'a été capable d'accréditer cette thèse (Payns) par la moindre petite preuve.
Du XVII au XIX ème siècle ce ne sont pas moins de 23 orthographes différentes qui serviront à nommer ce personnage ( Peanz, Painz, Pahans, Pagan, Paganis, Payen, Pedanes etc ) dans les ouvrages traitants du templarisme. Pendant ce temps, les historiens dans leurs ouvrages citaient "Hugues des Païens" conformément aux premiers narrateurs de la grande croisade.


Alors, factuellement, intéressons nous à PAYNS :
la première trace officielle mentionnant la zone géographique du village de "Payns" que nous connaissons aujourd'hui dans le département de l'Aube, remonterait à l'an 887, ou il serait précisé sur une charte la vente par Hildemar à Arrémar d'une maison appelée " villa Pendennagio ", il convient néanmoins d'utiliser le conditionnel pour citer cette charte car ce parchemin est pour le moins sujet à controverses.
L'ortographe Payns pour désigner l'endroit de la " villa Pendennagio " n'apparaitra dans les écrits officiels qu'à la fin du XV ème siècle. C'est pour cette raison que le nom de Payns ne pouvait pas être cité dans les écrits des premiers narrateurs de la grande croisade, le nom écrit par Guillaume de Tyr dans ses Gesta Francorum est : "Hugues des Païens".

En France, la légende officielle ( apparue pour la première fois en 1804 ) retenue pour sa biographie, mais jamais prouvée par le moindre écrit est donc la suivante si l'on croit Wikipédia :
source Wikipédia :
Hugues II de Payns vivait en Champagne pendant la première période de sa vie. La date exacte de sa naissance est inconnue, mais on peut la situer entre 1070 et 1080 ( remarquez ici la précision ! ). C'est en l'année 1100, et en qualité de témoin, qu'il aurait apposé sa signature sur deux chartes de Hugues de Troyes, Comte de Champagne ( quelles chartes ? ). Il est probable que Hugues de Payns, fut vassal d'Hugues de Troyes, proche de la famille comtale, puisque fils d'un des vassaux ( le seigneur de Montigny ) de celle-ci ( ici nous abordons le domaine de la probabilité, c'est à dire selon la définition du dictionnaire : qui n'est pas absurde, mais qui n'est pas prouvé ! ). En 1095, le pape Urbain II, lors du concile de Clermont, déclenche le mouvement de reconquista au Proche-Orient. C'est le départ massif de la première croisade en 1096 qui s'acheva en 1099 par la prise de Jérusalem par les croisés. Hugues de Payns n'y participerait pas ✅ , car il serait encore à la cour du Comte de Champagne. C'est plus tard, en 1104, qu'il aurait accompagné son suzerain Hugues de Champagne en Terre sainte, où il y aurait demeuré pendant trois ans. De retour chez lui en 1107, Hugues de Payns se serait vu confier le domaine de Payns, celui de ses ancêtres ( maintenant nous sommes dans une dérive historique, car si ce domaine était véritablement le sien en 1107, il l'était également en l'an 1100 et avant, et, si tel était le cas, il y aurait des preuves écrites de sa filiation !! ), par son suzerain. Il aurait épousé l'année suivante (1108) une jeune fille noble du Sud de la Champagne, Élisabeth de Chappes. Ils auraient eu quatre enfants nés entre 1108 et 1114. En 1113, Hugues de Payns ✅ aurait signé une charte de donation du Comte de Champagne. Le document porterait l'inscription suivante : « Hugo, dominus (seigneur) de Peanz » ( à la connaissance des historien ce document n'existe pas !! ). En 1115, il serait retourné en Terre sainte avec Hugues de Champagne, mais cette fois-ci, il s'y serait installé définitivement. On peut considérer que sa femme serait décédée entre 1113 et 1114 ( encore des considérations !! ). A ce stade de la légende, et selon wikipédia, Hugues de Payns aurait 4 enfants agés de 1 à 6 ans en 1114, et il serait veuf. Il aurait abandonné ses enfants pour suivre Hugues de Champagne qui partait en pélerinage à Jérusalem en 1115 !

Voila donc pour la légende de la filiation d'Hugues de Payns, qui le voudrait natif de Champagne, sans aucun document à ce jour produit pour accréditer cette théorie, et qui serait arrivé à Jérusalem en 1115 !

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Factuellement concernant ses origines.

Pourtant, ni dans les chroniques de Foucher de Chartres ( présent lors de la première croisade et chapelain de Baudouin 1er ), de Guillaume de Tyr, ni dans les récits de tous les autres narrateurs de la première croisade, le nom "Hugues de Payns" y est écrit, par contre, ils écrivent tous le nom "Hugues des Paiens", associé à celui de "Geoffroy de Saint-Omer". C'est étonnant car lorsqu'ils écrivaient des récits sur la vie des personnages importants ces chroniqueurs étaient très précis dans la retranscription de leurs noms ! Pour nous, membres de la commanderie Geoffroy de Saint-Omer et adeptes du factuel, nous accordons tout le crédit que méritent les récits de Guillaume de Tyr, de Foucher de Chartres, d'Albert d'Aix et des autres, qui nommèrent les deux fondateurs du Temple, à savoir : Hugues des Paiens et Geoffroy de Saint-Omer .

sources :
Dans tous les récits des chroniqueurs seuls deux chevaliers sont mentionnés comme fondateurs de l'Ordre : Geoffroy de Saint-Omer et Hugues des Païens.

   Récits de quatre participants à la croisade : Foucher de Chartres, Raymond d’Aguilers, Pierre Tudebode et l’anonyme rédacteur des Gesta Francorum.
   Récits de trois autres clerc qui n’ont pas participé à l’expédition mais qui ont reçu des informations de première main : Baudri de Bourgueil (ou de Dol), Robert le Moine, et Guibert de Nogent.
   Récits d'Albert d’Aix, dont les historiens modernes ont découvert tardivement l’importance.

   Au XIII ème siècle Jacques de Vitry historien et Archevéque d'Acre relatera lui aussi les évenements qui se déroulérent au Proche Orient sans contredire Guillaume de Tyr ( éditions Robert Burchard Constantijn Huygens, E. J. Brill 1960 | rapports de croisades ).
   Plus tard Ernoul (Ecuyer de Balian d'Ibelin) écrira également des chroniques Templières dans la continuité de celles de Guillame de Tyr ( Chronique d'Ernoul et de Bernard le Trésorier, éditéd par L. de Mas-Latrie pour la Société de l'histoire de France, Paris, 1871 ).
   Michel le Syrien (Chrétien Syrien) relata également l'histoire des Templiers et des Etats Latins à la fin du XII ème siècle sans démentir non plus Guillaume de Tyr ( Chronique de Michel le Syrien, traduction française (tomes 1 à 3) et texte syriaque (tome 4) par J-B Chabot, 4 volumes, Pierre Leroux editeur, Paris 1899-1901-1905-1910 ).


Ainsi donc, dès 1804 les écrivains spécialisés dans le Templarisme ( littérature devenue très à la mode ) décidèrent de changer le nom du fondateur de l'Ordre ( Hugues des Païens )
en Hugues de Payns.

Pourquoi ?

Vous savez que Geoffroy de Saint-Omer avait des frères partis comme lui lors de la première croisade dans l'armée de Godefroy de Bouillon. L'un d'eux s'appelait Hugues, et en Flandre tout le monde le surnommait Hugues le Païen, depuis qu'il avait perdu sa mère en l'an 1091. Il semble que ce garçon n'ait pas supporté ce lourd fardeau et que son comportement en fut affecté au point que la population lui donna le surnom de "Païen". Avouez qu'il y a là, pour le moins, matière à réflexion !
Il se peut donc fort bien que ces deux Hugues ne soient qu'une seule et même personne, que ce Hugues de Payns soit Hugues des Païens. Cette hypothèse est crédible car par exemple sur le sceau des Templiers, nous voyons 2 cavaliers sur un même cheval, ce qui a généré une multitude d’interprétations différentes à propos de la symbolique de ce sceau. Par exemple, une légende contemporaine avance que ce symbole représente la pauvreté de l'ordre à son origine, et que les templiers devaient partager un cheval pour deux hommes !! Cette hypothèse est peu vraisemblable car les articles 33 & 34 de la règle de l'Ordre sont précis, ils définissent que le Templier doit avoir au moins 1 cheval et 1 écuyer, la règle préconise d’ailleurs qu’il est préférable que le Templier possède trois chevaux. Cette règle est donc en contradiction avec l'emblème des Templiers ( représentant 2 cavaliers sur un même cheval ! ), cet emblème est pour l'époque peu banal, incongru, voire invraisemblable car contraire а la règle mais surtout contraire aux convenances de l'époque.
Nous avons une autre explication concernant le symbolisme de ce sceau .
Nous pensons que Hugues des Païens n’est pas cet homme venu de Champagne dont le nom fut très tardivement ( 1804 ) rebaptisé « Hugues de Payns », et pour qui personne n’a jamais pu produire la moindre preuve de sa naissance en Champagne. Nous pensons que Hugues des Païens ( cité tel quel par Guillaume de Tyr, Foucher de Chartres présent lors de la grande croisade aux cotés de Baudoin de Boulogne , puis par tous les autres narrateurs ) était le frère de Geoffroy de Saint-Omer que tout le monde appelait « Hugues le Païen ». Et dans ces conditions toutes les hypothèses émises depuis des siècles pour expliciter le symbolisme de ce sceau deviennent caduques. Si nous avons raison, l'explication de la symbolique de ce sceau devient très claire, et cet emblème aurait été adopté en l'honneur des deux fondateurs de l'Ordre Hugues le Païen de Saint-Omer et Geoffroy de Saint-Omer son frère, et, comme ces deux chevaliers étaient frères de sang, la moralité n’en souffrait pas .


Un peu de bon sens pour conclure ce chapitre.

   Si l'on en croit donc la légende, Hugues de Payns serait arrivé en 1115 à Jérusalem, et c'est lui qui à peine arrivé en terre Sainte, aurait pris l'initiative de créer l'Ordre du Temple ( rien de moins ! ).

   Factuellement, en 1115 Geoffroy de Saint-Omer et ses frères Hugues et Gérard ( amis du Roi de Jérusalem, Baudouin de Boulogne ) étaient à Jérusalem depuis le 15 juillet 1099, ils avaient donc ( si je puis m'exprimer ainsi ) 16 ans d'ancienneté sur les lieux Saints, et surtout ils avaient participé à d'innombrables batailles depuis leur départ de Saint-Omer en 1096 !!

Les frères Saint-Omer et leurs compagnons de l'époque devaient être des hommes endurcis en 1115, et si l'on doit croire cette légende ( Hugues de Payns natif de Champagne ), c'est un nouveau venu, un ouvrier de la 11 ème heure qui aurait dicté sa loi à ces guerriers sans peur en qui le roi de Jérusalem avait toute confiance ?
Il en faut de l'imagination pour accepter de croire pareille chose !
Pour nous, les deux fondateurs du Temple sont Geoffroy de Saint-Omer et son frère Hugues le Païen, et l'Ordre leur a rendu hommage en adoptant le sceau des deux templiers sur un même cheval. Les membres de notre Commanderie continueront sans relâche leurs travaux de recherches concernant ce Hugues des Païens, afin de pouvoir un jour peut-être connaitre la vérité sur ce personnage.

L'espoir de connaitre un jour la vérité.

En 2014 une édition originale des oeuvres complètes de l'auteur de "Hamlet" fut retrouvée par miracle , cet ouvrage dormait depuis plus de deux cents ans dans les rayons de la bibliothèque de Saint-Omer.
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Nous gardons l'espoir de découvrir un jour à Saint-Omer à Arras à Paris ou ailleurs les documents qui mettront fin à des siècles d'interrogations concernant la véritable identité du second fondateur de l'Ordre, Hugues des Païens.

S'il plait à Dieu !




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