La légende concernant ses origines.

A ce jour personne n'est capable de fournir le début d'une preuve concernant sa naissance , certains le disent natif de Bretagne d'autre de l'Ardéche, les plus nombreux enfin le disent natif de Champagne à Payns. Le problème est que personne à ce jour n'a été capable d'accréditer cette thèse (Payns) par la moindre petite preuve.

En France, la légende officielle ( apparue pour la première fois en 1804 ) retenue pour sa biographie, mais jamais prouvée par le moindre écrit est donc la suivante si l'on croit Wikipédia :
source Wikipédia :
Hugues II de Payns vécut en Champagne pendant la première période de sa vie. La date exacte de sa naissance est inconnue, mais on peut la situer entre 1070 et 1080 ( remarquez ici la précision ! ). C'est en l'année 1100, et en qualité de témoin, qu'il appose sa signature sur deux chartes de Hugues de Troyes, Comte de Champagne ( quelles chartes ? ). Il est probable que Hugues de Payns, fut vassal d'Hugues de Troyes, proche de la famille comtale, puisque fils d'un des vassaux ( le seigneur de Montigny ) de celle-ci ( ici nous abordons le domaine de la probabilité, c'est à dire selon la définition du dictionnaire : qui n'est pas absurde, mais qui n'est pas prouvé ! ). En 1095, le pape Urbain II, lors du concile de Clermont, déclenche le mouvement des croisades au Proche-Orient. C'est le départ massif de la première croisade qui s'acheva en 1099 par la prise de Jérusalem par les croisés. Hugues de Payns n'y participe pas, car il est encore à la cour du Comte de Champagne. C'est plus tard, en 1104, qu'il accompagne son suzerain Hugues de Champagne en Terre sainte, où il demeura pendant trois ans. De retour chez lui en 1107, Hugues de Payns se voit confier le domaine de Payns, celui de ses ancêtres ( maintenant nous sommes dans une dérive historique, car si ce domaine était véritablement le sien en 1107, il l'était également en l'an 1100 et avant, et, si tel était le cas, il y aurait des preuves écrites de sa filiation !! ), par son suzerain. Il épouse l'année suivante (1108) une jeune fille noble du Sud de la Champagne, Élisabeth de Chappes. Ils auront quatre enfants nés entre 1108 et 1114. En 1113, Hugues de Payns signe une charte de donation du Comte de Champagne. Le document porte l'inscription suivante : « Hugo, dominus (seigneur) de Peanz » ( à la connaissance des historien ce document n'existe pas !! ). En 1115, il part à nouveau pour la Terre sainte avec Hugues de Champagne, mais cette fois-ci, il s'y installe définitivement. On peut considérer que sa femme mourut entre 1113 et 1114 ( encore des considérations !! ). A ce stade de la légende, et selon wikipédia, Hugues de Payns avait 4 enfants agés de 1 à 6 ans en 1114, et il était veuf. Il aurait abandonné ses enfants pour suivre Hugues de Champagne qui partait en pélerinage à Jérusalem en 1115 !

Voila donc pour la légende de la filiation d'Hugues de Payns, qui le voudrait natif de Champagne, sans aucun document à ce jour produit pour accréditer cette théorie, et qui serait arrivé à Jérusalem en 1115 !

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Factuellement concernant les origines d'Hugues.

Pourtant, ni dans les chroniques de Foucher de Chartres ( présent lors de la première croisade et chapelain de Baudouin 1er ), de Guillaume de Tyr, ni dans les récits de tous les autres narrateurs de la première croisade, le nom "Hugues de Payns" y est écrit, par contre, ils écrivent tous le nom "Hugues des Paiens", associé à celui de "Geoffroy de Saint-Omer". C'est étonnant car lorsqu'ils écrivaient des récits sur la vie des personnages importants ces chroniqueurs étaient très précis dans la retranscription de leurs noms ! Pour nous, membres de la commanderie Geoffroy de Saint-Omer et adeptes du factuel, nous accordons tout le crédit que méritent les récits de Guillaume de Tyr, de Foucher de Chartres, d'Albert d'Aix et des autres, qui nommèrent les deux fondateurs du Temple, à savoir : Hugues des Paiens et Geoffroy de Saint-Omer .

sources :
Dans tous les récits des chroniqueurs seuls deux chevaliers sont mentionnés comme fondateurs de l'Ordre : Geoffroy de Saint-Omer et Hugues des Païens.

   Récits de quatre participants à la croisade : Foucher de Chartres, Raymond d’Aguilers, Pierre Tudebode et l’anonyme rédacteur des Gesta Francorum.
   Récits de trois autres clerc qui n’ont pas participé à l’expédition mais qui ont reçu des informations de première main : Baudri de Bourgueil (ou de Dol), Robert le Moine, et Guibert de Nogent.
   Récits d'Albert d’Aix, dont les historiens modernes ont découvert tardivement l’importance.

   Au XIII ème siècle Jacques de Vitry historien et Archevéque d'Acre relatera lui aussi les évenements qui se déroulérent au Proche Orient sans contredire Guillaume de Tyr ( éditions Robert Burchard Constantijn Huygens, E. J. Brill 1960 | rapports de croisades ).
   Plus tard Ernoul (Ecuyer de Balian d'Ibelin) écrira également des chroniques Templières dans la continuité de celles de Guillame de Tyr ( Chronique d'Ernoul et de Bernard le Trésorier, éditéd par L. de Mas-Latrie pour la Société de l'histoire de France, Paris, 1871 ).
   Michel le Syrien (Chrétien Syrien) relata également l'histoire des Templiers et des Etats Latins à la fin du XII ème siècle sans démentir non plus Guillaume de Tyr ( Chronique de Michel le Syrien, traduction française (tomes 1 à 3) et texte syriaque (tome 4) par J-B Chabot, 4 volumes, Pierre Leroux editeur, Paris 1899-1901-1905-1910 ).


Ainsi donc, dès 1804 les écrivains spécialisés dans le Templarisme ( littérature devenue très à la mode ) décidèrent de changer le nom du fondateur de l'Ordre ( Hugues des Païens )
en Hugues de Payns.

Pourquoi ?

Vous savez que Geoffroy de Saint-Omer avait des frères partis comme lui lors de la première croisade dans l'armée de Godefroy de Bouillon. L'un d'eux s'appelait Hugues, et en Flandre tout le monde le surnommait Hugues le Païen ! Avouez qu'il y a là, pour le moins, matière à réflexion !
Il se peut donc fort bien que ces deux Hugues ne soient qu'une seule et même personne, que ce Hugues de Payns soit Hugues des Païens. Cette hypothèse est crédible car par exemple sur le sceau des Templiers, nous voyons 2 cavaliers sur un même cheval, ce qui a généré une multitude d’interprétations différentes à propos de la symbolique de ce sceau. Par exemple, une légende contemporaine avance que ce symbole représente la pauvreté de l'ordre à son origine, et que les templiers devaient partager un cheval pour deux hommes !! Cette hypothèse est peu vraisemblable car les articles 33 & 34 de la règle de l'Ordre sont précis, ils définissent que le Templier doit avoir au moins 1 cheval et 1 écuyer, la règle préconise d’ailleurs qu’il est préférable que le Templier possède trois chevaux. Cette règle est donc en contradiction avec l'emblème des Templiers ( représentant 2 cavaliers sur un même cheval ! ), cet emblème est pour l'époque peu banal, incongru, voire invraisemblable car contraire а la règle mais surtout contraire aux convenances de l'époque.
Nous avons une autre explication concernant le symbolisme de ce sceau .
Nous pensons que Hugues des Païens n’est pas cet homme venu de Champagne dont le nom fut très tardivement ( 1804 ) rebaptisé « Hugues de Payns », et pour qui personne n’a jamais pu produire la moindre preuve de sa naissance en Champagne. Nous pensons que Hugues des Païens ( cité tel quel par Guillaume de Tyr, Foucher de Chartres présent lors de la grande croisade aux cotés de Baudoin de Boulogne , puis par tous les autres narrateurs ) était le frère de Geoffroy de Saint-Omer que tout le monde appelait « Hugues le Païen ». Et dans ces conditions toutes les hypothèses émises depuis des siècles pour expliciter le symbolisme de ce sceau deviennent caduques. Si nous avons raison, l'explication de la symbolique de ce sceau devient très claire, et cet emblème aurait été adopté en l'honneur des deux fondateurs de l'Ordre Hugues le Païen de Saint-Omer et Geoffroy de Saint-Omer son frère, et, comme ces deux chevaliers étaient frères de sang, la moralité n’en souffrait pas .


Un peu de bon sens pour conclure ce chapitre.

   Si l'on en croit donc la légende, Hugues de Payns serait arrivé en 1115 à Jérusalem, et c'est lui qui à peine arrivé en terre Sainte, aurait pris l'initiative de créer l'Ordre du Temple ( rien de moins ! ).

   Factuellement, en 1115 Geoffroy de Saint-Omer et ses frères Hugues et Gérard ( amis du Roi de Jérusalem, Baudouin de Boulogne ) étaient à Jérusalem depuis le 15 juillet 1099, ils avaient donc ( si je puis m'exprimer ainsi ) 16 ans d'ancienneté sur les lieux Saints, et surtout ils avaient participé à d'innombrables batailles depuis leur départ de Saint-Omer en 1096 !!

Les frères Saint-Omer et leurs compagnons de l'époque devaient être des hommes endurcis en 1115, et si l'on doit croire cette légende ( Hugues de Payns natif de Champagne ), c'est un nouveau venu, un ouvrier de la 11 ème heure qui aurait dicté sa loi à ces guerriers sans peur en qui le roi de Jérusalem avait toute confiance ?
Il en faut de l'imagination pour accepter de croire pareille chose !
Pour nous, les deux fondateurs du Temple sont Geoffroy de Saint-Omer et son frère Hugues le Païen, et l'Ordre leur a rendu hommage en adoptant le sceau des deux templiers sur un même cheval. Les membres de notre Commanderie continueront sans relâche leurs travaux de recherches concernant ce Hugues des Païens, afin de pouvoir un jour peut-être connaitre la vérité sur ce personnage.

L'espoir de connaitre un jour la vérité.

En 2014 une édition originale des oeuvres complètes de l'auteur de "Hamlet" fut retrouvée par miracle , cet ouvrage dormait depuis plus de deux cents ans dans les rayons de la bibliothèque de Saint-Omer . lisez la suite

Nous gardons l'espoir de découvrir un jour à Saint-Omer à Arras à Paris ou ailleurs les documents qui mettront fin à des siècles d'interrogations concernant la véritable identité du second fondateur de l'Ordre, Hugues des Païens.

S'il plait à Dieu !