Le Moyen Age Central de l'an 1050 à 1150
Les Batailles

Pour comprendre les bouleversements qui intervinrent après l'an 1000 en FRANCE , il convient de faire un bref rappel historique .

Poitiers (pour mémoire)

Moins d'un siècle après la mort de Mahomet , les guerriers musulmans ont envahi l'Espagne en 711 , ils y resteront des siècles , jusqu'en 1492 (reconquista). Donc , en 717 , ils franchissent les Pyrénées et investissent le Languedoc , la chrétienté n'a jamais été aussi menacée. Le duc d'Aquitaine , Eudes, était parvenu à freiner la poussée islamique près de Toulouse en 721. Le duc Eudes s'était allié avec un gouverneur berbère de Septimanie , de religion musulmane et en révolte contre ses coreligionnaires. Le gouverneur d'Espagne, Abd al-Rahman , organise alors une expédition punitive contre les Aquitains. Devant un tel danger , Eudes fait appel à son voisin Charles Martel qui contrôle tout le Nord de la Loire. Celui-ci fait avancer son armée venue de toutes les provinces du royaume FRANC. En 732 la bataille s'engage près de Poitiers contre les troupes d'Abd al Rahman , les forces en présence sont colossales . Charles Martel équipe chacun de ses soldats d'une épée , d'un haubert ainsi que d'une longue lance. Après sept jours durant lesquels les troupes se livrent seulement quelques escarmouches , les guerriers musulmans se décident à attaquer , mais ils se heurtent aux défenses franques. Abd al-Rahman est tué au cours de cette offensive , et les guerriers musulmans rescapés s'enfuient au cours de la nuit. Ce sont 375 000 guerriers musulmans qui auraient péri à en croire les chroniqueurs de l'époque , ce chiffre invérifiable est contesté par certains historiens de nos jours . Cette grande victoire Franque marqua profondément tous les esprits de cette époque , et , permit à la France de ne pas subir le meme sort que l'Espagne . Fort de ce succès , Charles Martel investit l'Aquitaine et chasse les chefs musulmans qui y sont installés. Le chef FRANC apparaît alors comme le sauveur de la chrétienté , et le maître incontesté du royaume FRANC. Les razzias musulmanes seront néanmoins légion dans le sud de la France jusqu'en l'an 1000 , après cette date , il n'y aura plus d'incursions musulmanes en FRANCE.

quelques sources :
Jules Michelet - histoire de France des origines à la mort de Louis XI , entre 1833 et 1844 .
Ernest Lavisse - manuel pour le cours moyen , 1ère et 2ème année en 1913 .
Victor Duruy - abrégé de l’histoire du Moyen Age pour le cours de seconde en 1857 .
Charles Seignobos - manuel pour la classe de 5ème en 1904 .
Arthur Huby - manuel pour la classe de 4ème en 1925 .
Jules Isaac - Comité de vigilance des intellectuels antifascistes en 1925 .
Léon Brossolette et Marianne Ozouf , père et sœur du héros de la Résistance - petit manuel pour le cours élémentaire , 1ère année ,livre d’Histoire de France en 1935.
Philippe Nemo - manuel d’histoire pour les CE2-CM1-CM2 en 2012.

Roncevaux (pour mémoire)

Charlemagne règne depuis 10 ans. Il a commencé à réorganiser le royaume FRANC , mais il a aussi entrepris ses premières conquêtes , au nom de la foi : à coups d'épée et de hache , on inculque aux Saxons les vertues de la religion chretienne et on annexe les Lombards qui ont osé menacer les territoires du Pape. Au sud des Pyrénées , les Sarrasins stoppés jadis par son grand père Charles Martel sont solidement implantés dans l'Espagne musulmane dirigée par l'émirat de Cordoue. Le roi très chrétien décide d'une expédition contre les Infidèles d'Espagne. Il franchit les Pyrénées mais l'invasion est un echec , il doit repasser les Pyrénées où son armée bat en retraite en ce milieu d'été 778. Ganelon le beau-père de Roland , désireux de se venger de celui-ci ainsi que des onze pairs qui lui vouent un véritable culte , pactise avec Marsile , un roi sarrasin , et lui donne toute les informations qui permettront d'exterminer l'arrière-garde de Charlemagne. Le 15 août 778 Roland est nommé à la tête de cette arrière-garde , avec ses onze pairs dont Olivier , comte de Genève et meilleur ami de Roland. Charlemagne a dès lors un sombre pressentiment. Marsile a réuni 400 000 hommes , qui se ruent sur les 20 000 Francs, enclavés dans le col de Roncevaux. Par fierté , Roland refuse alors de sonner l'olifant (cor) pour rappeler Charlemagne. La première vague de Sarrasins (100 000 hommes) est contrée et exterminée. Mais au bout du cinquième assaut , les Francs ne sont plus que 60. Roland se décide alors à sonner de l'olifant , Charlemagne l'entend mais Ganelon le dissuade d'en tenir compte. La bataille continue , Roland tranche la main de Marsile qui s'enfuit. Olivier mortellement blessé meurt dans les bras de Roland. Roland reste seul avec son ami Turpin qui sont soudain assaillis par 400 sarrasins qui les criblent de flèches avant de s'enfuir. Mourant Roland tente en vain de briser son épée , la vaillante Durandal , qui brise un roc. Roland se couche alors le visage tourné vers l'Espagne et s'en remet à Dieu. Charlemagne , très affecté , condamne le traître Ganelon , symbole de la félonie. La fiancée de Roland , Aude , meurt de chagrin. Le poème fait une grande part au merveilleux chrétien et à l'amour des preux chevaliers pour la « douce France ».

Hastings (pour mémoire)

Le 14 octobre 1066, les troupes normandes et saxonnes s'affrontent à Hastings. On compte environ 7 000 hommes dans chaque camp. L'armée saxonne est très disparate et essentiellement constituée d'hommes à pied qui ont pour seule consigne de « bombarder l'ennemi avec tous les projectiles possibles ». La ligne de front est protégée par une ceinture de boucliers. En face , l'armée de Guillaume paraît mieux organisée. Elle est constituée de normands , bretons , flamands, français... Une première ligne d'archers est chargée d'harceler l'ennemi tandis qu'une ligne de fantassin prend le relais. Les chevaliers suivent... Suivant le plan de Guillaume, les archers décochent leurs flèches sur les lignes adverses. Mais la chevalerie normande s'éparpille dans les marécages , c'est la déroute. Le bruit circule que le duc de Normandie a été tué. La panique gagne les rangs , les Anglais se lancent à la poursuite des fuyards. Guillaume ôte son casque et parcourt ses lignes afin que ses soldats le reconnaissent. Mais les défenses anglaises tiennent bon. C'est alors qu'il ordonne un simulacre de retraite. Un trait de génie ! Il attire ainsi les Anglais désorganisés et sans discipline pour mieux les occire. La bataille se prolongea l'après-midi. Harold meurt après avoir reçu une flèche dans l'œil. A la nuit, Guillaume avait gagné la bataille d'Hastings , ainsi que le trône de l'Angleterre. La bannière papale arborée durant la bataille confère à l'expédition le statut d'une véritable croisade contre le roi saxon. Transformant le pays en l'un des plus puissants d'Europe , les Normands ont importé l'arc long , qui fait sa première apparition à Hastings. Arme de prédilection des Anglais , ravageuse lors de la guerre de Cent Ans.

Jérusalem

Le 7 juin 1099 , trois ans après leur départ d'Occident , 12 000 soldats du Christ, déguenillés, tombèrent à genoux en pleurant lorsqu'ils aperçurent au loin les remparts puissants et élevés de Jérusalem , la Ville Sainte ! Les Croisés bénéficièrent des rivalités entre musulmans. Pendant que les Turcs étaient à Antioche , les Egyptiens fatimides avaient pris la ville de Jérusalem. Godefroi de Bouillon fit dresser les tentes autour de la ville et installer les machines de sièges , les tours pour l'escalade des remparts, construites par les charpentiers génois, les catapultes et tous les engins conçus par les techniciens militaires. La garnison de la place, qui ne dépassait pas le millier , observa tous ces travaux avec étonnement et quelque crainte. Le calife égyptien envoya ses ambassadeurs auprès des chefs croisés : il promettait, comme autrefois , toute liberté aux pèlerins chrétiens pour séjourner dans la ville et visiter les lieux saints. Les chefs de la croisade tinrent conseil. Allait-on abandonner, si près du but , l'objectif principal de l'expédition et s'interdire de former des royaumes latins en Orient, alors même que certains chevaliers s'étaient déjà taillé quelques fiefs dans les territoires conquis ? Aussi exigèrent-ils une reddition sans conditions. Les musulmans refusèrent. Le siège de la ville commença. Durant quarante jours , les mille défenseurs résistèrent aux douze mille croisés qui les assiégeaient. Le 15 juillet , Godefroi, Tancrède et leurs hommes réussirent à escalader les remparts de la ville. A coups de hache , ils atteignirent les portes , qu'ils ouvrirent toutes grandes. Les soldats se ruèrent dans la cité. Exaspérés par les privations, exaltés par les harangues des prédicateurs , affamés , ils ne pensèrent plus qu'à se venger et à rançonner la population, comme ils l'avaient fait à Antioche. Ce fut une page peu glorieuse de la chrétienté.

Bouvines

Après la défaite de Jean Sans Terre à La Roche-aux-Moines , Philippe Auguste décida d'affronter l'empereur d'Allemagne Othon et le comte de Flandre. La rencontre des deux armées eut lieu en juillet 1215 sur le plateau de Bouvines, entre Valenciennes et Lille. Au cours d'une mêlée confuse , le roi de France est désarçonné et manque d'être capturé par les Flamands. Il ne doit son salut qu'à l'intervention de quelques chevaliers. L'empereur, à son tour , est assailli et s'enfuit en abandonnant son étendard. Mais la fureur française eut raison des fantassins teutoniques. Lorsque la nuit tomba, l'armée impériale était en pleine retraite. Philippe fit alors sonner les trompettes pour rappeler ses troupes , « qui rentrèrent au camp avec une grande joie ». Malgré sa confusion , la bataille de Bouvines fut une victoire incontestable dont le retentissement fut énorme dans le royaume et dans tout l'Occident. Le retour de l'armée fut triomphal. Dans les villages , les cloches sonnaient. On tendait des tapisseries sur les façades. A Paris , les bourgeois , les étudiants et le clergé se portèrent au-devant du roi en chantant des hymnes. Durant sept jours et sept nuits , on dansa dans les rues de la cité. Pour la première fois , le peuple ressentait comme sienne une victoire remportée par le roi et son armée.
Il y eut bien d'autres Batailles Templières comme :
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Le second siege d'Ascalon-1153 Au commencement de l’année 1150, Baudouin III de Jérusalem se rendit avec toute son armée sur l’emplacement de l’antique Gadres (aujourd’hui Gaza), qui n’était plus qu’un tas de ruines, avec la ferme intention de lui redonner vie. L’emplacement avait été choisi avec un remarquable discernement stratégique puisque Gadres, sise à quelques 20 kilomètres au sud d’Ascalon, coupait tout lien terrestre entre cette dernière et l’Egypte. Relevant les anciennes murailles de la ville, Baudouin établit une véritable forteresse sur la butte qui constituait anciennement la ville haute. La construction fut achevée au printemps, et la cité donnée aux Templiers. La relève de la garnison ascalonite éprouva d’ailleurs tout de suite la force de la nouvelle forteresse en se heurtant à la pugnacité des frères du Temple. Dès lors, les relèves de la garnison ne se feraient plus que par mer. Baudouin III, profitant de troubles en Egypte à la cour du calife fâtimide, parut sous les murs d’Ascalon avec son armée le 25 janvier 1153. Pour marquer sa détermination à prendre la ville, il s’était fait accompagné par tout le clergé de Jérusalem ainsi que de la Vraie Croix, lesquels devaient insuffler l’élan mystique propre à permettre de réduire la ville qui, depuis cinquante ans déjà, défiait la couronne de Jérusalem. Gérard de Sidon fut chargé d’assurer le blocus des communications maritimes à l’aide de ses quinze galères, tandis que sur terre étaient dressées toutes les machines nécessaires à un siège en règle. Au dire des chroniques, ce siège fut particulièrement agréable pour les assiégeants, qui purent jouir des bienfaits des jardins, vignobles et vergers d’Ascalon. Le siège durait depuis plus de deux mois lorsqu’aux environs de Pâques, parurent les renforts annuels de pélerins en provenance d’Occident, lesquels vinrent peu à peu grandir les rangs des assiégeants. Ces derniers construisirent finalement une immense tour de bois, recouverte de cuir pour échapper aux flammes et dont la hauteur était suffisante pour dominer la muraille et accabler les défenseurs de traits. Le gouvernement fâtimide, malgré les luttes intestines dont il faisait l’objet, parvint tout de même au bout de cinq mois de siège à envoyer aux assiégés une importante flotte de près de soixante dix navires, lesquels firent se replier à leur arrivée les nefs franques postées devant la ville. Cette arrivée inespérée rendit le moral aux assiégés, qui dès lors devinrent plus audacieux. Alors que les machines de siège continuaient leur inéxorable bombardement, les assiégés prirent le parti d’incendier la haute tour de bois en amoncelant dans l’intervalle la séparant du rempart qu’elle dominait un ensemble de sarments badigeonnés d’huile et de poix, auquel ils mirent le feu. Cependant, ce stratagème s’avéra désastreux car un léger vent détourna la flamme du « château de fût » et la repoussa vers les murailles, dont un pan de mur s’effondra au petit matin. Les Templiers furent les premiers à se ruer dans la brèche dont ils interdirent pour une raison assez floue, l’accès aux autres combattants. Si, dans un premier temps, les assiégés furent en proie à la stupeur et la panique, la vue de la quarantaine de Templiers entrés seuls dans l’enceinte leur fit reprendre courage, et ces derniers se virent rapidement submergés, pendant que des poutres étaient hâtivement amenées des navires pour combler la brèche. Après quoi, les assiégés pendirent aux murs de la ville les dépouilles des quarante impudents frères du Temple et de leur maître, Bernard de Tremelay. Cette déconvenue, due selon certaines chroniques à l’égoïsme et la cupidité des Templiers, aurait certainement achevé de décourager le camp chrétien et fait lever le siège si le clergé n’était pas intervenu pour convaincre les « clercs » de continuer l’entreprise. Il semble que peu après cet épisode, les Égyptiens, ragaillardis par leur précédent succès face aux Templiers, opérèrent une sortie et qu’une véritable bataille ait eu lieu sous les murailles d’Ascalon, se soldant par un cinglant revers pour les assiégés. Devant l’inexorable détermination franque, les Ascalonitains se résignèrent à demander l’âman . Une délégation de notables fut à cet effet envoyée au roi Baudouin pour demander une capitulation honorable, ce qui leur fut accordée. Le 19 août 1153, après six mois de siège, les habitants et la garnison d’Ascalon évacuèrent la ville, en bon ordre et « avec tout leur harnois ». Conformément à la promesse du roi, cette évacuation se déroula sans anicroche, les troupes royales accompagnant même les Ascalonitains jusqu’à Laris ( El – Arish ), à l’orée du delta du Nil. L’entrée des Francs dans la cité, en procession derrière la Vraie Croix, se fit dans une ferveur rappelant les premiers temps de la conquête. Cette précieuse victoire complétait l’oeuvre des premiers rois de Jérusalem, parachevant ainsi la maîtrise franque du littoral palestinien et ouvrant surtout de nouvelles perspectives d’expansion, dorénavant toutes tournées vers l’Egypte fâtimide, alors en pleine décadence. Ainsi, durant les deux décennies suivantes, Ascalon devint de lieu de rassemblement des armées latines en partance pour l’Egypte sous la férule de l’infatigable roi Amaury de Jérusalem, qui organisa durant son règne pas moins de six expéditions vers le Delta.
La bataille de Montgisard-1177 Profitant de l'absence de presque toutes les armées franques parties guerroyer en Syrie du nord, Saladin prit la tête de ses armées et marcha rapidement vers le royaume de Jerusalem . Apprenant l'arrivée de Saladin dans les royaume, les Templiers se barricadèrent dans leur forteresse de Gaza qui se trouvait sur le chemin des envahisseurs, tandis que Baudouin IV, le Roi Lépreux, rassembla 500 chevaliers, prit la Vraie Croix et marcha vers Ascalon pour la défendre . Voyant Gaza bien défendue par les Chevaliers du Temple, Saladin laissa la ville derrière lui et se dirigea vers Ascalon, où il y trouva Baudouin IV retranché derrière les murailles . Sachant ainsi les derniers défenseurs francs tous retranchés à Ascalon, Saladin décida de continuer sa marche vers Jerusalem, mais au lieu de s'y rendre directement, il laissa ses armées s'éparpiller dans le pays pour piller et détruire les petites villes et villages rencontrés . Baudouin IV fit avertir les Templiers de Gaza, et lorsqu'il eut réuni ses forces et celles du Temple, moins de 600 chevaliers, il décida de porter secours à Jerusalem pour combattre l'ennemi en campagne, plutôt que de rester enfermer dans des murs . Les francs établirent un énorme mouvement tournant en longeant la côte vers le nord et ensuite en descendant vers le sud-est à la rencontre de Saladin . La rencontre eut lieu au sud de Montgisard, dans l'Oued de Tell al-Safiya . En infériorité numérique écrasante, les chevaliers francs n'hésitèrent pas un instant à fondre sur les armées musulmanes dispersées dans l'Oued et ils massacrèrent un nombre important d'ennemis dont plusieurs généraux de Saladin. Saladin, devant la débâcle de ses troupes se réfugia au sein de sa garde d'élite, composée de mille mameluks . La chevalerie franque se regroupa pour charger cette dernière résistance, enfonca les lignes musulmanes et parvint presque jusqu'à Saladin qui faillit être tué au cours des affrontements . Sauvé par la nuit qui tombait sur le champ de bataille, Saladin ordonna la retraite et s'enfuit vers l'Egypte avec les lambeaux de son armée .
Ce fut l'une des plus belles victoires franques de toute l'histoire des Croisades et des Etats Latins d'Orient .

La bataille de Hattin-1187 Après le décès, à Acre, du roi Baudouin V , âgé de huit ans, le régent Raymond III de Tripoli est destitué, le trône de Jérusalem échoit à Guy de Lusignan, nouvel époux de Sibylle, la sœur du roi Baudouin IV le Lépreux, décédé le 16 mars 1185. Fin 1186 , Renaud de Châtillon, seigneur d'Outre-Jourdain et de Montréal, brise la trêve en vigueur depuis près de six ans entre Francs et musulmans en s'emparant d'une caravane, pourtant sous forte escorte, qui se rend du Caire à Damas. Il en massacre les hommes en armes et emprisonne les commerçants et les caravaniers dans sa citadelle de Kérak. Par la suite, il attaque d'autres caravanes de pèlerins allant à La Mecque. Saladin patiente, préférant se consacrer à la reconstruction de son pays délabré par de nombreuses années de guerre civile entre seigneurs arabes . Il vient d'achever l’unification des musulmans, et même la ville de Mossoul, qu’il a assiégée à plusieurs reprises, a signé la paix (en 1186). La trêve, signée avec Raymond de Tripoli, doit lui permettre de préparer la riposte, mais il estime que le moment de la rompre n'est pas encore arrivé. Il envoie donc des émissaires porteurs de messages d’indignation à Renaud de Châtillon, et le somme de respecter la trêve, de relâcher les prisonniers et de restituer les biens saisis. Méprisant, Renaud lui conseille de demander à Mahomet de venir les sauver. Saladin réunit un peu plus de 12 000 soldats à Damas, et, dès le mois de mars assiège la citadelle de Al-Karak puis la citadelle de Shaubak, avant de se diriger vers Banias près de Tibériade. Les troupes musulmanes rencontrent par hasard une délégation de barons francs, qu'elles tuent. De leur côté, les croisés s’enlisent dans leurs querelles internes. En mars 1187, Raymond de Tripoli, fort de la trêve de quatre ans signée avec Saladin et sûr de son soutien, refuse de prêter allégeance au nouveau roi de Jérusalem. Celui-ci, désireux de se débarrasser de son rival qu'il accuse de complaisance envers les musulmans, se prépare à attaquer Tibériade, qui appartient à la femme du comte de Tripoli. Alerté, ce dernier conclut une alliance avec Saladin . Le 30 avril 1187, conformément à leur alliance, Saladin demande à Raymond de Tripoli de laisser ses éclaireurs faire une reconnaissance du côté du lac de Tibériade. Le comte, ne peut refuser. Il exige cependant que les soldats musulmans quittent son territoire avant le soir . Le 1er mai, 7 000 cavaliers passent sous les murs de la ville. Le soir même, alors qu'ils font le chemin en sens inverse, ils rencontrent 150 chevaliers de l'Ordre du Temple qui ont attaqué une colonne près de Séphorie, au nord de Nazareth. C'est le massacre. Seuls trois Templiers parviennent à s'enfuir, dont le maître de l'Ordre, Gérard de Ridefort. Suite à ce désastre, Raymond de Tripoli se repent et met ses forces à la disposition de Guy de Lusignan. Le 24 juin, les Francs ont réuni 2 000 chevaliers (dont 1 200 Templiers commandés par Gérard de Ridefort et Hospitaliers, menés par le grand-maître hospitalier Garnier de Naplouse) et 13 000 fantassins. Ils sont soutenus par 40 000 mercenaires musulmans, dont 2 500 cavaliers et 7 000 fantassins payés et armés par les Templiers. En face, de nouvelles troupes ont rejoint Saladin, qui dispose au total de plus de 60 000 soldats.
Le 2 juillet, dans l'après-midi,les Francs arrivent à Séphorie. Ils disposent de vivres en quantité et d'eau à volonté, grâce aux fontaines de la cité. Pour forcer les Francs à venir à lui, Saladin attaque la cité de Tibériade où se trouve toujours la comtesse Échive de Bures, l'épouse de Raymond de Tripoli. Ses troupes réussissent à prendre la ville basse, qui est incendiée, et poussent la population à se réfugier dans la forteresse, tout en laissant passer des messagers qui rejoignent l'armée franque à Séphorie, distante d'environ 27 kilomètres de Tibériade. Saladin espère ainsi pousser les Francs à l’affrontement. Le soir même , le roi réunit le conseil. Les trois beaux-fils de Raymond de Tripoli veulent que l'armée vole au secours de leur mère, mais Raymond s'oppose à eux : selon lui, il convient d'attendre Saladin en position de force. Renaud de Châtillon accuse Raymond de lâcheté en vain. Après la fin du conseil, Gérard de Ridefort va s'entretenir personnellement avec le roi pour le convaincre de changer d'avis. Il rappelle la réputation de traîtrise de Raymond de Tripoli et argue que cette décision serait un signe de faiblesse que les Templiers n'admettraient pas. Guy de Lusignan se range à l'avis du Maître de l'Ordre. L'armée franque, divisée en trois corps, s'ébranle le 3 juillet.Avec la chaleur les réserves d'eau sont vite épuisées. Saladin a pris soin d'empoisonner les trous d'eau. Sans jamais engager le combat, des cavaliers les harcelèrent de leurs flèches, et ralentissent la marche. Cette tactique réussit si bien, qu'au soir du 3 juillet, le roi propose de rejoindre le village de Hattin où se trouve l'un des rares points d'eau. Mais Saladin devine le projet et lui barre la route. À la nuit tombée, les Francs sont obligés de bivouaquer parmi les pierres brûlantes et sans eau. Ils sont harcelés, et doivent veiller pour la troisième nuit consécutive.
Au matin du 4 juillet,Saladin fait mettre le feu aux broussailles. Le vent pousse la fumée et le feu vers les croisés. Sans eau pour se rafraîchir, les Francs étouffent sous leurs cuirasses. Ils combattent néanmoins pour tenter de percer les lignes ennemies et de gagner les rives du lac de Tibériade. Raymond de Tripoli réussit à s'enfuir vers Séphorie en emmenant avec lui le fils du prince d'Antioche, ses chevaliers et quelques barons syriens. Quelques détachements réussissent également à s'enfuir vers Tyr. Le grand-maître hospitalier Garnier de Naplouse, blessé, réussit à gagner Ascalon avec quelques cavaliers. Le roi et ses grands barons parviendront néanmoins à trouver refuge dans la forteresse de Tibériade. Le reste des troupes Franques se rassemble sur un piton basaltique appelée les Cornes de Hattin. La bataille est terrible et les morts nombreux des deux côtés. Saladin remporte une victoire écrasante, qui lui ouvre les portes de la Palestine.

La bataille d'Arsouf-1191 Après la chute de Jérusalem, une troisième croisade est lancée . Des querelles entre les rois de France et d’Angleterre retardent le projet. À elle seule, l'armée allemande de l’empereur Frédéric Barberousse pouvait inquiéter Saladin, mais la noyade accidentelle de ce dernier entraîne la dispersion de son armée. Les rois Français et anglais Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion ainsi que le grand-maitre de l'Ordre du Temple, Robert de Sablé arrivent enfin en Terre Sainte au printemps 1191 et permettent la prise de Saint-Jean-d’Acre assiégée depuis deux ans. Philippe Auguste retourne alors en France, en laissant sur place une partie des troupes françaises (10 000 hommes sous le commandement du duc Hugues III de Bourgogne). Des négociations sont entamées entre Saladin et Richard Cœur de Lion, à propos de la libération des défenseurs d’Acre en échange de la restitution de la Vraie Croix et du versement d’indemnités mais, trouvant que Saladin fait traîner les choses, Richard ordonne le massacre des prisonniers musulmans, commettant ainsi une faute politique qui révolte les populations musulmanes. Richard Cœur de Lion s’engage avec son allié le Grand-maitre Templier, Robert de Sablé dans la reconquête du littoral palestinien et quittent Saint-Jean-d’Acre le 22 août 1191 en direction de Caïffa. Dès la sortie de la ville, l’armée croisée est assaillie par les cavaliers musulmans qui sont repoussés, et l’armée se regroupe en une masse compacte et protégée par les armures que les musulmans ne parviennent à entamer. Le ravitaillement est assuré par la flotte qui suit l’armée, laquelle ne s’éloigne pas des côtes. Après avoir pris sans encombre Caïffa, évacuée la veille par sa garnison, les Francs continuent leur route et arrivent en vue d'Arsouf le 5 septembre. Richard envoie un émissaire à Saladin pour des pourparlers et ce dernier, désirant gagner du temps délègue son frère Al-Adel. Onfroy IV de Toron sert d’interprète, mais les négociations n’aboutissent pas, et l’armée repart vers Arsouf le 7 septembre. Le poète Ambroise fait une description précise de l’ordre de marche de l’armée : d’abord les Templiers mené par Robert de Sablé, suivis des troupes angevines et bretonnes, puis Guy de Lusignan avec les chevaliers poitevins, les Normands, les Anglais, les Français avec le chevalier flamand Jacques d’Avesnes et les barons capétiens avec le comte Robert II de Dreux, son frère Philippe, évêque de Beauvais et Guillaume des Barres, et à l’arrière garde les Hospitaliers mené par Garnier de Naplouse. Henri II, comte de Champagne, garde le flanc gauche de l’armée, face à la plaine, et Richard Cœur de Lion et Hugues III de Bourgogne patrouillent en permanence le long de la colonne, prêts à faire face au danger qui peut venir de n’importe où. Quand l’armée croisée atteint les abords d’Arsouf, Saladin donne le signal de l’attaque et les cavaliers turcs, au nombre de trente mille selon les dires d’Ambroise, encerclent les croisés et les criblent de flèches. Les soldats, protégés par leurs armures n’ont que peu de perte, mais de nombreux chevaux sont tués. Un moment les croisés sont au bord du désastre rappelant celui de la bataille de Hattin. Mais Richard, bien que piètre politique, met en œuvre ses qualités de stratège. Il ordonne aux Hospitaliers de l’arrière-garde de tenir coûte que coûte, et adopte dans un premier temps une attitude défensive, et interdit aux chevaliers de poursuivre les Turcs, qui tentent leur technique de la fuite simulée. La discipline est telle que les chrétiens obéissent. Faisant preuve d'adresse, les archers et les arbalétriers de Richard infligèrent des pertes notables aux cavaliers turcs. Mais comme les troupes ne peuvent tenir indéfiniment et que les pertes s’accumulent, il commence à mettre en place une charge destinée à entourer les cavaliers turcs pour les anéantir. Au moment où les chevaliers chrétiens entourent les cavaliers ayyoubides, les sons des trompettes devaient indiquer aux croisés d’infléchir leur charge vers l’intérieur afin de tailler en pièces les soldats musulmans et d'anéantir l’armée de Saladin. Mais l’impatience d’un Hospitalier et du chevalier anglais Thomas Carrew déstabilise la manœuvre qui devient une charge directe, qui balaye l’armée de Saladin, mais ne peut pas l’empêcher de se replier. Les archers musulmans, qui étaient descendus de leur monture et qui se trouvent en première ligne sont décapités ou renversés, et achevés par les sergents. La charge croisée enfonce ensuite les cavaliers turcs qui prennent la fuite. Craignant un piège, Richard interdit la poursuite et leur ordonne de faire demi-tour, tandis que Saladin regroupe ses troupes, au nombre de vingt mille soldats, sur une colline voisine. Ils attaquent la cavalerie franque qui revient vers Arsouf et tuent un certain nombre de chevaliers dont Jacques d’Avesnes, mais les Francs font volte-face et chargent à nouveau, dispersant encore les troupes sarrasines, lesquelles fuient une nouvelle fois et se réfugient dans des collines boisées. Conscient qu’il est dangereux de continuer dans ce terrain couvert, Richard ordonne de nouveau la fin de la poursuite.
Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il tente de défendre Ascalon, mais ses émirs refusent de le suivre et il doit se résoudre à pratiquer la tactique de la terre brulée, en ordonnant la destruction de Jaffa, d’Ascalon et de Ramla.
Richard Cœur de Lion n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, alors qu’il aurait pu surprendre l’armée de Saladin à Ascalon, ou reprendre Jérusalem, mal défendue par une garnison trop faible et des fortifications qui n’ont pas encore été réparées depuis le siège de 1187 .

La bataille de Mansourah-1250 La bataille de Mansourah est un épisode célèbre de la septième croisade, survenu en Égypte.
Durant plusieurs affrontements à proximité de Mansourah du 8 au 11 février 1250, les croisés français vainquirent les musulmans.
Mais ils ne purent tirer avantage de cette victoire, et Louis IX fut même fait prisonnier au cours de la retraite.Après la prise de Damiette, les croisés hésitent entre aller prendre Alexandrie pour isoler l’Égypte, ou attaquer directement Le Caire. Cette option l’emporta quand les renforts amenés par Alphonse de Poitiers arrivèrent d'Europe. Les croisés progressent vers le sud à partir du 21 décembre. Mansourah était la seule ville protégeant Le Caire, aussi les Ayyoubides décidèrent de la défendre. Ils purent bloquer les croisés sur un bras du Nil qui protégeait Mansourah.
Pendant plus d’un mois, les croisés restent bloqués, toutes leurs tentatives de franchissement du bras du Nil, notamment par la construction d’une digue, échouent. À la faveur d’une complicité, l’armée franque franchit ce bras du Nil par un gué, le matin du 8 février. Malgré les conseils de prudence des templiers, Robert d’Artois qui commande l’avant-garde, est pressé par son ancien gouverneur Fourcaut du Merle qui l'entraîne par la bride. Ils se jettent sur les Turcs, suivis des Templiers du grand-maître Guillaume de Sonnac et des Hospitaliers de Jean de Ronay. Ils bousculent le petit corps gardant la rive ; sans attendre le gros de l’armée, Robert d’Artois exploite son avantage, entraînant à sa suite les Templiers, et traverse presque sans opposition le camp sarrasin. L’émir Kahreddin est tué. Les croisés entrent par surprise à l’intérieur de Mansourah et se répandent dans la ville, quand les mamelouks turcs, qui s’étaient repliés, sont repris en main par leur chef Rukn ad-Dîn Baybars (Baybars l’Arbalétrier). Les assaillants sont tous massacrés, dont le comte de Salisbury, à l’exception de quelques chevaliers, dont Guillaume de Sonnac qui y perd un œil. En arrière, le gros de l’armée croisée affronte les Sarrasins dès sa traversée du fleuve et réussit à repousser la cavalerie adverse qui l’avait contre-attaquée. Dès le lendemain (9 février), Baybars attaque les croisés qui résistent et installent leur camp devant Mansourah. Une nouvelle bataille générale a lieu le 11 février. Les mamelouks utilisent du feu grégeois. Si Charles d’Anjou est sauvé de la capture par Louis IX, qui remporte la victoire, Robert d'Artois, Guillaume de Sonnac et Jean de Ronay sont tués. Le 5 avril, touchés par une épidémie, privés de ravitaillement par la perte de leur flotte, capturée par les Mamelouks, les croisés font retraite. Le 7 avril, le roi est fait prisonnier. Alors que les Mamelouks réclament le prix fort pour le libérer ainsi que d'autres prisonniers croisés, Louis IX décide de négocier. Début mars, il se dit prêt à accepter la proposition faite en 1249 par le sultan Malik al-Salih Ayyoub de rendre Damiette en échange de Jérusalem. Mais le nouveau sultan al-Mu'adham, qui vient d’arriver en Égypte, refuse. À la mi-mars, les galères égyptiennes détruisent ou capturent les nefs de la flotte franque, coupant toute retraite vers Damiette.
Louis IX est le premier souverain français à être capturé sur un champ de bataille.
Le 6 mai 1250, Damiette est restituée aux musulmans. Louis IX est libéré contre le retrait de ses troupes du territoire égyptien et du paiement d’un million de dinars de rançon. Fin mai, tous les Francs ont quitté le pays.

La déroute de Saint Jean d'Acre-1291 Cette date, marque la perte des Etats Latins en Orient, et , elle est considérée par les historiens comme celle de la fin des croisades médiévales.
Profitant des discordes entre les différentes factions de la ville de Tripoli, le sultan mamelouk Qala'ûn avait pris la ville de Tripoli le 28 avril 1289. Henri II, roi de Chypre et de Jérusalem réussit cependant à négocier en mars 1289 une trêve de dix ans avec Qala'ûn, lequel meurt le 6 décembre 1290. Son fils Al-Ashraf Khalil n'attend qu'une occasion pour reprendre les hostilités. L'ancien royaume de Jérusalem se réduisait alors aux villes de Saint-Jean-d'Acre, Beyrouth, Tyr, Saïda et à la forteresse d'Hatlith . Une croisade de pèlerins non combattants arrive alors à Saint-Jean-d'Acre. Ils n'ont aucune expérience militaire et ils imaginent que leur bonne volonté suffirait à reprendre Jérusalem. Sans connaissance de la situation politique de la Terre sainte, ils accusent les Latins d'Orient de complaisance à l'égard des musulmans, n'hésitant pas à les qualifier de traîtres à la cause chrétienne. Ils refusent le principe de la trêve. Par sécurité, une interdiction de quitter la ville leur est intimée. Ils vont passer à l'action dès le 13 mars 1291, en massacrant des paysans musulmans venus en ville vendre leurs produits. Ils ne s'arrêtent pas à ce premier massacre. Ils décident d'envahir le bazar et ils égorgent les marchands supposés musulmans. Atterrés, les consuls de la ville et les grand-maîtres des Ordres militaires préférèrent avertir directement le sultan Al-Ashraf, lequel réclame le châtiment des coupables. Seul Guillaume de Beaujeu, grand maître de l'Ordre du Temple plaide pour l'exécution des criminels. Les autres membres du conseil de Saint-Jean-d'Acre sont persuadés que le sultan se contentera d'excuses. De plus, ces derniers ne croient pas à la déclaration de guerre du mamelouk, pensant qu'il s'agit uniquement de menaces. Par conséquent, ils envoient des ambassadeurs chargés de présents pour l'amadouer. Al-Ashraf les jette en prison . Le sultan Al-Ashraf arrive devant Saint-Jean-d'Acre le 5 avril 1291 . En plus d'une armée de 220 000 soldats, il dispose de nombreuses machines de siège. La ville abrite 30 000 à 40 000 habitants, dont 16 000 soldats. Le sultan commence par placer ses quatre énormes catapultes à des emplacements stratégiques, face aux plus importantes tours de défense de la ville, et des mangonneaux et balistes dans les intervalles. Le 15 avril, Guillaume de Beaujeu tente une sortie à la tête de Templiers. Ils surprennent les avant-postes, mais leurs chevaux trébuchent dans les cordages et les musulmans se ressaisissent. Les Templiers parviennent difficilement à retourner en ville et leur tentative d'incendier une des catapultes a échoué. Ils retentent l'opération quelques jours après, mais les mamelouks, prévenus, les tiennent encore en échec.
Le 4 mai, le roi Henri II débarque à Saint-Jean-d'Acre, avec 200 chevaliers, 500 fantassins et des vivres en quantité. Le courage des assiégés remonte et Henri II, en tant que roi de Jérusalem essaye de traiter avec le sultan, qui ne veut rien savoir, exige la reddition pure et simple de la ville, mais accorde la vie sauve aux habitants. Le 7 mai, Henri repart vers Chypre, en laissant son armée sur place. Le bombardement de la ville par les machines mamelouks s'intensifie, et des esclaves creusent des mines sous les principales tours. Le 15 mai, une partie de la Tour Neuve s'écroule. Guillaume de Beaujeu fait construire une tour en bois (ou chat) pour combler la brèche, mais n'y arrive que de manière incomplète. Une tempête au large empêche l'évacuation des femmes et des enfants par la mer. Les quelques navires déjà partis sont obligés de revenir se réfugier au port. Le vendredi 18 mai 1291, à l'aube, les Musulmans lancent l'assaut. Ils prennent pied sans problème dans la Tour Neuve, puis se divisent en deux groupes pour s'emparer de la zone entre les deux enceintes et bombarder les assiégés de feux grégeois et de flèches. Guillaume de Beaujeu, grand-maître du Temple, et Jean de Villiers, grand-maître de l'Ordre des Hospitaliers, longtemps rivaux mais réconciliés, défendaient le point le plus menacé, la Porte Saint-Antoine. Atteint d'une flèche sous l'aisselle, Guillaume se retire du combat,on l'emporte à la Commanderie du Temple où il expire quelques heures plus tard. Jean de Villiers, également grièvement blessé, est transporté sur un navire en direction de Chypre. Les Mamelouks prennent alors la Porte Saint-Antoine et se ruent dans la ville, massacrant les habitants. Certains tentent de fuir avec les navires dont quelques-uns, surchargés, coulent. 10 000 habitants ont pu se réfugier dans la Voûte d'Acre, la citadelle des Templiers, qui tient encore. Cette citadelle donne sur la mer et les rescapés peuvent embarquer et se réfugier à Chypre. Pendant dix jours, la citadelle résiste avant de succomber à son tour, le 28 mai.
Le siège de Saint-Jean-d'Acre est une opération militaire qui se solda en 1291 par la prise de la ville et la fin de la présence Franque en Terre Sainte.

Crécy (pour mémoire et sans les TEMPLIERS)

En 1346, les hostilités reprennent entre Français et Anglais. Edouard III débarque dans le Cotentin , il envahit la Normandie et marche sur Paris. Impressionné par l'armée que vient de lever Philippe VI , il se replie sur la Somme et campe à Crécy pour reposer ses troupes et faire le plein de vivres. Mais le roi de France le poursuit avec opiniâtreté. Ce dernier s'arrête à Abbeville où des renforts lui parviennent. Le 26 août , l'armée anglaise, fraîchement reposée , attend les Français sur les hauteurs. Edouard III a organisé ses troupes habilement afin de les tenir prêtes à riposter à l'attaque de la cavalerie française : ses archers sont placés de telle façon que chaque groupe est couvert par un autre. Derrière eux , les chariots contenant la réserve de flèches ont été disposés en arc de cercle protégeant ainsi chevaux et cavaliers. Côté français, c'est l'anarchie ! L'armée a quitté Abbeville tôt le matin très sûre de ses forces, elle pense venir à bout très facilement de l'ennemi et l'organisation laisse à désirer. Soudain , les Anglais sont en vue ! A cette annonce , le roi de France tente de rassembler ses troupes, en vain il est déjà trop tard. L'arrière-garde essayant de rejoindre l'avant-garde, le désordre est tel qu'on ne distingue même plus les bannières les unes des autres. Cependant , trois groupes se forment finalement : les arbalétriers génois , les hommes du comte d'Alençon et enfin les hommes du roi. Un violent orage éclate, rendant le terrain boueux et impraticable. Dans une telle situation, comment diable recharger les arbalètes ? Les hommes sont de plus fatigués de leur marche, rappelons qu'armes et carreaux pèsent jusqu'à 40kg. Néanmoins , les voici qui s'avancent. Ils sont reçus par de denses volées de flèches , si drues que « ce semblait neige », dira Froissart. Les hommes s'enfuient de tous côtés, gênant les soldats. Le roi est furieux. Ordre est donné aux cavaliers de tuer cette piétaille en fuite et d'attaquer ! Les chevaliers se battent bravement, certes, mais en pure perte. Le roi lui-même se jette dans la mêlée, et voit deux chevaux mourir sous lui. A la nuit tombante , tout est terminé , la victoire anglaise est aussi imprévue qu'éclatante.

Histoire de la province d'Artois

Au temps de l'empire Romain , l'Artois est une partie de la province romaine de Belgique , puis , cette région fut conquise au Ve siècle par les FRANCS et donnée en 863 par Charles le Chauve à Judith sa fille , qui épousa Baudouin Bras de Fer , comte de Flandre. Après avoir été longtemps possédée par les comtes de Flandre , sous la suzeraineté de la France , l'Artois fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180 , et donné en 1237 , avec titre de comté , par Saint Louis à Robert , son frère aîné , le comte d'Artois. Après avoir relevé des ducs de Bourgogne , l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattachée définitivement à la France après la guerre de Trente Ans , le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer (l'Artois réservé) qui ne devinrent Françaises qu'en 1678.

Liste des comtes d'Artois

Comtes d'Artois
Plusieurs maisons se sont succédées à la tête du Comté d'Artois. Les dates entre parenthèses sont les dates de naissances et de décès.
Maison capétienne d'Artois:
Robert Ier d'Artois (1216-1250). Il est le fils de Louis VIII (roi de France) et de Blanche de Castille. Frère de Saint Louis, il est tué à Mansourah pendant la septième croisade.
Robert II d'Artois (1250-1302). Il est le fils du comte Robert Ier et de Mathilde de Brabant (1224-1288), dite Mahaut de Brabant.
Mathilde d'Artois (1268-1329) dite aussi Mahaut d'Artois. Elle est la fille du comte Robert II d'Artois et d'Amicie de Courtenay, héritière ou dame de Conches. Par mariage avec Othon IV de Bourgogne elle devient comtesse de Bourgogne. Elle déboute Robert III (1297-1342), de ses droits et s'empare du comté d'Artois.
Maison d'Ivrée:
Jeanne II de Bourgogne aussi appelée Jeanne I d'Artois. Elle est la fille de la comtesse Mathilde et d'Othon IV de Bourgogne. Par son mariage avec le futur Philippe V le Long elle devient reine de France.
Capétiens directs:
Jeanne de France (1308 - † 1347). Elle est la fille de Jeanne II de Bourgogne et du roi Philippe V Le Long. En épousant Eudes IV de Bourgogne, elle lui transmet le comté d'Artois.
Maison capétienne de Bourgogne:
Eudes IV de Bourgogne (1295 - † 1349). Il est le fils du duc Robert II de Bourgogne († 1306) et d'Agnès de France († 1325), fille de Saint Louis. Duc de Bourgogne à la mort de son frère Hugues V de Bourgogne, il devient comte d'Artois en épousant Jeanne de France.
Philippe Ier de Bourgogne dit Philippe de Rouvres. Né en 1346 à Rouvres, il est le petit-fils de Jeanne de France et d'Eudes IV et donc le fils de Philippe de Bourgogne († 1346) et de Jeanne Ire d'Auvergne († 1360). A sa mort en 1361, ses possessions furent démembrées.
Capétiens directs:
Marguerite de France (1309 - † 1382). Elle est la fille du Fille du roi de France Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II, elle hérite de son petit-neveu Philippe Ier pour les comtés de Bourgogne et d'Artois. Elle épouse le comte Louis Ier de Flandre († 1346).
Maison de Dampierre:
Louis II de Flandre (1330 - † 1383) dit Louis II de Mâle. Il est le fils de Marguerite de France et de Louis Ier de Flandre. Il épouse Marguerite de Brabant, fille du duc Jean III de Brabant. À sa mort en 1383, sa fille Marguerite III hérite de toutes ses possessions.
Marguerite III de Flandre (1350 - † 1405). Elle est la fille de Louis II de Flandre et de Marguerite de Brabant. En secondes noces, elle épouse le duc Philippe II de Bourgogne, fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.
Maison capétienne de Valois-Bourgogne:
Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi est né à Pontoise en 1342. Il est le fils du roi Jean II le Bon. À la mort de son beau-père Louis II de Flandre, il cohérite avec son épouse Marguerite III de Flandre de toutes ses possessions. Il décéde en 1404.
Jean Ier de Bourgogne (1371 - † 1419) dit Jean sans Peur. Il est le fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite III de Flandre, il épouse Marguerite de Bavière (1363-1423), fille d'Albert Ier de Bavière, comte de Hainaut.
Philippe III de Bourgogne (né en 1396 à Dijon et mort en 1467), dit Philippe le Bon. Il est le fils du duc Jean Ier de Bourgogne et de Marguerite de Bavière, il épouse en secondes noces Isabelle de Portugal († 1472).
Charles de Valois-Bourgogne (né à Dijon en 1433 et mort à Nancy en 1477), dit Charles le Téméraire. Il est le fils du duc Philippe III de Bourgogne et d'Isabelle de Portugal, il épouse en secondes noces Isabelle de Bourbon (décédée en 1465), fille de Charles Ier de Bourbon. En 1477, il fut tué devant Nancy. Avec lui s'écroula le vaste édifice des ducs de Bourgogne de la maison de Valois.
Marie de Bourgogne (née à Bruxelles en 1457 et décédée en 1482). Elle est la fille du duc Charles le Téméraire et d'Isabelle de Portugal. Elle est duchesse de Brabant, de Limburg, de Luxembourg, et comtesse de Flandre, d'Artois, de Hainaut et comtesse palatin de Bourgogne. Elle épouse le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg (décédé en 1519).
Maison de Habsbourg:
Maximilien Ier de Habsbourg (né en 1459 à Wiener Neustadt, Autriche et décédé en 1519). Il est le fils de Frédéric III du Saint-Empire, il épouse Marie de Bourgogne, fille du duc Charles le Téméraire. À la mort de cette dernière, le comté d'Artois passe à son fils Philippe de Habsbourg.
Philippe de Habsbourg (1478 - † 1506) dit Philippe le Beau. Il est le fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, il épouse Jeanne Ire de Castille, fille du roi Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.
Charles de Habsbourg (1500 - † 1558) dit Charles Quint. Il est le fils de Philippe de Habsbourg et de Jeanne Ire de Castille, il épouse Isabelle de Portugal (1503-1539), fille de Manuel Ier de Portugal.
Philippe II d'Espagne (né en 1527 en Valladolid et décédé en 1598). Il est le fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, il épouse en quatrièmes noces sa nièce Anne d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II du Saint-Empire.
Philippe III d'Espagne (né à Madrid en 1578 et décédé en 1621). Il est le fils de Philippe II d'Espagne et d'Anne d'Autriche, il épouse sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie, sœur de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire.
Philippe IV d'Espagne (né en 1605 à Valladolid et décédé en 1665). Il est le fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche, il épouse Élisabeth de France (1602-1644), fille aînée roi de France Henri IV.



Maison de France:
Lors de la paix des Pyrénées de 1659, Philippe IV d'Espagne dut céder l'Artois, le Roussillon, plusieurs villes flamandes et donner sa fille à Louis XIV (le roi de France).
Conquis difficilement entre 1640 et 1658 , l'Artois , moins les châtellenies de Saint-Omer et d'Aire (« Artois réservé ») , revient à la France par le traité des Pyrénées (1659) le traité de Nimègue (1678) donne à la France l'« Artois réservé ». Le titre de comte d'Artois est , en 1757 , donné par Louis XV à son petit-fils Charles Philippe , le futur Charles X , qui en sera le dernier titulaire.






Ci dessous quelques ouvrages de l'historien "Alain Demurger" traitant de l'histoire des TEMPLIERS


Rappel historique : création de l'Ordre

L’origine des Templiers remonte à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.

En 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.

En 1118, naissait, sous l’impulsion de Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint Omer, ce qui allait devenir un événement historique : l’ordre des pauvres chevaliers du Christ, s’appelant par la suite l’Ordre des Templiers.

Dès lors , ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte. Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle, après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris, à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance, leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies, tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ce dernier forge au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers, représentés comme des hommes arrogants et avares. De son côté, Philippe le Bel, roi de France, veut s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance.

En 1305, les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés. L’Ordre est définitivement aboli en 1312. Son dernier grand-maître, Jacques de Molay, est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris. Son appel à la vengeance divine à ce moment-là, puis les morts successives de plusieurs des persécuteurs du Temple, donnèrent lieu à la fameuse légende de la malédiction des Templiers. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers, ceci jusqu’à la Révolution française, en 1789.
















Anniversaire de la création de l'Ordre.

En 2018 nous fêterons les 900 ans de la création de l’Ordre des Templiers.
Aujourd'hui, notre Ordre, Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon, par sa filiation généalogique le rattachant à certains Grands Maitres de l’Ordre du Temple (Geoffroy de Saint-Omer - fondateur, Robert de Craon - 2ème Grand Maitre, Robert de Sablé - 11ème Grand Maitre) organisera une grande cérémonie à cette occasion, en France et dans tous les pays où il est représenté.


Dans le but de préparer ces festivités, et afin de faire connaître notre idéal premier, nous souhaitons recueillir des témoignages sur le thème suivant :
« Je crois en la religion de l’Amour »


Anonymes, parents, amis, artistes, politiques, médecins, avocats, agriculteurs, commerçants, retraités, salariés …. De toute confession, de toute nationalité, faites-nous part de vos sentiments, impressions, idées sur ce sujet. Dès à présent nous vous encourageons à télécharger le formulaire ci dessous puis le remplir avec vos impressions et suggestions . Tous les témoignages recueillis seront compilés en un «Livre pour l’Humanité». Participez à l'écriture de ce grand livre dédié à la paix entre les nations et au bonheur de l'humanité !
Les plus beaux témoignages seront lus dans chaque pays lors de notre grande cérémonie en 2018. Faisons, tous ensemble, en sorte que ce livre aux milliers de pages devienne une pétition pour l’Amour et la Paix dans le monde ! Une page Facebook® est consacrée aussi à cet événement là également, vous pouvez y écrire votre témoignage. Sur vos écrits, n’oubliez pas d’y inscrire vos noms et prénoms ainsi que votre qualité ou profession puis renvoyez votre fichier à l'adresse mail suivante :
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Ci dessous quelques ouvrages de l'historien "Alain Demurger" traitant de l'histoire des TEMPLIERS