Batisseurs : perpétuels chercheurs

Histoire des constructions humaines

Jusqu'à une date très récente , nous pensions que les édifices en pierre les plus anciens étaient les pyramides de Gizeh (construites il y a 4500 ans) , mais si l'on en croit "Ido Wachtel" un monument vieux de 5 000 ans aurait été identifié en Israël . Il s’agit d’un monument qui aurait été érigé à la gloire de Sîn, le dieu de la Lune, à l’époque où cette partie du monde s’appelait encore la Mésopotamie. Il s’agit d’une construction de 14 000 m² qui ferait environ 150 mètres de long. Visible sur des photos satellites, ce monument aurait été découvert par cette doctorante à l’université de Jérusalem, Ido Wachtel. Le monument est situé à 15 km de la mer de Galilée et à 29 km d’une ville appelée Maison de la Lune, Beit Yerah.
Pour ce qui est de la France , les premières contructions organisées (et en pierres) datent de l'an 350 av JC (ville de Nimes) .Les premiers chateaux forts en pierres datent de l'an 600 ap JC,les premières églises datent de l'an 700 ap JC .
En France vers l'an 1100 la construction en pierre battait son plein depuis 3 siècles environ . Quand les Croisés arrivérent au Proche Orient ils découvrirent que les habitants de ces contrées avaient édifié des Châteaux et Palais depuis plus de 20 siècles !
En matère de techniques de construction les Croisés ne purent que constater leur très grand retard sur le peuple Juif qui avait érigé le premier palais du roi Salomon        en 1000 av JC. C'est donc avec beaucoup d'intéret que les Templiers qui avaient vocation à rester au proche orient se rapprochèrent des érudits orientaux pour rattrapper leur retard en matière de mathématiques de géométrie d'architecture de mécanique des fluides de chimie etc.. . Ils combleront également leurs lacunes en matière de médecine et d'astronomie .
Ces précieuses connaissances , les Templiers les rapporteront en Occident pour construire plus vite plus haut et en respectant des règles de proportions qui feront de leurs constructions de véritables joyaux . Ces connaissances seront soigneusement gardées par les maitres des différents corps de métiers , les maitres enseignant leurs secrets aux apprentis (apprentissage qui durait souvent des decennies) .
Plus tard après l'extermination , quand les Templiers rescapés trouveront asile dans divers pays , ils soigneront cette culture du secret pour conserver leur savoir .

Un Art en constante évolution

L'art de la construction ne se conçoit pas sans géométrie. La contrainte fondamentale d'un édifice, la gravité, définit elle-même les deux axes d'une élévation : l'aplomb, vertical et le niveau, horizontal. Dès les premières édifications, cette vérité s'impose aux hommes.
D'autre part, la géométrie ayant également pour objet les proportions, elle préside depuis l'Antiquité à la "construction du beau". En s'appuyant sur certaines règles géométriques souvent anthropométriques, il est possible de concevoir "en grand" un objet plaisant à l'œil.
Probablement basé sur des résultats empiriques, le principe semble admis au Moyen Âge : pour rester stable, il faut être carré. L'implantation au sol des édifices suit cette logique depuis l'Antiquité. On parle de construction ad quadratum, d'après le carré.
D'autre part, l'autre forme géométrique fondamentale en architecture est le triangle. Il est mécaniquement indéformable. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, on triangule les structures verticales, comme les charpentes ou les échafaudages. C'est la construction ad trigonum, d'après le triangle.
Le cercle intervient quant à lui dans le tracé des élévations des arcs et des voûtes et dans le plan des tours.
En conjuguant ces principes, la géométrie devient la clé de la science des bâtisseurs. Il en découle naturellement un langage propre, qui se chargera de symboliques aux cours des siècles.
Ainsi, même si les dessins architecturaux n'apparaissent pas avant le XIIe ou le XIIIe siècle, les édifices sont tracés à même le sol. Les églises sont traditionnellement orientées c'est-à-dire axées vers l'Orient de la Jérusalem céleste. Les bâtisseurs établissent probablement les axes de la construction grâce à la gnomonique, science de l'orientation solaire bien connue de l'Antiquité.
À partir de cet axe, le plan de l'édifice est tracé, vraisemblablement à partir d'un carré, qui sera développé dans une forme plus complexe, mais géométriquement cohérente : le tracé régulateur. Ce procédé n'est pas systématiquement avéré de nos jours, mais sa pertinence pratique s'impose. Les bâtisseurs utilisent des outils hérités des grands savants de l'Antiquité, comme Pythagore ou Thalès. L'exemple le plus emblématique de cet héritage est la fameuse corde à treize nœuds, un instrument géométrique à l'échelle du chantier.
Au Moyen Âge, l'architecte d'un édifice est souvent un tailleur de pierre qui, à force d'expérience et de curiosité intellectuelle, devient maître d'œuvre, le concepteur du bâtiment et le dépositaire des sciences de la construction. Sous l'égide du maître d'œuvre attaché à l'édifice, une équipe d'artisans hautement qualifiés se constitue. Il s'agit probablement d'ouvriers itinérants, suivant le maître au gré des chantiers. Ces artisans sont organisés en loges qui établissent les statuts et les règles de travail.
L'édification d'une cathédrale s'étale sur plusieurs siècles. Les artisans qui se succèdent sur le chantier, s'influencent et se transmettent les techniques et les modes à travers l'Europe.
Les carnets de croquis d'un érudit peut-être maître d'œuvre du XIIIe siècle nous sont parvenus. Ils attestent de cette richesse au travers des chantiers gothiques de son temps.
Il s'agit de Villard de Honnecourt, probablement un lettré initié aux métiers des bâtisseurs. L'implantation établie, les fondations sont construites, plus ou moins imposantes selon la hauteur de mur envisagée. Celles de Notre Dame de Strasbourg datent de l'an 1015. Les premières assises de pierres sont ensuite élevées.
Au fur et à mesure de l'édification, les échafaudages de bois s'élèvent. En effet, ce sont les murs qui portent l'échafaudage médiéval, au moyen des trous de boulins. Les boulins, poutres horizontales traversant la maçonnerie de part en part, portent un plancher d'échafaudage de chaque côté du mur.
Pour former les arcs et les voûtes, les clavaux sont posés sur un cintre, un ouvrage de charpente qui maintient provisoirement les pierres jusqu'à la pose de la clé, qui clave l'ensemble. Il est probable, dans le cas des grandes baies, que le remplage joue le rôle d'un cintre permanent. À mesure que l'édifice émerge du sol, le bardage des matériaux (pierre, bois, mortier) nécessite des engins de levage. Ces machines utilisent naturellement l'énergie humaine, comme le montre l'exemple de la grande roue d'écureuil ou les cabestans de la cathédrale.


Les carnets de croquis de l'architecte Hans Hammer sont un précieux témoignage de ces machines. La préhension des pierres est assurée par la griffe, d'autre fois, par la louve. Les deux méthodes ont laissé leurs empreintes sur les parements de l'édifice. Ces techniques médiévales sont pour la plupart encore employées aujourd'hui. D'ailleurs, les pierres sont aujourd'hui encore scellées comme à l'époque, au mortier de chaux ou au plomb.

Le rayonnement Architectural

Avec l'avènement du roman, puis du gothique, l'art du trait se développe. Le dessin permet au maître d'œuvre plus d'audace dans ses projets. La cathédrale de Strasbourg et sa flèche constituent un parfait exemple de ces développements.
L'ambition du style gothique est de s'élever le plus possible vers les cieux. Ce souci de verticalité suppose de réduire le poids et l'épaisseur des supports (murs et piliers) sans compromettre la stabilité de l'ouvrage. Le système des contreforts en arc-boutant va permettre de soulager les murs en absorbant la poussée des voûtes.
Par là-même, les baies s'agrandissent, les arcs en plein cintre sont remplacés par des ogives, plus résistantes aux contraintes. Les fenêtres hautes deviennent monumentales et se parent de vitraux de plus en plus riches. La légèreté apparente des murs est renforcée par un système bien visible dans le massif occidental de la cathédrale : les murs puissants du gros-œuvre sont cachés derrière un rideau de dentelle de pierre. En 1439, la flèche de la cathédrale atteint les 142,11 mètres. L'audace de ce projet force le respect à plusieurs titres. La hauteur, bien-sûr, mais la forme même de cette structure entièrement creuse est inédite. Les huit arêtiers de pierre, portant chacun un escalier vertigineux, s'appuient les uns sur les autres, sans support central. Cet exploit architectural reste inégalé jusqu'au XIXe siècle et permet à Strasbourg de rayonner sur toute l'Europe chrétienne. La loge de la cathédrale est d'ailleurs nommée Loge Suprême du Saint-Empire romain germanique.