Rappel Historique "Préceptories"

L'Ordre du Temple s'établit dans toute la chrétienté .

Sur le territoire de la France , plus de 9000 véritables commanderies ont vu le jour. L'organisation administrative s'établissait en Provinces. Les divisions territoriales ignoraient les frontières des États, surtout en France. La Règle nous signale quelques-unes de ces provinces , mais , au cours du XIIIe siècle , certaines centralisations durent éclater. C'est ainsi que l'on compte dix-sept provinces : quatre en Orient , quatre pour la Péninsule Ibérique , quatre en Europe , et cinq en France. Chaque Province était découpée en Baillies (baillia) , soit selon la géographie régionale , soit en fonction de l'opportunité militaire ou routière. La Baillie porte le nom de la préceptorie principale , car elle regroupe des préceptories ou maisons à vocation rurale ou urbaine. L'appellation de commanderie ne viendra pour les établissements du Temple que lors de leur rattachement à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1312. L'implantation des châteaux et forteresses s'effectua sur toutes les frontières , formant ainsi une barrière de défense. Vers le sud , les Templiers s'étaient installés surtout aux points stratégiques défendant tant les terres que les côtes de la méditerranée , comme Tartosa , Cervera. En Orient et partout où la défense de la chrétienté l'exigeait , les châteaux , fortins et redoutables citadelles , étaient construits sur des promontoires rocheux qui dominaient et contrôlaient les routes alentours. Aux revenus des domaines et aux dons s'ajoutaient les tributs imposés aux musulmans. Mais le Temple ne disposait pas en Orient de sommes faramineuses. Pour prêter , ils devaient transférer des fonds par "portage" de monnaie sur des navires de l'Ordre , par la Méditerranée. Parfois , ils empruntaient aux autres banquiers (italiens, etc.).



Connaissances acquises en Orient .

Les templiers ont fait , dans les ruines du Temple , une découverte remarquable , dont ils ne surent trop que faire au début : Il s'agissait de lambeaux de fragments d'écrits hébraïques dont le contenu devint très vite d'une importance décisive pour les chevaliers et pour toute l'histoire de l'ordre. Ces fragments furent remis à l'érudit Etienne Harding qui en fit la traduction. Ils rencontrèrent également les HARODIMS (ou Haredim , un terme qui désigne les Juifs religieux qui craignent Dieu) , une branche du judaïsme fidèle à HERODES le constructeur du Temple (le tyran). Les lambeaux d'écrits se trouvèrent être des fragments de rapports "d'eschaimins" juifs (espions) qui , mandatés par les Sadducéens [ Du vivant de Jésus les Sadducéens formaient l’élite sacerdotale du Temple de Jérusalem. Leur influence concerne surtout le culte. Parti aristocratique , les sadducéens se montrent assez méprisants à l’égard du peuple. Aux yeux du peuple , ils recherchaient trop le pouvoir , et se compromettaient trop avec les Romains ] , relatèrent les agissements du "maudit Mamzer (fils de putain) JESUS" et "ses blasphèmes contre le Dieu d'Israël". Ce qu'on pouvait y lire était en complète , contradiction avec l'enseignement prêché par l'Eglise. Les chevaliers subirent un trés grand choc émotionnel , le Dieu que l'Eglise désignait comme " Père du Christ " était , selon les dires mêmes de Jésus , le diable qu'il était venu combattre sur Terre. Des études de la Bible mirent rapidement en évidence pour ces chevaliers à l'esprit simple et au raisonnement sain que l'enseignement de Jésus et le prétendu " Ancien Testament " étaient à des pôles opposés et n'avaient rien à voir l'un avec l'autre. Bernard de Clairvaux conseilla aux Templiers de ne pas ébruiter leur découverte et confia à Etienne Harding une mission de vérification de ces écrits .
Etienne Harding écrira en 1119 une première compilation complète de la bible à la lumière des écrits découverts par les Templiers , et rien ne fut repris , car ces écrits furent considérés comme faux dictés par des "eschaimins" (espions) .

Nous ne pouvons que conseiller la lecture des ouvrages documentés au sujet des connaissances acquises par les Templiers auprès des castes dirigeantes du proche orient au XII ème siécle.

La Commanderie de nos jours .

Les commanderies de nos jours ne sont plus des lieux de productions agricoles forrestières etc... dont les bénéfices servaient à financer l'Ordre dans son role de gardien de Jérusalem et des chemins de pélerinages éparpillés dans toute l'Europe. Les batisses imposantes qui abritaient jadis leurs activités bancaires ont été tansformées en hotels , restaurants , gites etc... Les Commanderies modernes sont devenues des associations de chevaliers qui financent selon leurs moyens des actions Caritatives et Humanitaires de proximité , elles participent également ponctuellement à des actions hors de France par le biais de l'OSMCS international. La Commanderie moderne se fixe des objectifs (définis par tous les Chevaliers) et se donne les moyens de les réaliser . La Commanderie moderne n'a pas de vocation Politique , son seul but est de venir en aide aux plus démunis .
Être chevalier aujourd’hui , c’est aller à la conquête d’une noblesse qui est accessible à tout homme et toute femme de bonne volonté et ferme détermination. Une noblesse qui n’a pas besoin de mots pour s’exprimer. C’est se reconnaître soi même comme son meilleur ennemi sans se détester , c’est s’accepter soi même sans se juger, c’est agir pour nous changer nous même sans nous fustiger. C’est être un guerrier qui ne lutte pas contre les autres mais bien contre lui-même pour s’élever au dessus d’un enfer que nous avons nous-mêmes construit. Être chevalier aujourd’hui , c’est chercher toute sa vie à faire grandir en nous la clairvoyance et la sagesse sans chercher à obliger les autres. La chevalerie ne s’explique pas , elle se vit et se partage , ce n'est qu'une question de choix ! Le Chevalier aujourd’hui perpétue les nobles traditions de l'ancienne Chevalerie , il défend les libertés acquises , la promotion des réformes nécessaires , la pratique des oeuvres de miséricorde , bienfaisance et charité.



La commanderie moderne est donc une entité de Chevaliers , Ecuyers , Novices qui se réunissent à intervalles réguliers et qui travaillent à mieux se connaitre et s'accepter. Le fruit de leurs travaux permet d'accomplir des oeuvres de bienfaisance au profit de structures reconnues depuis des siècles comme par exemple " les compagnons du tour de France " .

  compagons du tour de France