Le Moyen Age Central de l'an 950 à 1050

Le systéme Féodal

Le système féodal qui s'est installé en Europe depuis l'empire carolingien de Charlemagne, a entraîné une décentralisation du royaume en plusieurs territoires autonomes. Ce modèle a installé durablement une hiérarchisation de la société occidentale : rois , ducs , seigneurs , chevaliers , serfs.
Après le démembrement de l'Empire romain d'Occident (476) , s'est dessinée en Europe médiévale , entre le V ème siècle et le VIII ème siècle , une nouvelle organisation de la société.
Mais cette époque mérovingienne puis carolingienne , voit persister un certain nombre de principes de hiérarchie et de propriété fondés sur le droit romain. Les titres de haute noblesse en sont un , comme ceux des comtes (comes , le compagnon de l’Empereur) , des ducs (dux , les conducteurs des armées) , ou de marquis (marchensis , celui qui défend les marches , les frontières du royaume). Le haut moyen Âge a repris ces titres , calculés et adaptés aux besoins de défense d’un souverain. les terres sont en quelque sorte le « salaire » donné par le roi à celui qui défend cette partie de son royaume. la puissance publique (royaume ou empire) est ainsi en dilution entre des acteurs aux horizons restreints , ce qui facilite une forme de « clientélisme » : les terres conquises sont divisées en possessions, concédées par un chef à ses compagnons d'armes, en récompense des services qu'ils lui ont rendus à la guerre.
À partir du IX ème siècle , lorsque l’empire de Charlemagne peine à faire face aux invasions normandes , lorsque règnent les discordes internes à la famille carolingienne , ce clientélisme se renforce , de petits seigneurs cherchant , face aux ennemis , à se mettre sous la protection d’un seigneur plus puissant. Tendance qui se noue au fur et à mesure que s’affaiblit l’empire carolingien , dont l’émiettement est consacré en 843 , au traité de Verdun : les petits-fils de Charlemagne se partagent ses territoires , divisant l’empire en trois royaumes , faisant disparaître , avec l’émergence de la « Germanie » , l'identité entre Empire et État franc. On assiste à la montée d’un « système féodal » , c’est-à-dire à une gestion du territoire mettant en avant l'ensemble des institutions et usages contractuels entre seigneurs de différentes puissances… La désagrégation commence au sommet , parmi les auxiliaires du pouvoir, ces ducs et marquis chargés de coordonner les activités militaires sur un vaste territoire. Leurs devoirs perdent de leur assiduité à mesure que s’émousse la puissance royale.
Défendant leurs territoires de plus en plus localement , ils rassemblent en « clientèle » de protégés l’aristocratie des seigneurs de leur région , créant comme des principautés quasi autonomes. Les comtes et les ducs se détachent les uns des autres , les comtés se fractionnent. Ainsi s’affermissent les pouvoirs locaux des seigneurs des forteresses sur les populations des villages environnants , et le pouvoir se trouve-t-il distribué en un grand nombre de petites seigneuries , soudées par des rapports hiérarchiques entre seigneurs et seigneurs vassaux , à travers l’esprit des fiefs.
C’est le système des rapports féodo-vassaliques qui est en train de s’établir.

Le Roi et le système féodal

Dans le principe , de vassal en suzerain , si l'on remonte la pyramide , le roi est au sommet , suzerain des suzerains , il est le « seigneur suprême ».
Au-dessus des seigneurs dans la hiérarchie de la société , il incarne une fonction ultime d’intérêt général regroupé , nouée par une fonction symbolique : le roi est sacré , il n’existe que par un rite religieux , qui prend forme dans le sacre et le serment qu’il prête devant Dieu de défendre son « peuple chrétien ».
Cependant , de l’effondrement de l’empire carolingien à la consolidation du système féodal , toute une période voit se renforcer la « société seigneuriale » et son réseau de « principautés » , au détriment de la notion « d’état » et de royauté. Dès le début du Xème siècle , le paysage politique du domaine français est dominé par des princes qui , partout où c’est possible , relaient à leur profit les prérogatives royales , trament un maillage local où ils se placent en interlocuteurs premiers. Autour de l’an mil , la hiérarchisation des pouvoirs fonctionne mal et l’autorité royale n’est plus en état de défendre localement les sujets.
Ces derniers se tournent , pour une protection rapprochée , vers les comtes et vicomtes , les ducs et les marquis , et la magistrature du roi devient essentiellement morale , insuffisante à empêcher le système des clientèles locales en train de se consolider.

Le XIème siècle sera celui des seigneurs , les rois s’efforçant de contenir les excès du système , au milieu de l'éclatement de la souveraineté en une multitude de principautés indépendantes.

Au XIIème siècle , Louis VI , dès le début de son règne , portera les premiers coups au système féodal en encourageant les pouvoirs communaux , s’en servant comme levier royal contre la puissance des vassaux .

Les Croisades , de même , forceront les seigneurs à engager leurs pouvoirs et leurs forces à la couronne.

Puis au XIIIème siècle , de Philippe Auguste à Philippe le Bel , les progrès du pouvoir royal arriveront à réimposer un gouvernement central. Le roi exige l’hommage de ses vassaux , intervient dans les fiefs , taxe de félonie ses vassaux indisciplinés , joue pour lui-même des sentiments de fidélité qui doivent s’attacher à la personne du seigneur. Se met alors en place une monarchie féodale , usant des obligations vassaliques pour faire plier principautés et seigneurs territoriaux.

Par la force des armes , par des jugements , des achats , des jeux de succession , les souverains réuniront au domaine royal le plus grand nombre possible de fiefs , démembreront les privilèges des feudataires. Au-delà des Croisades , la guerre de Cent Ans posera la même contradiction entre la « mobilisation générale » d’un royaume et l’atomisation féodale.
La question militaire se résoudra alors en arrachant la guerre aux seigneurs de la guerre et à leurs chevaliers , pour constituer une armée de métier payée avec les impôts centralisés .

C'est le début d'une période nouvelle de transition qui est celle du passage de la féodalité à un état royal souverain.

Histoire de la province d'Artois

Au temps de l'empire Romain , l'Artois est une partie de la province romaine de Belgique , puis , cette région fut conquise au Ve siècle par les FRANCS et donnée en 863 par Charles le Chauve à Judith sa fille , qui épousa Baudouin Bras de Fer , comte de Flandre. Après avoir été longtemps possédée par les comtes de Flandre , sous la suzeraineté de la France , l'Artois fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180 , et donné en 1237 , avec titre de comté , par Saint Louis à Robert , son frère aîné , le comte d'Artois. Après avoir relevé des ducs de Bourgogne , l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattachée définitivement à la France après la guerre de Trente Ans , le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer qui ne devinrent Françaises qu'en 1678.

Liste des comtes d'Artois


Plusieurs maisons se sont succédées à la tête du Comté d'Artois. Les dates entre parenthèses sont les dates de naissances et de décès.
Maison capétienne d'Artois:
Robert Ier d'Artois (1216-1250). Il est le fils de Louis VIII (roi de France) et de Blanche de Castille. Frère de Saint Louis , il est tué à Mansourah pendant la septième croisade.
Robert II d'Artois (1250-1302). Il est le fils du comte Robert Ier et de Mathilde de Brabant (1224-1288) , dite Mahaut de Brabant.
Mathilde d'Artois (1268-1329) dite aussi Mahaut d'Artois. Elle est la fille du comte Robert II d'Artois et d'Amicie de Courtenay , héritière ou dame de Conches. Par mariage avec Othon IV de Bourgogne elle devient comtesse de Bourgogne. Elle déboute Robert III (1297-1342) , de ses droits et s'empare du comté d'Artois.
Maison d'Ivrée:
Jeanne II de Bourgogne aussi appelée Jeanne I d'Artois. Elle est la fille de la comtesse Mathilde et d'Othon IV de Bourgogne. Par son mariage avec le futur Philippe V le Long elle devient reine de France.
Capétiens directs:
Jeanne de France (1308 - † 1347). Elle est la fille de Jeanne II de Bourgogne et du roi Philippe V Le Long. En épousant Eudes IV de Bourgogne , elle lui transmet le comté d'Artois.
Maison capétienne de Bourgogne:
Eudes IV de Bourgogne (1295 - † 1349). Il est le fils du duc Robert II de Bourgogne († 1306) et d'Agnès de France († 1325), fille de Saint Louis. Duc de Bourgogne à la mort de son frère Hugues V de Bourgogne , il devient comte d'Artois en épousant Jeanne de France.
Philippe Ier de Bourgogne dit Philippe de Rouvres. Né en 1346 à Rouvres , il est le petit-fils de Jeanne de France et d'Eudes IV et donc le fils de Philippe de Bourgogne († 1346) et de Jeanne Ire d'Auvergne († 1360). A sa mort en 1361, ses possessions furent démembrées.
Capétiens directs:
Marguerite de France (1309 - † 1382). Elle est la fille du Fille du roi de France Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II , elle hérite de son petit-neveu Philippe Ier pour les comtés de Bourgogne et d'Artois. Elle épouse le comte Louis Ier de Flandre († 1346).
Maison de Dampierre:
Louis II de Flandre (1330 - † 1383) dit Louis II de Mâle. Il est le fils de Marguerite de France et de Louis Ier de Flandre. Il épouse Marguerite de Brabant , fille du duc Jean III de Brabant. À sa mort en 1383, sa fille Marguerite III hérite de toutes ses possessions.
Marguerite III de Flandre (1350 - † 1405). Elle est la fille de Louis II de Flandre et de Marguerite de Brabant. En secondes noces, elle épouse le duc Philippe II de Bourgogne , fils du roi de France Jean II le Bon et de Bonne de Luxembourg.
Maison capétienne de Valois-Bourgogne:
Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi est né à Pontoise en 1342. Il est le fils du roi Jean II le Bon. À la mort de son beau-père Louis II de Flandre, il cohérite avec son épouse Marguerite III de Flandre de toutes ses possessions. Il décéde en 1404.
Jean Ier de Bourgogne (1371 - † 1419) dit Jean sans Peur. Il est le fils de Philippe II le Hardi et de Marguerite III de Flandre , il épouse Marguerite de Bavière (1363-1423), fille d'Albert Ier de Bavière, comte de Hainaut.
Philippe III de Bourgogne (né en 1396 à Dijon et mort en 1467), dit Philippe le Bon. Il est le fils du duc Jean Ier de Bourgogne et de Marguerite de Bavière , il épouse en secondes noces Isabelle de Portugal († 1472).
Charles de Valois-Bourgogne (né à Dijon en 1433 et mort à Nancy en 1477) , dit Charles le Téméraire. Il est le fils du duc Philippe III de Bourgogne et d'Isabelle de Portugal, il épouse en secondes noces Isabelle de Bourbon (décédée en 1465) , fille de Charles Ier de Bourbon. En 1477 , il fut tué devant Nancy. Avec lui s'écroula le vaste édifice des ducs de Bourgogne de la maison de Valois.
Marie de Bourgogne (née à Bruxelles en 1457 et décédée en 1482). Elle est la fille du duc Charles le Téméraire et d'Isabelle de Portugal. Elle est duchesse de Brabant , de Limburg , de Luxembourg , et comtesse de Flandre , d'Artois , de Hainaut et comtesse palatin de Bourgogne. Elle épouse le futur empereur Maximilien Ier de Habsbourg (décédé en 1519).
Maison de Habsbourg:
Maximilien Ier de Habsbourg (né en 1459 à Wiener Neustadt, Autriche et décédé en 1519). Il est le fils de Frédéric III du Saint-Empire , il épouse Marie de Bourgogne , fille du duc Charles le Téméraire. À la mort de cette dernière , le comté d'Artois passe à son fils Philippe de Habsbourg.
Philippe de Habsbourg (1478 - † 1506) dit Philippe le Beau. Il est le fils de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne , il épouse Jeanne Ire de Castille, fille du roi Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille.
Charles de Habsbourg (1500 - † 1558) dit Charles Quint. Il est le fils de Philippe de Habsbourg et de Jeanne Ire de Castille , il épouse Isabelle de Portugal (1503-1539) , fille de Manuel Ier de Portugal.
Philippe II d'Espagne (né en 1527 en Valladolid et décédé en 1598). Il est le fils de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal , il épouse en quatrièmes noces sa nièce Anne d'Autriche , fille de l'empereur Maximilien II du Saint-Empire.
Philippe III d'Espagne (né à Madrid en 1578 et décédé en 1621). Il est le fils de Philippe II d'Espagne et d'Anne d'Autriche , il épouse sa cousine Marguerite d'Autriche-Styrie , sœur de l'empereur Ferdinand II du Saint-Empire.
Philippe IV d'Espagne (né en 1605 à Valladolid et décédé en 1665). Il est le fils de Philippe III d'Espagne et de Marguerite d'Autriche , il épouse Élisabeth de France (1602-1644) , fille aînée roi de France Henri IV.
Maison de France:
Lors de la paix des Pyrénées de 1659, Philippe IV d'Espagne dut céder l'Artois, le Roussillon, plusieurs villes flamandes et donner sa fille à Louis XIV (le roi de France).
Conquis difficilement entre 1640 et 1658 , l'Artois , moins les châtellenies de Saint-Omer et d'Aire (« Artois réservé ») , revient à la France par le traité des Pyrénées (1659) le traité de Nimègue (1678) donne à la France l'« Artois réservé ». Le titre de comte d'Artois est , en 1757 , donné par Louis XV à son petit-fils Charles Philippe , le futur Charles X , qui en sera le dernier titulaire.

Rappel historique : création de l'Ordre

L’origine des Templiers remonte à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099 , certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem , avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.

En 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.

En 1118, naissait , sous l’impulsion de Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint Omer , ce qui allait devenir un événement historique : l’ordre des pauvres chevaliers du Christ , s’appelant par la suite l’Ordre des Templiers.

Dès lors , ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte. Dès sa création , l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape , qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté , chasteté et obéissance , l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles , mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle, après la perte de la Terre Sainte , les Templiers sont extrêmement riches. A Paris , à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance , leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.



Rappel historique : fin de l'Ordre

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies , tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ces derniers s'appliquent à forger au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers , représentés comme des hommes arrogants et avares. L'échec de l'Ordre du Temple au proche orient ne fait que renforcer le sentiment populaire qu'ils ne servent plus à rien ! Le peuple soutenait les Templiers tant que ces derniers luttaient contre les Musulmans à préserver les états latins d'orient mais ayant failli à leur mission les Templiers devenaient un danger pour le roi de france . Le clergé français d'autre part n'a jamais aimé ces hommes qui ne rendaient compte qu'au Pape , il révait de se vanger de cet ordre prestigieux fidèle au Pape ! De son côté , Philippe le Bel , roi de France , voulait s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance.

En 1305 , les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie , idolâtrie et même , sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés. L’Ordre est définitivement aboli en mars 1312 par le Pape dans la bulle "vox in excelso". Son dernier grand-maître , Jacques de Molay , est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris. Son appel à la vengeance divine à ce moment-là , puis les morts successives de plusieurs des persécuteurs du Temple , donnèrent lieu à la fameuse légende de la malédiction des Templiers. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui , finalement , hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac , ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers , ceci jusqu’à la Révolution française, en 1789. Il convient de noter que les Hospitaliers furent plus perspicaces que les Templiers , car conscient du danger de leur situation dès leur retour en France il renièrent le Pape en 1295 et firent allégeance au roi de france . Cette manoeuvre leur permit de survivre jusqu'à ce que Bonaparte remette les pendules de l'histoire à l'heure !

1798 Bonaparte "atomise" les Hospitaliers.

Avec l'avénement de la révolution Française le vent tourna pour les Hospitaliers , Maximilien Robespierre n'aimait pas les Hospitaliers il préférait les Templiers qui étaient à ses yeux des hommes intégres qui avaient été injustement traités par la royauté et l'église . Augustin Robespierre le jeune frère de Maximilien était très ami avec le jeune lieutenant Bonaparte qu'il contribua lui meme à promouvoir au grade de Général suite au siège de Toulon, les deux hommes s'estimaient beaucoup et Augustin plaida la cause des Templiers auprès de son ami Bonaparte entre 1793 et 1794. Bonaparte retiendra la leçon concernant les Hospitaliers , et , comme les frères Robespierre considérera les Hospitaliers comme des traitres et des spoliateurs de l'Ordre du Temple. La capitulation fut signée à bord de l’Orient , le 12 juin , à deux heures du matin par le grand maitre Ferdinand von Hompesch zu Bolheim. En 1798 Bonaparte , devançant les anglais , se lance dans sa campagne d'Egypte mais le 12 Juin il remet les pendules de l'histoire à l'heure et s'arrete à Malte pour ridiculiser les Hospitaliers , les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem remettent à l’armée française la ville et les forts de la Valette. Ils renoncent , en faveur de la République française , aux droits de souveraineté et de propriété qu’ils ont tant sur cette ville que sur les îles de Malte , du Gozzo et de Cumino. L'Ordre qui s'était placé sous la protection de Paul Ier de Russie après son banissement par Bonaparte , voit une majorité de ses chevaliers s'exiler à Saint-Pétersbourg où ils élisent le tzar comme grand maître en 1798. Mais avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1799 et la mort de Paul Ier en 1801 , s'ouvre pour l'Ordre une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents. En plus des ordres historiques issus de la scission protestante comme le très vénérable ordre de Saint-Jean , son principal successeur catholique est l'ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem , de Rhodes et de Malte (fondé officiellement en 1961).

1808 Napoléon et la renaissance Templière.

En 1794, le Danois MUNSTER aurait découvert dans la bibliothèque du prince CORSINI à ROME , la règle manuscrite de l'Ordre. Puis dans un meuble à double fond , on découvrit la Chartre dite de Jean—Marc larmenius , meuble que détenait un Anglais , cette Chartre portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu'en 1804. Supercherie ou réalité, elle fut soumise à beaucoup d'études , papier , encre , écriture , signatures , des doutes subsistent , c'est ainsi que nous voyons apparaitre un personnage qui a de grands appuis , le docteur Fabre Palaprat , grand Maître depuis le 4 Novembre 1804. Devenu Empereur , Bonaparte qui avait conservé toute son admiration pour les frères Robespierre , accordera en 1804 une pension à vie à leur soeur (Charlotte) qui vivait cachée et dans le plus grand dénument . Il convient encore de noter que Bonaparte oeuvrera au renouveau du Templarisme dès 1808 , et ses successeurs (Louis XVIII,Charles X,Louis Philippe) lui emboiteront le pas . Le 18 Mars 1808 , une messe solennelle fut célébrée en l'église St. Paul St Antoine en commémoration du martyre de Jacques de Molay , dans l'assemblée au premier rang , une centaine d'hommes portant l'habit templier , dans l'assistance des officiers d'empire et de hauts fonctionnaires de l'empire. La nef de l'église est tendue de noir et semée de croix templières. Dehors un bataillon d'infanterie , disposé devant le grand portail attend pour rendre les honneurs. C'est ainsi que le bon peuple de PARIS apprend que par le bon vouloir de l'empereur l'Ordre du Temple est ressuscité. C'était un médecin remarquable dont l'engagement auprès des blessés lors du siège de Paris en 1814 lui vaudra d'obtenir la Légion d'honneur. Fabré-Palaprat était également franc-maçon , membre de la loge des Chevaliers de la Croix au sein du Grand Orient de France. La loge des Chevaliers de la Croix parrainée par Napoléon Ier , est dirigée par un autre médecin le docteur Ledru , qui affirme détenir le fameux héritage templier , par l'intermédiaire d'un certain Radix de Chevillon qui l'aurait lui-même reçu , en 1792 , d'un dernier grand maître secret de l'ordre du Temple , Timoléon de Cossé-Brissac.
C'est le début de la filiation Larmenius dont se revendique Fabré-Palaprat .
La légende de la filiation Larmenius propagée par l'abbé Grégoire raconte que Larménius , commandeur de Jérusalem , aurait été désigné par Jacques de Molay comme futur Grand-Maître. L'Ordre serait alors resté dans l'ombre jusqu'en 1804 avec la résurgence officielle orchestrée par Fabré-Palaprat , Chevillon et Ledru. Cette année là , les "Chevaliers de l'Ordre du Temple" , avec Fabré-Palaprat comme Grand Maitre est autorisé par l'Empereur Napoléon 1er. De nombreux maçons de la loge Sainte-Caroline rejoignent cette nouvelle association templière. En 1808 , à son apogée , les Chevaliers de l'Ordre du Temple , au nombre de 200 , feront une procession remarquée , à cheval et avec l'habit blanc frappé d'une croix rouge , en direction de l'église Saint-Paul de Paris. Ce sera la plus grande - et l'unique - grande manifestation de l'Ordre du Temple restauré. Fabré-Palaprat prétend alors avoir retrouvé un document la “Carta Transmissionis” ou Charte Larmenius , qui établit une liste des Grands Maîtres ayant succédé à Jacques de Molay , prétendant qu’il avait transmis les rênes de l’ordre à Jean-Marc Larmenius. Etait-ce document authentique ou inventé par Fabré ? Il est fort probable que tous les documents produits par Fabré-Palaprat aient été confectionnés par ses soins et ceux de ses complices dans cette affaire. L'encre, la calligraphie , la paléographie , l'épaisseur du parchemin, en témoignent. Il est vrai également que Larmenius est un Nom qui ne figure dans aucune pièce du procès des Templiers. La traduction du texte n'en a été réalisée par Elizé de Montagnac qu'en 1864 , chez Auguste Aubry , Imprimeur Editeur à Paris. Reconnaissons à Fabré-Palaprat , qui était par ailleurs un franc-maçon très actif, de réelles qualités d'ésotériste. En effet, le document Larmenius , au delà d'un simple faux, doit être perçu comme une réelle tentative de réalisation constructive pour atteindre un objectif spirituel. N'oublions pas que de nombreux courants maçonniques revendiquent , même symboliquement , une origine templière. De nombreux "hauts" grades maçonniques font d'ailleurs explicitement référence à l'Ordre du Temple , notamment dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté et dans le Rite Ecossais Rectifié. Les documents du fonds Palaprat sont conservés à la Bibliothèque Nationale (dépôt Vernois) où ils ont été déposés en 1871 et la Charte Larmenius quant à elle , est actuellement conservée à Londres. Il faut noter pour l'ensemble de "l'oeuvre" Palaprat-Larmenius , que sa filiation directe en est réellement éteinte. Son dernier conseil s'est déroulé le 12 Mars 1841 , après s'être divisée en 2 , voire 3 Branches dès 1838. Divers courants se réclament aujourd'hui de l'héritage templier de Fabré-Palaprat. En 1945 s'est créé un Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem basé à Paris.
Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes , détenteur des archives de la branche belge issue de l'Ordre du Temple de Fabré-Palaprat , fonde l'OSMTJ (Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem).
En février 1960 : Fernando Campello Pinto Pereira succède à son père à la tête de l'OSMTJ.
En 1970, scission au sein de l'OSMTJ: Fernando Campello Pinto fonde l'Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani à Porto au Portugal.
Fabre Palaprat
restaura officiellement l'Ordre avec la protection de Napoléon Bonaparte. Pendant tout son magistère le grand Maître B.R. Fabre Palaprat fit preuve d'une activité peu commune , fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l'archi chancelier Cambacérès duc de PARME. Comment B.R Fabre PALAPRAT pouvait il se prétendre être le maillon de la longue chaîne de transmission depuis Jacques de MOLAY ? Quelles preuves apportait—il ? le testament de celui—ci en faveur de Jean—Marc larmenius , une chartre de transmission appelée également " Lévitique " contresigné par les vingt quatre grands Maîtres de larmenius à Fabré-Palaprat. L'Ordre prit un essor considérable , surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.

1810 Napoléon bienfaiteur de l'Ordre du Temple

l'Ordre devenait une organisation cosmopolite avec la mise en place de prieurés et de commanderies à travers l'Europe. En 1811 , le grand Maître Fabre PALAPRAT procéda à une vaste réforme des statuts , s'attribuant la totalité des pouvoirs du gouvernement de l'Ordre au détriment des quatre lieutenants généraux qui traditionnellement gouvernaient l'Ordre. Cette réforme ne fut pas du goût d'une partie importante des membres de l'Ordre. Il y eut un schisme pour avoir voulu établir dans l'Ordre le culte johannite. Bien des Templiers se regroupent autour du duc de CHOISEUL qui rétablit la fidélité des chevaliers à la religion catholique "attesté par document" Il fallut attendre le chapitre général de 1813 pour qu'une réconciliation générale intervienne entre les deux partis autour de la personne du nouveau grand Maître Charles Louis LEPELLETIER d'AUNAY. Au chapitre général du 27 Mars 1827 , à PARIS Bernard Raymond Fabré-Palaprat fut élu évêque patriarche de l'église johannite des chrétiens primitifs et redevient grand Maitre jusqu'à sa mort. Fabre PALAPRAT mourut le 18 Février 1838 à PARIS , sous son magistère il faut reconnaître que si l'Ordre connu des déchirements , il n'en reste pas moins qu'il prit de l'extension en France tout comme à l'étranger. Celui qui succéda à Fabré-Palaprat est l'amiral Sidney Smith , le vainqueur de BONAPARTE à Saint Jean d'acre , le nouveau grand Maître continua l'oeuvre de ses illustres prédécesseurs figurant sur le Livitikon , parmi ceux—ci des grands noms Bertrand du GUESCLIN , trois ARMAGNAC , un SAULX FAVARRES , un VALOIS , le régent de France , trois BOURBON , un COSSE BRISSAC etc...

1840 le prince de CHIMAY devient Grand Maitre

qui tenta vainement des démarches auprès du saint Siège pour que soit levé l'interdit jeté sur l'Ordre. En 1840, la Milice Templière malgré ses luttes intestines n'en constituait pas moins une organisation cosmopolite importante, soixante dix huit Prieurés, quatre cent Commanderies disséminée à travers l'Europe , l'Afrique et l'Amérique du Sud. Vingt ans plus tard environ, il ne restait pratiquement rien de l'Ordre ressuscité par B.R. Fabre PALAPRAT documents et reliques étaient remis aux Archives Nationales. Il faut dire qu'à cette époque l'Ordre n'avait plus les appuis politiques que Fabre PALAPRAT avait eu , pourtant par décret impérial du 13 Juin 1853 de sa Majesté Impériale NAPOLEON III , empereur des Français, l'Ordre est autorisé avec ses membres à porter l'insigne de l'Ordre sur le territoire français. D'autres grands noms continueront l'Ordre, et l'entreprise de Fabré-Palaprat voyant en LARMENIUS un successeur authentique de Jacques de Molay " Maillard de Chambure , l'Abbé Grégoire , Josphin Peladan , Victor E. Michelet, René Guenon " .

1932 premier chapitre du temple rénové

Au terme de ce chapitre qui s'est déroulé à louvain , le Frère Emile Ferdinand Alvès Guerra Baron de SAINT ANNA sera élu grand Prieur de Belgique d'un Ordre Templier qui prendra le nom de o.s.m.t.j. (ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem). Peu de temps après ce chapitre , devant le succès rencontré dans son recrutement , les premiers dignitaires de l'O.S.M.T.J. rétabliront le Magistère Sous la forme d'une régence qui sera confiée , au F. Théodore COVIAS à BRUXELLE le 1er Octobre 1933. Peu de temps après , celui—ci sera remplacé par le F. Emile Issac VANDEMBERG le 8 Août 1934. Ce dernier sera le principal artisan du renouveau de la principal artisan du renouveau de la Milice Templière , non seulement en Belgique , mais aussi à travers l'Europe. Le 1er Octobre 1934 , le conseil de régence le nomme comme président , il restera à sa fonction jusqu'en 1942. Les nazis interdisant l'Ordre et toutes sociétés maçonniques déjà dès 1937 en Allemagne. Le 23 Décembre 1942 , dans un but conservatoire , le régent Issac VANDENBERG à BRUXELLE émet un décret magistral transmettant au F. Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES qui est grand Prieur du Portugal archives et pouvoirs. Ce transfert était devenu une nécessité à cette période d'occupation du fait de la répression Allemande à l'encontre des sociétés traditionnelles et initiatiques en Belgique comme en France. Suite à ce transfère et peu de temps après le Prieur du Portugal se proclama régent de tout l'Ordre en deçà et au delà des mers. Par testament du 20 Août 1949 , il désigna son fils Fernando Campello Pinto de SOUSA FONTES comme régent , ce qui était contraire à la règle des néo—Templiers. Toutefois il faut reconnaître que de 1942 à 1960 Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES s'occupa très bien de l'Ordre des Templiers. C'est en 1945 , à PARIS que l'O.S.M.T.J. apparaît avec pour grand Maître Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES , de nationalité portugaise et membre du corps diplomatique. Cet ordre se réclame uniquement de la filiation LARMENIUS. Rapidement l'Ordre va prendre une grande notoriété en Europe et à travers le monde. A sa mort , le 15 Février 1960 , Fernando de SOUSA FONTES, fils du précédent suivant le testament de son père devint régent de l'Ordre de l'O.S.M.T.J — O.S.M.T.H .