Les Ordres Militaires du Moyen Age

Ordre de MONTESA , Les Frères de Notre-Dame

Cet ordre qu'on trouve aussi désigné parfois sous les noms d'ordre des frères de Notre-Dame et d'ordre de Notre-Dame de Montesa, fut créé en 1317, à Montesa (Espagne), par Jacques II, roi d'Aragon et de Valence; il le plaça sous les auspices de Notre-Dame et lui donna les biens des Templiers, notamment Montesa, où fut établi son chef-lieu. Il adopta la règle bénédictine et reconnut pour chef l'ordre de Calatrava. Les chevaliers de Montesa acquirent une réputation de bravoure qui les rendit célèbres et, plusieurs fois, ils repoussèrent et battirent les Maures. Les papes Jean XXII en 1438, Martin V en 1440, Jules ll en 1512, Léon X en 1543, Grégoire XIII en 1565, Sixte V en 1567, approuvèrent l'institution et la protégèrent. Dès 1399, les biens provenant de l'ordre de saint-Georges d'Alfama avaient été donnés à celui de Montesa lors de la réunion du premier de cet ordre au second et, en 1587, date à laquelle il cesse d'être un ordre militaire, la grande maîtrise de Montesa fut annexée à perpétuité à la couronne d'Espagne qui l'a conservée jusqu'au XIXe siècle. L'ordre, dégagé des articles des statuts qui n'étaient plus en harmonie avec les mesure et les idées modernes, avait fini par devenir un des plus illustres de l'Espagne. Aboli en 1872, il fut rétabli en 1874. Il se composait de deux classes de chevaliers profès et novices. Ruban rouge. La tenue officielle était le manteau blanc orné de la croix rouge.

Rappel

Après la suppression des Templiers en 1312, le roi d’Aragon Jacques II le Juste s’opposa à la décision pontificale de transfert des biens du Temple à l’ordre de l’Hôpital. Après quelques affrontements, un compromis fut trouvé : dans le royaume d’Aragon et le comté de Barcelone, les biens du Temple iraient à l’Hôpital, mais dans le royaume de Valence, les biens des deux ordres seraient fusionnés dans un nouvel ordre, nommé d’après sa principale forteresse, Montesa. Les territoires relevant de cet ordre ont reçu le nom de Maestrat (en valencien) ou Maeztrazgo (en castillan). Le Maestrat est divisé aujourd’hui en Baix Maestrat et Alt Maestrat. Ce nouvel ordre fut confirmé par une bulle en date du 10 juin 1317, la règle le 22 novembre et avec acceptation le 03 décembre 1317, par le pape Jean XXII, qui lui donna, à l’instar des autres ordres militaires hispaniques, la règle cistercienne, et placé sous la tutelle de l’abbaye catalane de Santa Creus. Tous les biens du Temple lui sont transférés en 1319, lorsque ceux-ci furent jugés par le pape « non coupable et réconcilié avec la Foi. » Le rôle fondamental de l’ordre était la défense de la frontière sud du royaume valencien. En 1400, il absorbe l’Ordre de Saint-Georges d’Alfama, du royaume d’Aragon-Catalogne, dont il adopte la simple croix rouge c’était l’ancienne croix du Temple. En 1487, il fut rattaché à la Couronne d’Espagne, et le roi en devint le Grand Maître en 1494. Actuellement c’est un des ordres religieux-militaire qui peut prétendre être le successeur légitime des Templiers depuis que l’Ordre du Christ a été transformé par la monarchie portugaise en ordre honorifique.

Maîtres de l’Ordre :

Guillermo de Eril (1319-1319)
Arnaldo de Soler (1319-1327)
Pedro de Thous (1327-1374)
Alberto de Thous (1374-1382)
Berenguer March (1382-1409)
Romero de Corbera (1410-1445)
Gilberto de Montsoriu (1445-1453)
Luis Despuig (1453-1482)
Felipe Vivas de Cañamanes y Boll (1482-1484)
Felipe de Aragón y Navarra (1484-1488)
Felipe Vivas de Cañamanes y Boll (1488-1492)
Francisco Sanz (1493-1506)
Francisco Bernardo Despuig (1506-1537)
Francisco Llansol de Romaní (1537-1544)
Pedro Luis Galcerán de Borja (1545-1587)
Monarchie Espagnole (1587-…)

Fondation

Le Roi d' Aragon a créé l'ordre dans le château Montesa , situé sur le territoire valencien , frontière avec les Sarrasins dans ce domaine. Il a été approuvé par le pape Jean XXII en Octobre de Juin de 1317 , par Bula, l' approbation et la confirmation de l'ordre de Montesa tel que proposé par le roi Jacques II d'Aragon , investir les actifs de l' Ordre des Templiers éteints par Clément V dans la création d'un nouvel ordre . La fondation le dimanche 22 Juillet, 1319 a été certifiée dans la chapelle royale du palais de Barcelone, avec pour donnation le couvent et la ville de Montesa . Pour blason l'ordre a pris une croix rouge sans fleurs, et le manteau à capituler blanc approuvé par Clement VII le 5 Août 1397. Plus tard, apres avoir absorbé l'ordre de San Jorge de Alfama en 1399, le blason devint une concession rouge croix de gueules . Benoît XIII ratifia ce blason en 1400 et Martin V le confirma plus tard.
Le royaume de Valence connu un soulèvement connu sous le nom de l'Union , pour laquelle certains nobles de Valence, en se s'appuyant sur le peuple, voulaient à s'émanciper de la tutelle du Royaume d'Aragon et de devenir un royaume indépendant. Le Roi d'Aragon a commandé au Maître de Montesa, Arnaldo de Ferriol, d'arreter les séditieux, l'ordre devint ainsi le bras armé du roi Pedro IV d'Aragon . L'Ordre est devenu la principale force militaire du trône.


Cependant, les rois commencérent à prendre une part active dans le choix des Maîtres. Le dernier maître fut Pedro Luis de Borja Garcerán , marquis de Navarrés, fils du duc de Gandia , le frère de San Francisco de Borja , élu à l' âge de 17 ans.
Martin de Castro, avant d' être exécuté en 1574 devant le tribunal, a trahi Pedro Luis de Borja Garcerán, en donnant des détails sordides et en prouvant son caractère impitoyable. Garcerán Borja, qui avait été vice - roi et commandant en chef des royaumes de Tlemcen , Tunisie , Oran et Mazalquivir , a été compromis par la crise interne qui a secoué l'Ordre de Montesa, divisé en factions . Felipe II , qui demanda conseil à l'Inquisition décida d'intenter un procès pour donner une leçon à la noblesse rebelle, et neutraliser en même temps l'alliance des Borja avec la famille royale portugaise. En 1572, un tribunal de l' Inquisition de Valence a condamné Garcerán Borja pour sodomie . Garcerán Borja a été condamné à 10 ans d' emprisonnement dans le couvent de Montesa et du payer une amende de 6000 duchés, à 1000 ducats par an. Cependant, en 1583, Garcerán Borja, après quelques luttes intestines au sujet de la succession du Grand Maître, pu rentrer en grace avec le roi en négociant avec Felipe II l'incorporation à la couronne du dernier ordre resté indépendant le 8 Décembre 1587, grâce à une bulle papale du pape Sixte V publiée à Rome .
Un tremblement de terre en 1748 détruisit le chateau. L'Ordre déménagea son siège à Valence, dans la maison du Temple.

Rappel historique

L’origine des Templiers remonte à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.
En 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.
En 1118, naissait, sous l’impulsion de Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint Omer, ce qui allait devenir un événement historique : l’ordre des pauvres chevaliers du Christ, s’appelant par la suite l’Ordre des Templiers.
Dès lors , ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte. Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle, après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris, à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance, leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies, tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ce dernier forge au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers, représentés comme des hommes arrogants et avares. De son côté, Philippe le Bel, roi de France, veut s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance. En 1305, les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés. L’Ordre est définitivement aboli en 1312. Son dernier grand-maître, Jacques de Molay, est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris. Son appel à la vengeance divine à ce moment-là, puis les morts successives de plusieurs des persécuteurs du Temple, donnèrent lieu à la fameuse légende de la malédiction des Templiers. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers, ceci jusqu’à la Révolution française, en 1789.
En 2018 nous fêterons les 900 ans de la création de l’Ordre des Templiers.
Aujourd'hui, notre Ordre, Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon, par sa filiation généalogique le rattachant à certains Grands Maitres de l’Ordre du Temple (Geoffroy de Saint-Omer - fondateur, Robert de Craon - 2ème Grand Maitre, Robert de Sablé - 11ème Grand Maitre) organisera une grande cérémonie à cette occasion, en France et dans tous les pays où il est représenté.
Dans le but de préparer ces festivités, et afin de faire connaître notre idéal premier, nous souhaitons recueillir des témoignages sur le thème suivant :
« Je crois en la religion de l’Amour »

Anonymes, parents, amis, artistes, politiques, médecins, avocats, agriculteurs, commerçants, retraités, salariés …. De toute confession, de toute nationalité, faites-nous part de vos sentiments, impressions, idées sur ce sujet. Tous ces témoignages recueillis seront reliés en un « Livre pour l’Humanité ». Faites-en partie ; soyez l’écrivain de ce livre ! Les plus beaux témoignages seront lus lors de notre grande cérémonie de 2018. Faisons, tous ensemble, en sorte que ce livre aux milliers de pages devienne une pétition pour l’Amour dans le monde ! Une page Facebook® est consacrée aussi à cet événement ; là également, vous pouvez y écrire votre témoignage. Sur vos écrits, n’oubliez pas d’y inscrire vos noms et prénoms ainsi que votre qualité ou profession.

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