Les Ordres Militaires du Moyen Age

Chevaliers Porte Glaive ou Chevaliers des Deux Epées

Origine

L'histoire de cet Ordre religieux et militaire est liée à la christianisation des régions paiennes du nord de l'europe , et particulièrement de la région située sur les rives orientales de la mer Baltique , la Livonie. Vers 1180, Meinhard , chanoine du monastère Augustinien de Segeburg qui avait beaucoup d'amis marchands et navigateurs cotiers lui ayant raconté d'innombrables récits de leurs aventues dans cette région de la Baltique , décide de s'aventurer à l'embouchure de la Dvina (région peuplée par les tribus des Lettes et des Lives) pour christianiser ces peuplades paiennes. Après des débuts prometteurs dans sa mission d'évangélisation , Meinhard décide de bâtir en 1184 , une première église dans le village de Ikšķile , cet édifice sera tres vite sécurisé par la construction d'un chateau fort suite à la résistance de certaines tribus païennes et à leurs attaques contre ce village. En 1186, Meinhard est consacré évêque de Ikšķile par l'archevêque de Brême dont son évêché dépend . A sa mort en 1196, Meinhard est remplacé par Berthold, abbé du monastère cistercien de Loccum. Ce dernier reprend la mission d'évangélisation entamée par Meinhard , mais se heurte à une population de plus en plus réticente à recevoir le baptème et il échappera de peu à la mort. Berthold n'étant pas homme à se laisser faire, il décide de sécuriser son évangélisation par les armes . C'est ainsi qu'en 1197, il part discrètement en Saxe pour y rassembler une armée de croisés avec la quelle il revient en Livonie au printemps 1198. En juillet 1198, l'armée croisée rencontre une armée de tribus Lives sur les rives de la Dvina , à proximité de Ikšķile. Dès le début de la bataille Berthold trouve la mort , mais les tribus Live sont taillées en pièces et les croisés envahissent tout le pays. Plusieurs centaines de Lives se rendent à Ikšķile pour se soumettre aux croisés et recevoir le baptème.Leur mission terminée, les croisés retournent en Saxe , mais à peine sont ils partis les Lives renoncent à ce baptème et se révoltent contre les chrétiens , pourchassant et tuants tous les prêtres Chrétiens . Berthold mort, Hartwig l'archevêque de Brême décide de nommer à sa place son neveu , Albrecht von Buxthoeven comme nouvel évêque de Ikšķile. Albrecht aura une approche du problème de la christianisation de la Livonie différente de celle de ses deux prédécesseurs. Il débarquera en Livonie accompagné d'une importante armée de croisés Saxons et muni d'importants privilèges qui lui ont été garantis par le pape et l'empereur germanique. L'une de ces prérogatives papales était qu'il pouvait recruter de nouveaux croisés sans en référer au pape. Il créera la "croisade perpétuelle", chaque soldat qui était recruté pour cette croisade devait servir pendant deux années au terme desquelles il recevait les mêmes indulgences que les soldats partis en croisade en Terre Sainte. Albrecht von Buxthoeven fera de nombreux voyages vers Lübeck pour prêcher et recruter toujours plus de croisés. Le siège de son diocèse , Ikšķile , protégé par un seul château et situé loin de l'embouchure de la Dvina , était difficilement défendable .Il entreprit donc de fonder une nouvelle ville près de l'embouchure de la Dvina . Cete ville deviendra s'appelera Riga. Il érigera enfin face à Riga de l'autre côté du fleuve, la forteresse de Daugavgrīva.

Création

En 1202, alors que l’évêque de Riga Albert de Buxhövden s’était absenté de son diocèse pour aller faire connaitre en terre d’Empire la situation de son Eglise , le moine cistercien Dietrich amena en Livonie une troupe de chevaliers, enrôlés en Allemagne par ses soins , et il fonda dans la cité épiscopale un nouvel ordre , celui des frères du Christ de Livonie , connus sous le nom de Porte-Glaive (Schwertbrüder). Cet Ordre devait préserver militairement les progrès de l’évangélisation du pays. Deux ans plus tard, elle fut officialisée par le pape Innocent III. Les frères adoptèrent la règle du Temple et ils reçurent également le manteau blanc, qu’ils différencièrent toutefois en ajoutant l’ornement d’une épée sous la croix pattée rouge. Cet insigne figura aussi sur le sceau de l’ordre, accompagné de l’inscription : S. MAGISTRI ET FRM MILICIE XPI DE LIV0NIA. Les historiens n’ont pu s’accorder pour déterminer si Dietrich avait vraiment agi seul ou bien avec l’assentiment de l’évêque , mais en tout cas , à son retour Albert de Buxhövden reconnut la fondation et s’attacha les Porte-Glaive par un serment de fidélité. Certes , l’ordre fut exempté du paiement de la dîme , mais il resta subordonné à l’évêque de Riga , comme à ceux de Dorpat (Tartu) et d’Ösel-Wiek (Saare-Lääne) , dont les diocèses allaient été créés un peu plus tard. En cela , il se distingua des Ordres en Terre sainte , qui ne dépendaient que du pape. Se conformant à la règle du Temple qu’on leur avait donnée , les Porte-Glaive n’entretinrent nul hôpital , mais œuvrèrent à la soumission des Lives encore païens , aux côtés des croisés et des vassaux de l’Eglise de Riga. Ce ne fut pas avant 1207 ou 1208 qu’Albert de Buxhövden concéda un territoire à l’ordre , sur le cours de la Gauja , au nord-est de Riga. Le maître des Porte-Glaive y fit construire des châteaux, où il installa des communautés, d’abord à Segewold (aujourd'hui Sigulda) , puis, en amont , à Wenden. Disposant de ces leviers , l’ordre fut en mesure de conquérir la Latgalie , dans l’intérieur des terres , et d’en évangéliser les populations lettones jusqu’aux abords de la principauté russe de Pskov. Par ailleurs , il obtint d’établir une autre enclave plus au sud, dans les terres entourant la forteresse d’Ascheraden (aujourd'hui Aizkraukle) sur les deux rives de la Daugava , aux confins de la Sélonie. Vers le nord , à l’extrémité opposée du territoire christianisé , les frères parvinrent également dans les années suivantes , à se tailler un vaste domaine aux confins de l'Estonie, en Sakala, où ils purent fonder la puissante commanderie de Fellin (Viljandi). Ils durent toutefois en 1225 , en vertu de l’arbitrage du légat pontifical Guillaume de Modène, renoncer à la partie orientale du territoire conquis pour que le nouvel évêché de Dorpat pût être institué. En 1226-1227, une campagne conjointe des Porte-Glaive, des vassaux de l’Eglise de Riga et de contingents de croisés acheva de soumettre l’Estonie en s’emparant de l’île d’Osel, et l’ordre annexa même la partie septentrionale du pays, que les Danois revendiquaient. Si la grande île et la côte occidentale de l’Estonie continentale constituèrent à la fois le diocèse d’Osel-Wiek et la seigneurie de son évêque le cistercien Gottfried , consacré par Albert de Buxhövden dès 1228 , la plus grande part du butin revint aux Porte-Glaive , et le centre de gravité de l’institution se déplaça alors vers le nord de la Livonie. Au sud , les chrétiens obtenaient également la soumission d’une partie des Coures , et l’ordre reçut de ce fait des terres en Courlande. Ainsi , en 1230, il tenait en ses mains près de la moitié de la Livonie et constituait désormais l’élément le plus puissant de la confédération livonienne. Cependant , dès cette époque , le maître des Porte-Glaive Volkwin de Naumburg chercha à se rapprocher de l’ordre Teutonique, qui, jouissant de privilèges plus importants, était exempté du contrôle épiscopal. Malgré des négociations en cours , l’Ordre des Porte-Glaive assisté de ses vassaux et de contingents venus d’Allemagne du Nord , engagea la bataille face aux Lituaniens le 22 septembre 1236 ,l'Ordre subit une défaite écrasante , qui causa la mort du maître et de la moitié des frères chevaliers. L’approche de l’hiver empêchant l’arrivée de renforts en provenance de l’Occident , les frères qui restaient ne furent guère en mesure de préserver l’intégralité de leur territoire : ils perdirent le Courlande et les espaces conquis en Sémigallie et en Sélonie. Sitôt la nouvelle de la défaite de Saule parvenue à la curie pontificale , alors à Viterbe , Grégoire IX incorpora les Porte-Glaive à l’ordre Teutonique , dont le grand-maître , Hermann de Salza , était présent à ses côtés. La décision fut prise le 14 mai 1237 , à condition que l’Estonie du Nord fût restituée au roi de Danemark. Au cours de sa brève existence , l’ordre des Porte-Glaive réunit des frères chevaliers , clercs et servants. Les premiers , composant la cavalerie lourde , étaient le groupe le plus important : en majorité , ils venaient d’Allemagne du Nord , et c’est en leur sein qu’étaient désignés tous les dignitaires. A la tête de l’institution se trouvait le maître , dont la résidence principale , le Jürgenhof ou Georgenhof était à Riga. Peu à peu , l’ordre érigea d’autres châteaux ou commanderies , dirigés par des commandeurs ou des baillis , qui dépendaient du maître . Citons Ascheraden , Segewold , Wenden , Fellin et Reval.

Sécularisation et Intégration de l'Ordre

Les quartiers généraux de la confrérie étaient à Fellin (Viljandi) en Estonie, où les murs du château du Grand-Maître subsistent encore. D'autres places fortes se trouvaient à Wenden (Cēsis), Segewold (Sigulda) et Ascheraden (Aizkraukle). Les commandeurs de Fellin, de Goldingen (Kuldīga), Marienburg (Alūksne), de Reval (Tallinn), et le bailli de Weissenstein (Paide) formaient un Conseil de cinq membres autour du maître de l'Ordre.

Les Frères furent pratiquement annihilés par les Lituaniens et les Semigalliens à la bataille de Šiauliai en 1236. En conséquence, la confrérie fut incorporée l'année suivante à l'ordre des Chevaliers teutoniques. À partir de ce moment, ils furent sur tous les points (règle, habillement et activité) une branche autonome de l'Ordre teutonique, avec leur propre Maître (qui était sujet de jure du Grand-Maître de l'Ordre teutonique). Entre 1237 et 1290, ils conquirent en totalité la Courlande, la Livonie et la Semigallie. En 1346, l'Ordre acheta le reste de l'Estonie au roi du Danemark Valdemar IV.

L'ordre teutonique sombra dans le déclin après sa défaite à la bataille de Grunwald en 1410 puis la sécularisation de ses territoires prussiens par Albert de Prusse en 1525, mais l'Ordre de Livonie parvint à maintenir une existence indépendante. Pendant la guerre de Livonie, cependant, ils souffrirent de la défaite décisive que leur infligèrent les troupes de la Russie moscovite à la bataille d'Ergeme en 1560. L'ordre de Livonie chercha alors une protection auprès du roi Sigismond II Auguste, qui était intervenu au cours d'une guerre entre l'évêque Guillaume de Riga et les Frères en 1557.

Après être parvenu à un accord avec le roi polonais et ses représentants (particulièrement Mikołaj « Czarny » Radziwiłł), le cinquantième et dernier grand-maître, Gotthard Kettler, sécularisa l'ordre et se convertit au luthéranisme. Dans la partie méridionale des domaines appartenant aux Frères, il créa pour sa famille le duché de Courlande et de Semigallie. Cette création fut possible grâce au Pacte de Wilno, le 28 novembre 1561, qui décida aussi de la cession de territoires au royaume polono-lituanien de Sigismond II Auguste, et du Nord de l'Estonie au Danemark et à la Suède.

Rappel historique

L’origine des Templiers remonte à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.
En 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.
En 1118, naissait, sous l’impulsion de Hugues de Payns et de Geoffroy de Saint Omer, ce qui allait devenir un événement historique : l’ordre des pauvres chevaliers du Christ, s’appelant par la suite l’Ordre des Templiers.
Dès lors , ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte. Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle, après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris, à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance, leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.

La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies, tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ce dernier forge au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers, représentés comme des hommes arrogants et avares. De son côté, Philippe le Bel, roi de France, veut s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance. En 1305, les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés. L’Ordre est définitivement aboli en 1312. Son dernier grand-maître, Jacques de Molay, est brûlé vif sur l’île de la Cité à Paris. Son appel à la vengeance divine à ce moment-là, puis les morts successives de plusieurs des persécuteurs du Temple, donnèrent lieu à la fameuse légende de la malédiction des Templiers. C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers, ceci jusqu’à la Révolution française, en 1789.
En 2018 nous fêterons les 900 ans de la création de l’Ordre des Templiers.
Aujourd'hui, notre Ordre, Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon, par sa filiation généalogique le rattachant à certains Grands Maitres de l’Ordre du Temple (Geoffroy de Saint-Omer - fondateur, Robert de Craon - 2ème Grand Maitre, Robert de Sablé - 11ème Grand Maitre) organisera une grande cérémonie à cette occasion, en France et dans tous les pays où il est représenté.
Dans le but de préparer ces festivités, et afin de faire connaître notre idéal premier, nous souhaitons recueillir des témoignages sur le thème suivant :
« Je crois en la religion de l’Amour »

Anonymes, parents, amis, artistes, politiques, médecins, avocats, agriculteurs, commerçants, retraités, salariés …. De toute confession, de toute nationalité, faites-nous part de vos sentiments, impressions, idées sur ce sujet. Tous ces témoignages recueillis seront reliés en un « Livre pour l’Humanité ». Faites-en partie ; soyez l’écrivain de ce livre ! Les plus beaux témoignages seront lus lors de notre grande cérémonie de 2018. Faisons, tous ensemble, en sorte que ce livre aux milliers de pages devienne une pétition pour l’Amour dans le monde ! Une page Facebook® est consacrée aussi à cet événement ; là également, vous pouvez y écrire votre témoignage. Sur vos écrits, n’oubliez pas d’y inscrire vos noms et prénoms ainsi que votre qualité ou profession.

Téléchargez le formulaire