Abolition de L'ORDRE DU TEMPLE

Commencement des déboires

Les Templiers chassés de la terre Sainte

Au début du XIVe siècle , l'ordre du Temple, chassé de Palestine, n'en dispose pas moins encore d'une force militaire impressionnante de quinze mille hommes , bien plus que n'aurait pu en lever n'importe quel roi de la Chrétienté. Mais, de soldats , les Templiers se sont reconvertis en usuriers et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux saints. C'est que de considérables donations ont rendu l'ordre immensément riche et l'ont transformé en l'une des principales institutions financières occidentales... et la seule qui soit sûre. Il gère ainsi , en véritable banquier , les biens de l'Église et ceux des rois d'Occident (Philippe le Bel , Jean sans Terre , Henri III , jean Ier d'Aragon...). Ses commanderies qui abritent les moines-soldats , avec aussi une vocation caritative , couvrent l'ensemble de l'Europe médiévale d'une véritable toile d'araignée. On peut voir au sud d'Angoulême , à Cressac , une chapelle rescapée de l'une de ces commanderies et ornée de peintures murales qui évoquent les croisades.

Les Templiers ne sont plus les bienvenus en France

L'opinion européenne commence à s'interroger sur la légitimité de cet Odre du Temple qui a failli dans l'accomplissement de sa mission originelle . Le roi Philippe le Bel lui-même a souvenance que les Templiers ont refusé de contribuer à la rançon de Saint Louis lorsqu'il a été fait prisonnier au cours de la septième croisade. Il entend aussi quelques méchantes rumeurs sur les moeurs prétendument dépravées et diaboliques des moines chevaliers... Qu'à cela ne tienne. Suivant une idée déjà ancienne, évoquée par Saint Louis et les papes Grégoire X, Nicolas IV et Boniface VIII, Philippe le Bel souhaite la fusion de l'ordre du Temple avec celui , concurrent , des Hospitaliers afin de constituer une force suffisante pour préparer une nouvelle croisade à laquelle le roi de France et le pape Clément V sont très attachés. L'affaire est mise à l'ordre du jour de plusieurs conciles et l'on élabore même en 1307 un projet dans lequel Louis de Navarre aurait été grand maître du nouvel ordre. Son dramatique échec résulte de l'opposition obstinée du grand maître Jacques de Molay ainsi que de l'agressivité du ministre du roi, Guillaume de Nogaret.
Le roi de France débiteur de l'ordre décide alors de lacher les Templiers , de maniére à s'en approprier les richesses et à ne plus avoir à rembourser ses dettes .De plus , en se débarrassant de l'Ordre du Temple c'est un ennemi potentiel qu'il réduit au silence. Dès lors , le roi de France presse le pape d'agir contre l'Ordre. Clément V ouvre une enquête le 24 août 1307 pour laver les moines-chevaliers de tout soupçon mais l'affaire traîne en longueur et Philippe le Bel prend l'affaire en main. Il décide d'arrêter les Templiers sous l'inculpation d'hérésie , sans prendre la peine d'en référer au pape.

Arrestation de tous les Templiers

Au matin du Au matin , dès l'aube , toutes les polices et les gens d’armes de France et de Navarre , investirent près de trois mille demeures sur l’ensemble du territoire , pour en arrêter tous les occupants. En fin de journée, l’opération était terminée et de nos jours il est encore impossible d'en connaître le bilan exact . Elles continueront plus tard , dans toute l’Europe, jusqu’à la fin de l’année. Nous étions le vendredi 13 octobre 1307. C’est bien ce vendredi 13 qui sera à l’origine d’une croyance populaire, de bon ou de mauvais présage, qui persiste encore aujourd’hui, 700 ans après. Jaloux de leur puissance et de leur richesse, inquiet de leur pouvoir auprès du pape, ou bien mal informé par une campagne délétère , le roi de France , Philippe IV Le Bel, fait arrêter tous les Templiers du royaume, pour apostasie et mauvaises mœurs. L’Affaire est menée par Guillaume de Nogaret , qui fait adresser , dans le plus grand secret , dés le 14 septembre , des « lettres closes » à tous les Baillis et Sénéchaux du royaume, à n’ouvrir « qu’au jour dit ». Ce matin du vendredi 13 , de Nogaret lui-même , dirige l’arrestation de près de 140 Templiers de la Maison Centrale de Paris. Sur tout le territoire , ils sont incarcérés , puis interrogés et torturés. Ceux qui réussissent à s’échapper sont repris le jour même. On leur propose le pardon ou la mort. Très peu abjureront et après des parodies de procès ils seront condamnés au bûcher , dés le 12 mai 1310 , 54 Templiers sont brûlés à Paris. Les bûchers "expiateurs" seront à la mode pendant 5 années sur tout le territoire et scelleront la mort de l'Ordre du Temple. vendredi 13 octobre 1307 , tous les Templiers de France , soit plusieurs milliers au total , sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel (le petit-fils de Saint Louis), par les sénéchaux et les baillis du royaume au terme d'une opération de police conduite dans le secret absolu par Guillaume de Nogaret. Ils sont interrogés sous la torture par les commissaires royaux avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains.


Avant de continuer ce récit je me permettrai de brosser le portrait d'un anonyme qui contribua à son niveau à détruire l'Ordre du Temple . Je vous invite donc à lire l'histoire du triste sire "GUILLAUME DE HANGEST" brossée par notre ami
UN PERSONNAGE PEU HONORABLE : GUILLAUME DE HANGEST
Nous avons relaté dans la Revue de Moret et de sa Région , l’histoire du trésor templier, qui fut récupéré à Moret , en 1307 , par Guillaume de Hanges t, « bailly de Sens ». Le bailli a des pouvoirs étendus en matière militaire, financière et judiciaire. Il centralise les taxes et les redevances perçues par les prévôts , il préside le tribunal du bailliage. Un bailliage est une circonscription administrative , subdivisée en prévôtés et châtellenies. Les Hangest, originaires de Picardie, étaient seigneurs de Pont Saint-Pierre , ils portaient d’argent à la croix de gueule chargée de cinq coquilles d’or. C’est d’un village proche d’Amiens qu’ils tirent leur nom. On pourrait dire de Guillaume de Hangest qu’il réussit , dans l’entourage de Philippe IV le bel , et que , comme c’est souvent le cas, il fit partie de ceux qui gravitent autour des pouvoirs et s’élèvent par un manque flagrant de scrupules et de dignité. En 1269 , on le trouve comme bailli du Vermandois. Il devient ensuite prévôt de Paris , de 1292 à 1295. Vers 1300, il occupe la charge importante de trésorier du royaume. A cette époque , il entretient d’étroites relations avec la commanderie du Temple de Paris , à qui le trésor royal est souvent confié. En 1305 , c’est lui qui lance une enquête contre l’évêque Guichard de Troyes , accusé de proximité avec une sorcière et d’avoir provoqué la mort de la reine Jeanne de Navarre , au moyen d’une figurine de cire à son image , baptisée et plantée d’épingles. Dans cette affaire , le bailli se servira d’un accusateur faux témoin, un scélérat florentin du nom de Noffo Dei. Guichard , incarcéré en 1308 ne sortira de la prison du Louvre qu’en 1313 , on lui attribua le siège du Diakaar , en Bosnie , qu’il n’occupa jamais .Sa mort survint en 1317. Serviteur zélé du roi , Guillaume de Hangest se trouve en 1306 , mêlé à des opérations douteuses liées à l’expulsion et à la spoliation des juifs. Après l’arrestation des Templiers, le 13 octobre 1307 , c’est en qualité de bailli de Sens , qu’il intervient dans la châtellenie de Moret , pour récupérer le précieux coffret que les Templiers Hugues de Payraud et Pierre Gaude tentent de dissimuler à l’avidité royale . Nous savons que, dans le procès fait à l’ordre , Guillaume de Hangest et un autre personnage peu recommandable , Esquieu de Floyrans , se servirent à nouveau du faux témoin, Noffo Dei, déjà impliqué dans l’affaire « Guichard de Troyes » , en présentant celui-ci comme un Templier apostat. On se souviendra aussi que le 11 Mai 1310 , cinquante quatre Templiers du diocèse de Sens criant à tous leur innocence , furent envoyés au bûcher dressé près de la porte Saint-Antoine , à Paris , suite aux manœuvres du nouvel archevêque de Sens , Philippe de Marigny, infâme créature de Philippe le bel. Guillaume de Hangest était bailli de ce diocèse , on peut s’interroger sur la collusion qu’il y eut entre le bailli et l’archevêque pour l’accomplissement de ce crime. Sept siècles après sa disparition , l’Histoire rattrape le bailli , et le livre à votre jugement. Comme quoi un méfait n’est jamais perdu. L’Histoire en rattrapera sûrement d’autres.

Claude-Clément Perrot
Claude-Clément Perrot Président du Centre de recherche et de documentation médiévales et archéologiques de Saint-Mammès .


Parmi les 140 Templiers de Paris , 54 sont brûlés après avoir avoué pratiquer la sodomie ou commis des crimes extravagants comme de cracher sur la croix ou de pratiquer des «baisers impudiques». L'opinion publique et le roi lui-même y voient la confirmation de leurs terribles soupçons sur l'impiété des Templiers et leur connivence avec les forces du Mal.
Par manque de moyens et pour ne pas donner l'impression d'être dépassé , le Pape à contre coeur le 22 novembre 1307 , ordonne à son tour l'arrestation des Templiers dans tous les États de la Chrétienté et l'ouverture d'une enquête sur leurs crimes supposés. Suite aux enquétes menées par les représentants du Pape , sur les agissements des chevaliers de l'Ordre du Temple , un procès verbal fut dressé et remis au Pape dans la plus grande discrétion , il est connu sous le nom de Il a été retrouvé en 2001, dans les archives vaticanes , par Barbara Frale , docteur de l'université de Venise et attachée à la prestigieuse Ecole vaticane de paléographie, diplomatique et archivistique. Il s'agit de l'original du procès-verbal des interrogatoires conduits en août 1308 par trois cardinaux, délégués par le pape à Chinon, au diocèse de Tours, dans la première phase du procès des Templiers. Les cinq chefs de l'ordre confirment leurs aveux , recueillis à l'automne 1307 sous la torture, par les agents du roi Philippe IV le Bel : ils ont renié le Christ «en parole» mais pas «de coeur» et ils ont craché sur le crucifix mais «à côté» ils nient avoir pratiqué la sodomie. Ayant fait acte de repentance, les cardinaux les absolvent, les réconcilient avec l'Eglise au nom du pape Clément , comme il était parfaitement normal alors. Barbara Frale a publié un livre en 2003 (Il Papato e il processo dei Templari. L'inedita assoluzione di Chinon alla luce della diplomatica pontificia , Rome , Viella, 2003) et un article en 2004 (Journal of Medieval Studies, vol. 30, juin 2004, pp. 109-134), de sorte que la communauté scientifique est bien au courant de sa découverte , depuis plusieurs années.
Contenu du parchemin :


Fait à Chinon, diocèse de Tours entre le 17 et 20 août 1308.

Il s'agit d'un exemplaire original, constitué d'une seule feuille de grandes dimensions (700x580 mm), qui était à l'origine accompagnée des trois sceaux des trois légats apostoliques qui formaient la commission spéciale apostolique « ad inquirendum » nommée par Clément V :
Bérenger Frédol cardinal prêtre titulaire de l'Eglise des saints Nereo et
Achille , et neveu du pape Etienne de Susy , cardinal prêtre de Saint Ciriaco in Thermis
Landolfo Brancacci , cardinal diacre de Saint Angelo.
Le document est dans un assez bon état de conservation, malgré la présence de nombreuses taches violacées très visibles du fait d'attaques bactériologiques. L'original était accompagné d'une copie actuellement conservée aux Archives Secrètes Vaticanes sous la dénomination « Archivum Arcis, Armarium D 218. »
Le document contient l'absolution accordée par Clément V au dernier grand maître des templiers, le frère Jacques de Molay, ainsi qu'aux autre chefs de l'ordre après qu'ils aient fait acte de repentance et demandé le pardon de l'Eglise après l'abjuration formelle , obligatoire même pour ceux qui étaient seulement soupçonnés d'activités hérétiques , les membres de l'Etat Major des Templiers sont réintégrés dans la communauté catholique , et de nouveau autorisés à recevoir les sacrements. Le document appartient à la première phase du procès contre les Templiers , quand Clément V était encore convaincu de pouvoir garantir la survie de l'ordre religieux-militaire , et répond à la nécessité apostolique de lever pour les moines-guerriers l'infamie de l'excommunication à laquelle ils s'étaient tout d'abord eux-mêmes condamnés , maintenant qu'ils admettaient avoir renié Jésus-Christ sous la torture de l'Inquisiteur français.
Comme d'autres sources de la même époque le confirment, le pape soutient que des comportements condamnables s'étaient bien introduits parmi les Templiers, et prévoit une réforme radicale de l'ordre , pour le fondre ensuite dans l'autre ordre religio-militaire , celui des Hospitaliers. L'acte de Chinon , vu comme nécessaire à la réforme , est pourtant resté lettre morte.
"Parchemin de Chinon."
Ce parchemin dédouanne les dignitaires de l'Ordre du Temple qui sont absous par le Pape Clément V.
Le roi n'en restera pas là et harcélera le Pape pendant plusieurs années , de guerre lasse et à bout de forces , Clément V abandonnera les Templiers , puis ordonnera la suppression de l'ordre , au concile de Vienne , en 1312. Elle est officialisée le 02 mai 1312 par Il est advenu naguère que nous ayons dû , fort à contrecœur et non sans amertume , décider la suppression de l'ordre de la Milice du Temple de Jérusalem , du fait de souillures , obscénités et perversions diverses , moins dévoyées encore qu'inavouables , dont le Maître , les frères et autres membres de l'ordre s'étaient dans toutes les parties du monde rendus coupables (on nous permettra de taire à présent leur triste et impur rappel). Cette extinction du statut de l'ordre , de son habit , de son nom lui-même , nous l'avons, avec l'approbation du Sacré Concile, décrétée, non point sous la forme d'une sentence définitive, car selon les enquêtes et les procès intentés sur cette affaire , nous n'étions pas juridiquement en mesure de la prononcer , mais bien par la voie de provision soit ordonnance apostolique, et d'une sanction irrévocable et valide à perpétuité.
Nous interdisons désormais à quiconque d'entrer dans cet ordre , d'en revêtir l'habit et de se comporter en Templier , sous peine de l'excommunication ipso facto encourue.
Quant aux biens de l'Ordre du Temple, nous les avions subordonnés à la décision du Saint-Siège Apostolique.
Nous défendons à quiconque, de quelque condition qu'il soit, et si peu qu'il s'y risque, d'aller contre les ordonnances qui seront prises à ce sujet par le Saint-Siège, d'y changer ou attenter en aucune manière d'avance, nous déclarons nulles et invalides de telles initiatives , qu'elles soient ou non prises en connaissance de cause. Et pour éviter que ces biens, naguère donnés , légués, concédés par les adeptes du Christ aux besoins de la Terre Sainte et à la croisade contre les ennemis de la foi chrétienne ou pour ces desseins, ne viennent à dépérir par l'absence d'administrateurs qualifiés, ou ne soient affectés à d'autres usages qu'à ceux que la piété des fidèles avait pour eux prévus ; pour empêcher encore qu'un retard dans les dispositions prises n'entraîne leur dilapidation, nous avons , avec nos frères Nosseigneurs les cardinaux , patriarches , archevêques , évêques , prélats , personnalités de toute sorte et procureurs des prélats , chapitres et couvents , églises et monastères , présents au Concile , tenu de difficiles et bien pénibles conciliabules : afin qu'à leur terme, de sages dispositions les emploient à l'honneur de Dieu , à l'augmentation de la foi et l'exaltation de l'Eglise, au secours de la Terre Sainte , non moins qu'au salut et au repos des fidèles. Après longue , mûre et prévoyante délibération , nous avons finalement décrété que ces biens seraient à perpétuité unis à ceux de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem , dont le Maître et les frères, en véritables athlètes de Dieu et au péril de la mort , se dévouent sans relâche à la défense de la foi dans les pays d'outre-mer. etc ........

Clément V
Donné à Vienne, le 6 des nones de mai 1312, de notre pontificat le septième.
la bulle «Vox in excelso»
, bien qu'il soit tout à fait exceptionnel qu'un ordre religieux soit purement et simplement dissous.
Le 3 mai 1312 , le pape affecte le trésor des Templiers à l'ordre concurrent des Hospitaliers , à l'exception de la part ibérique qui revient aux ordres militaires locaux. Le roi de France et ses conseillers plaident en faveur de cette solution, respectueuse de la volonté des nombreux bienfaiteurs du Temple. En 1313 , sur la base de documents comptables , l'ordre de l'Hôpital restitue 200.000 livres au trésor royal pour solde de tout compte. Le successeur de Philippe , Louis X , réclamera toutefois un supplément , estimant que son père a été floué. L'affaire est close en 1317 , quand le nouveau roi Philippe V reçoit 50.000 livres supplémentaires.
Avec l'affaire du Temple , la monarchie capétienne montre qu'elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l'Église.

Extermination des derniers Templiers

Le 18 mars 1314 , Jacques de Molay , emprisonné depuis le 13 octobre 1307 dans la prison du Temple, fut conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès , en compagnie de Dernier commandeur de l'Ordre du Temple pour la baillie de Normandie.
a rejoint l'Ordre du Temple vers 1268/70 et a occupé successivement des fonctions importantes en son sein. D'abord en 1271 comme simple compagnon de Mathieu Sauvage alors commandeur de Sidon puis en 1283 , il est peut-être commandeur du Lieu-Dieu du Fresne , puis de la commanderie de Villemoison en 1294 et de celle de Fretay en 1295 avant de retourner en Orient et d'occuper la fonction de drapier en 1304 puis d'être nommé commandeur de la baillie de Normandie en 1307 peu de temps avant l'arrestation des templiers. Il fut livré aux flammes du bûcher sur l'île aux Juifs à Paris le 18 mars 1314 en compagnie de Jacques de Molay.
Geoffroy de Charnay ,
Précepteur et Bailli de la Normandie , de Visiteur général de l'Ordre du Temple.
Hugues de Pairaud est d'une famille noble du Forez. C'est par son oncle Humbert de Pairaud qu'il est reçu dans l'Ordre du Temple , à Lyon (1263). Il a été commandeur de Chalon-sur Saône, ou de sa baillie , mais à une date indéterminée. Il fut commandeur de Bonlieu , commandeur d'Epailly en 1280 et 1284. Quatre ans plus tard , il est commandeur de Bures , puis maître de province de l'Ordre du Temple en France en 1296 . Ensuite , il devint Visiteur de France (représentant du maître de l'Ordre du Temple dans la province).
Hugues de Pairaud fut arrêté à Poitiers en compagnie de quinze autres templiers, emprisonné à Loches et finalement amené à Paris. Il fait partie des dignitaires de l'Ordre que le pape Clément V souhaite interroger en personne , mais sa requête ne sera pas satisfaite. Au cours de son interrogatoire en novembre 1307 , il mentionne la présence d'Henri de Dole lors de sa réception à Lyon et l'on sait grâce au témoignage d'un certain Dominique de Dijon que cet Henri était vers 1280 « magister passagii ultramarini ». Le maître du passage outremer , « C'est-à-dire qu'il avait la responsabilité de l'acheminement et du passage vers l'Orient latin des moyens et des hommes nécessaires à l'action du Temple ». Après le relaps de Jacques de Molay et de Geoffroy de Charnay , Hugues de Pairaud est conduit en prison à Montlhéry , où il fut probablement emprisonné jusqu'à sa mort.
Hugues de Payraud ,
Bailli et Visiteur général de l'Ordre , et de Bailli de la province d'Aquitaine.
En 1307 , il est arrêté avec de nombreux autres templiers par Philippe le Bel. Le pape se réserve le droit de le juger en personne avec quatre autres dignitaires de l'ordre : Jacques de Molay , Hugues de Pairaud , Geoffroy de Charnay et Rimbaud de Caromb. Pendant son interrogatoire par Guillaume de Nogaret , il donne des détails sur le rituel obscène voire hérétique que le roi de France attribue au Temple. Le 11 mars 1314, alors que le grand maître de Molay et le Geoffroy de Charnay reviennent sur leurs aveux et sont condamnés au bûcher pour relaps , Geoffroy de Gonneville reste sur sa position et est condamné à la prison à vie.
Geoffroy de Gonneville,
Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguèrent la foule en disant que leurs aveux avaient été volés , que les Templiers n'avaient commis aucun crime et étaient victimes d'une machination. Les deux hommes furent alors condamnés au bûcher.

Malédiction

Le lendemain , 19 mars 1314 , sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs , en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie :
"Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an , je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !"
La malédiction du grand-maître allait s'avérer :
Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ses trois fils mourront dans les 12 années à venir , sans laisser de descendance mâle , mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.


Louis VII et l'Ordre du Temple

l'action du roi de France en Terre Sainte se révéla néfaste aux intérêts de l'Ordre et portait atteinte à la conception même que se faisaient les Templiers du pouvoir en Terre Sainte. Arrivé à Jérusalem, Louis VII n'eut qu'une idée en tête : restaurer le droit féodal franc , rétablir les principes de la monarchie qui selon lui avaient été trop longtemps bafoués en Terre Sainte. La politique affichée du roi de France pendant la Seconde Croisade (1146-1149) eut des conséquences graves et inédites à Jérusalem. Elle poussa l'Ordre des Templiers dans une opposition à la dynastie hiérosolymitaine et il faudra attendre l 'accession de Guy de Lusignan au trône de Jérusalem (1186) pour que les Templiers retrouvent leur place aux affaires du royaume.
Dans ces conditions , la position du grand maître Evrard des Barres était des plus inconfortable. Mais loin de s'en inquiéter , il continuait à servir son roi, allant jusqu'à suivre Louis VII quand celui-ci se ré-embarqua pour la France à la plus grande stupéfaction de ses frères chevaliers. Il fallait bien se rendre à l'évidence : l'Ordre avait élu un grand maître royaliste. Seulement, il n'y avait pas que les Templiers qui étaient dépités par la tournure des événements. Il y eut aussi le père spirituel des Templiers , l'abbé de la claire Vallée , Saint Bernard lui-même. Après l'action de Louis VII en Terre Sainte , ressentie comme une véritable trahison , Saint Bernard et les Templiers auront des comptes à régler. Dans une lettre adressée à son oncle, André de Montbard , Sénéchal de l'ordre des Templiers , Saint Bernard révèle le fond de sa pensée : « Je retrouve dans vos lettres le même désir , mais aussi vos craintes au sujet de la terre que Notre Seigneur honora de sa présence et consacra de son sang. Malheur à nos princes ! Dans la terre du Seigneur, ils n'ont rien fait de bon dans les leurs , ils sont rentrés à la hâte, ils exercent une malice inconcevable. » Le projet de Saint Bernard est de créer un nouveau royaume en France qui serait, celui-là , plus favorable à l'idéal porté par l'univers de la Stricte Observance bénédictine. Pour cela , il fallait obtenir l'annulation du mariage de Louis VII avec Aliénor d'Aquitaine , la puissante duchesse d'Aquitaine. Un obstacle se présentait à ce projet, voire deux : les sages conseillers du roi de France , Suger, abbé de Saint-Denis et Evrard des Barres, grand maître des Templiers. Tous deux étaient fermement hostiles à cette annulation qui était dans l'air depuis le retour du roi de la Seconde Croisade. Pour le premier obstacle , c'est André de Montbard , oncle de Saint Bernard et Sénéchal de l'ordre des Templiers - c'est-à-dire numéro deux dans la hiérarchie de l'ordre – qui s'en chargera. André de Montbard écrit en 1149 à Evrard des Barres qui est à Paris auprès du roi. L’objectif est d'éloigner le grand maître de la cour capétienne pour que laissant parler sa rancœur personnelle , Louis VII répudie sa femme. Précisons que Saint Bernard est l'ami personnel d'Aliénor d'Aquitaine et son confesseur. Il était au fait des angoisses les plus intimes de la jeune duchesse et notamment sa crainte d'être stérile. Saint Bernard saura calmer ses angoisses infondées , et l’avenir lui donnera amplement raison. Nous allons citer la lettre d'André de Montbard à Evrard des Barres car elle est un monument de l'histoire française. Avant cela , il faut préciser que dans la cérémonie de l’élection d'un grand maître , les Templiers promettent obéissance au nouvel élu. Mais dans un second temps et au final , on faisait promettre au nouveau grand maître obéissance au couvent. La formule exacte est : « « Commandeur , si Dieu et nous t'avons élu pour maître du Temple , promets-tu d'être obéissant tous les jours de ta vie au couvent et de tenir les bonnes coutumes de la maison et les bons usages ? » Et il doit répondre : « Oui , s'il plaît à Dieu.' »» (La règle des Templiers , élection du Grand Maître , article 220). Maintenant nous pouvons citer la lettre qui doit éloigner Evrard des Barres du roi de France. « Depuis que nous sommes privés de votre chère présence, nous avons eu le malheur de perdre, dans un combat , le Prince d'Antioche avec toute sa noblesse. A cet accident en a succédé un second : les Parthes viennent de faire une invasion dans le pays d'Antioche , et sans que personne osât leur résister , ils en ont fortifié les places, y tiennent garnison, et ne paraissent pas devoir s'en dessaisir de longtemps , si Dieu n'y met la main. A la première nouvelle de ce désastre, nous nous sommes assemblés et de concert avec le Roi de Jérusalem, nous avons résolu d'aller au secours de cette Province désolée. Nous n'avons pu fournir , pour cette expédition, que cent vingt Chevaliers, et mille tant Servants que Soudoyés encore nous a-t-il-fallu emprunter , pour leur équipage sept mille bésans à Acre, et mille à Jérusalem. Votre paternité sait à quelle condition nous avons consenti à son départ elle connaît le besoin extrême dans lequel nous sommes d'argent , de Chevaliers et de Servants nous la supplions avec instance de nous rejoindre au plutôt avec tous les secours nécessaires à l’Église orientale , notre mère commune... A peine fûmes-nous arrivés dans le voisinage d'Antioche que le Sultan d'Alep d'un côté, et les Parthes de l'autre, nous ayant investis et resserrés dans l'enceinte de la ville, ravagèrent impunément nos vignes et nos moissons. Pénétrés et accablés de la plus vive douleur à la vue de l'état pitoyable auquel nous sommes réduits , nous vous conjurons de tout quitter pour vous embarquer sans délai : jamais votre présence ne fut plus nécessaire à vos Frères nulle autre conjoncture ne peut rendre votre retour plus agréable à Dieu. De quelque manière que la Providence dispose de nous ne tardez pas que de vous mettre en route. Nous savons qu'il est aussi facile à Dieu de nous délivrer, de la puissance de nos ennemis , que d'un idolâtre en faire un adorateur du vrai Dieu ; aussi mettons nous toute notre confiance en celui qui nous a lavés de son sang. Si ceux de nos Frères que nous vous envoyons sont en si petit nombre , n'en soyez pas surpris nous voudrions au contraire rassembler et retenir ici, sous vos ordres tous ceux des nôtres qui sont au-delà des mers. La plupart de ceux que nous avions conduits au secours d'Antioche sont morts , et c'est une des raisons pour lesquelles nous ne craignons pas de vous lasser, en vous conjurant encore une fois d'amener avec vous tout ce que vous pourrez de Chevaliers et de Servants les plus capables de porter les armes. Peut être qu'avec toute la diligence que vous ferez , vous ne nous trouverez plus en vie. Usez donc de toute la célérité possible , et de grâce, n'oubliez pas les nécessités de notre Maison : elles sont telles que nous n'avons ni couleurs pour les peindre, ni termes pour les exprimer. Il est aussi de la dernière importance d'annoncer la prochaine désolation de la Terre Sainte au Pape , au Roi de France , aux Princes et aux Ecclésiastiques , afin de les engager à nous secourir en personne, ou à nous envoyer des subsides. Quelques obstacles qu'on oppose à votre départ , nous espérons de votre zèle qu'il les surmontera , puisque c'est ici l'occasion d'accomplir parfaitement nos vœux, en nous sacrifiant pour nos Frères , pour la défense de l’Église orientale et du Saint-Sépulcre. Pour vous, nos très chers Frères , que les mêmes liens et les mêmes vœux doivent rendre sensibles à nos calamités , joignez-vous à votre chef , entrez dans ses vues , secondez ses intentions et fallût-il vendre tout ce que vous pourrez , venez nous retirer du péril : c'est de vous que nous attendons la liberté et la vie. »
C'est son couvent en la personne de son Sénéchal qui le rappelait à ses devoirs. Evrard des Barres , probablement à contrecœur , s’exécuta et se rendit en Terre Sainte avec la troupe des Templiers qu'il avait pu rassembler. Avant son départ , il avait réuni un chapitre général à Paris le 14 mai 1150. Le 13 janvier 1151 , Suger, abbé de Saint-Denis, meurt. Le dernier obstacle au projet de Saint Bernard vient de sauter. Le grand maître Evrard des Barres figure comme souscripteur dans un acte daté de 1152 par lequel l'évêque de Tortose remet le château de la ville aux Templiers. C'est bien en Terre Sainte qu'Evrard des barres apprit l'annulation du mariage de Louis VII avec Aliénor d'Aquitaine , le 21 mars 1152 à Beaugency. La duchesse d'Aquitaine se remaria aussitôt le 18 mai 1152 à Poitiers avec Henri II Plantagenet , comte d'Anjou , du Maine, de Touraine , duc de Normandie et candidat à la couronne d’Angleterre.

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Liste des Grands Maitres

Les recherches sur la liste des Grands Maîtres de l'ordre des Templiers ne semblent pas encore totalement abouties. Seuls deux documents nous renseignent sur cette liste. Hélas ces documents sont très approximatifs et contiennent des inexactitudes qui peuvent tromper les historiens.
Le premier de ces documents est l'obituaire de la commanderie templière de Reims. Ce document est précieux car un obituaire est un registre chargé de relever les noms et la date anniversaire de la mort des personnes afin de célébrer des offices religieux pour le repos de leur âme. Les templiers à Reims s'étaient installés dans les murs de l'ancienne collégiale de la Trinité vers le milieu du XII° siècle grâce aux bons offices de l'archevêque Henri et du chapitre métropolitain. L’obituaire de Reims , rattaché à l'église de la Trinité , après avoir enregistré le décès des chanoines de la Trinité , va enregistrer celui des Grands Maîtres de l'ordre des Templiers. Les historiens ont fait remarquer que le texte de l'obituaire de la commanderie de Reims présente un détail précieux car à chaque fois qu'il donne le nom d'un Grand Maître et la date de son décès , il l'accompagne d'un chiffre indiquant son rang dans l'ordre chronologique des Grands Maîtres. Le nombre total est de vingt-deux. Mais l'obituaire finit avec Thibaud Gaudin qui n'est que l'avant-dernier Grand Maître de l'ordre des Templiers. L'obituaire de Reims semblerait donc indiquer qu'il y a eu vingt-trois Grands Maîtres de l'ordre des Templiers, si on y rajoute Jacques de Molay. Mais quel crédit peut-on accorder à cette numérotation puisque l'obituaire de Reims n'est capable de citer le nom que de quinze Grands Maîtres seulement. De plus , dès le début de la liste , l'obituaire omet de citer Evrard des Barres , le troisième Grand Maître de l'ordre des Templiers. La seule explication que nous voyons à cette absence est qu'Evrard des Barres a été démis de ses fonctions vers l'année 1252 et a ensuite rejoint l'ordre de Cîteaux. Il n'est donc pas mort sous l'habit des Templiers mais en moine cistercien le 25 novembre 1174. C'est probablement pour cette raison qu'il n'apparaît pas dans l'obituaire de Reims. Donc à partir du troisième Grand Maître , la numérotation de l'obituaire est déjà faussée. En se fiant à ce registre, certains historiens ont mis en doute la carrière d'Evrard de Barres. Elle est pourtant assez bien établie et il est même un des rares Grands Maîtres dont nous possédons le sceau.
Une deuxième liste des Grands Maîtres de l'ordre des Templiers a été retrouvée en Angleterre dans un manuscrit de la bibliothèque Cotton . Elle se trouvait à la fin d'un terrier de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem daté de 1342. Monsieur Bréquigny qui a retrouvé cette liste au XIX° siècle avait tout de suite fait ses mises en gardes envers ce document qui selon lui n'étant pas exempt de fautes. L’auteur de cette liste faisait des erreurs grossières, situant par exemple la création de l'ordre des Templiers en 1123. cette liste comporte vingt-deux noms de Grands Maîtres. Elle aussi s'arrête à Thibaud Gaudin . L'explication la plus simple à ce fait est que l'ordre des Templiers a été dissous pendent le magistère de Jacques de Molay. Les biens de l'ordre ont été confisqués et son nom mis à l'index par l’Église catholique. On n'avait donc plus aucune raison de conclure la liste des Grands Maîtres. La liste du terrier de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem suggérerait vingt-trois Grands Maîtres de l'ordre des Templiers. Mais des noms de Grands Maîtres semblent avoir été mélangés – comme Burgundus Ebaredus, qui serait le mélange de Robert le Bourguignon (Robert de Craon), deuxième Grand Maître et Ebaredus qui serait Evrard des Barres. De plus , des noms auraient été rajoutés : Andreas Brooke à la place d'André de Montbard et un certain Richard de Bures qui ne laisse aucune trace dans les archives comme Grand Maître. Beaucoup d'historiens ont tout de même rajouté sur leur liste Richard de Bures pour arriver au nombre de vingt-trois Grands Maîtres. Pour finir, la liste anglaise cite deux noms , Armand de Petragrossa et Herman Petragoricus , qui sont en réalité une seule et même personne , Armand de Périgord.
Pour notre part , nous reconnaissons vingt-deux Grands Maîtres de l'ordre des Templiers – même si une petite majorité des historiens contemporains , en commençant par le premier d'entre eux Alain Demurger , Les Templiers une chevalerie chrétienne au Moyen-Age,Seuil (1985), en reconnaît vingt-trois en incluant Richard de Bures. L'historien Laurent Dailliez , dans son ouvrage Les Templiers ces inconnus , Perrin (1972) , affirme que le Grand Maître Guillaume de Sonnac apparaît dans un acte concernant l'ordre de Saint-Thomas-d'Acre au début de l'année 1245 (plus précisément au mois de février 1245). Son prédécesseur, Armand de Périgord , est mort à la bataille de la Forbie le 17 octobre 1244 – ce qui n'a laissé à l'ordre du Temple que trois ou quatre mois pour organiser l'élection d'un nouveau Grand Maître. Pour Laurent Dailliez , pendant cet intervalle , Richard de Bures , qui aurait été châtelain de Chastel Blanc, fut élu Grand Commandeur de l'ordre , assurant l’intérim et organisant l'élection d'un nouveau Grand Maître. Richard de Bures n'aurait donc jamais été Grand Maître. Comme aucun document jusqu’à ce jour n'est venu confirmer l'action de Richard de Bures comme Grand Maître , nous sommes enclins à suivre la thèse de Laurent Dailliez sur ce point , en attendant de nouveaux rebondissements.

Les Grands Maîtres démis de leurs fonctions

Les Grands Maîtres de l'Ordre des Templiers étaient élus à vie mais l'autorité suprême au sein de l'Ordre restait le chapitre général qui se réunissait périodiquement environ tous les cinq ans. Sur la liste des vingt-deux grands maîtres de l'Ordre trois d'entre eux furent démis de leurs fonctions : Evrard des Barres (1147-1152), Philippe de Milly (1169-1171) et Renaud de Vichiers (1250-1252) . Pour Philippe de Milly dit Philippe de Naplouse, on ignore encore la cause de sa démission. On ne sait pas non plus s'il est mort en cette même année , en 1171 , ou s'il a rejoint après sa démission un monastère cistercien comme c'était la coutume pour les Templiers qui quittaient l'Ordre. Le fait qu'il apparaisse sur l'obituaire de Reims nous inciterait à penser qu'il est mort avec l'habit du Temple. En revanche , la démission des deux autres grands maîtres est directement liée aux relations parfois conflictuelles que l’Ordre entretenait avec les rois de France. Evrard des Barres était un grand maître qui vouait une sincère admiration pour le roi de France Louis VII. Il déploya un zèle sans faille pour protéger les troupes françaises sur le chemin de la Seconde Croisade.

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