ETRE TEMPLIER DE NOS JOURS

Qu'est devenu l'Ordre Templier après 1312 ?

Est il possible que le Temple ait survécu à sa destruction de 1312 ? Si oui , de quelle manière cet esprit se manifeste de nos jours , au XXIème siècle.
Revenons au Vendredi 13 Octobre 1307 , date de l'arrestation de tous les Templiers de France , orchestrée par Guillaume de NOGARET. Sitôt l'arrestation ordonnée par Philippe le Bel, Fernand de BRENZE décida du départ immédiat d'une vingtaine de templiers. Ils abordèrent l'Angleterre près de WEYMOUTH d'où ils furent refoulés dès le 23 Octobre 1307 par ordre du roi d'Angleterre gendre de Philippe le BEL. Ils reprirent donc la mer pour accoster en Ecosse , dans la région de KILWINNING , dont ils firent un centre Templier.
Bien que cette arrestation ait été préparée plusieurs semaines à l'avance , il est fort peu probable que les hauts dignitaires de l'Ordre, n'en furent pas prévenus . Comment ces chevaliers Templiers ont—ils pu se laisser arrêter, sans opposer de défense. L'Ordre comptait alors plus de mille Commanderies , vingt mille membres, une cavalerie, possédait sa propre flotte ,il était tout puissant et très bien organisé. Peut—on croire encore que le secret de leur arrestation ne fut pas dévoilé au moins une fois , il est fort probable que ce secret fut rompu et que certains dignitaires Templiers furent averti mais hélas trop tard pour organiser une quelconque parade. Les Templiers ne remplissant plus leurs fonctions initiales , n'étaient plus utiles , pire ils devenaient un obstacle pour les dignitaires religieux et la royauté. Il y eu donc des arrestations , mais néanmoins beaucoup de chevaliers du Temple réussirent à échapper aux prévôts . Beaucoup se réfugièrent en Lorraine chez les Teutoniques, d'autres en Angleterre, beaucoup se replièrent sur leur forte position portugaise de THOMAR.

La légende "LARMENIUS" inventée par Fabre PALAPRAT en 1804

La légende veut aussi que Jacques de MOLAY aurait investi de sa puissance le F. Jean—Marc LARMENIUS , Jacques de MOLAY ne sachant pas écrire, c'est verbalement que des instructions secrètes lui auraient été communiquées quelques heures heures avant l'arrestation. Des dignitaires ont pu se réunir en cercle restreint pour décider de l'avenir de l'Ordre , il est même possible que Jacques de MOLAY ne soit pas le principal personnage, mais recevant des directives données par des autorités supérieures et secrètes. Ces séances secrètes expliqueraient les termes du procès, et, également les filiations possibles nouées au coeur même de la terre Sainte, avec tous ces chevaliers musulmans qui avaient le même idéal.
                                     Reproches fait aux Templiers.
En 1312, le 3 Avril, date où l'Ordre fut supprimé, il faut reconnaître que les buts et règles de la Milice des pauvres chevaliers du Christ créée en 1119, n'étaient plus de mise au sein de l'Ordre. Sans être sectaire, nous savons qu'un secret habite les ordres de chevalerie, qu'il soit historique, légendaire ou romanesque. Nous qui sommes chevaliers dans la tradition, mais surtout de coeur, nous savons que notre but est la perfection , pour mieux servir. Pour les Chevaliers Templiers il n'y a pas de doute qu'ils ont subi des influences orientales, car ils étaient en relation avec des sectes islamiques comme celles des Assassins, et Vieux de la Montagne , mais il ne faut pas oublier que toutes ces connaissances ont permis à l'Ordre de devenir puissant, surtout sur le plan spirituel, dégageant des courants qui aujourd'hui encore fascinent les hommes qui ont étudié l'histoire des Templiers.
Avant eux leurs prédecesseurs usérent de l'ésotérisme médiéval pour faire revivre la pensée celtique, face à la conquête Romaine. La chevalerie du Graal Massenie, dont les membres se nomment les Templistes, ne préfigure—t—elle pas l'Ordre des Templiers, et les confréries de construction qui s'épanouissent au moyen-âge. Alors il est fort possible que la Franc—Maçonnerie remonte à la Massénie du saint Graal, où les Templiers ne sont qu'un échelon dans l'incessante recherche .
Une chose est certaine, si en France, les Templiers ont été exterminés, dans d'autres pays comme l'Espagne, ils furent accueilli tel l'Ordre religieux de CALATRAVA, où chevaliers français et espagnols ne furent pas inquiété, l'Ordre fut même rattaché à la couronne d'Espagne en 1553 avec le monarque comme grand Maître, de nos jours l'Ordre constitue un ordre dit national, comme pour SANTIAGO et ALCOMTARA. L'Ordre du Temple, en péninsule ibérique ne connu pas non plus le sort cruel comme en France, bien au contraire, il donna naissance à deux ordres de chevalerie l'Ordre du Christ et l'Ordre de MONTESSA. En effet, les conciles de SALAMANQUE en 1310 et de TARRAGONE en 1312 déclarèrent innocent les Templiers de Castille, Léon, Aragon et Portugal. Jacques Il roi d'Aragon et de Valence rejeta avec dédain les accusations de PHILIPPE IV et de NOGARET. Au Portugal, la situation fut encore plus claire le roi DENIS I dit le libéral refusa purement et simplement à poursuivre l'Ordre qui fut reconnu innocent par l'évêque de LISBONNE et réinstallé dans ses biens. Avec l'autorisation du nouveau pape JEAN XXII, le nouvel Ordre prit alors en 1319 le nom de Milice de Jésus—Christ, son premier grand Maitre sera Gils MARTUIS, 15 Mars 1319. En 1321, l'Ordre du Christ comptait plus de 160 commanderies, dont la totalité des miliciens étaient d'anciens Templiers français et portugais portant le manteau blanc à la Croix pattée de gueule, manteau et Croix que nous portons toujours. Avec ces deux Ordres, la croix Templière, deux siècles plus tard était toujours brandie par les grands navigateurs Vasco de GAMA, MAGELLAN, Christoph COLLOMB...
Le 12 Juin 1314 se déroula une réunion de chevaliers Templiers pour la succession templière, au château d'ARIGNY à l'initiative du comte Guillaume de BEAUJEU, il y avait des compagnons templiers et des représentants des ordres écossais .Suite à cette réunion un nombre conséquent de Frères du Temple gagnèrent la Grande Bretagne, et l'Ecosse. Ces chevaliers Français devaient se distinguer en rejetant l'autorité de Pierre d'AUMONT et de Jean—Marc LARMENIUS.
Après la mort de BEAUJEU, le siège magistral chut à AUMONT, un des Templiers dispersés qui s'étaient réfugiés en Ecosse. C'est ainsi que depuis BEAUJEU et ensuite AUMONT l'Ordre continua d'exister jusqu'à nos jours.
                                     Il existe une variante à cette étonnante filiation .
Née elle aussi au milieu du XVIIIème siècle, elle fait de Pierre d'AUMONT le successeur de Jacques de MOLAY. Nous la devons au baron de HUND, haut dignitaire de la Franc—Maçonnerie qui la relate dans son livre (Du régime de Stricte Observance dont certains Frères font partie). Après la catastrophe, le grand Maître provincial de l'Auvergne, Pierre AUMONT, s'enfuit avec deux commandeurs et cinq chevaliers. Pour n'être point reconnus, ils se déguisérent en ouvrier maçon et se réfugièrent dans une ile écossaise, où ils retrouvèrent le grand Commandeur Georges De HARRIS et plusieurs autres frères, avec lesquels ils résolurent de continuer l'Ordre. Ils tinrent le jour de la St.Jean 1313 un chapitre dans lequel AUMONT premier du nom fut nommé grand Maître.Pour se soustraire aux persécutions, ils empruntèrent des symboles pris dans l'art de la Maçonnerie et se dénommèrent Maçons Libres. En 1361, le grand Maître du Temple transporta son siège à ABERDEEN et par la suite l'Ordre se répandit sous le voile de la Franc—Maçonnerie en Italie et en Allemagne. Beaucoup de Templiers réfugiés en Ecosse furent de plein droit reçu dans la chevalerie écossaise, héritière d'une double tradition celtique et christique. Les Chevaliers du Temple du XXIème siècle, sont un mélange de cette branche et de celle dite de LARMENIUS. Jean—Marc LARMENIUS était bien chevalier de l'Ordre, initié , mais non au faite des plus hauts arcanes du Temple. Un chapitre secret lui confia mission de maintenir une tradition templière, mais nullement la charge de reconstituer l'Ordre clandestinement. Bien que même de nos jours des Frères prétendent et se réclament toujours de la filiation templière. Jean—Marc LARMENIUS à mesure qu'il avançait dans l'âge abdiqua et transmit la charge de grand Maître à vie à François Thomas d'ALEXANDRIE. Ordre qui réapparaîtra mystérieusement cinq siècles plus tard jusque dans les années 1700, les auteurs sont en général hostiles aux Templiers condamnés comme je l'ai dit plus haut par leur vie fastueuse et dissolue, n'ayant rien à voir avec la pauvre Milice du Christ.
                                     Après 1700 on assiste à un revirement,
le monde profane estime que les Templiers ne sont pas aussi coupables que veut bien le dire le procès, procès qui a été monté de toute pièce. En les réhabilitant, on discrédite et condamne Philippe le BEL et Bertrand de GOT le pape CLEMENT V, c'est ainsi que le livre de P. DUPUY, publié en 1654 et réédité en 1685 — 1700 — 1702, d'abord hostile devient bienveillant en 1751. En 1794, le Danois MUNSTER aurait découvert dans la bibliothèque du prince CORSINI à ROME, la règle manuscrite de l'Ordre. Puis dans un meuble à double fond, on découvrit la Chartre dite de Jean—Marc larmenius, meuble que détenait un Anglais, cette Chartre portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu'en 1804. Supercherie ou réalité, elle fut soumise à beaucoup d'études, papier, encre, écriture, signatures, des doutes subsistent, c'est ainsi que nous voyons apparaitre un personnage qui a de grands appuis, le docteur Fabre PALAPRAT, grand Maître depuis le 4 Novembre 1804.Le 18 Mars 1808, une messe solennelle fut célébrée en l'église St. Paul St. Antoine en commémoration du martyre de Jacques de MOLAY, dans l'assemblée au premier rang, une centaine d'hommes portant l'habit templier, dans l'assistance des officiers d'empire et de hauts fonctionnaires de l'empire. La nef de l'église est tendue de noir et semée de croix templières. Dehors un bataillon d'infanterie, disposé devant le grand portail attend pour rendre les honneurs. C'est ainsi que le bon peuple de PARIS apprend que par le bon vouloir de l'empereur l'Ordre du Temple est ressuscité.PALAPRAT restaura officiellement l'Ordre avec la protection de NAPOLEON. Pendant tout son magistère le grand Maître B.R. Fabre PALAPRAT fit preuve d'une activité peu commune, fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l'archi chancelier COMBACERES duc de PARME. Comment B.R Fabre PALAPRAT pouvait il se prétendre être le maillon de la longue chaîne de transmission depuis Jacques de MOLAY ? Quelles preuves apportait—il ? le testament de celui—ci en faveur de Jean—Marc larmenius, une chartre de transmission appelée également " Lévitique " contresigné par les vingt quatre grands Maîtres de larmenius à Fabre PALAPRAT. L'Ordre prit un essor considérable, surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.
                                     A partir de 1810,
l'Ordre devenait une organisation cosmopolite avec la mise en place de prieurés et de commanderies à travers l'Europe. En 1811, le grand Maître Fabre PALAPRAT procéda à une vaste réforme des statuts, s'attribuant la totalité des pouvoirs du gouvernement de l'Ordre au détriment des quatre lieutenants généraux qui traditionnellement gouvernaient l'Ordre. Cette réforme ne fut pas du goût d'une partie importante des membres de l'Ordre. Il y eut un schisme pour avoir voulu établir dans l'Ordre le culte johannite. Bien des Templiers se regroupent autour du duc de CHOISEUL qui rétablit la fidélité des chevaliers à la religion catholique « attesté par document « Il fallut attendre le chapitre général de 1813 pour qu'une réconciliation générale intervienne entre les deux partis autour de la personne du nouveau grand Maître Charles Louis LEPELLETIER d'AUNAY. Au chapitre général du 27 Mars 1827, à PARIS Bernard Raymond Fabre PALAPRAT fut élu évêque patriarche de l'église johannite des chrétiens primitifs et redevient grand Maitre jusqu'à sa mort. Fabre PALAPRAT mourut le 18 Février 1838 à PARIS , sous son magistère il faut reconnaître que si l'Ordre connu des déchirements, il n'en reste pas moins qu'il prit de l'extension en France tout comme à l'étranger. Celui qui succéda à B.R.Fabre PALAPRAT est l'amiral Sidney SMITH, le vainqueur de BONAPARTE à SAINT—JEAN d'ACRE, le nouveau grand Maître continua l'oeuvre de ses illustres prédécesseurs figurant sur le Livitikon, parmi ceux—ci des grands noms Bertrand du GUESCLIN, trois ARMAGNAC, un SAULX FAVARRES, un VALOIS, le régent de France, trois BOURBON, un COSSE BRISSAC etc...
                                     en 1840 la grande Maîtrise passa au prince de CHIMAY,
qui tenta vainement des démarches auprès du saint Siège pour que soit levé l'interdit jeté sur l'Ordre. En 1840, la Milice Templière malgré ses luttes intestines n'en constituait pas moins une organisation cosmopolite importante, soixante dix huit Prieurés, quatre cent Commanderies disséminée à travers l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Sud. Vingt ans plus tard environ, il ne restait pratiquement rien de l'Ordre ressuscité par B.R. Fabre PALAPRAT documents et reliques étaient remis aux Archives Nationales. Il faut dire qu'à cette époque l'Ordre n'avait plus les appuis politiques que Fabre PALAPRAT avait eus, pourtant par décret impérial du 13 Juin 1853 de sa Majesté Impériale NAPOLEON III, empereur des Français, l'Ordre est autorisé avec ses membres à porter l'insigne de l'Ordre sur le territoire français. D'autres grands noms continueront l'Ordre, et l'entreprise de Fabre PALAPRAT voyant en LARMENIUS un successeur authentique de Jacques de MOLAY " MAILLARD de CHAMBURE, l'Abbé GREGOIRE, Josphin PELADAN, Victor E. MICHELET, René GUENON " .
Rien ne prouve à ce jour que LARMENIUS ait reçu la charge de Grand Maitre , par contre , il ne fait aucun doute qu'il à passé le reste de son existence à oeuvrer pour faire vivre le Temple.
Dans cette première partie du XXème siècle, nous voyons cette première assemblée de l'Ordre du Temple restauré huit siècles après sa première fondation se composant de neuf preux dont
Théodor COVIAS
Emile Issac VANDEMBERG
Emile BIEFFAUT
Alfred NENWURTH
Jhon FULLER
Jean MALLINGER
Emile Ferdinand Alvès GUERRAR BARON DE SAINT ANNA
Henri JONCKBLOEDT
Adrien Gaston CALLEY de St. PAUL de SURCEY.
                                     Le premier chapitre du Temple rénové se tint à Louvain le 1er Octobre 1932,
au terme de ce chapitre le Frère Emile Ferdinand Alvès Guerra Baron de SAINT ANNA sera élu grand Prieur de Belgique d'un Ordre Templier qui prendra le nom de o.s.m.t.j. (ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem). Peu de temps après ce chapitre, devant le succès rencontré dans son recrutement, les premiers dignitaires de l'O.S.M.T.J. rétabliront le Magistère Sous la forme d'une régence qui sera confiée, au F. Théodore COVIAS à BRUXELLE le 1er Octobre 1933. Peu de temps après, celui—ci sera remplacé par le F. Emile Issac VANDEMBERG le 8 Août 1934. Ce dernier sera le principal artisan du renouveau de la principal artisan du renouveau de la Milice Templière, non seulement en Belgique, mais aussi à travers l'Europe. Le 1er Octobre 1934, le conseil de régence le nomme comme président, il restera à sa fonction jusqu'en 1942. Les nazis interdisant l'Ordre et toutes sociétés maçonniques déjà dès 1937 en Allemagne. Le 23 Décembre 1942, dans un but conservatoire, le régent Issac VANDENBERG à BRUXELLE émet un décret magistral transmettant au F. Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES qui est grand Prieur du Portugal archives et pouvoirs. Ce transfert était devenu une nécessité à cette période d'occupation du fait de la répression nazi à l'encontre des sociétés traditionnelles et initiatiques en Belgique comme en France. Suite à ce transfère et peu de temps après le Prieur du Portugal se proclama régent de tout l'Ordre en deçà et au delà des mers. Par testament du 20 Août 1949, il désigna son fils Fernando Campello Pinto de SOUSA FONTES comme régent, ce qui était contraire à la règle des premiers néo—Templiers. Toutefois il faut reconnaître que de 1942 à 1960 Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES s'occupa très bien de l'Ordre des Templiers. C'est en 1945, à PARIS que l'O.S.M.T.J. apparaît avec pour grand Maître Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES, comme nous le savons il est de nationalité portugaise et membre du corps diplomatique. Cet ordre se réclame uniquement de la filiation LARMENIUS.Rapidement l'Ordre va prendre une grande notoriété en Europe et à travers le monde. A sa mort, le 15 Février 1960, Fernando de SOUSA FONTES, fils du précédent suivant le testament de son père devint régent de l'Ordre de l'O.S.M.T.J — O.S.M.T.H .



La Charte Larmenius est un faux grossier

Les techniques de datation des documents ayant considérablement évoluées au XX ème siécle , et les travaux de recherche sur les Templiers ayant connu une augmentation tant sur la quantité que sur la qualité . Nous ne pouvons que reconsidérer la théorie "LARMENIUS". En effet , de nos jours les historiens s'accordent tous à reconnaitre comme des faux les documents ayant été produit pour restaurer l'Ordre.

Voila ce que nous livre Alain Demurger en Avant Propos de son livre "Les Templiers Chevalerie Chrétienne de 2005"
Les templiers sont parmi nous , L’Énigme de Gisors , Le Secret des templiers , etc. Avant tout le monde , les templiers auraient découvert l’Amérique ils ont bâti les grandes cathédrales ils ont été les « banquiers de l’Occident » – et j’en passe ! La bibliographie du Temple est surabondante , mais scientifiquement douteuse. Le Temple alimente , avec les cathares et Jeanne d’Arc , l’un des filons inépuisables de la pseudo-Histoire , celle qui n’a pour but que d’offrir à des lecteurs avides leur ration de mystères et de secrets. Il y a l’histoire de l’ordre du Temple et il y a son mythe , sa légende. L’historien ne s’occupe pas seulement du réel il s’occupe aussi du faux lorsqu’on l’a cru vrai il s’occupe aussi de l’imaginaire et du rêve. Sans les confondre : l’Histoire , le mythe , l’histoire du mythe. L’ordre du Temple , à la différence de son contemporain l’ordre des hospitaliers de Saint- Jean de Jérusalem , n’a pas cherché à s’inventer une origine lointaine et prestigieuse. Tout au plus certains de ses membres ont-ils pensé que saint Bernard était leur fondateur , ce qui n’est pas vrai mais aurait pu l’être. Mais la postérité s’est bien rattrapée ! Le mythe templier , c’est la survie , secrète , de l’ordre après sa suppression en 1312. Il aurait survécu , clandestin , dans la franc-maçonnerie qui , d’opérative au Moyen Âge , est devenue spéculative à l’époque moderne. Un chevalier écossais catholique vivant en France , Ramsey , a voulu établir , vers 1736 , une filiation entre la franc-maçonnerie et la croisade. La maçonnerie aurait eu accès à la sagesse antique des constructeurs du Temple de Salomon par l’intermédiaire des croisés. Ramsey , remarquons-le bien , ne parlait pas de l’ordre du Temple. Vers 1760 , certaines loges maçonniques allemandes , en désaccord avec l’égalitarisme et le rationalisme de la maçonnerie originelle , introduisent une hiérarchie de grades , la subordination , l’ésotérisme , les rites initiatiques dans la maçonnerie. Une fois de plus on a recours à l’Histoire : non plus seulement la croisade en général , mais l’ordre du Temple , dont la maison à Jérusalem était , croyait-on , l’ancien Temple de Salomon (ce n’était que le palais) et comme le Temple avait disparu , on pouvait , sans craindre d’être contredit , lui faire endosser bien des choses ! Avec la Révolution française les milieux contre-révolutionnaires vont développer l’idée d’un complot maçonnique contre l’ordre établi et là aussi la filiation avec les templiers tombe à pic : n’ont-ils pas comploté avec l’islam1 contre la religion catholique , contre la monarchie ? Philippe le Bel ne les en a-t-il pas justement punis ? Les templiers deviennent ainsi chez l’abbé Barruel (Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme) les destructeurs de l’ordre social et politique , et les maçons en sont leurs continuateurs. Pour l’orientaliste autrichien Josef von Hammer-Purgstall , ils sont un jalon dans une longue chaîne de conspirations conduites par des sectes secrètes anti-chrétiennes dont on trouve l’origine chez les gnostiques de l’Antiquité tardive. Mais la maçonnerie du XIXe siècle va se débarrasser de ses oripeaux templiers. C’est d’elle cependant , du moins d’une de ses loges parisiennes , que sort , au tout début du XIXe siècle , le courant néotemplariste : en 1804 le docteur Ledru et quelques-uns de ses amis font resurgir un ordre du Temple dont Bernard-Raymond Fabré-Pellaprat devient grand maître. Le docteur Ledru produit une charte de transmission – un faux grossier dont il est peut-être l’auteur – selon laquelle Jacques de Molay , peu avant sa mort , aurait transmis ses pouvoirs à un nommé Jean-Marc Larménius (l’Arménien ?). Celui-ci aurait mis par écrit cette transmission en 1323. Depuis lors il y aurait eu une succession ininterrompue de grands maîtres jusqu’en 1804 et Fabré-Pellaprat. Ce courant néotemplariste s’est ensuite séparé de la maçonnerie et divisé en multiples groupes , sectes et sociétés secrètes. Il y a donc dans le monde d’aujourd’hui de nombreux groupes et sectes se réclamant du Temple. Celui-ci a le dos suffisamment large pour supporter ces héritages contradictoires. Que , de nos jours , une secte se proclame héritière spirituelle du Temple est un fait de mentalité qui concerne en premier lieu l’historien et le sociologue du monde contemporain. Que l’on rêve d’une filiation ne signifie pas qu’elle existe. Mais l’Histoire dont on rêve fait aussi partie du « territoire de l’historien ». Elle ne concerne pas directement l’historien du Temple médiéval c’est le domaine de l’historien de la maçonnerie, de l’historien du monde des sectes , du sociologue et des sciences humaines en général. Désolé pour les amateurs de mystère et d’ésotérisme ! Ceci est un livre d’historien , qui raconte et essaye d’expliquer la naissance , le développement et la mort d’une création originale de la chrétienté médiévale : l’ordre religieux-militaire , dont le Temple fut le premier exemple et le modèle. Créé en 1120 par quelques chevaliers installés à Jérusalem pour incarner durablement les idéaux de la croisade , l’ordre du Temple s’est développé dans tout l’Occident , qui a constitué sa base arrière nourricière : les hommes , les ressources et les revenus de cet « arrière » lui permettaient d’accomplir ses missions sur le « front » : la Terre sainte , l’Espagne de la Reconquista , soit les terrains d’affrontement mais aussi de coexistence avec l’islam. Riche (mais pas autant qu’on l’a cru , même de son temps) , puissant (mais beaucoup moins qu’on le dit , surtout de nos jours dans les visites guidées !) , il a mené jusqu’au bout son combat pour Jérusalem , même après la chute d’Acre en 1291. Il est supprimé en 1312 , victime d’un procès fabriqué par les soins du roi de France Philippe le Bel et de ses conseillers , dont Guillaume de Nogaret. Trop souvent l’histoire de l’ordre du Temple se réduit à l’histoire de son procès et lorsqu’il envisage l’ensemble de son histoire , l’historien , connaissant la fin , est enclin à la présenter à travers le procès. Or ce procès n’est pas l’aboutissement logique et inévitable de l’histoire des templiers. Ils ont été critiqués de leur temps , mais ni plus ni moins que les hospitaliers , les cisterciens ou les ordres mendiants. L’histoire du Temple doit s’inscrire dans son contexte. Il faut la comparer avec l’histoire des autres ordres. Il faut aussi sortir de France , car le Temple est un ordre international. Cet environnement est particulièrement important pour comprendre les enjeux du procès. Jacques II d’Aragon , Fernand IV de Castille , Denis de Portugal , Édouard II d’Angleterre , Rinaldo da Concorezzo , archevêque de Ravenne , Guillaume de Rocabert , archevêque de Tarragone et frère d’un templier , ont , autant que le pape Clément V et Guillaume de Nogaret , droit à la parole. Même si – et surtout parce que – c’est une parole différente.


Ainsi donc , l'OSMCS de par la filiation de son Grand Prieur avec la lignée DE CREQUY (entre autre) serait la seule filiation prouvée et valable pour restaurer l'Ordre des Templiers.

Les Fondamentaux Templiers de nos jours

Perpétuer les nobles traditions de l'ancienne Chevalerie.
Défendre les libertés acquises, promouvoir les réformes nécessaires, pratiquer des oeuvres de bienfaisance et de charité.
Hier comme aujourd'hui le Templier est un homme :
— Qui a la FOI en Jésus-Christ et aime et aide son prochain comme lui meme .
— Qui s'impose avec douceur .
— Qui est moralement fort en restant humble .
— Qui est un exemple social et un honnête homme .

Les Commandements du Templier moderne

Commence par t'améliorer toi-même avant de prétendre améliorer les autres et le monde autour de toi.
Souviens-toi de l'exemple des anciens Templiers et des principes de notre Charte.
Combats sans relâche pour les Droits de la personne Humaine et la défense des plus faibles et des opprimés.
Conforme ta vie à tes convictions profondes, sans hypocrisie et en respectant toujours les convictions d'autrui.
Sois toujours franc dans tes propos, loyal dans ta conduite.
Sois toujours fidèle à tes engagements et honore la parole que tu as donnée.
Ne chéris vraiment rien autant que la spiritualité, la fraternité, l'amitié.
Préfère toujours le dialogue et la concertation à l'affrontement et à la guerre.
Affronte avec courage toutes les difficultés auxquelles tu es confronté, sachant que tu trouveras en toi-même et dans ces principes élevés la force nécessaire pour traverser les épreuves.
N'oublie jamais que tes droits fondamentaux et ta liberté s'arrêtent là où commencent ceux d'autrui.
N'oublie jamais que la valeur d'un être humain repose dans ce qu'il est vraiment, non dans ce qu'il possède ou paraît être.

Vous désirez nous rejoindre ?

cliquez ci dessous SVP et vous connaitrez les conditions requises pour devenir Chevalier de l'OSMCS.

Devenir Templier