Ordres Militaires et Religieux

Les Templiers : de leur création à leur extermination !

1099 (15 juillet) Prise de Jérusalem par les croisés. Fondation des États latins d’Orient.
1101 Le patriarche de Jérusalem crée une confrérie de chevaliers laïcs destinée à assurer la défense du Saint-Sépulcre et la place sous la tutelle du prieur de ces chanoines .
1114 Hugues de Payns et huit chevaliers , entrent au service des chanoines du Saint-Sépulcre de Jérusalem afin de défendre et protéger les pèlerins visitant les Lieux saints.
1118 Hugues de Payns et Geoffroi de Saint-Omer s’émancipent de la tutelle des chanoines du Saint-Sépulcre et fondent la milice des Pauvres chevaliers du Christ.
1118 Mort de Godefroy de Bouillon.
1119 Couronnement de Baudouin, roi de Jérusalem.
1120 (23 janvier) Assemblée/concile de Naplouse. Fondation de l’ordre du temple. Hugues de Payns, élu maître par les autres chevaliers , reçoit du roi Baudouin II sa résidence près du « Temple de Salomon » comme maison mère ou quartier général. Sa confrérie passe de l’obédience au prieur du Saint-Sépulcre à celle du patriarche latin de Jérusalem.
1125 Le comte de Champagne Hugues rejoint les Templiers. Il mourra à Jérusalem peu après 1130.
1126-1129 Lettre de Hugues de Payns aux Chevaliers du Christ et retour en Occident pour trouver des soutiens financiers. De laude novae militiae de Bernard de Clairvaux.
1127 le 31 octobre Fondation de la commanderie de Payns par Hugues de Payns.
1127 (31 octobre) Fondation de la commanderie de Barbonne par le comte Thibaud II.
1127 Fondation des Commanderies Flamandes par Geoffroy de Saint Omer. La Flandre se couvre , en l'espace de quelques jours de quatre commanderies : Ypres , Cassel , Saint-Omer et Bas Warneton. Il faudra attendre 1131 pour voir apparaître celle de La Haie les Lille , Slijpe et Leffinghe . En trois ans sept commanderies sortiront de terre sur le sol flamand. Ypres restera néanmoins la Commanderie mère.
1129 Fondation de la commanderie de Troyes , suite à des donations de Raoul le Gras dit Crassus ou Poderosus ( une terre aux portes de la ville , une Grange , la terre de Preize , vignes , prés et tous animaux s'y trouvant le jour de son décès ).
1129 (13 janvier) Concile de Troyes. Approbation et rédaction de la Règle du Temple. Grâce à Bernard de Clairvaux le Temple officialise sa mission en Orient.
1129 (5 décembre) Baudouin II , roi de Jérusalem doit lever le siège de Damas.
1132 Fondation de la commanderie de La Neuville par Hugues de Payns. Grâce à des terres et une maison données par l'évêque Elbert de Châlons sur Marne . Rapidement d'autres donations agrandissent la commanderie : une maison rue Dampierre , deux au Bouchon de la Valette , une encore aux Ormes , au pré Huyas , à Paradis et à la Grande Chenevière , au Noyer le Chat , à la Saulaie la Guide .
1134 Geoffroi Ier , évêque de Châlons , donne aux frères de La Neuville tous les foulons à draps de la ville de Châlons .
1135 (mai) Concile de Pise. Le pape Innocent II présente à l’assemblée le nouvel ordre et donne aux Templiers une Liste des fêtes et jeûnes à observer.
1136 (24 mai) Mort d’Hugues de Payns. Robert de Craon , 2 ème maître du Temple.
1139 Bulle Omne datum optimum. L’ordre du Temple , soustrait à l’autorité des évêques , relève directement du Pape.
1143 Fondation de la commanderie de Mesnil-Saint-Loup à partir d'un don du dénommé 'Drogon Strabo' aux Templiers de Coulours. Sur une charte datée de 1207-1208 il y est mentionné un don aux Templiers de Mesnil-Saint-Loup et des droits sur un moulin situé à Provins. Elle fut détruite au début du XVème siècle
1143 Baudouin III , roi de Jérusalem. Malgré un début de règne difficile (perte de la ville d'Édesse , échec de la seconde croisade) , suivi de l'unification de la Syrie musulmane , il résistera à la poussée zengide , obligeant Nur ad-Din à la défensive , il conclura aussi une alliance avec Byzance , donnant aux établissements croisés en Orient les moyens de résister à la contre-offensive Musulmane.
1146 (27 avril) Prédication de la Deuxième Croisade par Saint Bernard à Vézelay.
1147 (13 janvier) Mort de Robert de Craon. Evrard des Barres 3 ème maître du Temple.
1147 (28 avril) Première mention d’un chapitre général. La forteresse de Kalaat-Rawaah en Espagne est prise aux Musulmans et confiée aux Templiers.
1147 (27 avril) Paris, chapitre général de l’ordre du Temple en présence du pape Eugène III.
1148 Eugène III fixe définitivement l’habit des chevaliers du Temple et leur donne la croix rouge.
1149 Attaque d’Ascalon et donation de Gaza aux Templiers.
1150 Echec de la II ème croisade – Construction de Gaza.
1151 (mai juin) Evrard des Barres démissionne et se retire à Clairvaux. Bernard de Tremblay 4e maître du Temple.
1153 (16 août) Quarante Templiers , dont le grand maître Bernard de Tremblay , sont tués au siège d’Ascalon.
1154 Mort d’Evrard II. (17 octobre) André de Montbard , 6 ème maître du Temple.
1156 Traité de Baudouin , roi de Jérusalem avec les Pisans. Bataille du lac Méron. Le Maître du Temple est fait prisonnier.
1157-1158 Fondation de la commanderie de Coulours .
1159 Le comte Henri le Libéral assigne aux Templiers 24 livres de provinois sur le tonlieu des foires de Troyes.
1162 Amaury Roi de Jérusalem .
1163 Expédition d’Amaury contre les Fatimides du Caire. Traité avec le Sultan et mise en défense d’Antioche.
1164 Perte d’Arin et de Belvias.
1167 Livraison de la forteresse de Belvias aux Musulmans.
1169 (2 janvier) Mort de Bertrand de Blanquefort. Philippe de Milly ou de Naplouse , 8 ème Maître du Temple.
1171 (3 avril) Philippe de Milly démissionne. Eudes de Saint-Amand. 9 ème Maître du Temple.
1172 Ambassade des Ismaéliens auprès du roi de Jérusalem. Assassinat des ambassadeurs par des frères du Temple.
1173 Fondation de la commanderie de Coulommiers sur des terres offertes par Henri , comte de Troyes en Champagne. Elle est mentionnée dans un acte de confirmation de donation du comte Henri écrit à une date comprise entre le 8 avril 1173 et le 23 mars 1174.
1174 Baudouin IV , roi de Jérusalem. Saladin assiège Alep.
1176 Deuxième siège d’Alep par Saladin.
1177 Victoire de Baudouin IV le Lépreux et des Templiers à Montgisard.
1178 Construction de la forteresse du Gué Jacob. Malgré les réticences du Roi lépreux , qui y voyait une violation de l’accord passé avec Saladin , les Templiers persistèrent dans leur entreprise . Plutôt que de susciter un affrontement direct avec le puissant Ordre Templier , le jeune roi préféra se transporter sur les lieux en novembre 1178 , accompagné d’une forte escorte , de façon à s’interposer en cas d’attaque ayyoubide. Il prit finalement sa part dans la construction de l’ouvrage . Ce Chastelet dont la taille des pierres utilisées pour élever les courtines défraya les chroniques… Saladin , absorbé à la même époque par le règlement d’une affaire intérieure dans la Bekaa , ne put intervenir à temps et empêcher les travaux , si bien que les tâcherons francs ne furent inquiétés que par de sporadiques incursions bédouines. Vers la fin du mois de mars 1179 , après six mois de travaux forcenés , le Chastelet du Gué de Jacob était enfin terminé et sa garde en fut naturellement confiée aux Templiers , à qui revenait l’initiative de sa construction.
1179 Prise du Gué Jacob par Saladin. Saladin se résolut à assiéger la place le 27 mai 1179 , mais , ayant sous-estimé la puissance de la toute nouvelle forteresse , ses armées se heurtèrent à une farouche résistance de la part de la garnison. Les assaillants se découragèrent et levèrent finalement le siège lorsqu’un chevalier nommé Rénier de Maron , réussit à abattre d’une flèche l’un des principaux émirs de l’armée sarrasine…
Quelques mois plus tard , exploitant sa récente victoire contre les Francs à Marj’ Ayun , Saladin revint au Chastelet le 24 août 1179 .Le sultan préféra donner l’assaut séance tenante plutôt que de mener un siège en règle . Le temps lui était compté car une armée de secours se réunissait à Tabarie sous la férule du Roi Baudouin. Le combat fut acharné et les Musulmans parvinrent à s’emparer des ouvrages avancés du château. Les Templiers se replièrent alors dans l’enceinte de la forteresse , attendant les secours promis. Le lendemain matin , une sape fut entreprise sous une grosse tour de l’enceinte à la tombée du jour , on mit le feu aux étais , en vain , tant le mur était épais. Saladin décida de faire approfondir la mine , et trois jours plus tard le 28 août au soir , une nouvelle sape s'enfammait. Dans la nuit , la muraille s’effondrait finalement , au milieu d’un brasier tel , qu’il gagna la forteresse. Les chroniques arabes rapportent que la garnison entretenaient de grands feux derrière chaque porte de la forteresse de façon à se prémunir d’une attaque surprise. La déflagration fut telle que le souffle attisa et rabattit ces feux vers l’intérieur du château à une vitesse stupéfiante… Une partie de la garnison périt d’ailleurs dans l’incendie , tandis que le reste résista tant bien que mal la nuit durant , à la lueur des flammes. Au petit jour , le sénéchal du Temple préféra , devant ce désastre se jeter dans les flammes… Les sept cent prisonniers Francs furent tous décapités ! Saladin ordonna la destruction immédiate et complète du château , malgré la puanteur des corps calcinés des Templiers jonchant le sol… Une épidémie se déclara dix jours après cette bataille dans les rangs Musulmans. Dix émirs trouvèrent la mort. Baudouin , du haut des murs de Tibériade aperçu le ciel se noircir des fumées de l’incendie du Chastelet , mais il laissa faire Saladin sans broncher. On ne soulignera jamais assez l’importance de la destruction de cette forteresse pour les Francs .Au delà des pertes humaines et matérielles , cet épisode marqua un tournant dans le rapport de force entre Saladin et le royaume de Jérusalem , en témoigne la trêve de deux ans signée peu après , où , pour la première fois , les Francs n’imposèrent aucune condition. Le processus menant à la défaite de Hattin était enclanché …
1181 Mort d’Eudes de Saint-Amand. Arnaud de Tour Rouge , 10 ème maître du Temple.
1183 Désastre de Séphonie.
1184 (30 septembre) Mort d’Arnaud de Tour Rouge à Vérone. Gérard de Ridefort , 11 ème Maître du Temple.
1185 Fondation de la commanderie de Maucourt (auj. Vitry-le-François).
1185 Mort de Baudouin IV.
1186 Coup d’Etat de Guy de Lusignan.
1187 (4 juillet) Perte de Tibériade , Acre est donné en échange. Bataille de Hattin. Tous les Templiers capturés sont exécutés par Saladin qui s’empare de Jérusalem le 2 octobre suivant.
1188 Perte de Gaza.
1189 Mort de Gérard de Ridefort au siège d’Acre. Robert de Sablé, 12 ème Maître du Temple.
1191 Fondation de la commanderie de Sancey (auj. Saint-Julien-les-Villas).
1191 (12 juillet) Prise d’Acre par l’armée de la Troisième croisade. Le comte Henri II interdit aux Templiers d’acquérir des forteresses en Champagne.
1192 Conrad de Montferrat est assassiné. Les Templiers vendent Chypre à Guy de Lusignan , qu’ils avaient reçu l’année d'avant de Richard Coeur de Lion.
1193 (13 janvier) Mort de Robert de Sablé. Gilbert Erail , 13 ème Maître du Temple.
1194 Exemption du Temple par Célestin III.
1194 Fondation de la commanderie de Soigny .
1195 Yacoub ben Yousef débarque à Algésiras et entame la conquête de la péninsule Ibérique.
1196 Fondation de la commanderie de Cérès-les-Montceaux (auj. Montceaux-les-Vaudes) .
1196 L’ordre de Saint-Sauveur de Montréal est affilié au Temple; dans le royaume d’Aragon , c’est la fin de cet ordre. Trêve de cinq ans signée entre le roi d’Angleterre et Saladin le Maître du Temple participe.
1197 Fondation de la commanderie de Perchois (auj. Saint-Phal).
1198 Acre. Fondation de l’ordre des Teutoniques .
1198 Almançor débarque à Tarifa et continue la conquête de la Péninsule ibérique.
1200 (20 décembre) Mort de Gilbert Erail. Philippe du Plaissiez , 14 ème Maître du Temple.
1203 Fondation de la commanderie de Chevru .
1204 Nouvelle trêve de six ans avec les musulmans. Prise de Constantinople.
1205 Mort d’Amaury de Lusignan, un conseil de régence est créé pour le royaume de Jérusalem.
1208 Le maître du Temple propose aux maîtres de l’Hôpital et des Teutoniques une trêve de cinq ans avec les musulmans.
1209 Fondation des commanderies de Tréfols et de Villiers-les-Verrières (auj. Verrières) .
1209 (12 novembre) Mort de Philippe du Plaissiez.
1210 (début de l’année) Guillaume de Chartres , 15 ème Maître du Temple. (octobre) Al-MU’AZZAM dévaste la banlieue d’Acre. Siège de Salvatierra en Espagne.
1211 Gautier de Montbéliard pille le rivage de Damiette. L’évêque de Ségovie demande au pape la bulle de croisade pour l’Espagne. 1212 Bataille de Las Navas de Tolosa en Espagne.
1215 II ème concile de Latran.
1216 (16 juillet) Mort d’Innocent III, le pape du Temple.
1217 Début de la V ème croisade.
1218 (9 mai) Une partie des croisés s’engage à l’embouchure du Nil avec la flotte du Temple.
1218 (20 mai) Combat naval contre les Egyptiens est gagné par les Francs.
1218 (24 août) Prise de la Tour de Cosbaine.
1218 (26 août) Mort de Guillaume de Chartres. (septembre) Pierre de Montaigu, 16 ème Maître du Temple.
1219 Fondation de la commanderie de Vallée (auj. Bercenay-en-Othe) Guillaume de Chartres , grand maître de l’ordre du Temple , est tué à l’issue de la prise de Damiette par les croisés.
1220 Invasion mongole.
1221 (printemps) Offre de paix par le sultan d’Egypte.
1228 Le comte Thibaud IV soumet l’ordre du Temple au paiement de la mainmorte sur l’ensemble de ses fiefs. Refus des Templiers.
1228 Frédéric II part pour la croisade. Le parti guelfe s’installe en Italie. Les Cortes de Barcelone confient aux Templiers d’Aragon l’expédition sur les Baléares.
1229 Fondation de la commanderie de Passy .
1229 1229 (17 mars) Frédéric II entre à Jérusalem.
1229 (21 mars) Négociation de l’empereur avec les musulmans. Traité de Jaffa.
1229 (1 er mai) Départ de Frédéric II de Terre sainte.
1230 Vengeance de Frédéric II contre les Templiers par la calomnie.
1232 Mort de Pierre de Montaigu. Armand de Périgord, 17 ème Maître du Temple. Alliance de Frédéric II avec le sultan Al-Kamül. Annexion des Baléares à la Couronne d’Aragon.
1233 Concorde entre les Maîtres du Temple et de l’Hospital.
1233 Fondation de la commanderie de Fresnoy .
1236 Ibiza devient Espagnole.
1239 Nouvelle Croisade demandée par Grégoire IX.
1241 Invasion mongole sur la Terre sainte. Traité de Damas.
1242 Conquête du royaume de Valencia.
1243 Conquête du royaume de Murcia.
1244 Louis IX, roi de France, se croise.
1244 (20 octobre) Mort d’Armand de Périgord. Guillaume de Sonnac. 18 ème Maître du Temple.
1244 (17 octobre) Défaite de la Forbie. 312 Templiers et le grand maître, Armand de Périgord , sont tués. Jérusalem est à jamais perdu.
1245 (juillet) Concile de Lyon.
1248 Louis IX s’embarque pour la croisade.
1248 (décembre) Le roi de France reçoit l’ambassade du Grand-Mongol.
1250 (5 avril) Défaite de La Mansourah , suite à une charge inconsidérée des Templiers , provoquée par le comte Robert d’Artois. Saint Louis est fait prisonnier , 280 Templiers sont tués.
1252 (mars) Louis IX signe une trêve de quinze ans avec les Egyptiens.
1253 Attaque et fortification de Sidon.
1255 Règlement du conflit entre les comtes de Champagne et l’ordre du Temple au sujet de la mainmorte.
1256 Ravages des Mongols.
1260 Acquisition des places de Sayette et Beaufort.
1265 (27 février) Prise de Césarée par les musulmans. (26 avril) Prise d’Arsuf, par les musulmans.
1266 Perte de Saphet.
1268 Perte de Jaffa , Beaufort. Banyus , Antioche. Gastein.
1273 (25 mars) Mort de Thomas Beraud. Guillaume de Beaujeu , 21 ème Maître du Temple.
1275 Concile de Lyon auquel assiste le Maître du Temple et plusieurs maitres d’écoles militaires.
1278 Nouvelle trêve avec les musulmans.
1284 (16 août) Mariage de la comtesse Jeanne de Navarre avec le futur Philippe IV le Bel .
1285 Tripoli accepte la protection des Mameluks.
1291 Thomas Gaudin , 22 ème Maître du Temple.
1291 (28 mai) Chute d’Acre et fin des Etats latins d’Orient. Mort à Acre du grand maître Guillaume de Beaujeu le 18 mai. Les Templiers évacuent leur forteresse de Château-Pèlerin pour l’île de Chypre (12 août).
1292 Retour en France des Templiers survivants.
1292 (16 avril) Mort de Thibaud Gaudin. Jacques de Molay 23 ème Maitre du Temple.
1292 Chapitre général de Montpellier.
1293 Election de Jacques de Molay comme grand maître de l’ordre du Temple.
1296 Jacques de Molay prend parti pour Boniface VIII dans le conflit qui l’oppose à Philippe le Bel.
1302 Concile de Rome. Bulle Unam Sanctam contre Philippe le Bel.
1305 Les Templiers sont dénoncés au roi d’Aragon et à Philippe le Bel. Election de Clément V.
1306 Philippe le Bel confisque les biens des juifs. Le roi de France se réfugie au Temple pendant une émeute.
1307 Ouverture d’une enquête sur les Templiers par Clément V. sur la demande de Jacques de Molay.
1307 (12 octobre) Jacques de Molay assiste aux obsèques de Charles de Valois.
1307 (13 octobre) A l’aube , les Templiers de France sont arrêtés.
1307 (25 octobre) Aveux de Jacques de Molay.
1307 (27 octobre) Protestation de Clément V contre les inquisiteurs.
1307 (17 novembre) Bulle de Clément V ordonnant l’arrestation de tous les Templiers du monde.
1308 Les inquisiteurs sont cassés de leur pouvoir par le pape , au scandale de Philippe le Bel.
1308 (10-20 mai) Etats généraux de Tours.
1308 (l7-20 août) Les Templiers , envoyés à Poitiers pour rencontrer Clément V. sont arrêtés à Chinon et questionnés par Nogaret.
1308 (12 août) Bulle Faciens misericordiam du pape Clément V ordonnant la mise en place de commissions d’enquête dans l’affaire de l’ordre du Temple.
1309 (août) Deuxième série d’interrogatoires.
1310 Philippe, impose Philippe de Marigny comme archevêque de Sens, il fait brûler cinquante-quatre templiers devant l’abbaye Saint-Antoine de Paris. (juillet) Interrogatoire de Castille. (octobre) Interrogatoire de Florence. Pendant cette même année , déroulement des conciles régionaux de Mayence , Rouen , York , Lisbonne , Tarragona , Salamanca , Medina del Campo.
1310 (12 mai) Bûcher de 54 Templiers à Paris.
1311 (5 juin) Fin du deuxième interrogatoire Concile de Canterbury Londres.
1311 (16 octobre) Ouverture du concile de Vienne chargé de juger l’ordre du Temple.
1312 (22 mars) Bulle Vox in excelso. Le pape Clément V abolit l’ordre du Temple.
1312 (2 mai) Bulle Ad providam : Clément V attribue les biens des Templiers Français aux Hospitaliers.
1313 (décembre) Procès de Jacques de Molay.
1314 (18 mars) Jacques de Molay , dernier grand maître de l’ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay , commandeur de Normandie , sont brûlés sur l’île aux Juifs à Paris , après s’être rétractés de leurs aveux.
1317 (10 juin) Fondation de l’ordre de Montesa en Aragon.
1319 (19 mars) Fondation de l’Ordre du Christ du Portugal. Ces deux Ordres sont les seuls à prétendre être les successeurs de l’Ordre du Temple.

Ordres Militaires

Ordres en Terre Sainte

les templiers Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem établi comme ordre religieux hospitalier par le pape Pascal II en 1113, devenu aussi un ordre militaire en 1137 mais reconnu en 1187 et confirmé comme tel en 1205. Après la perte de la Terre Sainte, l'Ordre se replie sur Chypre avant de conquérir Rhodes et de devenir un ordre souverain. Chassé de Rhodes, l'Ordre prend possession de l'archipel maltais. L'ordre perd son identité après l'expulsion de Malte, en 1798.
Ordre du Temple anciennement Pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon, c'est le premier ordre militaire reconnu par le pape, le 13 janvier 1129. Il fut supprimé par le roi de France le 22 mars 1312, après un procès en hérésie .
Ordre de Sainte-Marie des Teutoniques reconnu ordre hospitalier en 1191, réorganisé en ordre militaire en 1192, il est reconnu comme tel en 1198. Après la perte de la Terre Sainte, l'ordre se reconstitue en Prusse Orientale pour quelques siècles.

Pseudos Ordres militaires

les templiers Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem fondé en 1114, il n'y a à ce jour aucune preuve que l'Ordre ait été reconnu par Rome comme un ordre militaire , il avait en revanche la charge d'assurer la protection des lieux saints à travers tous les états latins d'Orient.Ordre armé serait plus conforme à la réalité.
Ordre de Saint-Thomas d'Acre fondé en 1237, il n'est pas certain que l'Ordre ait été reconnu par Rome comme un ordre militaire. L'ordre, prétendument fondé par Richard Cœur de Lion, rassemblait jusqu'au début du xiiie siècle des chanoines qui se consacraient au soin des pauvres et des malades, particulièrement parmi les pèlerins anglais. L'ordre était dédié à saint Thomas Becket. Il fut réformé par Pierre des Roches, évêque de Westminster, lors de son passage en Terre Sainte en 1220. Il le transforma en ordre religieux-militaire sur le modèle des chevaliers Teutoniques, dont il adopta la règle. Peu de temps après sa réforme, l'ordre connut des problèmes financiers importants et sa maison de Londres, la deuxième en importance après celle d'Acre, fut cédée aux Templiers.
Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem devenu ordre hospitalier en 1255, il n'est pas reconnu par Rome comme un ordre militaire. Les historiens ne disposent d'aucun document permettant de décrire la création de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem. En 1099, les croisées de Godefroy de Bouillon s'emparent de Jérusalem. S'il est fait alors mention des Hospitaliers de Saint-Jean, à qui Godefroy de Bouillon fait don de terre pour avoir soigné les croisés, il n'est toujours pas fait état des hospitaliers de Saint-Lazare.La première mention de l'ordre de Saint-Lazare trouvée dans des sources date de 1142. La tradition veut que l'hôpital de Saint-Lazare se trouve à l'extérieur de Jérusalem comme d'ailleurs tous les lazarets (mot dérivé de Lazare pour désigner les léproseries) l'étaient à cette époque. Cet hôpital serait alors desservi par des moines régis par la règle de saint Basile le Grand sous la juridiction du patriarche grec-melkite de Jérusalem.À l’origine, et c’était là leur particularité, seuls des lépreux étaient membres de l’Ordre : les lépreux prenaient soin des lépreux. De là vient leur nom de « Lazarites » par référence au « Lazare » de l’Évangile, un mendiant lépreux. Les membres des autres ordres de Terre sainte (les Hospitaliers, Templiers et Teutoniques), atteints de la lèpre devaient quitter leur ordre pour intégrer celui de Saint-Lazare. L'ordre de Saint-Lazare crée des lazarets en Terre sainte et aussi en Europe. Il disparaît en 1830 puis , "renaît" au XXème siècle

Ordres Prussiens

les templiers Ordre de Sainte-Marie des Teutoniques reconnu ordre hospitalier en 1191, réorganisé en ordre militaire en 1192, il est reconnu comme tel en 1198. Après la perte de la Terre Sainte, l'ordre se reconstitue en Prusse Orientale ou il perdure quelques siècles.
Chevaliers Porte-Glaive fondés en 1202 reconnu par le pape en 1204 (fusionne avec les Teutoniques en 1237). L'ordre , déjà maître d'une partie de la Livonie, entreprit en 1216 la conquête de l'Estonie, qu'il soumit entièrement en 1223. Albert, évêque de Riga (ou Prince-Évêque de Livonie), fonda cette confrérie pour l'aider à convertir les païens de Courlande, de Livonie, du Zemgale et de Latgalie le long du golfe de Riga, mais bien vite l'ordre eut tendance à ignorer la suzeraineté des évêques. Il s'appela d'abord Ordre des Frères de l'armée du Christ. Le premier grand-maître fut Winno de Rohrbach. En 1218, Albert demanda de l'aide au roi du Danemark Valdemar II, mais Valdemar préféra traiter avec la confrérie et conquit le Nord de l'Estonie.
les templiers Ordre de Dobrin (Bracia Dobrzyńscy) fondé en 1228 (fusionne avec les Teutoniques en 1235). En 1228, l’année où l’ordre fut reconnu par le pape Grégoire IX, le duc Conrad Ier lui cède la ville de Dobrin (en polonais Dobrzyń nad Wisłą) ainsi que le territoire autour de cette ville faisant frontière avec la Prusse. L’ordre de Dobrzyń a été le seul ordre militaire jamais créé en Pologne. Au début, il était composé d’une quinzaine de chevaliers, venus de Basse-Saxe et du Mecklembourg, commandés par maître Brunon. Par suite de leur trop petit nombre (l’effectif n’a jamais dépassé 35 chevaliers) et de leur manque d’efficacité contre les Vieux prussiens, la majorité des membres a rejoint l’ordre Teutonique vers 1235, avec la bénédiction papale. En 1237, Conrad de Mazovie a envoyé les chevaliers restants à Drohiczyn, pour renforcer cet avant-poste. La dernière mention des Frères de Dobrzyń date de 1240, quand Daniel de Galicie s’est emparé de Drohiczyn.

Ordres de la Reconquista

les templiers Ordre de Calatrava fondé en 1158 (aujourd’hui ordre honorifique espagnol mais des religieuses comendadoras (dames commandeurs) vivent encore dans deux couvents, à Madrid et à Burgos). Au milieu du XIIème siècle, la plaine du Campo de Calatrava est le théâtre de batailles incessantes entre chrétiens et musulmans. À la suite de la Bataille de Las Navas de Tolosa (1212) où prirent part les moines guerriers, ces derniers firent construire Calatrava la Nueva entre 1213 et 1217 par des prisonniers de guerre . En 1147, le roi de Castille, Alphonse VII l'empereur reconquiert la forteresse musulmane de Qal’at Rabah (en espagnol : Calatrava), bâtie au bord du fleuve Guadiana, et la confie aux Templiers. Dix ans plus tard, incapables de la défendre face à l'offensive des Almohades, les Templiers renoncent et la remettent à son successeur Sanche III. Face à une situation critique, en particulier pour la ville de Tolède, ce dernier réunit ses conseillers et ses proches et offre la forteresse à celui qui se sentirait capable de la défendre. À la surprise et sous les moqueries des présents, Raymond, abbé du monastère cistercien de Santa María la Real de Fitero, en Navarre, petite-fille de l'abbaye de Morimond, relève le défi. Conseillé par Diego Velázquez, un ancien guerrier devenu moine, il y installe quelques chevaliers le 1er janvier 1158. À eux deux, et avec l'aide de l'abbaye de Fitero, ils arrivent à constituer une armée de vingt mille moines-soldats. Les Musulmans refusent la bataille et se retirent plus au sud. La communauté mise en place pour la défense de la forteresse est érigée en ordre militaire par une bulle du pape Alexandre III en date du 14 septembre 1164.
les templiers Ordre d'Aviz fondé en 1167 (aujourd’hui ordre honorifique portugais qui récompense les mérites militaires). La Milice des Frères d'Évora est née en 1176, date à laquelle le roi Alphonse Ier, qui a repris la ville éponyme aux Maures en 1165, leur confie la forteresse de Coruche, ainsi que des biens dans la ville de Santarém1. Le second roi de Portugal Sanche Ier leur confie la défense des châteaux de Juromenha (Alentejo), Alpedriz (Leiria) et Alcanede (Santarém). La mission de la milice est de prendre une part active à la Reconquista sur le sol portugais mais également ailleurs dans la péninsule , comme le montre sa participation à la bataille d'Alarcos (1195) aux côtés du royaume de Castille. Le premier maître de la milice est Gonçalo Viegas, ancien alcaide de Lisbonne, gouverneur militaire de la province de l'Estremadura. Bien que soumis à l’autorité spirituelle de Calatrava, le nouvel ordre prend rapidement une large autonomie, en particulier après son installation à Aviz, dans la province de l’Alentejo, offerte par le roi Alphonse II de Portugal en 1211, date à laquelle la confrérie adopte son nom.Comme Calatrava, l’ordre obéit à la règle de saint Benoît et intègre l’ordre cistercien. Les chevaliers portent l’habit blanc cistercien, avec la croix fleurdelysée verte au côté gauche, sous laquelle sont représentés deux oiseaux (avis signifie oiseau en latin). D'ailleurs, jusqu'en 1391, date à laquelle le pape Boniface IX autorise la sécession, Avis garde un lien de dépendance militaire et spirituelle avec l'ordre de Calatrava. L'ordre contrôle un vaste territoire, de la vallée du Tage à l'Alentejo, jusqu'à la frontière avec le royaume de Castille. La fin de la Reconquista au Portugal - avec, en 1249, la prise de Faro par le roi Alphonse III de Portugal - et le rôle économique et social de l'ordre attise l'intérêt du pouvoir royal qui n'a de cesse, dès le xive siècle, de lier leurs destinées respectives. Ainsi, le roi Pierre Ier obtient-il de Rome la maîtrise de l'ordre pour la famille royale. En 1385, le grand maître de l’ordre d’Aviz, Jean, fils illégitime de Pierre Ier, accède au trône de Portugal, initiant la dynastie d’Aviz. À partir de cette date, les grands maîtres sont tous choisis dans la famille régnante, et l'ordre est officiellement au service du pouvoir royal.
les templiers Ordre de Santiago (Ordre de Saint-Jacques-de-l'Epée) fondé en 1170 et reconnu par le pape en 1175 (aujourd’hui divisé en deux branches Espagne: ordre honorifique Portugal: ordre de mérite dans les domaines des sciences, de la littérature et des arts). Le 1er août 1170, Ferdinand II de León et de Galice , confie la protection de Cáceres en Estremadura tout juste reprise aux musulmans, à Pedro Fernández, (premier maître de l’ordre - 1170-1184), et à ses douze frères d'arme qui l'ont aidé à prendre la ville. Désireux de fonder un ordre de chevalerie sur le modèle de ceux créés en Terre sainte, Pedro Fernández conclut en mai 1170, en présence du roi et des archevêques de Tolède et de Saint-Jacques-de-Compostelle, un accord avec le prieur du monastère de Santa Maria de Loyo. À la différence, néanmoins, des Ordres du Temple et de l'Hôpital, l'Ordre de Cáceres (il est appelé ainsi dans un document de décembre 1170) a pour seul objectif la lutte contre les infidèles et la défense de la Chrétienté. Au début de 1171, devant les menaces de l'armée musulmane, Ferdinand Il convoque à León le maître de la nouvelle milice pour préparer la bataille. À cette occasion, le 12 février 1171, l'archevêque de Compostelle, Pedro Gudesteiz, remet solennellement à Pedro Fernàndez la bannière d'étoffe rouge figurant en son centre le Fils du tonnerre, brandissant l'épée d'une main, tenant de l'autre la croix et les rênes de sa monture blanche. C'est désormais sous le nom de saint Jacques, patron et défenseur de l'Espagne chrétienne, que serviront les Frères de Caceres, devenus Caballeros de la Espada, « Chevaliers de l'Épée » en souvenir de l'épée brandie par l'apôtre et constituant la « Milice du Christ et de saint Jacques » face aux soldats de Mahomet. Il se place ainsi sous le patronage de saint Jacques le Majeur. Pedro Fernández donne rapidement à l'ordre une envergure internationale en acquérant des biens au Portugal, en Castille, en Aragon, en France, en Italie et en Terre Sainte. L'Ordre calque son organisation sur son implantation : sous l'autorité d'un maître, des grands commandeurs dirigent les cinq régions ou, royaumes de l'ordre : Léon, Castille, Aragon, Gascogne et Portugal (en 1290). Le « royaume » du Portugal se rend autonome en 1316. Après avoir perdu leur siège de Caceres, reprise par les musulmans en 1173, et s'être brouillé avec Ferdinand II de León, les chevaliers décident de gagner la Castille, où Alphonse VIII le Noble , entouré du maître de l'ordre de Calatrava et du grand prieur de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les accueille avec tous les honneurs. En janvier 1174, le monarque castillan leur remet la ville et la forteresse d'Uclés, jusqu'alors tenues par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
les templiers Ordre de Montjoie fondé en 1175 mais absorbé par le Temple en 1196. L'Ordre de Montjoie est un ordre militaire et religieux catholique. Il est créé en 1175 dans le royaume d'Aragon par un noble léonais, Rodrigo Alvarez de Sarriá, qui trouvait trop douce la règle de l'Ordre de Santiago. Ce nouvel ordre s'affilie directement à Citeaux.L'ordre est un temps favorisé par le roi Alphonse II qui entend limiter l'influence dans son royaume des ordres du Temple et de l'Hôpital et se voit confier la défense du sud de l'Aragon. L'ordre ne se développera jamais vraiment et finira par être absorbé par l'ordre du Temple en 1196. Le nom de Montjoie est celui donné par les pèlerins au mont Rama au nord-ouest de Jérusalem, d'où ils pouvaient apercevoir la ville sainte.
les templiers Ordre d'Alcántara fondé en 1183 (aujourd’hui ordre honorifique espagnol). Fondé aux environs de 1170, à San Julián del Pereiro (Saint Julien du Poirier) dans le diocèse de Ciudad Rodrigo en Estrémadure aux confins du Portugal, à côté d'un ermitage, par des nobles de Salamanque, à l’imitation des Templiers, dans le but de défendre la région contre les Maures. La confrérie est reconnue en 1176 dans une concession du roi Ferdinand II de León. En décembre de la même année, elle est confirmée comme ordre religieux et militaire par le pape Alexandre III. En 1183, une bulle pontificale de Lucius III lui donne la règle de Cîteaux, sous la juridiction spirituelle de l'abbaye de Morimond. À cette époque, le sceau de l'ordre représente un poirier aux racines dénudées. Il semble que dès avant 1187 le nouvel ordre soit soumis à l'autorité de l’ordre de Calatrava.En 1218, le roi de León, Alphonse IX, donne la forteresse d’el-Kantara (Alcántara), prise en 1213 aux Almohades, à l’ordre de Calatrava. L'éloignement des bases de l'ordre de Calatrava rend difficile la tâche de ses chevaliers, en particulier l'envoi de renforts en cas de nécessité. Alphonse IX décide alors de confier le château à l'ordre de San Julián del Pereiro, sous le contrôle de Calatrava. Cette soumission à l'ordre de Calatrava fait l’objet de tensions qui ne s'apaisent qu'avec l’obtention par les frères de de participer à l’élection du maître de Calatrava. L'ordre garde l'habit blanc utilisé par Calatrava (l'habit est lié à la règle cistercienne) et le poirier cède la place à la croix fleurdelysée. L'ordre installe son siège dans la forteresse et prend progressivement le nom d'ordre d’Alcántara, officialisé en 1253. L'établissement de San Julián del Pereiro devient une commanderie. L'ordre participe activement à la lutte contre les Maures et, après s'être illustré lors de sa création à Ciudad Rodrigo contre les Almohades, à la guerre contre les Maures en Estrémadure aux côtés du roi Alphonse VIII de Castille, prend une part active à la prise du château d'Almeida (avec l'Ordre de Santiago), à la prise de Badajoz (1230) entre autres…
les templiers Ordre de Saint-Georges d'Alfama fondé en 1201 reconnu par le pape en 1373. Du nom d'un château, appartient à la couronne d'Aragon. Il a été fondé en 1201 pour protéger les côtes catalanes des pirates musulmans. Bien qu'engagé dans la reconquête de Valence au XIIIème siècle, il n'est reconnu qu'en 1373. Mais dès 1400, il fusionne avec l’ordre de Montesa.
les templiers Ordre de Santa Maria fondé en 1272 supprimé en 1281. Le grand élan de la Reconquista espagnole s’épuise après 1250.Seul le royaume de Grenade, dans le sud de l’Espagne, reste aux mains des musulmans. Castille veut contrôler le détroit de Gibraltar pour empêcher la dynastie mérinide du Maroc de secourir Grenade et déjà l’on envisage des croisades en Afrique du Nord ! Alphonse X le sage , crée alors à Carthagène, en 1272, l’Ordre de Sainte-Marie d’Espagne (Órden de Santa Maria), sur le modèle de Calatrava la Vieja. La vocation militaire de l'ordre est appelée à s’exercer sur les mers. La défaite navale d’Algésiras en 1279, bloque net son essor. L’ordre est supprimé en 1281 et fusionne avec l’Ordre de Santiago de l’Épée.

Ordres nés de la suppression des Templiers

Lors de la suppression de l'ordre du Temple en 1312, les biens de l'ordre furent donnés aux Hospitaliers, sauf dans le royaume de Valence où ils passèrent au nouvel ordre de Montesa, et dans le royaume du Portugal où ils passèrent à celui du Christ.
les templiers Ordre de Montesa fondé en 1317 (aujourd’hui ordre honorifique espagnol) . L’ordre de Montesa était un ordre militaire valencien fondé au XIVème siècle. Après la suppression des Templiers en 1312, le roi d’Aragon Jacques II le Juste s’opposa à la décision pontificale de transfert des biens du Temple à l’ordre de l’Hôpital. Après quelques affrontements, un compromis fut trouvé : dans le royaume d'Aragon et le comté de Barcelone, les biens du Temple iraient à l’Hôpital, mais dans le royaume de Valence, les biens des deux ordres seraient fusionnés dans un nouvel ordre, nommé d’après sa principale forteresse, Montesa. Les territoires relevant de cet ordre ont reçu le nom de Maestrat (en valencien) ou Maeztrazgo (en castillan). Le Maestrat est divisé aujourd'hui en Baix Maestrat et Alt Maestrat. Ce nouvel ordre fut confirmé par une bulle en date du 10 juin 1317, la règle le 22 novembre et avec acceptation le 3 décembre 1317, par le pape Jean XXII, qui lui donna, à l’instar des autres ordres militaires hispaniques, la règle cistercienne, et placé sous la tutelle de l’abbaye catalane de Santa Creus. Tous les biens du Temple lui sont transférés en 1319, lorsque ceux-ci furent jugés par le pape « non coupable et réconcilié avec la Foi. » Le rôle fondamental de l’ordre était la défense de la frontière sud du royaume valencien. En 1400, il absorbe l’Ordre de Saint-Georges d'Alfama, du royaume d’Aragon-Catalogne, dont il adopte la simple croix rouge c’était l’ancienne croix du Temple. En 1587, il fut rattaché à la Couronne d’Espagne, et le roi en devint le Grand Maître en 1594. Au XIVème siècle, l’état espagnol expropria l’ordre de ses possessions. Par conséquent, aujourd’hui, il n’est plus qu’un ordre honorifique.
les templiers Ordre du Christ fondé en 1319 (aujourd'hui divisé en deux branches : ordre honorifique portugais qui prend place après celui d’Aviz, et "Ordre Suprême de Notre Seigneur Jésus Christ", le plus important ordre pontifical qui n'est conféré qu’à des chefs d’états pour des raisons exceptionnelles).
L'ordre du Christ (Real Ordem dos Cavaleiros de Nosso Senhor Jesus Cristo) est un ordre honorifique officiel de la république portugaise ayant pour grand-maître le président de la république portugaise. C'était un ordre militaire religieux qui reçutt en dévolution les biens de l'ordre du Temple au Portugal après leur disparition en 1312. Fondé en 1319, par la bulle Ad ea ex quibus de Jean XXII en date du 14 mars 1319, permettant la création de la « Christi Militia » sous le patronage de Saint Benoît. L'ordre se développe sous Henri le Navigateur, grand maître de l'Ordre. C'est durant le règne de Manuel Ier que l'ordre entame une évolution d'un ordre régulier vers un ordre séculier. En 1529 et 1530, Jean III, aidé du frère Antoine da Silva de Lisbonne, tente de ramener l'ordre à ses origines sans grand succès. D'autre tentatives échouent encore comme la dernière celle de Marie la Pieuse. En 1834, quand le gouvernement devient anti-catholique après la défaite de Michel Ier lors de la guerre civile, avec la suppression des ordres religieux, et la confiscation de leurs biens, l'ordre du Christ disparaît définitivement en tant qu'ordre religieux militaire pour n'être plus au Portugal qu'un ordre honorifique permettant à la royauté constitutionnelle de distinguer les membres de sa noblesse. Avec la révolution du 5 octobre 1910, l'ordre est supprimé comme tous les ordres honorifiques puis rétabli en 1917, pour décorer les combattants de la Première Guerre mondiale. Depuis ce moment l'ordre du Christ, ayant pour grand-maître le président de la république portugaise, est un ordre honorifique officiel de la république portugaise. Après une courte suppression de 1910 à 1917, il est finalement rétabli comme ordre honorifique de la république portugaise.

Autres ordres militaires

les templiers Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges, fondé entre 1520 et 1545.Fondé par les frères Angeli ( famille noble albanaise ), cousinant avec les grands dynastes des Balkans et les del Balzo, della Rovere et Médicis. D’abord appelé ordre de Constantin, en raison de son prétendu fondateur, puis ordre Angélique du nom d'Isaac Ange Comnène et ordre des Chevaliers dorés à cause du collier d'or que portaient les principaux dignitaires, il prit son nom actuel lors de son passage de la maison de Parme à la maison de Bourbon-Deux-Siciles de Naples. Son but est « la glorification de la Croix, la propagation de la foi et la défense de la Sainte Église romaine ».