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Malédiction proférée par le dernier maitre des templiers

         



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L'Ordre du Temple de l'an 1118 était composé de moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant à les sauver.
A partir de 1804, encouragé par Napoléon Bonaparte, le Templarisme fut remis au goût du jour. Malheureusement très vite, des thèses fumeuses apparurent dans ce monde très fermé.
A partir des années 1950 avec le néo-Templarisme ces thèses se sont transformées en dérives ésotériques délirantes ( Prieuré de Sion, Da Vinci Code, Marie-Magdala, les Mérovingiens, etc ).


Quelle est la véritable date du supplice des derniers templiers, et ou le bûcher fut-il dressé ?

Pour l'emplacement du bûcher, voici la description d’Alain Demurger dans son livre sur Jacques de Molay - Le crépuscule des templiers - Le bûcher fut dressé sur un îlot au bout de l'île de la Cité, au-dessous des Jardins du Roi. Ce jardin s'arrêtait au Pont-Neuf actuel et la pointe formant l'actuel square du Vert-Galant n'existait pas encore. L'îlot n'appartenait pas au Roi mais à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cet îlot était situé sur le côté des jardins du roi, à la place du quai des Orfèvres et de la place Dauphine actuelle et non à la pointe de la cité. Il sera appelé au XIV ème siècle « Île aux Juifs ».
Pour la date du supplice, Jean de Saint-Victor, Bernard Gui, les Grandes Chroniques de France, ne donnent qu'un récit très court de cette journée datée par certains du lundi après la Saint-Grégoire (soit le 18 mars). Le chroniqueur Bernard Gui, plus fiable selon Alain Demurger, date cet événement, au lundi avant la Saint-Grégoire (soit le 11 mars). En 1314, la Saint-Grégoire tombait le mardi 12 mars. Toujours selon Alain Demurger, la précision chronologique habituelle de Bernard Gui et les habitudes de datation de l'époque pourraient donner raison à ceux qui affirme que les templiers furent brûlés vifs le 11 mars.

Les derniers dignitaires de l'ordre furent brulés vifs le 11 Mars 1314

Le 11 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, fut conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des trois cardinaux entourés du légat du pape le cardinal d'Albano, serait publiquement annoncée. Les templiers furent installés sur une estrade et dans un silence impressionnant, la décision tomba : ils étaient condamnés « à la prison perpétuelle et sévère » ! Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguèrent la foule en disant que leurs aveux avaient été volés, que les Templiers n'avaient commis aucun crime et étaient victimes d'une machination.
Devant cette situation imprévue, les cardinaux ne surent comment réagir et décidèrent de renvoyer l'affaire au lendemain. Averti immédiatement de la situation Philippe le Bel, une fois de plus outrepasse ses droits et décide de se substituer à l'autorité pontificale. Il condamne à mort Molay et Charnay et ordonne sur-le-champ leur exécution. Les deux hommes furent installés sur le bûcher le soir même, et sur ce bûcher dressé sur l'île aux Juifs en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écria : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" La malédiction du grand-maître allait s'avérer :

Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral et ses trois fils mourront dans les 12 années suivantes sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée directe des Capétiens.

Malédiction reprise par les historiens et les écrivains

L'historien italien Paolo Emilio arrivé en France en 1483 écrivit en 1487 une chronique 'Essai sur les antiquités des Gaules' dans laquelle il relatait la fin du procès de Jacques de Molay y compris son exécution le 11 Mars 1314 sur l'ile aux Juifs à Paris. Il s'inspira pour écrire ce récit des propos d'un templier napolitain présent sur les lieux du suplice en 1314, et qui les avait consigné par écrit en 1330. C'est à partir du XVII ème siècle que les historiens Français exhument le récit de Paolo Emilio concernant les propos tenus par Jacques de Molay sur le bucher. L'historien François de Mézeray ( Secrétaire perpétuel de l'Académie française ) et quelques autres affirment après vérification que les dernières paroles de Jacques de Molay, qui, presque étouffé de fumée furent : "Pape Clément,Roi Philippe, juges iniques et cruels bourreaux, je vous ajourne à comparaître, dans quarante jours, devant le tribunal du Souverain Juge".

Ce sujet de la malédiction fut traité plusieurs fois par la télévision

L'écrivain Maurice Druon ( de l'Académie française ) après avoir étudié l'oeuvre de François de Mézeray concernant Jacques de Molay, en fait la trame de son célèbre roman - Les Rois maudits - paru en 1957, qui fut adapté deux fois pour la télévision. Sous sa plume, la malédiction devient : "Pape Clément ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième générations de vos races !".
Il est permis de se poser la question suivante au sujet de la malédiction de Maurice Druon : pourquoi diable à t-il rajouté le prénom de Guillaume dans la malédiction ? Il ne peut en aucun cas se référer à Guillaume de Nogaret car celui ci était décédé en 1313, alors de quel Guillaume parle t-il ? Nous savons que Maurice Druon étudia durant quatre années le travail de François de Mézeray, aurait-il découvert quelque chose qui le poussa à rajouter ce prénom de Guillaume ?
Nous le saurons certainement un jour quand un historien décidera de travailler sur les minutes du livre de Maurice Druon.




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