Les moines soldats.

Origines

L'Eglise est le 1er ordre de la société au moyen age . La religion chrétienne régit la vie quotidienne : à la naissance a lieu le baptême , on se marie devant Dieu et on doit mourir lavé de tous péchés (on doit se confesser au prêtre). Chaque jour est organisé au rythme des cloches qui rappellent les devoirs de tout bon Chrétien : Les heures canoniales à savoir matines , laudes , prime , tierce , sexte , none , vêpres , complies . Ces heures canoniales varient d'une saison à l'autre ( été-hiver ) , le Prime est la première heure du jour , au lever du soleil (environ 6 heures du matin) la Tierce correspond à la troisième heure du jour (9 heures) Suivant le même raisonnement , la Sexte ou la Sixte et la None correspondent respectivement à la sixième (midi) et à la neuvième heure (15 heures ) du jour. Ensuite , les Vêpres correspondent au soir (quand il fait encore jour). Puis , les Complies marquent le moment avant le coucher. Enfin , les Matines correspondent au milieu de la nuit (minuit) , et les Laudes correspondent à l’aurore et constituent une louage au soleil qui va se lever. Il y a donc sept heures canoniales en journée , et une durant la nuit. On doit assurer son salut (aller au Paradis) par des bonnes actions ou des pèlerinages (aller à pieds vers des lieux saints comme Jérusalem ou Saint-Jacques de Compostelle en Espagne). On craint l'Enfer et le Diable. La succession des fêtes chrétiennes rythme l'année (Noël, Pâques, etc. ). Les hommes d'Eglise sont appelés clercs (membres du clergé) : ils doivent être célibataires (ils doivent appartenir corps et âme à Dieu). L'église est un lieu sacré et inviolable qui se situe au centre de tous les villages et sa cloche annonce les semaines et les jours. Les curés dirigent leurs paroisses (ancêtres de nos villes).
Les chevaliers qui décideront de rester en terre sainte pour protéger Jérusalem préteront le meme serment que les hommes d'église c'est pour cette raison qu'ils sont aussi appelés Moines soldats. Un moine peut-il porter les armes et tuer ? Après un long cheminement, l’Église, au début du XIIe siècle, aboutit à la notion de « guerre sainte » pour définir les croisades. Avec la reconnaissance officielle de l’ordre du Temple au concile de Troyes (janvier 1129), un pas supplémentaire est franchi. Les chevaliers sont désormais autorisés à entrer dans un ordre à la fois militaire et religieux. Ils s’astreignent à une règle de vie identique à celle des moines bénédictins ou cisterciens. Ils font vœu de pauvreté, d’obéissance et de chasteté. Ils doivent appliquer l’ascèse monacale et obéir au grand maître.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

En 1080, le Frère Gérard crée une maison « hospitaliere » à Jérusalem. En 1099, Gérard se met au service des croisés en soignant avec ses servants tous les blessés lors de la prise de Jérusalem. Pour services rendus, Godefroy de Bouillon offre aux « moines noirs » de Gérard le casual (ville fortifiée) à Hessilia en Palestine et son fief de Montboon en Brabant ainsi que deux fours banaux. Gérard fait ensuite construire près de l’hostellerie de Jérusalem une église dédiée à saint Jean Baptiste. L'Église en 1113 par le pape Pascal II impose, en plus des vœux de pauvreté, obéissance et chasteté, celui d'hospitalité. Le premier ordre hospitalier est ainsi créé. Le rôle militaire des hospitaliers commence réellement en 1137 quand Foulques I, roi de Jérusalem leur cède le castel Bath-Gibelin à l'est de Gaza. Ils construisent en 1140 Margat au nord de Tripoli, ils achètent la même année Belvoir au nord de Naplouse. Puis ils détiennent Sare, Chastel Rouge, Akkar al-Atiqa, Belmont et font construire à Jérusalem, Acre, Antioche, et Tortosa. En 1142, Raymond II, comte de Tripoli, leur cède la forteresse d'Homs et surtout le krak des Chevaliers ainsi que toutes les terres perdues à charge pour eux de les reconquérir. L'Église proteste contre cette militarisation de l'ordre de Saint-Jean et ne voit dans les Hospitaliers, justement, que des hospitaliers. Le concile de Troyes n'a entériné le statut de « moine-soldat » que pour l'ordre du Temple, mais d'aucune façon il n'a été question de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La règle de Raymond du Puy vers 1130, ni celle de Roger de Moulins en 1182, ne font état d'un quelconque statut de chevalier. Mais après la bataille de Hattin, en 1187, l'Église reconnaît en eux le meilleur rempart de la chrétienté comme Saladin a reconnu en eux ses pires ennemis. Le statut de « moine-soldat » n'est confirmé, qu'en 1205 dans la forteresse de Margat , lors du chapitre général de l'ordre qui se tient sous le magistère d'Alfonso de Portugal.

Ordre Teutonique

Frédéric Barberousse, pendant la troisième croisade, se noie en Turquie en traversant le Göksu le 10 juin 1190. Si une grande partie de ses troupes rentre en Europe beaucoup restent sous les ordres du fils de Frédéric, Frédéric de Souabe. Ils rejoignent Antioche où le prince Bohémond III d’Antioche tente de les entraîner dans une aventure à Alep, mais ils préfèrent rejoindre les croisés français et anglais à Saint-Jean-d’Acre. Après le retour en France de Philippe Auguste, la prise de Chypre par Richard Cœur de Lion et le traité de paix de ce dernier avec Saladin le 2 septembre 1192, les chevaliers germaniques qui restent en Terre sainte se regroupent avec des Hospitaliers pour former l’ordre Teutonique. Lors de cette 3e croisade durant le siège de Saint-Jean d'Acre, des bourgeois de Brême et de Lübeck soucieux d'assurer la sécurité et les soins des pèlerins, formèrent une communauté hospitalière sous tutelle Teutonne et prirent le nom, de « maison de l'hôpital des Allemands de Sainte Marie de Jérusalem » : Domus Hospitalis Sancte Marie Theutonicorum Hierosolomitani (l'hôpital de campagne, fut transféré à Acre dès sa prise : le 13 juillet 1191. La dénomination « de Jérusalem » fait écho au premier hôpital allemand (construit à Jérusalem). Cette communauté hospitalière a été fondée en 1190, puis militarisé en 1198, en tant que confrérie chevaleresque à la protection des pèlerins en Terre Sainte : « La majorité des croisés arriva à Acre peu avant la mort d'Henri VI (empereur du St Empire Romain Germanique), en septembre 1197. C'est en novembre 1197 que l'hôpital des Allemands devint un ordre militaire, transformation enterinée le 19 février 1199 par le pape Innocent III.

Ordre de Calatrava

Après l'abandon de Qualat Rawaah, Sanche III de Castille confie en 1158, par l'intermédiaire de Diego Vélasquez, la forteresse de Calatrava (Qualat Rawaah) et les terres environnantes à Ramón Sierra, abbé du monastère navarrais cistercien de Santa Maria de Fitero. Avec l'aide de Vélasquez, Sierra transfère toute sa congrégation à Calatrava. Il y est rejoint par des hermangildas que Vélaquez organise en chevaliers réguliers en les dotant de la règle bénédictine de Cîteaux. En 1164, à la mort de Ramón Sierra, les moines se donnent un nouvel abbé et les chevaliers de Calatrava un nouveau maître en la personne de don García. Celui-ci jure de respecter la règle cistercienne et demande à Cîteaux de reconnaître ses frères. Cîteaux accueille la congrégation en véritables frères, et non en confrères, heureux de les reconnaître « non soldats du monde, mais soldats de Dieu ». C'est la même année, en 1164, que le pape Alexandre III reconnaît l'ordre de Calatrava comme ordre religieux militaire.

Ordre de Santiago

Lors de la suppression de l'ordre du Temple, les biens de ceux-ci doivent être dévolus à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, mais Jacques II d'Aragon ne veut pas d'un renforcement d'un ordre souverain qu'il ne pourrait pas contrôler. Il refuse donc la réunion des biens des Templiers de ses états à ceux des Hospitaliers, il souhaitait les joindre à ceux de l'ordre de Calatrava. Une longue négociation s'engage avec le pape Jean XXII elle se termine par une bulle datée du 10 juin 1317 qui entérine la création d'un ordre de Montesa. Jacques a finalement obtenu que les biens des Templiers et les biens des Hospitaliers sur le territoire de Valence soit attribués à un ordre national sous la responsabilité du roi et non du pape. Jacques attribue le château et le territoire de Montesa à l'ordre pour en faire son couvent. En échange, il concède la dévolution des biens des Templiers aux Hospitaliers sur les territoires d'Aragon et de Catalogne. L'ordre n'est effectif que le 22 juillet 1319 après des manœuvres de retardement de l'ordre de Calatrava. Le premier grand-maître de l'Ordre est Guillem d'Erill, hospitalier catalan, nommé par le pape.

Ordre du Christ

Le pape a attribué les biens des Templiers, après leur disparition, aux Hospitaliers, mais Denis Ier, de la même façon qu'en Espagne, et pour les mêmes raisons d'affirmation du pouvoir royal, refuse au pape la réunion des biens du Temple à ceux des Hospitaliers. Dès 1318, les anciens Templiers ne sont certainement plus admis dans les nouvelles congrégations. Après de tres longues négociations, et sans compensation, il obtient de Jean XXII une bulle Ad ea ex quibus du 14 mars 1319, permettant la création de l'ordre du Christ. Il était prescrit dans cette bulle que le grand-maître devait, avant sa prise de fonction, rendre hommage au roi et lui prêter serment. Ce qu'aucun grand-maître n'oubliera de faire, faisant de l'ordre du Christ le plus fidèle soutien du pouvoir royal. Le premier grand-maître est Gil Martinez, un chevalier de l'ordre d'Aviz et le couvent est établi, non pas à Tomar, siège des anciens Templiers, mais à Castro Marim, en Algarve. Sous la direction de Henri le Navigateur, troisième fils de Jean Ier et clavero (grand-maître ou plutôt gouverneur) de l'ordre du Christ, celui-ci va partir à la conquête des Nouveaux Mondes en 1425, les îles de Madère et des Canaries, en 1445 les Açores, sont conquises par les chevaliers du Christ, puis ce sont les côtes d'Afrique et Lagos, les îles du Cap-Vert, qui vont faire la richesse du Portugal.

Chevaliers Porte-Glaive

Appelé aussi ordre des Chevaliers du Christ de Livonie, créé vers 1202 par Albert de Buxhövden évêque de Livonie qui venait de créer la ville de Riga.Il institua, sur le modèle des TEMPLIERS, un ordre religieux et militaire destiné à évangéliser la Livonie, alors païenne. Mais les nouveaux chevaliers durent faire appel aux chevaliers Teutoniques, qui poursuivaient l'occupation de la Prusse, et les tractations aboutirent dès 1237 à la fusion des deux ordres. Les Porte-Glaive abandonnèrent leur signe distinctif : deux épées croisées sur leur manteau blanc, pour la croix pattée noire. Cette union prit fin trois siècles plus tard, lorsque le grand maître de l'ordre, optant pour la Réforme, obtint de la Pologne la suzeraineté héréditaire de la Prusse (1525). Les Porte-Glaive reprirent alors leur indépendance en Livonie. Mais en 1561, la sécularisation de leur grand maître, reconnu à son tour duc héréditaire de Courlande et de Semigalle, marqua la fin de l'ordre.

Ordre de Dobrzyń

L’ordre de Dobrzyń est un ordre militaire qui a été créé en Pologne au XIII ème siècle pour se défendre des incursions des tribus prussiennes païennes. En latin, ces chevaliers étaient appelés Fratres Milites Christi (de Prussia, de Dobrin, de Mazovia) et leur surnom était le chevaliers prussiens de Jésus-Christ. L’ordre a été fondé en 1216, par Christian, l’évêque missionnaire de Prusse, pour protéger la Mazovie et la Cujavie contre les attaques des tribus prussiennes païennes qui défiaient continuellement Conrad Ier de Mazovie qui n’arrivait pas à juguler leur menace. Les Frères de Dobrzyń offraient assistance et protection aux missionnaires cisterciens qui évangélisaient la Prusse. Sur leur armure, ils portaient un manteau blanc sur lequel figuraient une épée rouge levée et une étoile rouge symbolisant le Christ aux païens. Les règles de leur ordre étaient similaires à celles des Templiers et à celles des chevaliers Porte-Glaive. En 1228, l’année où l’ordre fut reconnu par le pape Grégoire IX, le duc Conrad Ier lui cède la ville de Dobrin (en polonais Dobrzyń nad Wisłą) ainsi que le territoire autour de cette ville faisant frontière avec la Prusse. L’ordre de Dobrzyń a été le seul ordre militaire jamais créé en Pologne. Au début, il était composé d’une quinzaine de chevaliers, venus de Basse-Saxe et du Mecklembourg, commandés par maître Brunon. Par suite de leur trop petit nombre (l’effectif n’a jamais dépassé 35 chevaliers) et de leur manque d’efficacité contre les Prussiens, la majorité des membres a rejoint l’ordre Teutonique vers 1235, avec la bénédiction papale. En 1237, Conrad de Mazovie a envoyé les chevaliers restants à Drohiczyn, pour renforcer cet avant-poste. La dernière mention des Frères de Dobrzyń date de 1240, quand Daniel de Galicie s’est emparé de Drohiczyn.

Devenir Chevalier de nos jours.

L'intégration à une Commanderie s'opére souvent par parrainage d'un Chevalier , néanmoins l'esprit chevaleresque étant largement ouvert au monde extérieur, toute personne peut proposer spontanément sa candidature. Les statuts permettent aux femmes, qui sont reçues au même titre et dans les mêmes conditions que les hommes, de devenir TEMPLIERS . Notre monde moderne a intégré l'égalité des sexes depuis plusieurs décennies, l'Ordre n'est donc pas précurseur en ce domaine . La présence des femmes , apporte un éclairage différent au sein des commanderies. L'émulation qu'elles entrainent est profitable à tous.
Il vous faudra cependant franchir certaines étapes pour nous rejoindre, car le postulant doit être armé moralement et avoir l'envie de se perfectionner sans cesse. Ceci demande une certaine motivation et un travail sur soi-même. Un Templier, doit etre curieux et avoir envie d'apprendre. Dans un premier temps, vous serez invité à un Chapitre de la Commanderie afin de mieux faire connaissance. Puis, après avoir rencontré le Commandeur , vous aurez une entrevue avec l'un des Chevaliers de la Commanderie. Le but de ces échanges est de nous assurer que notre Ordre correspond bien à vos aspirations.Il est inutile de vous rappeler que le postulant doit etre irréprochable vis à vis de la société et avoir un casier judiciaire vierge , c'est le seul obstacle que l'Ordre érige et ce pour conserver son image d'intégrité .Apres étude rapide et si , notre décision est positive , et , si votre désir est toujours intact, vous serez accueilli comme Sergent – Novice et revêtu de la Robe de Bure, au cours d'une cérémonie rituelle de réception.
Après environ une année durant laquelle vous assisterez à des réunions « d'éveil », ainsi qu'à nos réunions de Chapitres, vous pourrez être élevé au grade d'Écuyer et porter la Chlamyde blanche.
Après une seconde année durant laquelle vous continuerez à assisterez à des réunions « d'essor », ainsi qu'à nos réunions de Chapitres, vous pourrez être armés et adoubés Chevalier Templier et porter alors la cape blanche.
Le temps prévu dans chacun des deux degrés origines n'est pas figé. En effet, le temps est qualitatif, en fonction des besoins et réalisations de chacun. C'est en ce sens que les travaux et études ont pour but de permettre à chaque Frère et Soeur d'accéder à une meilleure prise de conscience du monde qui les entoure et d'eux même.Notre Ordre n'est pas une secte ni un parti politique , il s'évertue à poursuivre le travail accompli par les Templiers . Vous en savez un peu plus maintenant , et si vous étes toujours décidé , remplissez le formulaire ci dessous.

Vous désirez toujours nous rejoindre ?

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Formulaire de Recrutement des Chevaliers