Histoire des Templiers

L'an mille généra la naissance des Ordres de Chevalerie Militaires et Religieux, ce tournant dans l'histoire des Etats marqua une révolution dans les systèmes de gouvernance des Etats. La division des fonctions, issue de l'époque carolingienne et amandée au début du Xème siècle partage la société Française entre Orant (religieux) , Pugnant (guerriers) et Laborant (main d'oeuvre). Ce mode de fonctionnement de la société Française perdurera jusqu'en 1129 , date du Concile de Troyes qui reconnaîtra officiellement l'existence de l'Ordre des Chevaliers du Temple de Jerusalem, ou Ordre des Templiers qui réunit deux fonctions de la société , religieuse et militaire. L’origine des Templiers remonte donc à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, avec pour objectif de veiller sur le tombeau du Christ.
C’est ainsi qu’en 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers. Sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.
Quelques années plus tard, 9 chevaliers originaires du Nord de la France dont leurs chefs,
Hugues de Payns
et
Geoffroy(Godefroi) de Saint Omer
fondent l’Ordre des Templiers afin d’assurer la sécurité de ces mêmes pèlerins. L’ordre religieux militaire des Templiers voit ainsi le jour officiellement en 1118, avec la bénédiction du Pape.
Ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies, comme celles du Larzac, destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte.
Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de Saint-Bernard qui édicte sa règle, et celui du Pape Honorius II , qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise. Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIIIème siècle, après la perte de la Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. A Paris, à Londres et dans les commanderies, ils gèrent les fonds royaux et privés qu’ils ont reçus en dépôt. Alors que les cathares sont pourchassés dans le Sud de la France, les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal. Leur puissance, leur rôle en Terre Sainte et la symbolique spirituelle très complexe de l’Ordre sont sans doute à l’origine de la fascination mais aussi des spéculations les plus folles que l’histoire des Templiers a engendrées au cours des siècles.
La réussite des Templiers finit par susciter convoitises et jalousies, tant du côté de la couronne de France que du clergé. Ce dernier forge au cours du XIIIème siècle une image négative des Templiers, représentés comme des hommes arrogants et avares.
De son côté, Philippe le Bel, roi de France, veut s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance. En 1305, les rumeurs s’amplifient et l’on accuse les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent ensuite emprisonnés et jugés.
Cette opération fut La plus extraordinaire « OPERATION DE POLICE » de tous les temps.
Le procès dure près de sept ans et, un à un, sous les tortures prodiguées par Guillaume de Nogaret, les Chevaliers du Temple finissent par avouer les crimes qu'on leur impute. Sous la pression de Philippe le Bel, le pape Clément V émet le 02 mai 1312 la bulle Ad providam , annonçant la suppression de l'Ordre. Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, est conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés, que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont victimes d'une machination. Les deux hommes sont alors condamnés au bûcher. Le lendemain, 19 mars 1314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" La malédiction du grand-maître allait s'avérer exacte :
Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ;
ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.
C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens des Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs « cousins » Templiers, ceci jusqu’à la


Mythe Templier

Dans la mémoire collective , les Templiers occupent toujours une place spéciale , en effet le Trésor des Templiers et le secret des Templiers alimentent une littérature abondante , des recherches historiques et archéologiques permanentes en France et dans les autres pays Européens .

Généalogie des DE CREQUY

Dominique BOULANGER DECREQUY, né au Maroc, le 2 décembre 1956, marié et divorcé de Marie Thérèse BUR, née le 9 décembre 1952, décédée le 06 aout 2012. Vivant avec Carole Elisabeth REYDY, née le 4 octobre 1954, descendante du Maréchal Lannes, Duc de Montebello, Dame de Chevalerie, ancien Grand Officier de l’O.S.M.T.H., Grand Officier fondateur de l’O.S.M.C.S. Fait chevalier par le Baron C. RANFAING le 23 juillet 2005, au 7ème degré par filiation directe de son Altesse Royale le Prince Don François de Bourbon, Duc de Séville, Grand Maître de l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem. Ancien Commandeur, Grand Officier et Chevalier Grand Croix de l’Ordo Supremus Militari Templi Hierosolimitani, Branche de Porto. Fondateur et Grand Prieur élu de l’Ordre Suprême et Militaire des Chevaliers de Salomon.




La grand mère de Geoffroy de Saint Omer ( co fondateur de l'Ordre des Chevaliers de Jérusalem qui deviendra quelques années plus tard l'Ordre Templier ) s'appelait "Mahaut De Crequy" ancètre de Dominique BOULANGER DECREQUY.

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Ordres similaires

Ces ordres militaires et religieux sont dédiés à la protection de la Chrétienté . Ils se sont constitués au Moyen Âge dans le contexte de la guerre sainte motivé par les croisades et la Reconquista. L'origine de ces ordres est encore de nos jours controversée :
Joseph von Hammer compara dès 1818 les ordres militaires chrétiens (en particulier les Templiers) avec certains modèles islamiques tels que les Assassins chiites. En 1820 , Jose Antonio Conde suggéra qu'ils étaient créés sur le modèle du ribat, une institution religieuse fortifiée qui combinait mode de vie religieux et combat contre les ennemis de l'islam. Aucune de ces opinions , ne sont aujourd'hui retenues , Jean de Joinville , biographe de saint Louis rapporte la visite du Vieux de la Montagne , chef des nizâriens , à Acre après la création des Templiers , comme d'ailleurs aucun ribat ne soit apparu en Palestine avant la fondation des ordres militaires.
Il faut peut être rechercher la création des « moines-soldats » dans les Chevaliers de Saint-Pierre (milites Sancti Petri) , milice créée en 1053 par le pape Léon IX pour lutter contre les Normands d'Italie du Sud , à la Bataille de Civitate ou dans la mise en place de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem , après la prise de Jérusalem en 1099 , par Godefroy de Bouillon. L'Ordre avait pour mission d'aider le patriarche de Jérusalem dans ses diverses tâches. Un certain nombre d'hommes d'armes , issus de la croisade, se mirent alors au service du patriarche afin de protéger le Saint-Sépulcre. Les hommes chargés d'assurer la protection des biens du Saint-Sépulcre ainsi que de la communauté des chanoines étaient appelés ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (milites sancti Sepulcri). Ces chevaliers étaient laïcs, mais ils profitaient des bienfaits des prières. Ce n'étaient pas encore des moines-soldats ils n'avaient pas prononcé de vœux.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
En 1080 , le Frère Gérard crée un nouvel hôpital de Jérusalem. C'est en 1099, que les armées croisées de Godefroy de Bouillon prennent Jérusalem et Gérard se met au service des croisés en soignant avec ses servants tous les blessés. Pour services rendus , Godefroy offre aux « moines noirs » de Gérard le casual (village fortifié) de Hessilia en Palestine et son fief de Montboon en Brabant ainsi que deux fours banaux. Gérard fait alors construire près de l’hôpital de Jérusalem une église dédiée à saint Jean Baptiste. La reconnaissance officielle de l'Église vient en 1113 par le pape Pascal II qui impose , en plus des vœux de pauvreté , obéissance et chasteté , un quatrième vœu , celui d'hospitalité. Le premier ordre hospitalier vient de naitre. Le rôle militaire des hospitaliers commence réellement en 1137 quand Foulques I , roi de Jérusalem leur cède le castel Bath-Gibelin à l'est de Gaza. Ils construisent en 1140 Margat au nord de Tripoli, ils achètent la même année Belvoir au nord de Naplouse. Puis ils gérent Sare , Chastel Rouge , Akkar al-Atiqa , Belmont et font construire des batisses à Jérusalem , Acre , Antioche , et Tortosa. En 1142 , Raymond II , comte de Tripoli , leur cède la forteresse d'Homs et surtout le krak des Chevaliers ainsi que toutes les terres perdues à charge pour eux de les reconquérir. L'Église proteste contre cette militarisation de l'ordre de Saint-Jean qui n'a pas vocation militaire. Le concile de Troyes n'a entériné le statut de « moine-soldat » que pour l'ordre du Temple , mais d'aucune façon il n'a été question de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La règle de Raymond du Puy vers 1130 , ni celle de Roger de Moulins en 1182 , ne font état d'un quelconque statut de chevalier. Mais après la bataille de Hattin , en 1187 , l'Église reconnaît en eux le meilleur rempart de la chrétienté comme Saladin a reconnu en eux ses pires ennemis. Le statut de « moine-soldat » ne sera attribué qu'en 1205 , dans la forteresse de Margat , lors du chapitre général de l'ordre qui se tient sous le magistère d'Alfonso de Portugal.

Ordre Teutonique
Frédéric Barberousse , venu , lors de la troisième croisade , à la tête d'une forte armée de chevaliers germaniques , se noie en Turquie en traversant le Saleph (aujourd'hui le Göksu) le 10 juin 1190. Si ses troupes se dispersent immédiatement après sa mort en rentrant en Europe beaucoup restent sous les ordres du fils de Frédéric , Frédéric de Souabe. Ils rejoignent Antioche où le prince Bohémond III d’Antioche tente de les entraîner dans une opération sur Alep , mais finalement ils préfèrent rejoindre les croisés français et anglais à Saint-Jean-d’Acre. Après le retour en France de Philippe Auguste , la prise de Chypre par Richard Cœur de Lion et le traité de paix de ce dernier avec Saladin le 2 septembre 1192 , les chevaliers germaniques qui restent en Terre sainte se regroupent avec des Hospitaliers chevaliers germaniques pour former l’ordre Teutonique. Lors de cette 3e croisade durant le siège de Saint-Jean d'Acre , des bourgeois de Brême et de Lübeck soucieux d'assurer la sécurité et les soins des pèlerins , formèrent une communauté hospitalière sous tutelle Teutonne et prirent le nom , de « maison de l'hôpital des Allemands de Sainte Marie de Jérusalem » : Domus Hospitalis Sancte Marie Theutonicorum Hierosolomitani (l'hôpital de campagne, fut transféré à Acre dès sa prise : le 13 juillet 1191. La dénomination « de Jérusalem » fait écho au premier hôpital allemand (construit à Jérusalem), à une date peut être antérieure à 1118). Cette communauté hospitalière a été fondée en 1190 , puis militarisé en 1198 , en tant que confrérie chevaleresque à la protection des pèlerins en Terre Sainte : « La majorité des croisés arriva à Acre peu avant la mort d'Henri VI (empereur du St Empire Romain Germanique), en septembre 1197. Leur retour , après une expédition qui rencontra peu de succès , s'organisa à partir de février 1198. C'est entre ces deux dates que l'hôpital des Allemands devint un ordre militaire , transformation confirmée le 19 février 1199 par le pape Innocent III. »

Ainsi donc , l'Ordre du Temple fut le premier Ordre de Chevalerie reconnu par les autorités ecclésiastiques et séculières, meme si d'autres Ordres avaient déjà été créés dès 1113 comme l'Ordre des Hopitaliers ou celui de Saint-Lazare. Ces Ordres étaient exclusivement religieux jusqu'à leur militarisation, intervenue vers 1149 pour les Hospitaliers et 1142 pour l'Ordre de Saint-Lazare, qui intégra dans ses rangs les chevaliers lépreux.

Les croisades ne se limitérent pas au moyen orient , il y en eut d'autres qui furent menées dans le nord de l'Europe, sur les rives de la Mer Baltique. Ces croisades, destinées à christianiser des peuplades païennes débutèrent officiellement vers 1147, par une expédition contre les tribus slaves des rivages de la Baltique. D'autres Ordres militaro-religieux furent créés dans ces régions, comme les Chevaliers Porte-Glaive en Livonie et l'Ordre des Chevaliers du Christ à Dobrin (Dobrzyn) à la frontière entre la Mazovie et la Grande Pologne. Au fil du temps , ces deux Ordres furent rattachés à l'Ordre Teutonique, fondé lui au Moyen-Orient à la fin du XIIéme siècle, mais dont l'essentiel de son activité se déroula dans les steppes d'Europe Centrale .

La Péninsule Ibérique, théâtre de la "Reconquista" vit aussi la naissance d'Ordres spécifiques sur ces territoires. Il y eut l'Ordre de Calatrava , l'Ordre d'Alcantara , l'Ordre d'Avis , l'Ordre de Santiago , l'Ordre d'Alfama , l'Ordre du Christ , l'Ordre de Montesa et d'autres encore .

La fin des croisades sonna le glas de l'existance de ces Ordres, ils n'avaient plus de vocation à exister leur travail était terminé. L'organisation particulière de ces Ordres, indépendants de tout contrôle séculier, ne devant rendre compte qu'au Saint Siège, en firent des puissances jugées inutiles et dangereuses par les Rois . L'Ordre des Templiers fut le premier à être supprimé , en 1307 , par l'action du Roi de France , Philippe IV le Bel , jaloux de leur puissance. En Espagne et au Portugal , les différents Ordres furent incorporés à la monarchie , les privant ainsi de toute indépendance. Les Teutoniques , bâtisseurs d'un empire puissant sur les rives de la Baltique , commencèrent à décliner après une écrasante défaite en 1410 contre une cohalition dirigée par le Roi de Pologne Wladislaw II Jagellon. L'Ordre de l'Hopital quant à lui , dû chaque fois reculer devant l'avancée des troupes musulmanes puis ensuite ottomanes , pour finir par se réfugier à Malte , où ils sont toujours présents , mais uniquement comme ordre caritatif.

Les Templiers sont parmi nous

Se peut il que l'Ordre ait survécut à la persécution et à l'extermination d'un grand nombre de Templiers entre 1307 et 1314 ? si oui ,de quelle manière cet esprit se manifeste de nos jours, au XXIème siècle.
Revenons au Vendredi 13 Octobre 1307, date de l'arrestation de tous les Templiers de France, orchestrée par Guillaume de NOGARET. Sitôt l'arrestation ordonnée par Philippe le Bel, Fernand de BRENZE décida du départ immédiat d'une vingtaine de templiers. Ils abordèrent l'Angleterre près de WEYMOUTH d'où ils furent refoulés dès le 23 Octobre 1307 par ordre du roi d'Angleterre gendre de Philippe le BEL. Ils reprirent donc la mer pour accoster en Ecosse, dans la région de KILWINNING, dont ils firent un centre Templier.
Bien que cette arrestation ait été préparée plusieurs semaines à l'avance, il est fort peu probable que les hauts dignitaires de l'Ordre, n'en furent pas prévenus . Comment ces chevaliers Templiers ont—ils pu se laisser arrêter, sans opposer de défense. L'Ordre comptait alors plus de mille Commanderies, vingt mille membres, une cavalerie, possédait sa propre flotte,il était tout puissant et très bien organisé. Peut—on croire encore que le secret de leur arrestation ne fut pas dévoilé au moins une fois , il est fort probable que ce secret fut rompu et que certains dignitaires Templiers furent averti mais hélas trop tard pour organiser une quelconque parade. Les Templiers ne remplissant plus leurs fonctions initiales, n'étaient plus utiles , pire ils devenaient un obstacle pour les dignitaires religieux et la royauté. Il y eu donc des arrestations, mais néanmoins beaucoup de chevaliers du Temple réussirent à échapper aux prévôts . Beaucoup se réfugièrent en Lorraine chez les Teutoniques, d'autres en Angleterre, beaucoup se replièrent se replièrent sur leur forte position portugaise de THOMAR. La légende veut aussi que Jacques de MOLAY aurait investi de sa puissance le F. Jean—Marc LARMENIUS , Jacques de MOLAY ne sachant pas écrire, c'est verbalement que des instructions secrètes lui auraient été communiquées quelques heures heures avant l'arrestation. Des dignitaires ont pu se réunir en cercle restreint pour décider de l'avenir de l'Ordre , il est même possible que Jacques de MOLAY ne soit pas le principal personnage, mais recevant des directives données par des autorités supérieures et secrètes. Ces séances secrètes expliqueraient les termes du procès, et, également les filiations possibles nouées au coeur même de la terre Sainte, avec tous ces chevaliers musulmans qui avaient le même idéal.
                                     Reproches fait aux Templiers.
En 1312, le 3 Avril, date où l'Ordre fut supprimé, il faut reconnaître que les buts et règles de la Milice des pauvres chevaliers du Christ créée en 1119, n'étaient plus de mise au sein de l'Ordre. Sans être sectaire, nous savons qu'un secret habite les ordres de chevalerie, qu'il soit historique, légendaire ou romanesque. Nous qui sommes chevaliers dans la tradition, mais surtout de coeur, nous savons que notre but est la perfection , pour mieux servir. Pour les Chevaliers Templiers il n'y a pas de doute qu'ils ont subi des influences orientales, car ils étaient en relation avec des sectes islamiques comme celles des Assassins, et Vieux de la Montagne , mais il ne faut pas oublier que toutes ces connaissances ont permis à l'Ordre de devenir puissant, surtout sur le plan spirituel, dégageant des courants qui aujourd'hui encore fascinent les hommes qui ont étudié l'histoire des Templiers.
Avant eux leurs prédecesseurs usérent de l'ésotérisme médiéval pour faire revivre la pensée celtique, face à la conquête Romaine. La chevalerie du Graal Massenie, dont les membres se nomment les Templistes, ne préfigure—t—elle pas l'Ordre des Templiers, et les confréries de construction qui s'épanouissent au moyen-âge. Alors il est fort possible que la Franc—Maçonnerie remonte à la Massénie du saint Graal, où les Templiers ne sont qu'un échelon dans l'incessante recherche .
Une chose est certaine, si en France, les Templiers ont été exterminés, dans d'autres pays comme l'Espagne, ils furent accueilli tel l'Ordre religieux de CALATRAVA, où chevaliers français et espagnols ne furent pas inquiété, l'Ordre fut même rattaché à la couronne d'Espagne en 1553 avec le monarque comme grand Maître, de nos jours l'Ordre constitue un ordre dit national, comme pour SANTIAGO et ALCOMTARA. L'Ordre du Temple, en péninsule ibérique ne connu pas non plus le sort cruel comme en France, bien au contraire, il donna naissance à deux ordres de chevalerie l'Ordre du Christ et l'Ordre de MONTESSA. En effet, les conciles de SALAMANQUE en 1310 et de TARRAGONE en 1312 déclarèrent innocent les Templiers de Castille, Léon, Aragon et Portugal. Jacques Il roi d'Aragon et de Valence rejeta avec dédain les accusations de PHILIPPE IV et de NOGARET. Au Portugal, la situation fut encore plus claire le roi DENIS I dit le libéral refusa purement et simplement à poursuivre l'Ordre qui fut reconnu innocent par l'évêque de LISBONNE et réinstallé dans ses biens. Avec l'autorisation du nouveau pape JEAN XXII, le nouvel Ordre prit alors en 1319 le nom de Milice de Jésus—Christ, son premier grand Maitre sera Gils MARTUIS, 15 Mars 1319. En 1321, l'Ordre du Christ comptait plus de 160 commanderies, dont la totalité des miliciens étaient d'anciens Templiers français et portugais portant le manteau blanc à la Croix pattée de gueule, manteau et Croix que nous portons toujours. Avec ces deux Ordres, la croix Templière, deux siècles plus tard était toujours brandie par les grands navigateurs Vasco de GAMA, MAGELLAN, Christoph COLLOMB...
Le 12 Juin 1314 se déroula une réunion de chevaliers Templiers pour la succession templière, au château d'ARIGNY à l'initiative du comte Guillaume de BEAUJEU, il y avait des compagnons templiers et des représentants des ordres écossais .Suite à cette réunion un nombre conséquent de Frères du Temple gagnèrent la Grande Bretagne, et l'Ecosse. Ces chevaliers Français devaient se distinguer en rejetant l'autorité de Pierre d'AUMONT et de Jean—Marc LARMENIUS.
Après la mort de BEAUJEU, le siège magistral chut à AUMONT, un des Templiers dispersés qui s'étaient réfugiés en Ecosse. C'est ainsi que depuis BEAUJEU et ensuite AUMONT l'Ordre continua d'exister jusqu'à nos jours.
                                     Il existe une variante à cette étonnante filiation .
Née elle aussi au milieu du XVIIIème siècle, elle fait de Pierre d'AUMONT le successeur de Jacques de MOLAY. Nous la devons au baron de HUND, haut dignitaire de la Franc—Maçonnerie qui la relate dans son livre (Du régime de Stricte Observance dont certains Frères font partie). Après la catastrophe, le grand Maître provincial de l'Auvergne, Pierre AUMONT, s'enfuit avec deux commandeurs et cinq chevaliers. Pour n'être point reconnus, ils se déguisérent en ouvrier maçon et se réfugièrent dans une ile écossaise, où ils retrouvèrent le grand Commandeur Georges De HARRIS et plusieurs autres frères, avec lesquels ils résolurent de continuer l'Ordre. Ils tinrent le jour de la St.Jean 1313 un chapitre dans lequel AUMONT premier du nom fut nommé grand Maître.Pour se soustraire aux persécutions, ils empruntèrent des symboles pris dans l'art de la Maçonnerie et se dénommèrent Maçons Libres. En 1361, le grand Maître du Temple transporta son siège à ABERDEEN et par la suite l'Ordre se répandit sous le voile de la Franc—Maçonnerie en Italie et en Allemagne. Beaucoup de Templiers réfugiés en Ecosse furent de plein droit reçu dans la chevalerie écossaise, héritière d'une double tradition celtique et christique. Les Chevaliers du Temple du XXIème siècle, sont un mélange de cette branche et de celle dite de LARMENIUS. Jean—Marc LARMENIUS était bien chevalier de l'Ordre, initié , mais non au faite des plus hauts arcanes du Temple. Un chapitre secret lui confia mission de maintenir une tradition templière, mais nullement la charge de reconstituer l'Ordre clandestinement. Bien que même de nos jours des Frères prétendent et se réclament toujours de la filiation templière. Jean—Marc LARMENIUS à mesure qu'il avançait dans l'âge abdiqua et transmit la charge de grand Maître à vie à François Thomas d'ALEXANDRIE. Ordre qui réapparaîtra mystérieusement cinq siècles plus tard jusque dans les années 1700, les auteurs sont en général hostiles aux Templiers condamnés comme je l'ai dit plus haut par leur vie fastueuse et dissolue, n'ayant rien à voir avec la pauvre Milice du Christ.
                                     Après 1700 on assiste à un revirement,
le monde profane estime que les Templiers ne sont pas aussi coupables que veut bien le dire le procès, procès qui a été monté de toute pièce. En les réhabilitant, on discrédite et condamne Philippe le BEL et Bertrand de GOT le pape CLEMENT V, c'est ainsi que le livre de P. DUPUY, publié en 1654 et réédité en 1685 — 1700 — 1702, d'abord hostile devient bienveillant en 1751. En 1794, le Danois MUNSTER aurait découvert dans la bibliothèque du prince CORSINI à ROME, la règle manuscrite de l'Ordre. Puis dans un meuble à double fond, on découvrit la Chartre dite de Jean—Marc larmenius, meuble que détenait un Anglais, cette Chartre portait la signature des grands Maîtres qui se succédèrent jusqu'en 1804. Supercherie ou réalité, elle fut soumise à beaucoup d'études, papier, encre, écriture, signatures, des doutes subsistent, c'est ainsi que nous voyons apparaitre un personnage qui a de grands appuis, le docteur Fabre PALAPRAT, grand Maître depuis le 4 Novembre 1804.Le 18 Mars 1808, une messe solennelle fut célébrée en l'église St. Paul St. Antoine en commémoration du martyre de Jacques de MOLAY, dans l'assemblée au premier rang, une centaine d'hommes portant l'habit templier, dans l'assistance des officiers d'empire et de hauts fonctionnaires de l'empire. La nef de l'église est tendue de noir et semée de croix templières. Dehors un bataillon d'infanterie, disposé devant le grand portail attend pour rendre les honneurs. C'est ainsi que le bon peuple de PARIS apprend que par le bon vouloir de l'empereur l'Ordre du Temple est ressuscité.PALAPRAT restaura officiellement l'Ordre avec la protection de NAPOLEON. Pendant tout son magistère le grand Maître B.R. Fabre PALAPRAT fit preuve d'une activité peu commune, fort de ses relations privilégiées avec le régime impérial français et en particulier avec l'archi chancelier COMBACERES duc de PARME. Comment B.R Fabre PALAPRAT pouvait il se prétendre être le maillon de la longue chaîne de transmission depuis Jacques de MOLAY ? Quelles preuves apportait—il ? le testament de celui—ci en faveur de Jean—Marc larmenius, une chartre de transmission appelée également " Lévitique " contresigné par les vingt quatre grands Maîtres de larmenius à Fabre PALAPRAT. L'Ordre prit un essor considérable, surtout parmi la noblesse et les notables du nouvel empire.
                                     A partir de 1810,
l'Ordre devenait une organisation cosmopolite avec la mise en place de prieurés et de commanderies à travers l'Europe. En 1811, le grand Maître Fabre PALAPRAT procéda à une vaste réforme des statuts, s'attribuant la totalité des pouvoirs du gouvernement de l'Ordre au détriment des quatre lieutenants généraux qui traditionnellement gouvernaient l'Ordre. Cette réforme ne fut pas du goût d'une partie importante des membres de l'Ordre. Il y eut un schisme pour avoir voulu établir dans l'Ordre le culte johannite. Bien des Templiers se regroupent autour du duc de CHOISEUL qui rétablit la fidélité des chevaliers à la religion catholique « attesté par document « Il fallut attendre le chapitre général de 1813 pour qu'une réconciliation générale intervienne entre les deux partis autour de la personne du nouveau grand Maître Charles Louis LEPELLETIER d'AUNAY. Au chapitre général du 27 Mars 1827, à PARIS Bernard Raymond Fabre PALAPRAT fut élu évêque patriarche de l'église johannite des chrétiens primitifs et redevient grand Maitre jusqu'à sa mort. Fabre PALAPRAT mourut le 18 Février 1838 à PARIS , sous son magistère il faut reconnaître que si l'Ordre connu des déchirements, il n'en reste pas moins qu'il prit de l'extension en France tout comme à l'étranger. Celui qui succéda à B.R.Fabre PALAPRAT est l'amiral Sidney SMITH, le vainqueur de BONAPARTE à SAINT—JEAN d'ACRE, le nouveau grand Maître continua l'oeuvre de ses illustres prédécesseurs figurant sur le Livitikon, parmi ceux—ci des grands noms Bertrand du GUESCLIN, trois ARMAGNAC, un SAULX FAVARRES, un VALOIS, le régent de France, trois BOURBON, un COSSE BRISSAC etc...
                                     en 1840 la grande Maîtrise passa au prince de CHIMAY,
qui tenta vainement des démarches auprès du saint Siège pour que soit levé l'interdit jeté sur l'Ordre. En 1840, la Milice Templière malgré ses luttes intestines n'en constituait pas moins une organisation cosmopolite importante, soixante dix huit Prieurés, quatre cent Commanderies disséminée à travers l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Sud. Vingt ans plus tard environ, il ne restait pratiquement rien de l'Ordre ressuscité par B.R. Fabre PALAPRAT documents et reliques étaient remis aux Archives Nationales. Il faut dire qu'à cette époque l'Ordre n'avait plus les appuis politiques que Fabre PALAPRAT avait eus, pourtant par décret impérial du 13 Juin 1853 de sa Majesté Impériale NAPOLEON III, empereur des Français, l'Ordre est autorisé avec ses membres à porter l'insigne de l'Ordre sur le territoire français. D'autres grands noms continueront l'Ordre, et l'entreprise de Fabre PALAPRAT voyant en LARMENIUS un successeur authentique de Jacques de MOLAY " MAILLARD de CHAMBURE, l'Abbé GREGOIRE, Josphin PELADAN, Victor E. MICHELET, René GUENON " .
                                     Le premier chapitre du Temple rénové se tint à Louvain le 1er Octobre 1932,
au terme de ce chapitre le Frère Emile Ferdinand Alvès Guerra Baron de SAINT ANNA sera élu grand Prieur de Belgique d'un Ordre Templier qui prendra le nom de o.s.m.t.j. (ordre souverain et militaire du temple de Jérusalem). Peu de temps après ce chapitre, devant le succès rencontré dans son recrutement, les premiers dignitaires de l'O.S.M.T.J. rétabliront le Magistère Sous la forme d'une régence qui sera confiée, au F. Théodore COVIAS à BRUXELLE le 1er Octobre 1933. Peu de temps après, celui—ci sera remplacé par le F. Emile Issac VANDEMBERG le 8 Août 1934. Ce dernier sera le principal artisan du renouveau de la principal artisan du renouveau de la Milice Templière, non seulement en Belgique, mais aussi à travers l'Europe. Le 1er Octobre 1934, le conseil de régence le nomme comme président, il restera à sa fonction jusqu'en 1942. Les nazis interdisant l'Ordre et toutes sociétés maçonniques déjà dès 1937 en Allemagne. Le 23 Décembre 1942, dans un but conservatoire, le régent Issac VANDENBERG à BRUXELLE émet un décret magistral transmettant au F. Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES qui est grand Prieur du Portugal archives et pouvoirs. Ce transfert était devenu une nécessité à cette période d'occupation du fait de la répression nazi à l'encontre des sociétés traditionnelles et initiatiques en Belgique comme en France. Suite à ce transfère et peu de temps après le Prieur du Portugal se proclama régent de tout l'Ordre en deçà et au delà des mers. Par testament du 20 Août 1949, il désigna son fils Fernando Campello Pinto de SOUSA FONTES comme régent, ce qui était contraire à la règle des premiers néo—Templiers. Toutefois il faut reconnaître que de 1942 à 1960 Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES s'occupa très bien de l'Ordre des Templiers. C'est en 1945, à PARIS que l'O.S.M.T.J. apparaît avec pour grand Maître Antonio Campello Pinto de SOUSA FONTES, comme nous le savons il est de nationalité portugaise et membre du corps diplomatique. Cet ordre se réclame uniquement de la filiation LARMENIUS.Rapidement l'Ordre va prendre une grande notoriété en Europe et à travers le monde. A sa mort, le 15 Février 1960, Fernando de SOUSA FONTES, fils du précédent suivant le testament de son père devint régent de l'Ordre de l'O.S.M.T.J — O.S.M.T.H .

Les techniques de datation des documents ayant considérablement évoluées au XX ème siécle , et les travaux de recherche sur les Templiers ayant connu une augmentation tant sur la quantité que sur la qualité . Nous ne pouvons que reconsidérer la théorie "LARMENIUS". En effet , de nos jours les historiens s'accordent tous à reconnaitre comme des faux les documents ayant été produit pour restaurer l'Ordre. Ainsi donc , l'OSMCS de par la filiation de son Grand Prieur avec la lignée DE CREQUY (entre autre) serait la seule filiation prouvée et valable pour restaurer l'Ordre des Templiers.